THREE DAYS GRACE + BADFLOWER

THREE DAYS GRACE + BADFLOWER

Live report de Three Days Grace + Badflower à Le Trianon, Paris le 6 décembre 2025

Three Days Grace + Badflower
Le Trianon, Paris
6 décembre 2025

Remerciements à Veryshow productions et à Olivier Garnier

Texte et photos par Martine Varago

Three Days Grace + Badflower Le Trianon, Paris

Une soirée de rock alternatif qui réchauffe les corps

Badflower, quatuor rock originaire de Los Angeles, débute cette soirée de décembre un peu plus tôt que prévu. Il sonne 19h30 lorsque les musiciens Joey Morrow (guitare), Alex Espiritu (basse), Anthony Sonett (batteur) et Josh Katz, le chanteur guitariste, se présentent sur la scène du Trianon.

Badflower continue de s’imposer comme l’un des groupes le plus émotionnellement audacieux de la scène rock contemporaine. Son répertoire reflète un groupe qui n’a pas peur d’affronter les vérités inconfortables, transformant souvent les crises personnelles en déclarations musicales brutes et authentiques. Son art révèle des sujets vulnérables dans le rock moderne.

Dès l’intro avec des morceaux comme « Drop Dead » et « Number 1 », ils illustrent la volonté d’exposer les zones les plus sombres des relations toxiques et l’anxiété liée aux performances dans le monde du divertissement. Le chant incisif de Josh et les arrangements explosifs du groupe donnent à ces titres une intensité émotionnelle frappante. Et le public parisien se montre très accueillant avec cette première partie.

L’exploration de la santé mentale demeure l’un des piliers artistiques de Badflower. Cela se révèle dans les paroles de « Don’t Hate Me » capturant le tumulte de l’auto sabotage et la peur d’être un poids pour les autres. Tandis que « Family » s’impose comme l’une des chansons les plus intimes et impitoyablement honnêtes du groupe, abordant les traumatismes générationnels avec une franchise bouleversante, Josh s’adresse aux photographes et à quelques fans situés aux tout premiers rangs du public.

Dans un registre plus doux mais tout aussi puissant, « Move Me » démontre la capacité du groupe à passer d’hymnes rock enflammés à des confessions émotionnelles délicates et progressivement intenses.
De façon surprenante, encore ce sacré frontman Josh, se jette dans la fosse pour se promener en crowd surfeur durant le morceau « Stalker ». Ceci reflète bien l’énergie et l’adrénaline caractéristiques de leurs shows. C’est, en outre, l’une de mes confrères qui lui tient le micro pour continuer de chanter durant ce moment intense.

Ensuite, des thématiques plus sombres sont abordées comme « Heroin » qui offre un portrait saisissant de la dépendance et « Ghost » qui a suscité de nombreuses discussions lors de sa sortie en raison de sa description brute de l’idéation suicidaire.
En fin de prestation, avec « 30 », un titre qui documente l’angoisse de vieillir sous pression, Badflower continue de mettre en lumière des émotions brutes et souvent tues dans le rock moderne. Grâce à une honnêteté sans concession et à un rock à la fois énervé avec de belles mélodies, le groupe s’impose comme une voix captivante.

Les performances live de Badflower restent l’un des éléments clés de leur succès croissant.

Setlist Badflower

Drop Dead
Number 1
Don’t Hate Me
Family
Move Me
Stalker
Heroin
The Jester
Ghost
30

Three Days Grace frappe fort avec une setlist entre classiques et nouveautés

Les très attendus Canadiens, Three Days Grace, montent sur les planches du théâtre à 20h50. Chaudement acclamés par les fans parisiens, de nombreux cris de joie éclatent. C’est la toute première fois que le quintet originaire de l’Ontario joue en France au cours de sa tournée Alienation. Et la première d’une série puisque Three Days Grace revient le 15 décembre prochain puis pour le Hellfest 2026.

Connus pour leur rock alternatif aux riffs métalleux, ils ont sorti plusieurs albums couronnés de succès : X-One (cinq fois disque platine), Life Starts Now (quatre fois disque platine) et Transit of Venus, Human, tous deux certifiés disques d’or.

Dès l’ouverture avec « Dominate », le ton est donné : lourd, incisif et résolument moderne avec un duo de chanteurs Adam Gontier et Matt Walst. Les premiers décibels font déjà trembler les vieilles planches du Trianon. La fosse se déchaîne. Three Days Grace enchaîne rapidement avec ses titres piliers comme « Animal I Have Become », « So Called Life », « Break », « Home », « Pain » et « The Mountain », accueillis par un public qui connaît chaque mot.

Les yeux émerveillés et les sourires géants des fans féminines des premières rangées font preuve d’une admiration du groupe.
L’arrivée des morceaux récents, dont « Mayday », « Kill Me Fast », « Apologies » et « Don’t Wanna Go Home Tonight », confirme la volonté de Three Days Grace d’imposer la nouvelle identité sonore du disque Alienation tout en restant fidèle à ses racines. Et le public connaît déjà les paroles des nouveaux morceaux.

Un moment fort du concert survient avec « I Hate Everything About You », réinterprété en acoustique par le guitariste Barry Stock, créant une parenthèse intimiste au milieu d’un set dominé par la puissance électrique. Le groupe revisite ensuite ses incontournables : « Time of Dying », « I Am Machine », « The Good Life », « Painkiller » et « Never Too Late », avant une reprise surprenante et efficace de « Creep » de Radiohead.

La fosse toujours en liesse joue des épaules : ça pogotte gentiment et quelques fans s’accordent à crowd surfer jusqu’à la barrière de sécurité. Le service d’ordre a du pain sur la planche ce soir !
Les lumières baissent pour laisser un grand vide que les ferventes clameurs des fans s’octroient de remplir en criant à pleins poumons : « Three Days Grace ! Three Days Grace ! Three Days Grace ! » La soirée se clôt sur l’incontournable « Riot », véritable déflagration finale qui laisse la salle galvanisée.

Three Days Grace livre un concert intense et maîtrisé, porté par une setlist mêlant habilement ses titres les plus emblématiques et plusieurs extraits marquants de son dernier album. Avec un mélange équilibré de nostalgie, d’efficacité rock et d’évolution musicale, le quintet confirme une nouvelle fois son statut de formation incontournable de la scène alternative.

Formation actuelle de Three Days Grace :

Adam Gontier (chant principal, guitare rythmique)
Matt Walst (chant principal, guitare rythmique)
Barry Stock (guitare)
Brad Walst (basse, chœurs)
Neil Sanderson (batterie, percussions, claviers, chœurs)

Setlist Three Days Grace

Dominate
Animal I Have Become
So Called Life
Break
Home
The Mountain
Mayday
Pain
Kill Me Fast
I Hate Everything About You
Time of Dying
Apologies
Creep (Radiohead cover)
Don’t Wanna Go Home Tonight
I Am Machine
The Good Life
Painkiller
Never Too Late
Riot

https://www.facebook.com/threedaysgrace