HARSH : interview au Dr Feelgood Rocket

HARSH : interview au Dr Feelgood Rocket

Entretien avec le groupe parisien HARSH au Dr Feelgood Rocket

 Entretien avec Albert, Severin, Julien et Leo du groupe HARSH à l’occasion de la journée promotion organisée par l’agence Singularités au Dr Feelgood Rocket à Paris.

HARSH

De gauche à droite :

Julien, Severin,  Albert et Leo

Le 1er album « Out Of Control » est sorti le 24 mars 2022 et il succède à l’EP « Slave » paru le 13 octobre 2018

Artwork : Alexandre Quemin

HARSH "Out Of Control"

TRACKLIST

01. Good Lovin’
02. The Sound She Does
03. Never Let Go
04. Believe Me I’m Alive
05. Hold You Tight
06. Fire At Will
07. A Better Tomorrow
08. Make The Law

A travers nos chansons comme dans notre esthétique générale, le tigre symbolise cette férocité, cette bestialité que l’on avait en nous et « Out Of Control » en est le résultat.

Harsh au Feelgood

The Band:
– Albert Arnold = Vocals / Guitar
– Séverin Piozzoli = Guitar / Backing Vocals
– Leo Lowenthal = Drums / Backing Vocals
– Julien Martin = Bass

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Rock Metal Mag : J’aimerais que vous vous présentiez et que l’on parle de votre rencontre et de la formation du groupe Harsh?

Albert : Alors moi c’est Albert, je suis le chanteur guitariste.

Severin : Moi, Séverin, je suis le guitariste et je chante un peu.

Leo : Je suis Leo le batteur et je chante aussi un petit peu.

Julien : Et donc je suis Julien le bassiste.

Albert : Alors, concernant la formation du groupe, c’est très simple. Je connais Julien depuis 20 ans et en fait on a toujours tout fait ensemble depuis la maternelle. Donc, on est passé par tous les stades, jusqu’à celui de se déchirer ensemble et d’être tous le temps complètement arrachés en soirées.

C’est à ce moment là, où l’on s’est dit qu’il faudrait faire quelque chose de notre vie. Il n’y avait rien d’autres qui nous intéressait à part la musique. On avait commencé à faire chacun un peu de guitare et de basse dans notre coin et on a pensé à monter un groupe pour faire quelque chose qui nous plaisait dans la vie.

Parce que passer le Bac, cela ne nous servait à rien et on ne savait pas où cela pouvait nous mener. Donc voilà l’idée de monter un groupe est partie de là. Et ce qui est particulier dans l’histoire c’est que l’on s’est retrouvé dans un Etam lingerie pour acheter des fringues.

Severin : Oui parce qu’il faut savoir que l’on trouve des pantalons dans les magasins de lingerie.

Albert : Oui et même des pantalons en cuir. Des trucs que l’on ne trouve pas forcément dans les rayons hommes. Et du coup, lorsque nous sommes allés là-bas, on a croisé Severin et Leo, qui étaient là pour la même chose. (rires) Cela ne pouvait pas être un hasard. Donc, on a discuté, on a pris contact et ainsi de suite.

Ensuite, le groupe a démarré en 2016 je crois.

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Rock Metal Mag : Toi Albert tu as démarré le chant plutôt vers 2017?

Albert : Oui, à la base je faisais vraiment de la guitare. Mais il fallait une voix lead dans le groupe.

Julien : En fait, on avait un ancien chanteur, que l’on adore et que l’on salue d’ailleurs. Il nous a fait des choeurs sur le CD. Mais il était plus âgé et son but dans la vie n’était pas de faire du rock. Il adore le rock mais c’est plus un à coté. Contrairement à nous qui nous donnons à 100% pour ce projet et on se débrouille pour gagner de l’argent et vivre à coté. Donc on s’est séparé de ce chanteur même si on s’entend super bien.

A ce moment là, la question s’est posée, soit de chercher un nouveau chanteur, soit de forcer Albert à faire du chant. (rires)

Albert : Oui parce que je faisais les choeurs. En fait on s’entend tous super bien et nous n’étions pas prêts à accueillir quelqu’un de nouveau. C’est un peu compliqué car ça marche tellement bien entre nous. Donc, tout ça m’a obligé à prendre des cours de chant et j’en suis toujours là avec l’envie de toujours progresser. Et plus je me sens à l’aise plus j’aime chanter même si je déteste ma voix.

Leo : C’est un truc de chanteur ça ! (rires)

Rock Metal Mag : Pourquoi tu la détestes ?

Albert : Je ne sais pas. (rires)

Severin : C’est normal. Quand, par exemple, on s’entend sur des films, on se dit : « C’est pas ma voix ». C’est un peu cette raison là. Et c’est ce qui pousse à vouloir encore plus progresser, puisque lorsque l’on aime pas sa voix quand on l’écoute on se rend compte de ses défauts vocaux.

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Rock Metal Mag : Quels sont les artistes qui vous ont donné le déclic ou qui influencent chacun d’entre vous?

Albert : Pour la guitare, c’est facile, c’est Slash. Cela doit faire 10 ans que je joue. Pour la voix, par contre j’ai plusieurs personnes que je trouve exceptionnelles dans le chant. Déjà, j’adore la voix clean de Myles Kennedy et aussi l’ancien chanteur de H.E.A.T, Erik Grönwall.

Leo : Ils ont repris le premier chanteur. (ndlr : Kenny Leckremo )

Albert : Il y a aussi Dino Jelusić que j’adore et c’est Leo qui m’a fait découvrir ce chanteur.

Leo : C’est un chanteur croate, complètement malade!

Albert : Oui c’est un chanteur de ouf. Et il y en a encore plein d’autres. Même le chanteur de Steel Panther. J’adore Michael Starr, il a une voix super cool. Donc voilà, c’est un peu ce mix là que j’essaie d’avoir et à travers eux que j’essaie de trouver ma voix.

Severin : Moi,  je m’y suis mis il y a longtemps parce que j’aimais beaucoup AC/DC. Donc, du coup c’est facile et avec AC/DC il n’y a pas besoin de connaître grand chose pour jouer toute la journée. (rires) Voilà c’était vraiment le début. Après on a tous évolué et je suis plus passé sur Slash et Jimmy Page.

Leo : Alors moi musicalement le premier groupe qui m’a vraiment marqué c’est aussi AC/DC. C’est l’héritage des parents. Franchement j’ai poncé la discographie et je connais tous les morceaux. C’est vraiment ce que j’ai le plus écouté. Après, plus récemment, ce qui m’a le plus boosté pour la batterie et pas juste la musique, c’est Matt Cameron, ex-Soundgarden mais toujours batteur de Pearl Jam. Dans toute l’esthétique rock, en batterie, c’est vraiment avec lui que je continue d’apprendre en l’écoutant jouer. Il est vraiment monstrueux.

Julien : Et moi, au tout début, c’était Black Sabbath avec Geezer Butler à la basse, qui m’a vraiment lancé. Et ensuite il y a eu Michael Anthony de Van Halen, un mec que j’ai découvert un ou deux ans plus tard. Après c’est Billy Sheehan dans Mr Big qui m’a donné une grosse claque. Et je me suis dit qu’un jour je jouerais comme lui et je suis toujours en train d’essayer. (rires)

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Rock Metal Mag : Le rock des années 70/80 est bien sur votre musique de prédilection mais est ce que vous écoutez d’autres styles plus metal ?

Severin : Oui en dehors du rock, on a tous d’autres influences.

Leo : Albert écoute aussi des trucs assez modernes. On kiffe tous des trucs comme Shinedown qui sont plus récents et qui, ne sont pas un peu revival, contrairement à H.E.A.T ou Santa Cruz que l’on adore. Sinon, voilà des trucs des années 70/80 évidemment. Moi j’aime beaucoup les années 90 avec Soundgarden.

Après il y a d’autres styles de musique, puisque Julien fait du Jazz à coté. Moi aussi je fais du Jazz et du Funk. Severin aime beaucoup tout ce qui est Reggaeton.

Albert : Même la pop rock actuelle comme Yungblud j’écoute aussi.

Leo : Alors moi, c’est moins mon truc. (rires)

Julien : Moi, j’écoute un peu de Rapp aussi. Albert il va être plus dans le Metal Alter Bridge, le Neo Metal. Sinon je pense que l’on aime tous Gojira.

Severin : Effectivement, quitte à écouter quelque chose pendant 6 h dans la voiture, Gojira c’est quand même assez exceptionnel.

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Rock Metal Mag : Le 25 mars vous sortez donc votre nouveau CD « Out Of Control ». Depuis combien de temps préparez vous cet album?

Julien : Cela fait pile un an en fait.

Albert : On avait déjà quelques démos et des petits morceaux sur lesquels on bossait et cela a pris la forme d’un CD depuis un an. Et c’est là où l’on a commencé l’enregistrement.

Rock Metal Mag : Donc juste après la période Covid et confinement?

Albert : C’est ce qui nous a donné le déclic car à la base on était très live. Et le Covid a vraiment cassé tout ça. C’est là où on s’est dit qu’il faudrait que l’on fasse un album. Donc, c’est le début du Covid qui nous a lancé là-dessus et on a composé pour l’album.

Julien : Et pour le coup, grosse découverte. Même si on adore le live, on a vraiment pris beaucoup de plaisir à faire les arrangements, réfléchir à tout ce que l’on allait faire pour le CD et rechercher de nouvelles harmonies. C’est quelque chose que l’on avait pas trop fait avant et c’est un autre aspect de la musique qui nous plait vachement.

Severin : Et maintenant, lorsque l’on écrit de nouveaux morceaux et que l’on cherche pour les choeurs et les choses comme ça, on ne réfléchit plus qu’en live. On a plus d’idées et c’est beaucoup plus complet.

Albert : On a une vision plus globale.

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Rock Metal Mag : Avec cette période, vous avez pu prendre plus de temps et c’est important. Quel est votre processus de composition?

Julien : En général , un de nous amène une idée de base. C’est surtout Albert à 90/95% du temps.

Albert : C’est souvent, soit une idée de riff, soit une idée de parole, de refrain, ou de truc comme ça. Leo aussi  des idées de paroles. Après on mélange toutes les idées.

Leo : En fait on a pas vraiment de processus identique à chaque fois. Parfois cela nous arrive de composer un morceau à partir de paroles et d’autres fois c’est l’inverse. Avec Albert on écrit les paroles et parfois on est inspiré sans avoir écrit la musique.

Julien : Ensuite on va prendre toutes ces idées et on va travailler dessus tous ensemble.

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Rock Metal Mag : Et alors ces textes sont liés à des histoires personnelles ? Fire At Will c’est du vécu ? (rires)

Leo : Alors pour Fire At Will, je tiens à préciser que le morceau, on l’a fini il y a très longtemps et le clip aussi. Mais bon on ne savait pas que cela sortirait le jour de la déclaration de guerre. Il faut dire que c’est fou quand même.

Severin : Oui c’était prévu depuis longtemps.

  Leo : Mais c’est vrai que c’est plutôt un morceau de séduction que de char d’assaut.

Albert : C’est une grosse métaphore.

  Leo : Oui carrément. Sinon en terme de thématique, on parle de notre voiture et ce n’est pas n’importe laquelle. On parle de filles ou de sujets un peu plus sérieux aussi de temps en temps. On parle aussi de ce que l’on veut faire, de ne pas se mettre de barrières.

Albert : Le CD a un thème. En fait, on a pré-regroupé plusieurs thèmes qui sont redondants.. C’est la liberté de faire vraiment ce que l’on veut. C’est être libre et ne pas écouter forcément ce que l’on nous dit.

Rock Metal Mag : D’où le nom Out Of Control. Liberté dans un style Glam Rock.

Albert : Oui voilà. On n’a pas de textes engagés.

Leo : Et il y a aussi des textes qui dénotent par rapport aux autres. Comme The Sound She Does.

Albert : Alors ce texte est lié à mon grand père en fait. Il est malheureusement décédé mais il a toujours soutenu le projet de Harsh. Sauf qu’il ne m’avait jamais dit qu’il m’avait gardé une voiture. En fait, elle est pour nous et c’est pour tourner avec. Et c’est ma grand mère qui me l’a dit après sa mort. Donc c’était super triste.

Je ne sais pas si c’est lié à sa génération mais il ne disait pas toutes les choses et c’est dommage. Mais du coup, grâce à cette voiture, on peut faire des concerts partout. On a fait la tournée avec Anvil et on part bientôt en Angleterre. Donc c’était bien de faire un morceau sur cette histoire.

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Rock Metal Mag : Le premier clip  Good Lovin c’est en quelque sorte votre carte de visite. ?

Leo : Oui, complètement.

Albert : Et on a pas eu de doute en faisant le CD que ce serait un single important pour nous. C’est un morceau qui fonctionne et que l’on aime beaucoup.

Leo : Même en live il a une place importante. Soit en premier, soit en dernier .

Julien : Je pense que c’est un bon résumé de notre esthétique. Il y a d’autres morceaux qui tirent un peu vers une direction différente, chacun dans un sens. Lui, il est au milieu du disque et il résume bien la globalité de ce que l’on fait.

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Rock Metal Mag : Avec quel studio avez vous travaillé ?

Julien : On a travaillé avec Clément Delamour. C’est un ingé son qui travaille avec la salle de La Batterie à Guyancourt. On avait fait des résidences avec eux parce qu’ils nous soutiennent vachement. Donc, on a été voir Clément et on lui a demandé si il voulait bien nous aider à faire un CD. Alors normalement, il ne fait pas ça mais, comme c’était nous, on a pu bosser avec lui.

Cela a pris pas mal de temps parce que la batterie a été enregistrée dans un salle de concerts. Après on a enregistré les instruments chez nous et lui a fait du reamping. Donc, c’est lui le chef d’orchestre.

Severin : Après on l’a envoyé au Mastering, au Super Audio Mastering de Simon Heyworth. C’est lui qui a ouvert les studios EMI (ndlr: devenus les studios Abbey Road). Il a fait entre autres, l’enregistrement de Tubular Bells.

Leo : Il a fait le master de King Crimson quand même, donc ce n’est pas n’importe qui.

Severin : Il a aussi fait le master de McCartney. C’est un vieil anglais qui sait faire. (rires)

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Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a un morceau de l’album que vous aimez plus jouer qu’un autre ?

Severin : Moi j’aime bien The Sound She Does aussi bien à jouer en concert qu’en répét.

Albert : Celle que j’aime bien c’est Make The Law

Leo : Oui j’avoue ces deux là aussi et Good Lovin’

Julien : Alors c’est aussi The Sound She Does mais à égalité avec Believe Me I’m Alive qui a la fin a un gros riff où ça part et on la fait durer en live. Donc il y a vraiment une minute qui fait kiffer et où ça tabasse de la basse. (rires)

Rock Metal Mag : Ils sont tous variés et c’est super parce qu’on ne s’ennuie pas du tout. Mais C’est vrai que The Sound She Does a un truc particulier et il est vraiment différent des autres.

Leo : En fait c’est un peu le fruit des influences Jazz de Julien avec les miennes. Donc, cela commence avec un chabada (ndlr :batterie) et un walking (ndlr :basse). C’est vraiment une influence Jazz, et c’est quelque chose que l’on met assez rarement, mais là, on est parti de ça.

Julien : Leo est venu me voir en me disant qu’il voulait comme un début de walking de basse.  Et une fois que le truc de Jazz était au point,  je lui ai demandé ce que l’on faisait ensuite.  Il m’a répondu : « On fait la même chose mais en Rock ». (rires)

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Rock Metal Mag : Vous allez refaire un clip? ( le clip est sorti depuis l’interview )

Leo : On a un clip qui va sortir le 24 et c’est Make The Law. On en prévoit un autre mais il n’est pas encore fait.

Rock Metal Mag : Vous avez travaillé avec la même personne que pour les précédentes vidéos?

Julien : Pour Make The Law c’est un peu différent. Matthieu (ndlr: Matthieu De La Roche) a fait le montage. C’est le bassiste de Blackrain qui fait nos clips. il est super sympa.

Albert : Il est hyper efficace. Il nous soutient vraiment.

Julien : Il a fait vraiment un taf de ouf pour nous aider. Et on le remercie d’ailleurs. Mais pour le dernier clip il n’a fait que le montage. Sinon ce sont plus des rushs fait par des amis de leo qui ont servi au clip.

Albert : Oui, et ils ont été pris à différents moments.

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HARSH "Out Of Control"

Rock Metal Mag : Qui a eu l’idée de cette superbe pochette ?

Leo : Alors c’est mon beau frère Alexandre Quemin. C’est un bosseur qui a vraiment du talent. On le salue chaleureusement aussi au passage. On voulait quelque chose de sauvage. C’est un peu une thématique qui nous plait. Donc on a cherché comment l’imager et le tigre paraissait être un bel animal, parce que le gnou, bof ! (rires)

Julien : Je trouve que le tigre symbolise bien ce que l’on ressent sur scène, avec la hargne et le coté un peu sauvage.

Leo : Et bien sur, dans la gueule du tigre il y a un soutien gorge. Severin va t’expliquer. (rires)

Severin : On a fait un concert une fois et en fait c’est même pas à moi mais à Julien que la nana a donné son soutien gorge.

Julien : Elle l’a échangé contre un T-shirt. Et du coup, on a récupéré le soutien gorge et on l’a mis dans notre studio . Et maintenant il nous accompagne.

Leo : En fait on l’a mis sur la pochette parce qu’on l’a vu sur le porte manteau.

Rock Metal Mag : C’est le soutif fétiche (rires)

Leo : oui voilà c’est ça.

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Rock Metal Mag : Le titre « Out Of Control » exprime bien votre esprit de liberté, Mais est ce que c’est difficile d’être un Rocker des années 80 en 2022 ?

Tous : Non ça va, on se marre bien. (rires)

Albert :  Pour nous, même si il y le sentiment et le style vestimentaire aussi, on n’est pas dans les années 80. Le style musical le représente un peu mais c’est vrai que l’on a aussi des influences vachement modernes. Nous on fait juste ce qui nous plait.

Leo : Finalement même si c’est plus logique et plus simple de labéliser ça Glam rock, nous on ne se pose même pas la question. On fait du Rock et voilà.

Julien : Après, vivre en tant que rocker aujourd’hui, je trouve ça génial. Quand tu arrives en soirée les gens te voient et font : « Ouah énorme, un rocker ». Même si il n’écoutent pas de Rock, il y a toujours cet imaginaire du rocker. C’est vrai que l’on véhicule une image qui les fait délirer même si ils n’adorent pas la musique. Dans les années 80 si tu étais un rocker à Los Angeles, à mon avis, tu te fondais dans la masse. Alors que là pas du tout. Il y a un coté plutôt sympa justement, à dissoner avec son environnement.

Rock Metal Mag : Mais est ce que ce n’est pas difficile d’avoir un public à l’heure actuelle étant donné que beaucoup sont à fond dans le Metal.

Leo : Oui c’est un truc que je remarque et je crois qu’en France le style musical le plus représenté dans chaque festival c’est le Metal Extrême. Et même dans les gros festivals c’est soit Pop soit Metal. Mais j’observe quand même que le rock/Hard Rock semble revenir un peu.

Severin : Je pense que comme nous , les gens qui écoutent du metal extrême sont capables d’écouter d’autres choses. Même si au niveau des festivals on ne va pas aller jouer là où il n’y a que du Death ou du Core dans tous les sens?

Leo : Après au niveau du public il y a de tout et de tous les âges. Le denier concert que l’on a fait à Lille, il n’ y avait que des jeunes. Mais vraiment jeunes. Des lycéens, des collégiens.

Severin : Oui entre 14 et 18 ans maximum. (rires)

Leo : Et il y a des concerts, comme à l’Empreinte ou au Forum, où la moyenne d’âge est un peu plus élevée.

Severin : Je pense que c’est aussi une question de coût. Les petits jeunes de Lille viennent avec le prix libre alors qu’à l’Empreinte avec Anvil le prix était je crois de 22 euros. Donc, quand tu es collégien ça fait cher.

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Kave Fest

Rock Metal Mag : J’ai vu que vous êtes à l’affiche du Kave Fest en juillet, est ce que vous avez d’autres dates à annoncer ou c’est encore compliqué de trouver des concerts cette année ?

Julien : En mai début juin, on a une tournée qui fait tout le Royaume Uni.

Leo : On fait une trentaine de dates. C’est 4 ou 5 jours d’affilé, un ou deux jours de pause , puis à nouveau 4/5 jours. Et c’est vraiment partout : Pays de Galles, Ecosse, Irlande.

Rock Metal Mag : Et en France ?

Julien : On a le Petit Bain en juillet.

Leo : On a un concert à Saintes aussi au 33 Tour.

Severin : Et on va avoir un Forum qui va être bientôt reprogrammé avec Loudness.

Julien : Le Speakeasy Festival en avril.

Albert : On a le Stock à Mennecy aussi le 16 avril. C’est une super salle où ils sont vraiment cool.

Harsh Tour

Rock Metal Mag : C’est dur de caler des dates je présume?

Severin : Ce n’est pas simple, mais aussi, depuis quelque temps on ne joue plus aux mêmes endroits. On a évolué et avec notre matériel maintenant on ne passe plus partout. On essaie aussi de fixer des sortes de conditions à remplir pour aller jouer dans certains endroits. Même si on étudie toutes les propositions.

Leo : En France on a pas de tourneur.

Julien : On a un manager pour l’Angleterre et un tourneur allemand. Pour l’Europe quoi.

Leo : Avant d’avoir un agent en Angleterre, on est parti jouer à Bristol sans être payé.

Severin : Si on a été payé 13 livres !

Leo : Et pourtant c’était une bonne soirée, il y avait du monde et c’était trop cool.

Albert : Et le lendemain on jouait à Montreuil .

Leo : Donc, vraiment notre détermination est sans faille. (rires)

Julien : Mais on cherche un tourneur en France et on va s’activer là-dessus après notre tournée d’un mois et demi en Angleterre. Après on aura aussi une tournée en Italie et en Espagne avec Anvil. Avec Loudness ce sera en Allemagne, Pays Bas, etc..  Donc on a vraiment un manque en France et il faut que l’on se concentre un peu plus dessus, vu que c’est chez nous.

Albert : C’est vrai que l’on fait assez peu de Festivals en France et ce serait cool.

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Rock Metal Mag remercie Albert, Severin, Julien et Leo du groupe HARSH, Romain de l’Agence Singularités et le Dr Feelgood Rocket