INSOLVENCY : Interview au Hard rock Café

INSOLVENCY : Interview au Hard rock Café

Entretien avec Prosper, Pierre et Bruno du groupe INSOLVENCY au Hard rock Café à Paris

Entretien avec Prosper, Pierre et Bruno du groupe INSOLVENCY , grâce à la journée promotion organisée par Roger de Replica promotion au Hard rock Café à Paris

Prosper, Pierre et Bruno du groupe INSOLVENCY

Prosper, Pierre et Bruno

Nouvel album « Illusional Gates » sorti le 18 février 2022 qui succède à Antagonism Of The Soul paru le 26 janvier 2018,

insolvency pochette

‘ILLUSIONAL GATES’ TRACKLISTING

Blindness
Torn Away Inside
The Endless Maze (Featuring Ryan Kirby Of Fit For a King)
Mirage
Illusional gates
Last Call
Another Fate
Stranger World
Smother The Candle (Featuring CJ McMahon)
Oversight
Afterlight
Fade and Flow

INSOLVENCY

Valentin Gondouin – guitar/vox
Pierre Challouet – bass/vox
Bruno Blackstard – guitar/backing vox
Prosper Duffours – drums

https://www.facebook.com/InsolvencyBand/

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Rock Metal Mag : En septembre 2020 Prosper, tu as intégré le groupe en tant que nouveau batteur, comment est née cette collaboration?

Prosper : En fait, j’ai vu tout simplement une annonce sur Facebook. Alors je suis allé voir le groupe. J’ai vu qu’ils avaient déjà sorti des clips et un album et le projet m’a plu. C’était en janvier/février 2020, et donc j’ai pris contact avec eux. J’ai fait quelques vidéos où je jouais des morceaux pour montrer un peu ce que je valais. Ensuite est arrivé le corona mais on a continué d’échanger pendant pas mal de mois et j’ai pu les voir durant l’été. Donc là on a commencé à jouer ensemble les morceaux du deuxième album. Voilà, depuis cela s’est très bien passé. On est devenu un peu potes et on a appris à se connaître musicalement et personnellement. C’était très cool.

En plus, d’un point de vue personnel, cela faisait longtemps que je n’avais pas joué du Metal. J’avais un petit groupe local quand j’étais plus jeune et ensuite j’ai fait des études de musique un peu différentes, dans un autre style pour m’ouvrir à plein d’autres choses. Donc, là revenir au Metal cela m’a fait plaisir et cela m’a remis dans une dynamique que je n’avais pas eu depuis quelque années.

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 Rock Metal Mag : Lorsque Prosper est entré dans le groupe j’imagine que les compositions étaient déjà achevées? Quand avez vous commencé et fini l’écriture de cet album?

Pierre : Les premières compos ont commencé à émerger très vite après la sortie du 1er album. En fait on s’était rendu compte de toutes les erreurs que l’on avait pu faire sur ce 1er album et de tout ce que l’on avait envie de faire aussi. Du coup très vite, et surtout moi, j’ai commencé dans mon coin à travailler dessus. Et un an après la sortie d’Antagonism Of The Soul, on a vraiment commencé à travailler tous ensemble.

Ensuite, notre batteur Mickaël a décidé de quitter le groupe. Mais, Valentin, Bruno et moi, avons quand même continué à bosser sur les compos pour faire progresser le projet. Entre temps, on a rencontré d’autres batteurs, en pensant que ça allait le faire, mais ils n’avaient pas le niveau ou ils n’étaient pas aussi impliqués que ce que l’on souhaitait. Du coup, quand Prosper est arrivé, quasiment tout était composé et même la batterie.

Donc, je lui ai dit, voilà les morceaux de drums. Tu gardes ce que tu aimes et tu changes ce que tu n’aimes pas. Je l’ai laissé vraiment open bar la dessus. Même en studio et jusqu’au bout, on lui a dit qu’il pouvait faire ce qu’il voulait. Il a bien aimé ce que j’avais composé, mais à certains moments, comme j’avais composé avec un ordinateur, pour lui en tant qu’être humain ce n’était pas possible. Et donc il a proposé des trucs avec un feeling de vrai batteur et c’est justement ce dont j’avais envie.

Bruno : Il fallait qu’il y ait un échange.

Pierre : Oui, voilà. L’album a donc fini de se composer au moment où il est arrivé et les parties de batterie ont vraiment continué d’évoluer jusqu’à la fin du studio. Il a apporté son feeling et son propre jeu . Parce qu’il y a la partition mais il y a la façon de la jouer. Et pour en revenir aux vidéos qu’il nous avait envoyé, on a tout de suite été d’accord pour dire qu’il avait un niveau de dingue. Son arrivée nous a aussi redonné un coup de boost.

On avait tous cherché à progresser sur ce deuxième album et l’arrivée de Prosper nous a fait du bien.

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Rock Metal Mag : Et bien sur durant cette période Covid vous n’avez pas pu répéter ensemble ?

Bruno : On travaille beaucoup à distance. Déjà de base et avant le Covid, on était habitué à travailler à distance. Après on s’est adapté et on s’échangeait des vidéos, des sons, des partitions, etc.. On a fait beaucoup de skype quand il le fallait. Du coup, naturellement, on a réussi à avancer et on a commencé à enregistrer avec les attestations quand les déplacements étaient autorisés. Et c’est là que l’on a booké le studio.

Finalement on a mis à profit tout le temps où l’on aurait pu se distraire et on l’a utilisé comme temps de travail pour peaufiner davantage.  On a fait beaucoup de démos et j’ai travaillé beaucoup dessus . Et Pierre a beaucoup composé et j’ai testé pas mal d’arrangements. Donc, on a pu peaufiner tout ça de notre coté avant d’aller en studio.

Pierre : Bizarrement, la période du premier confinement ne nous a pas tellement impacté parce qu’au niveau des tournées on avait un peu arrêté puisque l’on cherchait un batteur. Donc, nous étions à fond sur la composition et on a fait, ce que l’on aurait fait, dans tous les cas, pendant ces premiers mois. C’est un album hyper personnel et comme la période du confinement nous a obligé à rester chez nous, on a pu se recentrer sur nous-même. Alors, pour nous, cela a été hyper bénéfique en terme de compositions.

Bruno : Personnellement, j’ai très bien vécu le confinement. C’était à un moment où j’avais comme un stop, pour différentes raisons professionnelles. C’était un excellent moyen de se recentrer sur soi et moi cela m’a fait du bien. J’avais besoin de travailler sur moi et cela a forcé les choses, en fait.  Parce qu’à titre pro, pour différentes raisons il y avait des questions à se poser.

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Rock Metal Mag : Votre processus de composition est resté le même ? C’est toi, Pierre qui apporte les riffs et les textes, je crois ?

Pierre : Alors oui, c’est principalement moi, mais Bruno s’est beaucoup investi aussi. Pour les textes, c’est comme sur  le premier album. Cela m’a toujours plu d’écrire des choses sur des sujets qui me touchent. Et sur ce deuxième album, cela a été beaucoup plus personnel. Et c’est surtout Bruno et moi, qui avons voulu exprimer des choses qui nous tenaient à coeur.

Bruno : Ce que l’on a écrit est propre à des périodes que l’on a vécu. Et du coup avec Pierre, on s’est pas mal donné là-dessus.

Pierre : Valentin a pas mal travaillé sur la musique et ensuit il a ait les arrangements vocaux, les tests de sons, de synthé.

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 Rock Metal Mag : Comment s’est fait le choix du nom de l’album ILLUSIONAL GATES ?

Pierre : Ce qui est marrant c’est que le titre a été trouvé le jour où l’on a enregistré les paroles du morceau. A l’origine, on avait pensé à un autre mot et on cherchait vraiment un truc qui présentait toute cette vibe que l’on avait. En fait les morceaux de l’album parlaient pas mal au début, d’une déception que l’on avait eu par rapport au premier album.  Ce sont tous les rêves que l’on a eu et puis le retour à la réalité que l’on peut avoir parfois.

Et cela peut s’étendre à beaucoup de choses aussi bien sur le domaine de la musique que sur la réalité après une rupture. C’est aussi le retour à la réalité après s’être renfermé sur soi-même et s’être retrouvé dans le brouillard sans savoir vraiment où l’on va. Alors Illusional Gates représente un peu tout ça.

Bruno : Oui c’est un truc un peu psychologique que l’on peut transposer chacun à différents niveaux. Pierre a vécu une rupture amoureuse, moi j’ai eu des soucis à titre professionnel. J’avais une certaine vison du monde et des ambitions, comme chacun d’entre nous. Seulement, après on se prend des claques dans la gueule et on se dit que la réalité ce n’est pas ça. Donc Illusional Gates c’est ce mélange personnel, professionnel, introspectif. C’est sur que l’on grandit au fil du temps et que l’on voit les choses différemment.

 Rock Metal Mag : Vous étiez plus utopistes

Pierre : Oui peut être et plus jeunes aussi. Après on a toujours envie de rêver, mais on est rattrapé par la réalité et il faut toujours garder les yeux ouverts.

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Rock Metal Mag : On peut dire que votre Metalcore de base s’est enrichi de sonorités plus progs et plus modernes aussi. Quelles ont été vos principales influences sur cet album?

Prosper : Il y en a beaucoup selon les individualités de chacun dans le groupe. Moi, je pense avoir apporter quelque chose mais plus dans la prod générale de l’album. Il y a beaucoup plus de synthés, de sons electros. Bruno est un grand fan de musique électronique. Donc, même si le Metalcore est un genre très codé avec des règles de base qui définissent le style, ce qui différencie les groupes se sont vraiment les individualités de chacun et ce que l’on écoute à coté.

Musicalement, on écoute plein de trucs très différents et c’est ressenti dans l’album.

Bruno : Je pense que les influences n’ont pas tellement changé mais c’est plus la façon dont on a transposé les choses dans l’expression de la musique. On a cherché plus l’efficacité et le feeling que la démonstration technique. Et c’est vrai que dans les démos que l’on a pu tester avant de faire produire, je me suis un peu éclaté sur des sons electros. J’ai remplacé des riffs de guitare par des sons electros pour essayer. Après on a validé ou non certaines choses.

Mais c’est plus dans l’approche de la transposition de la musique que l’on a évolué.

Finalement il n’y a pas de révolution dans nos gouts personnels.

Pierre : Et puis je trouve que cela s’est fait un peu naturellement. On a tous eu ce ressenti général sur le premier album. On avait beaucoup d’informations sur certain morceaux, même beaucoup trop parfois. Et donc sans avoir à en débattre on a tous voulu faire des choses un peu plus épurées et plus globales. On voyait vraiment le morceau d’une manière générale et pas riff par riff.

A des moments on a même supprimé des riffs que l’on aimait beaucoup mais qui ne nous semblaient pas essentiels.

Ce n’est pas facile, mais on avait tous cette même vision de rendre cet album plus audible, plus lisse et plus accessible en fait. Un peu comme une histoire que l’on raconte.

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Rock Metal Mag : Vous avez également ajouté des claviers dans cet album et c’est Pierre le Pape qui s’en est chargé, vous aviez déjà eu l’occasion de travailler avec lui ?

Pierre : Alors Pierre on le connait depuis super longtemps et je prends des cours de chant avec lui depuis un moment. En fait, on avait déjà commencé à composer les claviers de notre coté. Mais c’est juste que l’on voulait une main de chef pour produire le son. On voulait aussi des conseils sur la façon de composer parfois des orchestres ou des choses comme ça. D’ailleurs, on avait fait quelques erreurs qu’il a corrigé. Cela a été hyper intéressant de bosser avec lui.

En plus, il a été très ouvert. Son but était vraiment de rester dans notre univers. Il le connaissait déjà car cela faisait un moment qu’il nous suivait. Du coup on a vraiment bien travaillé ensemble.

Bruno : Ce qui est cool c’est qu’il a été plus loin que ce que l’on attendait. C’est à dire que Pierre a fourni toutes les compositions et des tests de sons que nous avions fait sans le savoir faire de Pierre Le Pape. Du coup il a su embellir nos idées et ajouter une touche supplémentaire.

Rock Metal Mag : Pierre Le Pape est un excellent compositeur.

Bruno : En plus il est très sympa et très patient. C’est une bonne personne et c’était cool de bosser avec lui.

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  Rock Metal Mag :  Comme pour « Antagonism Of The Soul » vous avez confié le mixage à Jim PINDER du Treehouse Studio UK (Bullet For My Valentine, While she sleeps, Bring Me The Horizon..) mais c’est Tyler Smith (Falling In Reverse, I Prevail) qui a fait le mastering. Pour quoi avez vous choisi de travailler avec lui ?

Bruno : Alors, Nous étions très contents des mixes de Jim. On a suivi ce qu’il a fait. Il bosse beaucoup sur While She Sleeps, Bullet for My Valentine et on est fans de ces groupes là et de leurs sonorités. Et Tyler Smith bosse aussi avec des groupes que l’on apprécie comme Falling in Reverse , I Prevail. Cela fait partie de nos influences du moment.

Donc on s’est dit qu’il fallait prendre le meilleur de chacun tout simplement et par rapport à ces influences à ce moment là. Et puis on a eu la chance que chacun d’eux accepte de bosser avec nous. On s’est bien entendu et nous étions sur la même logique. Pour nous, quelque part, c’est un rêve de bosser avec ces personnes. Et on ne pouvait pas rêver mieux.

Pierre : C’est vraiment une chance qu’ils aient accepté de bosser avec nous surtout qu’ils nous ont dit que notre musique est très cool et qu’ils étaient contents de bosser avec nous.

En plus de la compétence musicale, il y a une complicité qui s’est établie et c’était génial.

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insolvency pochette

Rock Metal Mag : Votre pochette est très sombre et pourtant verte, on dit que c’est la couleur de l’espérance. Donc il y a quand même un peu d’espoir dans ce monde d’illusions? Qui a réalisé cette pochette?

Pierre : Alors Valentin a beaucoup contribué. On avait tous quelques idées mais nous sommes très mauvais Designer. Donc, Valentin s’y est beaucoup mis et il nous a proposé pas mal de tests. Ensuite, il a contacté un gars qu’il connaissait et qui fait des pochettes d’albums. Alors il a travaillé sur la notre et il a mis en avant nos idées. Dans la couleur verte, ce qui nous intéressait était le coté un peu plus mélancolique avec son mélange de noir, de bleu. Et c’est surtout son coté sombre qui nous intéressait. Mais on a toujours une petite touche d’espoir au fond de nous et c’est ce qui nous permet d’avancer.

Bruno : Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais on n’a pas réfléchi à la couleur liée à l’espoir.

Prosper : Il faut de la détermination.

Pierre : Pour en revenir à l’espoir, ce n’est pas ce que l’on a voulu mettre en avant sur l’album. Mais ce qui est intéressant, c’est que malgré tous les doutes que l’on peut avoir tout le temps, il y en a toujours un dans le groupe qui permet aux autres d’avancer et de se booster. Et cela fait vraiment du bien. On a l’impression que chaque fois que l’on est à bout et que l’on a envie de relâcher, il y en a toujours un qui va prendre le relais. Cela se fait vraiment naturellement et sans même que l’on s’en rende compte. Donc, c’est lié à toutes ces années de travail mais aussi à l’amitié.

On a réussi à construire un vrai projet ensemble, mais pas uniquement musical.

Bruno : On est uni humainement aussi.

Pierre : Et je pense que l’espérance est présente dans ce coté là.

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Rock Metal Mag : Vous avez deux invités : Ryan Kirby de Fit For a King sur The Endless Maze et CJ McMahon, de Thy Art Is Murder, sur Smother The Candle. Comment s’est passée cette collaboration?

Prosper : Disons que c’est un peu grâce à la pandémie. Parce que même si ce sont des groupes que l’on écoute beaucoup et qui sont connus dans la scène Metal, ils ont galéré aussi pendant la pandémie. Et ils ont proposés de faire des feat sur des morceaux.

Pierre : On l’avait vu dans une story sur Instagram.

Prosper : Du coup, on a pas eu de vraie relation physique. En plus Ryan Kirby, est américain et CJ est australien. Donc dur de booker vu que c’était un peu la guerre à ce moment là. En fat, c’était plus un échange de fichiers. Mais les sons leur ont quand même plu et on a eu aussi notre mot à dire sur ce qu’ils avaient envoyé. Donc, il y a quand même eu un échange et des propositions mais c’est sur que l’on aurait rêvé d’une vraie collaboration en studio.

Mais au final cela a été bénéfique pour tout le monde, puisque ça leur sert, même si cela ne va pas leur apporter un truc de fou et ils aiment notre musique. Nous en tous cas cela nous apporte beaucoup et cela donne une légitimité à la musique que l’on fait.

Bruno : Cela s’est fait à distance. On a dialogué, on leur a envoyé des démos et des paroles en leur demandant ce qu’ils en pensaient. C’est vrai que l’on se pose toujours des questions sur ce que l’on vaut. Alors quand des mecs comme ça acceptent de bosser avec nous, qu’ils valident nos paroles avec quelques petits arrangements et qu’ils acceptent de poser leur voix, cela fait vraiment plaisir.

Rock Metal Mag : Peut être qu’ils penseront à vous pour une future ouverture de concert.

Bruno : On espère et on verra bien. En tous cas la collaboration a été faite et si il peut y avoir plus tant mieux.

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Rock Metal Mag : Vous avez sorti en premier single Blindness, parce que c’est le titre d’ouverture et qu’il y a un ordre d’écoute ?

Pierre : Alors c’est le premier morceau composé pour cet album. Au départ cela devait être le premier single, ensuite non, puis à nouveau oui. On trouvait que son message était plutôt intéressant et le clip était très abouti. donc on voulait vraiment revenir dès le début avec un truc très fort. Du coup cela était un peu évident de balancer ce morceau.

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Rock Metal Mag : Vous avez mis deux interludes instrumentaux, c’est pour alléger la structure de l’album ?

Pierre : Oui c’est ça. moi j’écoute énormément de musique de films alors j’aime beaucoup tout ce qui est musique instrumentale. Je trouve que dans un album, cela apporte autre chose. Et pour les concerts c’est pareil. apporter des petits moments instrumentaux, c’est un peu le calme avant la tempête.

Dans cet album, il y a différentes énergies qui se dégagent. Il y a des énergies vraiment ambiantes et mélancoliques qui font réfléchir sur le monde et ces interludes permettent ce genre de choses.

Prosper : Et puis cela revient aussi sur le fait que l’on a plein de musiques différentes. Et donc ce genre d’interludes avec des synthés cela arrive dans la musique du groupe.  Je pense que c’est un truc à développer et voir comment l’intégrer d’une manière différente. Mais c’est un premier pas vers un type de sonorités qui évoluent par rapport à ce qu’il y avait avant.

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Rock Metal Mag : Mais d’une manière générale je trouve que la structure de l’album est quand même plus équilibrée entre pesanteur et mélodie des morceaux, par rapport à l’album précédent.

Pierre : Moi, je trouve qu’il est beaucoup plus réfléchi. On a pris plus le temps de travailler les morceaux dans leur globalité et pas juste rajouter des riffs par ci par là. Il y a vraiment des passage ambiant.

Rock Metal Mag : Et donc cela transmet plus d’émotions

Pierre : Oui voilà. On avait envie que les morceaux ne soient pas tout le temps dans la dynamique. On voulait qu’il y ait des évolutions au sein des morceaux.

Prosper : Et c’est aussi ce qui donne de l’impact, je pense. Dans n’importe quelle style de musique, si on joue tout le temps fort et énervé, c’est bien mais cela perd de son impact. Pareil si on ne joue que du synthé et des trucs lents . Il faut savoir doser les dynamiques et trouver le juste équilibre.

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Rock Metal Mag : Vous étiez au Hellfest en 2019 sur la Hellstage, c’est un concert qui vous a surement marqué, quel souvenir en avez vous gardé?

Bruno : Alors c’était la conclusion du cycle du 1er album. On ne s’attendait pas à ça. On a reçu l’invitation à y jouer quelques mois avant. Donc c’était une excellente surprise.

On a été très bien reçu et c’était une super expérience avec des rencontres géniales. C’était un super moment et il  n’y a pas mieux pour tout artiste metal de pouvoir jouer au Hellfest . C’est comme un rêve et l’on espère que ce ne sera pas la dernière fois. Après l’avenir nous le dira, même si ce n’est pas évident, c’est une super opportunité.

Pierre : On comptait jouer aussi au Metaldays. L’année du Covid cela a été reporté une fois puis deux fois et ensuite ils ont annulé l’évènement dédié aux groupes en développement. Du coup ce n’est que partie remise.

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Rock Metal Mag : Vous avez repris les concerts avec Dijon le 12 mars dernier, donc votre planning est en cours? 

Pierre : On a des dates de concerts qui sont mises à jour sur notre page Facebook. Il y a quelques concerts régionaux qui sont sympas.  C’est sur que l’on a vraiment très envie de jouer. Je pense que tous les groupes ont du profiter de la période du Covid et des confinements pour composer un nouvel album. Donc, avec le manque de concerts on est nombreux à vouloir reprendre les live. On a encore plus la niaque.

    Rock Metal Mag :  Le 12 mars c’était votre premier concert depuis le covid?

Pierre : Et même avant le Covid. En fait depuis le Hellfest.

Bruno : Oui , après le Hellfest, on s’est centré sur le nouvel album. Donc c’est vrai que cela fait du bien de reprendre et aussi de voir comment les gens réagissent. On a été très bien accueilli dans une bonne ambiance avec quelques personnes déchainées. Donc c’était très bien.

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Rock Metal Mag remercie Prosper, Pierre et Bruno du groupe Insolvency, Roger de Replica Promotion et le Hard rock Café