CHRONIQUE : The End of All Things de Crown

CHRONIQUE : The End of All Things de Crown

CHRONIQUE : The End of All Things de Crown
Avec ce nouvel album d’une grande homogénéité, Crown a ouvert un nouveau chapitre vibrant d’émotion dont la production audacieuse lui confère toute sa puissance et sa beauté. Poussez le volume à fond et écoutez, c’est saisissant.

CHRONIQUE

 The End of All Things de CROWN

Date de sortie : 16 avril 2021

Label : Pelagic records

Artwork de Maks L.

Tracklist
1.Violence
2.Neverland
3.Shades
4.Illumination
5.Nails
6.Gallows
7.Extinction
8.Fleuve
9.Firebearer
10.Utopia (guest Karin Parks d’Årabrot)

Crown : BANDCAMP

https://www.facebook.com/CROWNBAND/

_______________________________________________________

 The End of All Things de CROWN

Crown a commencé son histoire il y a 10 ans, à deux guitares et machines. Ensuite le duo est devenu trio et machines. Aujourd’hui Crown comprend 4 musiciens. On retrouve bien évidemment, son fondateur Stéphane Azam, qui a laissé tomber la guitare et ne se consacre plus qu’au chant. A ses cotés, David Husser, habituellement à la production mais qui, sur cet album, est à la guitare/ synthé et s’occupe aussi de toute la partie noise. Et pour finir, le duo est complété par Nicolas Uhlen à la batterie et Marc Strebler à la seconde guitare. Avec un Background sonore commun le quatuor affiche une cohérence parfaite et son alchimie transpire d’un bout à l’autre des 10 morceaux de The End Of All things.

Cette fin de toutes choses montre un regard plutôt sombre et pessimiste sur l’état de la Planète et l’humanité au sens large. Stéphane y décrit ses propres visions internes : «Ce sont les relations humaines, la Planète, l’écologie, c’est vraiment un tout. C’est un peu la vision extérieure d’un être non terrestre qui regarde ce qui se passe sur Terre.». Mais chacun ayant une perception différente des choses l’auditeur reste libre de se créer son univers spécifique.

Embarquons dans ce voyage émotionnel avec le premier titre Violence dont l’accroche est immédiate. Le chant bouleversant de Stéphane est délicieusement ensorceleur et se conjugue parfaitement aux notes lumineuses du synthé. L’émotion se poursuit dans Neverland pigmenté de quelques boucles d’electro qui irisent l’atmosphère équilibrée de la chanson où à la frappe régulière de la batterie se superpose au chant harmonieux.

Mais la voix se fait plus rugueuse sur Shades au rythme Electro /indus entraînant. Ce morceau évoque toutes sortes de dominations ardues et malsaines dans la vie quotidienne de tout un chacun. Chant hurlé,à l’inspiration Black Metal, et voix claire se superposent . Cela donne un aspect assez particulier à cette chanson aux nuances audacieuses.

Cet entrelacement des chants s’étend jusqu’à illumination, où l’aventure émotionnelle est très intense et très représentative de la direction artistique de Crown.
Puis s’ouvre Nails avec la voix du monstrueux Ted Bundy, un morceau totalement inattendu et très kafkaïen. Les samples ajoutent aux sonorités une ambiance machiavélique, auxquelles s’ajoute quelques notes métalliques de tympanon qui donnent un petit coté oriental.

Gallow repart sur une allure electro new wave plus soutenue avec en fond sonore une petite touche de tympanon. Il est suivi du puissant Extinction dont l’onde électro s’entrelace avec la frappe percutante de la batterie.. Le chant mélodieux, vibrant d’émotion devient tout aussi hypnotique que le tempo répétitif .

Mais Crown n’a pas fini de surprendre avec Fleuve et son intro acoustique. Au fil du morceau la résonance de la batterie monte en puissance accompagnée par le chant profondément émouvant de Stéphane. Puis les ténèbres Electro/Indus de Firebearer s’embrasent à nouveau d’un chant écorché abyssal.
Crown a choisi de refermer son oeuvre avec Utopia, titre interprété par Karin Park (Årabrot). Son superbe et généreux timbre de voix illumine le morceau de sonorités pop, mais la composition est tellement bien ficelée qu’il conserve ce coté tourmenté et profond de The End Of All things.

The End Of All things est à double face. Elles s’opposent mais sont complémentaires. Libérant d’un coté la puissance des ténèbres, oppressantes et poignantes et de l’autre coté la lumière éthérée et envoûtante d’un espoir de renouveau.
Avec ce nouvel album d’une grande homogénéité, Crown a ouvert un nouveau chapitre vibrant d’émotion dont la production audacieuse lui confère toute sa puissance et sa beauté. Poussez le volume à fond et écoutez, c’est saisissant.

Christiane.T

L’album est en écoute intégrale :

Notre interview : https://rockmetalmag.fr/interview-avec-stephane-et-david-de-crown/