Live report du jour 2 du Le Off du HELLFEST à Clisson le mercredi 18 juin 2025
Le Off du HELLFEST à Clisson le 18 juin 2025
Texte et photos par Martine Varago
Hellfest. Le Off de Clisson
Deuxième journée sous haute tension
Hellfest Le Off by Leclerc Clisson accueille, en amont de la dix-huitième édition du Hellfest Open Air, trente-cinq groupes locaux et même internationaux sur deux jours et deux scènes.
Toujours placée sous le parrainage d’Harold Barbé, cette deuxième journée du Le Off s’annonce brûlante, au propre comme au figuré. Dès le matin, les guitares hurlent et les riffs résonnent dans Clisson.
C’est le groupe punk rock Kill An Idol qui donne le coup d’envoi avec une énergie débordante. Ces quatre musiciens Nantais sont une véritable réaction chimique entre influence punk, brutalité hardcore et noirceur rock’n love. A 10h30, passe Karavane, groupe de fusion de rap et de metal, qui fait ses premiers pas sur la scène. Le chanteur, ému, confie : « J’ai peur ! »



Troisième groupe à entrer en scène : Holy Fallout. A la base créé en 2017 en tant que projet solo du chanteur Paul Girardot et de Jérémy Vuillemin, guitariste remplacé par Mickaël Berdal, Holy Fallout joue un style se rapprochant d’un rock/metal alternatif clairsemé de passages acoustiques et progressifs.
S’ensuivent les Bugzes, originaires de Montaigu, du pur punk & roll vendéen. Bien qu’ils se revendiquent punk rock, leurs influences flirtent aussi avec le metal.
L’après-midi du Le Off débute en force avec Murder at the Pony Club : le chanteur chauffe la fosse comme un pro. Formé à Montpellier au milieu des années 2010, Murder At The Pony Club, inspiré par des formations telles que Queens Of The Stone Age, Foo Fighters ou encore Royal Blood, le groupe taille un concert plus que dynamique.
Puis l’ambiance du Le Off se poursuit dans le metal alternatif avec un show burlesque de Bïur. Un spectacle déjanté avec la présence d’un clown à la six-cordes, mais toujours metal, assuré par quatre artistes survoltés de Lille.
Le groupe Basalt enchaîne avec son metal moderne, un vrai régal pour les amateurs de Gojira. Mention spéciale à la batteuse, charismatique et technique, qui impressionne en lançant ses baguettes en l’air avant de les rattraper en rythme.
Ensuite, Jades, trio 100 % féminin de rock metal, fait vibrer le public, immédiatement suivi par Death Structure, un groupe lillois de death metal aux screams millimétrés et à la rythmique bien affûtée.
Le groupe suisse Atlas Ashes, avec son death mélodique, met une belle ambiance. La chanteuse n’hésite pas à inviter la foule à danser et à se lâcher. Puis, Solar Eruption, venu de Lille, envoie des breaks tranchants pile au moment du zénith. Composé de six membres dont deux chanteurs, les Lillois assurent une prestation de brutal deathcore à la hauteur.
Le Off accueille ensuite à Doorshan, groupe électro-rock à tension montante. Leur chanteuse, à la foix sexy et provocante à la Wendy O. Williams des Plasmatics, électrise la fosse avec une présence scénique remarquable. Elle invite toutes les filles et femmes à monter sur scène en criant le nom de l’association « More women on stage » ! Voeu exécuté puisque la scène se fait envahir immédiatement par la gente féminine.









Le ton du Le Off monte encore avec Les Dadabovic, groupe de metal hardcore habillé en infirmiers, qui débarque sur scène pour balancer riffs lourds et décibels furieux. Ils rajoutent une touche de théâtralité et d’humour noir dans leur show.
Le metalcore espagnol est à l’honneur avec Fallen At Dawn. Le projet est né de l’union de cinq amis qui avaient besoin de dire à travers la musique comment ils voient le monde. Ils dégagent des émotions dans le public aux multiples visages. Le chanteur descend même dans la fosse, porté par le public, ou chantant au milieu des fans dans une ambiance survoltée.
Left Bank, groupe local de Nantes, envoie son skatepunk à toute allure. Comme tout punk rocker des années 90, ils rendent hommage aux pionniers du genre. Leurs chansons abordent des thèmes qui secouent le monde et notre microcosme actuel : la montée des extrêmes, le rapport à la nature, le rejet du conformisme.
L’arrivée de Black Pantera, trio brésilien de thrash metal plein de charisme, est une belle découverte. Fondé à Uberaba, Minas Gerais, début 2014, il est composé des frères Charles da Gama (chant, guitare), Chaene da Gama (basse) et de Rodrigo « Pancho » Augusto (batterie), tous afro-brésiliens pleins de vie et d’énergie. Ils abordent des sujets tels que la politique, le racisme et la discrimination en général dans leurs paroles.
En fin de journée, Le Off présente le quatuor Kill The Princess qui livre un set de metal alternatif intense. Combo explosif luttant, notamment, contre les stéréotypes de genres, la chanteuse et guitariste Ornella « Nell » Roccia offre une voix à la fois de feu et de glace.
Dear Sally replonge la foule dans les grandes heures du metal gothique, tout en rendant hommage à Evanescence.
Enfin, pour clore Le Off en apothéose, Krashkarma fait littéralement exploser la fosse, de plus en plus dense et déchaînée au fil des concerts. Le duo californien débute son set par un riff entêtant et un haut-parleur tenu par le guitariste chanteur, Ralf Dietel, et le battement de tambour de la batteuse dénommée Niki Skistimas.
Le Off voit ses premiers crowd surfers démarrer leur randonnée à travers le show aux emprunts rock / hard rock. Le duo produit l’extase ultime du live et du rock et annonce les prochains jours torrides du Hellfest.
Fin du Le Off 2025 et place aux 4 jours du Hellfest Out Of Bounds les 19, 20, 21 et 22 juillet …











































