Interview du groupe Dreamcatcher

Interview du groupe Dreamcatcher

Rock Metal Mag a eu le plaisir de s’entretenir avec Chris et Geoff du groupe Dreamcatcher Chris et Geoff,  chanteur et guitariste du groupe Dreamcatcher étaient en interview au Dr Feelgood Les Halles à Paris, à l’occasion d’une journée promotionnelle organisée par Roger de Replica Promotion Chris et Geoff ************************************************* Rock Metal Mag : En tant

Rock Metal Mag
a eu le plaisir de s’entretenir avec
Chris et Geoff
du groupe
Dreamcatcher

Chris et Geoff,  chanteur et guitariste du groupe Dreamcatcher étaient en interview au Dr Feelgood Les Halles à Paris, à l’occasion d’une journée promotionnelle organisée par Roger de Replica Promotion

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Chris et Geoff

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Rock Metal Mag : En tant que fondateur du groupe est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi avoir choisi Dreamcatcher  comme nom de groupe? Tu es un passionné de culture amérindienne?

Chris : Exactement et c’est pour cela que le groupe s’intitule Dreamcatcher. Je suis un passionné de culture amérindienne depuis des années et lorsqu’il a fallu trouver un nom pour le groupe, c’est celui la qui s’est rapidement imposé.  Le dreamcatcher est un symbole très sympa, et c’est quelque chose de bienveillant et de protecteur puisqu’il est sensé filtrer les bons et les mauvais rêves. D’ailleurs, quand il a fallu décrire ce nouvel album, je me suis dit quand même que j’étais en quelque sorte un imposteur , puisque le groupe se nomme Dreamcatcher, que je suis passionné par cette culture et que je n’ai pas eu le courage de me poser 5 minutes pour écrire une chanson sur les amérindiens. Donc, on s’est bien rattrapé puisque sur le nouvel album il y a trois morceaux qui parlent de ce sujet. Il y a « Dreamcatcher », « Blood on the Snow », qui est une chanson historique et il y a « Mother Earth ». C’est une passion qui me vient de l’enfance, et je me souviens que quand j’étais gamin, j’avais un puzzle de Crazy Horse à la bataille de Little Big Horn. J’ai toujours été intéressé par cette culture mais pas seulement par ce qui est arrivé dans le passé mais aussi par la vie de ce peuple aujourd’hui. Je n’ai jamais eu la chance d’aller sur une réserve indienne aux Etats Unis, par contre je suis allé plusieurs fois dans des réserves au Canada. J’ai un réel intérêt pour ce peuple et il ne faut surtout pas voir ça sous l’aspect réducteur que l’on peut avoir, en tant qu’européen, à savoir, « les indiens ». Ce ne sont pas des indiens mais autant de tribus que de cultures différents même si aujourd’hui, ils n’hésitent pas à se réunir pour continuer la lutte, et c’est notamment ce que l’on voit en filigrane dans Mother Earth. C’est tout ce que l’on voit aujourd’hui avec le problème de l’ oléoduc qui traverse les Etats Unis et une partie du Canada. Donc c’est un vrai sujet qui me tient vraiment à coeur.

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Rock Metal Mag : Par rapport au titre « Mother Earth » quel est ton avis sur la planète à l’heure actuelle.

Chris : Quand on a écrit « Mother Earth »,  la dernière chanson de l’album,  on sentait qu’il se passait des choses, mais pas de façons aussi imminentes . Et là, quand même, j’ai l’impression que la Terre est en train de nous rappeler ce qui se passe avec les ouragans, le réchauffement climatique… entre autres. La Terre va survivre aux hommes mais en reprenant ses droits, de la même manière que les dinosaures ont disparus, avec l’ère glacière , sans savoir exactement comment. Même si l’espèce humaine est le plus grand prédateur vivant il ne faut pas jouer avec la Terre. On voit bien ce qui se passe avec les pesticides qui sont répandus dans les champs. Les gens aujourd’hui prennent conscience que déjà on a trop poussé les choses. Donc d’une part la Terre va peut être survivre parce que nous allons avoir une prise de conscience qui fait que nous allons peut être la protéger un peu mieux , mais au pire même si l’homme disparaît, le Terre et les éléments seront encore là.  Et il ne faut pas oublier que le Terre est composée à plus de trois quart d’eau et que nous sommes une toute petite chose au milieu. On a l’impression de tout maîtriser mais, on voit que la banquise fond, qu’il y a une véritable hérésie avec la Floride, avec l’assèchement des marais et le bétonnage et donc  aujourd’hui on en paie le prix fort.

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Rock Metal Mag : En ce qui concerne la formation du groupe comment est né Dreamcatcher  et comment vous êtes vous rencontrés?

Chris : Aussi loin que je remonte dans mon adolescence, j’ai toujours eu envie de faire de la musique et j’ai toujours fait de la musique . Depuis l’age de mes 16/17 ans j’ai toujours baigné dans ce milieu. Donc j’ai eu plusieurs groupes, plusieurs expériences musicales, auxquelles j’ai participé, mais Dreamcatcher , c’est, LE groupe que j’ai créé. Et c’est vraiment celui qui correspond à ce que je voulais faire . Donc on l’a fondé en 2001, à l’époque où je jouais avec un guitariste qui depuis est parti vers d’autres horizons. On a sorti notre première démo en 2006, et on a pris le temps de faire quelque chose de cohérent, que ce soit au niveau des textes que du concept. On voulait vraiment quelque chose qui nous ressemblait et qui nous tenait à coeur. Donc en 2006, la première démo sort, à ce moment là, on prend des musiciens avec nous pour nous accompagner sur scène . L’expérience marche plus ou moins bien et courant 2007, tous mes compagnons de route m’abandonnent, mais j’ai cette envie de continuer chevillée au coeur. Donc, l’histoire va se poursuivre avec Geoff.

Geoff : On s’est rencontré en 2007 et on a bien sympathisé, et on s’est rendu compte que l’on avait en grande partie les mêmes goûts musicaux; A ce moment là, j’avais un projet personnel qui était en train de prendre du plomb dans l’aile, musicalement et du coup, après en avoir discuté avec Chris on s’est dit, pourquoi ne pas refonder Dreamcatcher. Donc on s’est réunis avec d’autres musiciens, le bassiste Rado,  Denver en seconde guitare et Spidos, le batteur de Trashback, Evil One, Bomber Head.

Chris : A l’époque, cette formation était un test, et on avait un objectif de faire un premier concert, à l’occasion de la convention  pour le « Clive Aid » que l’on avait organisé en 2008, au bénéfice de Clive Burr qui était encore vivant à l’époque (ndlr: décédé en 2013) et que l’on a eu la chance de rencontrer par la suite, lorsque nous sommes allés à Londres lui apporter les fonds que nous avions collectés . Donc l’idée était de faire ce premier concert où il y aurait Paul Di’Anno. Et finalement tout le monde est resté, sauf Spidos, qui était déjà bien pris par ses autres projets. On a donc recruté Nico. Et, de là,  c’est parti. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose avec toutes mes compos, que je les réarrange , et que je les enregistre. Et c’est comme ça que l’on a sorti notre premier album « Emerging From The Shadows » .  Ensuite comme beaucoup de groupes il y a eu des départs et des arrivées dans la formation pour au final sortir notre nouvel album en 2017, avec Geoff, mon compagnon d’aventure qui est là depuis presque 10 ans. Donc on peut dire que l’on a grandi ensemble.

Geoff: Vu que le premier album était du premier cru, le second est vraiment le fruit du travail de cette nouvelle génération Dreamcatcher, de ce nouveau Line Up, avec Djo à la guitare, Vincent à la basse, Nico à la batterie, Chris au chant et moi-même à la guitare.

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Rock Metal Mag : Comment s’est déroulée la composition de cet album?

Geoff: Alors chacun arrivait avec une petite idée de riff et souvent c’était Chris qui nous amenait ce qu’il avait enregistré au microphone et il nous faisait des petites onomatopées.

Chris : . Oui j’ai la manie du dictaphone. Comme je n’ai pas des idées en permanence, je peux me réveiller sur le coup des 4h du matin, ou bien être dans le métro à 5 h de l’après midi et donc si j’ai une idée de riff qui me vient, je fais un son dans mon dictaphone et je le présente à mes amis; Je suis aussi guitariste rythmique, donc capable de composer des morceaux, mais je n’ai absolument pas le niveau de mes deux amis guitaristes.

Geoff: Il y a donc, des riffs qui viennent de Chris et d’autres fois cela se passe en répétition, quand on s’installe et que l’on s’échauffe.  On fait toujours un petit boeuf, et en faisant deux, trois petits trucs , il en ressort des fois de bonnes choses. Dreamcatcher, c’est venu un peu comme ça. C’était sans prétention, initialement, et pendant que les autres se branchaient, j’ai commencé à lancer le riff et de là on s’est dit qu’il y avait un truc à travailler à partir de ça. Ensuite, chacun vient ajouter son petit commentaire, ramener une idée et on finit par construire un morceau. En général, on a une ou deux briques qui vont servir de base et ensuite chacun vient cimenter ces briques.

Chris : Et il y a aussi certains morceaux comme « The Werewolf  » qui ont vraiment été composés dans une idée de progression, en voulant vraiment raconter une histoire, et où les paroles collent parfaitement à la musique.

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Rock Metal Mag : En ce qui concerne les paroles, elles sont assez sombres, comment trouves tu ton inspiration?

Chris : Au niveau des textes il y a deux sources d’inspiration majeures qui sont d’une part les chansons sur les amérindiens et il y a aussi trois morceaux qui tournent autour des mythes et des monstres. Il y a « The Werewolf » qui est à fond sur le Devonshire et « Dark Is My Soul » qui est en fait assez sombre mais en sachant que c’est un morceau qui parle d’une série télé intitulée « Supernatural » . Il s’agit de deux frères, les frères Winchester qui sont des chasseurs de monstres. C’est une série qui est maintenant à sa septième ou huitième saison (ndlr: 12ème) et l’histoire de cette chanson est ce qui est arrivé au héros de cette série.  J’ai également un véritable intérêt pour tous les films d’épouvante des années 50, et principalement les films de la Hammer. Et comme Dreamcatcher est une vraie démocratie, on parle toujours des textes tous ensemble et ce n’est pas uniquement Chris dans son coin qui fait ses délires car  il s’agit de thèmes globaux sur lesquels on se rejoint. En fait c’est sombre, mais ce n’est pas gore. On essaie toujours de sortir des clichés et de conserver cette dimension narrative et poétique . Au début de  « The werewolf »,  parle de terribles crimes qui ont été commis, et à la fin, on a presque envie de prendre partie pour le loup Garou, parce qu’il est victime de son destin. C’est sombre parce que c’est notre nature. Si on prend un morceau comme Dreamcatcher, qui parle des difficultés des indiens aujourd’hui à s’intégrer dans la vie actuelle , tout en pouvant conserver leurs  traditions et vivre en tant qu’indiens alors que tout ce qu’il y a autour d’eux  est en train de s’obscurcir,  lorsque l’on écoute le refrain, il y a une lueur d’espoir. Cet aspect sombre, on le partage tous dans le groupe, et je n’écris pas tout ça par hasard.  Quelque part on s’inspire et on s’influence mutuellement.

Geoff: J’ai plutôt tendance à avoir des musiques mélancoliques ou enragées, donc pas forcément très joyeuses, mais il s’avère que cela se marie très bien avec les textes de Chris.

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Rock Metal Mag : Tu écris les paroles avant la musique ?

Chris :  Cela dépend. Des fois les musiques sont déjà écrites, les riffs sont déjà composés et à ce moment là, ça me donne des idées de paroles.  Il y a quelque fois où j’arrive avec un texte , j’ai déjà une idée de base et on regarde ce que l’on pourrait mettre dessus. Ensuite tout est affaire d’arrangements. Donc je vais rayer une ligne car elle sonnera mieux si elle est chantée autrement ou bien je vais enlever un passage.

Geoff: Les structures sont assez dépendantes des textes. Soit on a un morceau déjà tout fait au niveau instrumental et ça donne déjà l’ambiance, ce qui facilite l’écriture du texte, ou alors une thématique écrite par Chris, déclenche des idées de riffs pour commencer à composer. Il faut que les textes soient cohérents avec l’écriture et on cherche à arranger la structure pour qu »elle soit le mieux adaptée au texte. Et c’est toujours une histoire d’alchimie entre nous.

Chris : Et c’est très étrange la composition, car il y a des morceaux qui ont nécessités un an pour voir le jour et d’autres qui ont été fait en 3 semaines. Mais c’est aussi dû au fait que maintenant on a une vraie expérience ensemble. On se connait et on sait écrire du Dreamcatcher. Je dis ça parce que Geoff joue également dans un autre groupe de Black Death qui s’appelle Azziard,  où ce n’est pas du tout la même chose.

Geoff: Mais ça élargit l’éventail des influences et du style

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Rock Metal Mag : Quelles sont tes principales influences Geoff ?

Geoff: Alors principalement, c’était plutôt  Heavy Thrash. Ensuite, j’ai un peu plus vrillé sur le Death Metal et là avec Azziard je découvre un peu plus le Black en profondeur. Je commence vraiment à élargir mes influences en terme de musique Metal.

Chris : Mais quand j’ai rencontré Geoff, c’était au Black Dog à Paris parce qu’il portait un T-shirt Iron Maiden. Je suis un fan  invétéré de Maiden. J’ai une collection monstrueuse de ce groupe, et je l’ai vu près d’une soixantaine de fois dans ma vie.  Je fais super attention quand je compose pour justement ne pas plagier, mais j’ai aussi cet amour pour le thrash metal et je ne pense pas qu’aujourd’hui arrive un nouvel Iron Maiden. Mais c’est vrai qu’au départ c’est ce qui nous liait tous. Mais on fait vachement gaffe à ça, car je suis tellement influencé …….

Geoff: oui , souvent je mets un frein à des idées qui sonnent trop Maiden.  Donc, on le retravaille différemment et on réadapte.

Chris : Et je lui dirais la même chose parce que, lui,  fait référence à un de ses groupes préféré , Metallica, et je le freine aussi quand c’est trop Metallica.

Geoff: Mais ce qui est intéressant c’est que l’on a tous des styles disparates,  et toute la difficulté a été de composer avec les goûts de chacun et de faire aussi des compromis , car on a, Nico, le batteur qui va avoir beaucoup d’influences de  Meshuggah mais aussi de Dream Theatre, donc plus prog et un peu plus technique avec des rythmes un peu asymétriques et avec beaucoup de break. Du coup on arrive à trouver une sorte d’équilibre entre nous tous.

Chris : Djo est un gros fan de Pantera et de Heavy et notre bassiste Vincent dernier arrivé, est à la fois  dans un groupe de Blues mais  joue également dans Wormfood. Donc, c’est très Dark.

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Rock Metal Mag : Vous avez fait le choix d’une pochette très sobre avec juste un Dreamcatcher, pourquoi?

Chris : Alors d’abord, parce que c’est Dreamcatcher et aussi pour recentrer effectivement le débat, par rapport au premier album. J’aimais beaucoup l’esthétique de la pochette de « Emerging From The Shadows », avec son corbeau et cette fois encore ce n était pas par hasard. C’est parce qu’il y a une chanson « The Soul Can’t Rest » qui parle de The crow ( du corbeau) et du coup, on on nous a demandé si nous étions un groupe de Doom ou autre. En fait, il y a une vraie imagerie dans le Metal, et on ne voulait pas tomber dans ces clichés. On voulait vraiment quelque chose qui nous correspond. Donc, on s’appelle Dreamcatcher et il y aura un dreamcatcher sur la pochette. Et si on regarde bien,  il est dans la neige, et en y faisant encore plus attention i y a quelques gouttes de sang qui apparaissent. Et quand on  retourne la pochette , il y a le sang sur la neige. Et je pense que Geoff sera d’accord avec moi, il y a des thèmes qui sont souvent abordés par des groupes de Metal, notamment la partie sur les monstres et le thème amérindien un peu moins.

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Rock Metal Mag : le titre « Blood On The Snow » est en rapport avec la bataille de Wounded Knee ?

Chris : Absolument.On a sorti une vidéo et c’est le premier morceau qui m’est venu. Je me suis dit qu’il fallait commencer avec quelque chose qui nous marque; Et c’est la bataille de Wounded Knee et là encore ce morceau est à la fois très mélancolique et par moment très Thrash, très violent.  Le texte suit la composition avec un premier couplet qui a son coté indien. Et qui commence avec les tambours. quand j’ai commencé à avoir cet idée c’est Nico, qui a amené cet idée de rythme tribal.

Geoff : Du coup pour en revenir à la pochette, c’est une sorte d’hommage aux indiens par rapport à ce massacre qui a été perpétré; C’est aussi pour cela que l’on a voulu sur la couverture que le sang ne soit pas trop présent, dans le cliché du Metal bourrin et que ça fasse plutôt référence au massacre mais que ce soit suffisamment discret en signe de respect.

Chris : Oui parce que là, ça ne rigole pas et se sont vraiment des gens qui sont morts. Et c’est un événement majeur de la culture amérindienne. Nous sommes à une époque où la colonisation et les guerres indiennes sont terminées, et à ce moment là, les amérindiens sont influencés par un nouveau chef religieux qui leur propose la Ghost Dance (ndlr: Dance des Esprits) en leur disant que si il revêtent une couverture, ils seront protégés des balles .  On est à une période où les tribus sont déjà conquises et relativement pacifiques. Mais, le gouvernement américain à cause de cette Ghost  Dance commence à prendre peur et craint qu’il y ait un risque de révolte .  Et donc, il décide de remettre tout le monde dans des réserves sauf les Lakotas, commandés à ce moment là par Big Foot. Le peuple Lakota ne veut pas venir sur la réserve et veut rester sur son territoire . On est le 29 décembre 1890 et il fait super froid car les hivers dans le Nord Dakota sont particulièrement rudes. Comme le massacre est perpétré par le 7ème de cavalerie, on se demande s’il ne s’agit pas d’une revanche par rapport à la bataille de Little big Horn, où le général Custer a été tué et où toute l’armée américaine a été ridiculisée par les tribus amérindiennes qui se sont révélés de meilleurs stratèges de guerre et de meilleurs généraux  que l’armée US. Et donc, le 7 ème de cavalerie est arrivé  à la base pour ramener les indiens dans le droit chemin et donc dans leur réserve. Mais l’armée s’est déplacée quand même avec des canons et ensuite tout est parti d’un malentendu. Les amérindiens avaient encore leurs armes pour la chasse au Bisons et autre et  aussi parce que c’est une nation guerrière.  Donc une arme est une chose importante que l’on ne retire pas facilement aux indiens. Il a été dit qu’un des guerriers était sourd et ne comprenait pas ce qui se passait.  Quand l’armée a demandé de rendre les armes,  il y a un coup de feu qui est parti et de là ça s’est terminé en véritable boucherie. On a peu de témoignage de cette époque là mais il y a un chef indien du nom de Elan Noir (Black Elk) qui  a fait une autobiographie, dont les propos ont été recueilli par un écrivain de l’époque, et il y parle de ce massacre de Wouded Knee. et c’était une vraie boucherie où ils on achevé femmes et enfants, et abandonné les corps dans la neige.

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Rock Metal Mag : Vous avez écrit 8 chansons sur l’album Dreamcatcher, est ce que avez composé plus de titres que vous conservez pour les retravailler plus tard pour un futur album?

Geoff : Alors non. On a pas de titres complets que l’on a mis de coté. On a par contre beaucoup d’idées de riffs que l’on a à droite à gauche, et que l’on a conservé, pour la suite. En fait, on a vraiment voulu mettre ces 8 morceaux qui en terme de durée convenait très bien. On a mis du temps pour que ce soit cohérent et on s’est essentiellement concentré sur ces 8 titres afin qu’il y ait une vraie alchimie tout au long de l’album.

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Rock Metal Mag  : C’est Chloé Bazaud Garrel qui a réalisée la vidéo de « Blood On The Snow », vous avez toujours travaillé avec elle?

Geoff : Alors Chloé, c’est la femme de Chris,  et c’est elle qui a fait la pochette du premier album . Elle s’occupe de tous les visuels depuis le premier album et donc c’est également elle qui a réalisé le visuel de Dreamcatcher.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous envisagez de sortir un nouveau clip vidéo ?

Geoff : Oui ,c’est prévu mais on a pas encore choisi le morceau et on en discute actuellement. C’est en pour parler.

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Rock Metal Mag : Pourquoi avoir choisi le Walnut Groove Studio à Amiens ?

Chris : Parce que Vincent, notre bassiste, est un ami d’Axel et qu’il avait déjà travaillé avec lui pour Wormfood. Donc nous voulions avoir un vrai son Metal et Axel est une vraie référence Et ça s’est super bien passé avec lui et on était vraiment très content de son travail.

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Rock Metal Mag : Vous avez une Release Party au Dr Feelgood les Halles, le 21 octobre, est ce que vous avez d’autres dates à annoncer?

Chris : Oui,  le 12 novembre on joue au Candy Shop à Paris avec Seven Sisters, un groupe londonien de la New Wave Of British Heavy Metal ( NWOBHM),  et un groupe Heavy  français Silverstage et le 9 décembre au Barde Atomique à Ecquevilly. On est en train de préparer des dates pour 2018 mais cette fois-ci  on veut sortir de notre base et aller jouer en province, et il y a quelques contacts qui sont pris aussi avec l’étranger. Donc c’est en cours

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Rock Metal Mag : Geoff, est ce que tu peux me parler de ton parcours personnel?

Geoff : Alors j’ai commencé la guitare lorsque j’avais 16/17 ans, assez classiquement.  Avec des copains, on faisait des concours pour savoir qui apprendrait à jouer les morceaux le plus vite.  Donc, on est passé par les artistes classiques comme Nirvana et Marylin Manson et  ensuite on a commencé à jouer plus technique avec Metallica, qui est une très grande influence en ce qui me concerne.  Cela a été une très bonne école de la guitare aussi bien en termes rythmiques que pour les solos. J’ai beaucoup évolué là-dessus et plus tard je me suis tourné vers le Death Metal, car je suis un gros fan d’Arch Enemy. J’étais déjà subjugué par le fait que ce soit une femme qui chante comme ça, mais j’ai aussi trouvé que c’était d’une très belle qualité et que ça amenait beaucoup à la musique en renouvelant le genre.  Coté Guitare, j’étais super fan de ce que fait Michael Amott.  J’ai monté mon groupe il y a une dizaine d’années principalement influencé par Arch Enemy et Machine Head, qui est toujours dans mon coeur coté guitare. Lorsque j’ai intégré Dreamcatcher ce n’était pas du tout mon style musical et mon jeu de guitare et j’ai trouvé ça intéressant d’intégrer cette formation pour changer de style justement, et avoir ainsi une nouvelle corde à mon arc pour ne pas me retrancher dans un genre particulier et finalement de ne pas savoir faire grand chose d’autre. C’était un peu dur au début mais finalement maintenant ça fait partie intégrante de mon jeu.  Tout comme le coté avec Azziard m’amène aussi de nouvelles facettes auxquelles j’ai du m’adapter. C’est une très bonne façon d’évoluer musicalement.

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Guillaume B. DECHERF Journaliste free-lance @ METRO & LES INROCKS & ROLLING STONE.

Rock Metal Mag : Pourquoi avoir dédié l’album à Guillaume B Decherf ?

Geoff :  Guillaume était un ami de Chris . J’ai joué avec Chris à son enterrement, un morceau de l’album  Dreamcatcher qui initialement avait été écrit par Chris en hommage à son père décédé. Du coup,le morceau était un bel hommage à cet ami défunt et on a joué en acoustique à l’église.  C’était une des plus belles manières de rendre hommage à un passionné de musique. Et c’était un moment très émouvant.

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L’album Dreamcatcher
sort le vendredi 13 octobre 2017

Line Up

Chris Garrel au chant,
Geoff Lacarrière guitare
Djo De Keiser guitare,
Vincent Liard basse
Nicolas Costes batterie

https://www.facebook.com/Dreamcatcherfrance/

voir nos articles : http://rockmetalmag.fr/?s=DREAMCATCHER+

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Rock Metal Mag remercie Chris et Geoff, Roger de Replica Promotion et Le Dr Feelgood les Halles