INTERVIEW : SIDILARSEN

INTERVIEW : SIDILARSEN

ROCK METAL MAG a eu le plaisir de s’entretenir le 19 avril 2016 par téléphone avec Le chanteur / guitariste Viber du groupe Toulousain SIDILARSEN formé depuis 1997 « Dance floor Bastards » Sortira le 29 avril 2016 chez Verycords ________________________________________________________________________________________________ Rock Metal Mag : Pourquoi avoir appelé le groupe Sidilarsen ? Viber : A la base ça

ROCK METAL MAG
a eu le plaisir de s’entretenir
le 19 avril 2016
par téléphone avec
Le chanteur / guitariste
Viber
du groupe Toulousain
SIDILARSEN
formé depuis 1997

« Dance floor Bastards »
Sortira le 29 avril 2016
chez Verycords

Partie 2.2 (13)

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Rock Metal Mag : Pourquoi avoir appelé le groupe Sidilarsen ?

Viber : A la base ça vient d’Algérie et on a aimé la sonorité du mot écrit différemment. On tenait à ce que transparaisse dans notre style qui est quand même assez metal quelque chose d’un peu plus chaud que ce que l’on a l’habitude d’entendre, dans le genre Sepultura, Metallica et autres assez agressifs et froids. Donc on voulait que ça sonne un peu comme l’été, puisqu’on vient du Sud, qu’il y a du soleil, qu’il y a beaucoup de gens différents et que notre musique est un mélange, on voulait que ce soit plus chaleureux, d’où le nom du groupe.

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Rock Metal Mag : Votre style musical, tu le définis comment ?

Viber : En gros, on dit, Rock Metal Electro. Nore musique est assez physique mais on est plus Rock à tendance Metal, un Rock très saturé.

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Rock Metal Mag : Le nouvel album s’intitule « Dance Floor Bastards », pourquoi avoir choisi ce titre et quelle est sa signification ?

Viber : On trouvait que le morceau « Dance Floor Bastards » était assez emblématique de notre album et qu’il correspondait bien à notre façon d’extérioriser les choses, de revendiquer notre façon de faire, et en fait la traduction de « Dance Floor Bastards » signifie les salopards du Dance Floor. Le Dance Floor, c’est la scène au sens large, la scène musicale et Bastards ç’est pour dire que l’on se fout de ce que pensent les gens et que l’on fait ce que l’on veut puisqu’on a la possibilité de le faire et que ça nous plait. Et puis si les gens adhèrent, tant mieux et s’ils n’adhèrent pas et bien tant pis. Voilà, c’est un ça quoi. Et puis on a aussi ce coté de résistance, parce que ça fait longtemps qu’on est là. On a traversé des modes et on est toujours là. Et on est fiers d’être là et d’être libre.

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Rock Metal Mag : L’album sort dans 10 jours et deux titres ont déjà été dévoilés, est ce qu’un troisième extrait sera  proposé avant le 29 avril ?

Viber : Absolument. On a déjà choisi le titre mais on maintient la surprise pour le moment. Ce sera dans la semaine de la sortie de l’album. Il y aura un petit Teaser et comme ce sera trois morceaux assez différents on verra la réaction des gens et on espère leur donner l’envie d’écouter l’album en entier.

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Rock Metal Mag : « Dance Floor Bastards » comporte treize titres dont cinq sont en anglais. Pourquoi avoir choisi ce mélange franco anglais ?

Viber: En fait, ça s’est trouvé comme ça, et c’est aussi parce que j’avais envie de mettre certains slogans en anglais en pensant que c’était plus avantageux par rapport au sujet traité et ça permettait de décrire une idée, un concept en peu de mots et parfaitement éfficace musicalement. Parfois c’est moins facile de dire les choses en français, et souvent quand une idée arrive on se rend compte qu’on est un peu envahi d’expressions américaines ou anglaises pour tout, donc ça rentre un peu dans l’inconscient collectif. Il y a eu des morceaux comme « Spread It »où l’on a mis des termes anglais dès le départ car la même idée ne marche pas en français. Donc, c’est très naturellement que nous sommes allés vers ça car nous avions moins peur, moins de complexes, même aucun complexe d’ailleurs. Alors on s’est dit pourquoi pas et puis le corps des textes est quand même toujours en français, et on trouvait que celà rajoutait une dimension universelle, surtout pour « Spread It » qui est fait pour s’adresser au monde entier. Comme le refrain en anglais d’ailleurs, qui marche bien.

« Spread It »

Anyway, anyway
Tuons nos Dieux,
Sauvons les hommes,
It’s the only way out,
Spread it around

Rock Metal Mag : « Spread it » c’est répandre exactement ? 

Viber : Oui voilà, Spread around, c’est répandre autour, du coup par extension, c’est diffuser la parole et la répandre comme une trainée de poudre.

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Rock Metal Mag : Tu peux nous expliquer le sens du morceau « Religare » que j’ai traduit par Bibliothèque des religions ?

Viber : Alors « Religare » serait à l’origine du mot religion et celà aurait pour vocation première de créer un lien entre les gens. Donc dans le titre lui même et dans le cadre de la reflexion si la religion est faite à la base pour créer un lien alors pourquoi elle peut devenir en même temps un conflit qui peut mener jusqu’au meurtre. Ce morceau « Religare » parle de ça et de certaines personnes dont le paradis peut devenir un enfer pour d’autres et vice versa. Donc on a utilisé cette éthymologie religieuse, juste pour dire qu’il faut sortir des religions et apprendre à se parler et se rendre compte que lorsque c’est bien, c’est bien……

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Rock Metal Mag : Combien de temps a pris la composition et l’enregistreement de cet album ?

Viber : Alors la composition a démarré la deuxième année de la tournée de Chatterbox (ndlr album sorti en 2014), avec un premier morceau. On a beaucoup écrit car tout le monde avait énormément d’idées, et celà a créé de la matière musicale. Ensuite avec David, on s’est attelé à poser nos mots là-dessus et on est rentré en studio en début janvier pour enregistrer et le mixage s’est fait en février, donc relativement vite. Donc quand on a signé avec Vérycords, ça a encore accélléré les choses car on voulait que l’album sorte avant l’été et donc on a sérré un peu les délais. En fait on a jamais fait aussi vite pour l’enregistrement. Et du coup tout s’est bien ficelé car l’équipe avec qui on travaille, Vérycords, Replica est très éfficace et ça fonctionne très bien ce qui a permis de ne pas attendre trop longtemps entre l’enregistrement et la sortie éffective de « Dance Floor Bastards ». C’est vraiment très agréable et ça permet de reprendre la tournée très tôt. En plus par rapport à la teneur de l’album et l’identité des morceaux, c’était bien qu’il y ait une dimension d’urgence. Celà se ressent dans le visuel de l’album, dans le contenu de l’album, dans un peu tout d’ailleurs, et il fallait aller droit au but d’une manière rapide et éfficace.

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Rock Metal Mag : Tu peux nous dire quelques mots à propos de la pochette ?

Viber : L’illustration de la pochette est liée à la symbolique de notre vieil emblême : Tir bouchon – De Gaulle mêlé à un coté beaucoup plus animal, avec des cornes, une sorte de buffle, des vers……. un coté donc animal, sauvage, énergique, mêlé à notre identité, avec un peu de chaleur et de couleur par contraste avec les pochettes notament de « Chatterbox » ou « Une Nuit Pour Sept Jours », beaucoup plus froides. Donc là c’est du dessin, c’est fait à la main (ndlr:  par l’artiste tatoueur toulousain Veks van hilliket on peut y voir plein de choses. On la voulai marquantes et elle l’est !

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Rock Metal Mag : Vous avez déjà dévoilé donc « Spread It » et « Guerres à Vendre », pourquoi le choix de ces deux titres?

Viber : Ce sont deux versionss de l’album, avec le coté très efficace, très mélodique et très rock de « Spread It »qui s’est dégagé très tôt dans la tracklist comme un morceau phare de « Dance Floor Bastards » et qui allait être un tube, donc on voulait vraiment le mettre en avant. « Guerres à Vendre » est un morceau beaucoup plus cinématographique, plus sombre avec un accent plus Metal, pour rassurer un peu nos fans du genre. Donc ce sont deux versions bien différentes, et comme l’album contient treize titres, c’était un bon aperçu de l’album pour donner l’envie d’écouter le reste.

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Rock Metal Mag : « Guerres à vendre » est un morceau que j’aime beaucoup et lorsque je l’ai écouté la première fois j’ai senti une influence Mass Hysteria avec le titre « Chiens de la casse », est ce qu’on te l’a déjà dit ?

Viber : Oui, Mass hysteria est parti dans une version très Metal, beaucoup plus que ce qu’il faisait avant, donc oui il y a un coté très Metal avec des textes en français, donc, oui, on peut le dire d’une certaine manière. Mais « Guerres à vendre » est plus nuancé et plus progressif que  ce qu’ils ont fait sur Matière Noire.

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Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a un titre que tu préfères sur les treize morceaux de « Dance Floor Bastards » ?

Viber : Non vraiment je les aime tous. Je trouve qu’il y a une homogénéité. On a réussi à tenir tous les morceaux jusqu’au bout sans qu’il y en ait un qui soit abandonné et qui se trouve là par hasard. On a rien négligé. Je suis très fier de tout ça et du coup puisqu’on se partage l’écriture avec David, on ressent vraiment nos deux persoinnalités. Je pense que ce sera vraiment agréable pour les gens qui nous connaissent déjà et bien sur aussi pour ceux qui nous connaissent moins, mais ceux qui nous connaissent, nous ressemblent d’autant plus à travers tout cet album et ses différents morceaux. Donc je n’ai pas envie de choisir un titre plus qu’un autre. Il y a juste des morceaux qui sont plus faciles d’accès je pense, plus facile à écouter que d’autres, à la première écoute, et après en approfondissant ça peut changer. Et moi-même, ça fait pas longtemps que je le connais,(rires) je suis encore en train de l’écouter, et d’apprivoiser un peu tout ça.

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Rock Metal Mag : Et quand tu l’écoutes est ce que tu es pleinement satisfait où tu remets en question certains morceaux en pensant que tu aurais pu changer certains détails?

Viber : Non, parce que c’était voulu au départ et que l’on voulait privilégier l’instant et prendre du plaisir au moment présent, donc non on ne regrette rien et notre personnalité se reflète bien à travers cet album, dont on est pleinement satisafait. Et on a même laissé volontairement des choses pas parfaites en terme de justesse, donc pas vraiment de regrets comme il y a pu en avoir sur des albums précédents. On aurait pu faire diféremment, c’est sur mais je ne me dis pas que j’aurais pu faire mieux.

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Rock Metal Mag : Lorsque vous enregistrez vous vous entendez bien sur le choix des morceaux ?

Viber : Oui, on décide très vite par quel morceau on commence et on s’entend très bien. On s’est laissé la possibilité de ne pas enregister dans un ordre classique, c’est à dire tout était disponible à l’enregistrement, on pouvait faire de la batterie et du chant et puis faire de la guitare et refaire du chant et bosser sur les machines, donc ça nous permettait de ne pas se lasser et de faire tout le temps la même chose. Et même sur le choix de la tracklist de l’album on s’est très bien entendu.

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Rock Metal Mag : Une dernière question : le groupe SIDILARSEN s’est formé en 1997 et en 2017 vous fêterez vos 20 ans de carrière, est ce que vous pensez à un évènement spécial pour marquer cette date anniversaire?

Viber : Alors il n’y a rien de particulièrement officiel pour l’instant. En octobre, on sera au Divan du Monde à Paris, mais bon on sera toujours en 2016, mais c’est sûr on va y penser.

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Rock Metal Mag remercie Viber pour cet entretien téléphonique.

Merci également à Roger de Replica Promotion

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Le jour de sortie de leur nouvel album « Dancefloor Bastards  » vendredi 29 Avril, Sidilarsen sera à la boutique Gibert Joseph Toulouse pour une séance de dédicaces et pour partager un moment convivial autour d’un petit buffet !

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