Interview: MARS RED SKY

Interview: MARS RED SKY

C’est à l’occasion du Hellfest Open Air Festival que nous avons pu interviewer les bordelais de Mars Red Sky. A mi chemin entre le stoner, le rock et la pop psychédélique des années 70′, MARS RED SKY s’est rapidement imposé grâce à cette empreinte sonore unique. Le groupe est de retour avec un album intitulé “Stranded In

C’est à l’occasion du Hellfest Open Air Festival que nous avons pu interviewer les bordelais de Mars Red Sky. A mi chemin entre le stoner, le rock et la pop psychédélique des années 70′, MARS RED SKY s’est rapidement imposé grâce à cette empreinte sonore unique. Le groupe est de retour avec un album intitulé “Stranded In Arcadia“, qui est une nouvelle invitation au voyage.

Rock Metal Mag: Pouvez-vous nous présenter le groupe et nous expliquer l’origine du nom Mars Red Sky ?

Julien Pras (guitare, voix): Avec Benoit, qui était le premier batteur du groupe, on a commencé à chercher un son qu’on aime. J’ai ainsi pu exploiter ma pédale Big Muff et ça fait du bien de retrouver ce son bien lourd. On voulait faire une musique lente, répétitive et un peu doom. Comme je voulais chanter, j’ai donc commencé à le faire sur quelques titres et cela a permis de faire un contraste entre la lourdeur de la musique et des voix un peu plus haut perchées. C’est comme ça qu’on a trouvé un son qui nous a plu. Le nom du groupe, quant à lui, vient en fait d’un bout de parole d’un morceau de Sleep qui s’appel Dragonaut. En lisant les paroles et les mots, c’est sorti comme ça et ça paraissait très bien définir l’atmosphère du groupe. Matgaz, notre nouveau batteur, nous a rejoint il y a plus de deux et maintenant on est bien comme ça !

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Rock Metal Mag: Hier vous avez joué au Hellfest, comment ça s’est passé ?

Jimmy Kinast (basse, voix): On est assez content de notre concert et on s’est amusé. La raison à ça c’est qu’il y avait des gens alors qu’on jouait tôt le matin. Ils sont arrivés très vite dès le deuxième morceau et on les entendait déjà gueuler derrière les portes avant même que ça ouvre, et c’est vraiment quelque chose ! A notre niveau de jeune groupe, c’est un truc que l’on vit rarement d’être sur de si gros festivals avec un auditoire vraiment motivé, qui hurlait même pendant les morceaux. Ça nous a porté et ça nous a fait plaisir. C’est aussi super de pouvoir voir plein de groupes qu’on aime beaucoup ou qu’on découvre. Il y a des gens très gentils partout et je pense que ça va être un des meilleurs festivals de l’année.


Rock Metal Mag: Apparemment vous êtes restés bloqué au Brésil pour l’enregistrement de l’album “Stranded in Arcadia” ?

Matgaz (batterie): Oui tout a fait, on a était bloqué au Brésil et là nous sommes rentrés chez nous. C’est dommage, on aurait aimé rester un peu plus parce que finalement c’était sympa. On a enregistré le disque là bas suite à notre blocage.

Jimmy Kinast: Ce n’était pas prévu en fait. On était censé enregistrer l’album aux Etats-Unis avec un producteur à Palm Springs en Californie, qui nous avait rencontré à Londres sur un concert. C’était pas trop notre délire d’aller dans un gros studio mais il nous a fait un prix qu’on ne pouvait pas refuser. Au début on voulait juste passer une étape et être un peu plus professionnel car sur le EP d’avant que l’on avait enregistré selon la même formule que l’album précédent, on avait trouvé que c’était un peu limite. On avait notamment eu quelques soucis de mastering. A la base, on pensait même récupérer tous les titres vu que le processus pour le terminer et le changement avec Mat a pris du temps mais on s’est dit qu’on allait repartir de zéro. On voulait donc un truc mieux et puis on a eu cette proposition ! Mais du coup c’était un peu la catastrophe puisque qu’on s’est retrouvé bloqué. On avait plus trop d’argent mais on a finalement trouvé des billets d’avion à moitié prix. C’était assez paradoxal car d’un côté on a rencontré des gens formidables comme nos voisins qui nous hébergeaient mais, d’un autre côté on a du annuler nos dates de concerts aux Etats Unis. On s’est donc retrouvé un peu assommé durant deux trois jours mais grâce à notre producteur Felipé, on a pu aller en studio. Celui ci ne ressemblait pas du tout à celui où l’on devait être à Palm Springs mais on a vite accroché. On a pas pu tout finir en quatre jours mais on a rajouté des choses plus tard. C’est même les brésiliens qui on fait le mixage du disque. Finalement tout ça c’était inattendu, on a fait de superbes rencontres et c’était une très bonne expérience !


RMM: Et le titre de l’album vient donc de cette histoire ?

Julien Pras: Oui en partie !


RMM: Comment pourriez-vous décrire votre style de musique ?

Matgaz: En trois mots: Heavy rock psychédélique.


RMM: Qui sont vos influences ?

Jimmy Kinast: Quand on a commencé le groupe avec Julien, puisque Mat ne nous a rejoint que deux ans après, c’était des groupes comme Witch, ou Dead Meadow. A savoir que Julien, Mat et moi on écoute des choses différentes. Julien a joué dans des groupes pop, psyché et plus ou moins folk.


RMM: Est ce que vous avez eu le temps de voir des groupes au Hellfest ?

Jimmy: Carrément ! Dans le désordre on a vu Watain, Iron Maiden, Electric Wizard avec Julien, Mat a vu Septicflesh. On a aussi vu un peu Slayer et il y a encore plein de choses à voir !

Julien: C’est un super festival et c’est une grande chance pour nous d’avoir joué ici.


RMM: C’est la première fois que vous jouez au Hellfest ?

Jimmy: Oui ! Et on était jamais venu en tant que festivalier


RMM: Dernière question, est ce que vous avez des passes-temps en dehors de la musique ?

Jimmy: Alors moi je trie des noix (rire), surtout quand j’ai la gueule de bois, j’ai l’impression de trier des noix…

Julien: Moi j’aime bien lire et des fois je peins mais le résultat est souvent affreux.

Matgaz: Moi j’aime beaucoup les cartes géographiques et la géographie en général ainsi que regarder des cartes pendant longtemps ! J’aime aussi écrire par rapport à ce qu’il se passe sur la route ou durant un concert. J’ai l’habitude de prendre des notes dans un petit carnet, comme un journal de bord. Je sors justement un livre qui raconte entre autre des tournées avec Mars Red Sky et James Leg qui joue de la batterie. A la base c’était juste pour moi mais finalement je l’ai orienté de manière à ce que ça soit lu par d’autres personnes. Ça sort chez Kicking, une petite maison d’édition. Ils ont déjà sorti des livres dans cette veine là comme des autobiographies. Le livre se nomme “T’arrives ou tu repars” et ça sort lundi 23. Ça devrait être dispo sur le merch du groupe et aussi sur internet ou sur mon site Matgaz.com.

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