The Dead Daisies + Spike à Paris

The Dead Daisies + Spike à Paris

Live report de The Dead Daisies + Spike à La Machine du Moulin Rouge à Paris

Garmonbozia présentait The Dead Daisies + Spike à La Machine du Moulin Rouge à Paris le 5 novembre 2023

Live report de David Dwidou Photography

The Dead Daisies

Ce soir Garmonbozia a ravi les amateurs de classic hard rock racé avec The Dead Daisies. Pas annoncé complet quelques heures avant le show, on se retrouve très vite à l’étroit dans La Machine du Moulin Rouge qui finalement fait le plein avant même le lever de rideau de la première partie.

SPIKE

C’est donc l’ex/nouveau leader des Quireboys qui ouvre le bal ce soir. En effet, Spike, de son vrai nom Jonathan Gray, s’est fait remercié par son groupe Quireboys l’an dernier.  Et, sans plus attendre, il a remonté un autre groupe lui aussi nommé Quireboys, avec ses compères du Quireboys original de 1984 ! Mais, ce soir il se présente seul sur scène pour un set de 45mn où il sera uniquement accompagné de sa guitare acoustique.

Pas d’envolées guitaristique au programme. Spike nous confie d’ailleurs humblement que ce n’est pas son domaine de prédilection. Mais ce sont des morceaux et reprises diverses qui vont mettre en avant sa superbe voix joliment éraillée. Les chansons, qu’il pioche au hasard dans un carnet de note posé devant lui sur un pupitre, ne s’enchainent pas vraiment. En effet, Spike est très loquace entre chacune d’elles. Et même s’il semble désolé de ne pas pouvoir parler français, cela ne l’empêche pas de nous raconter quelques péripéties et problèmes d’addictions, peut-être encore visibles ce soir…

L’ambiance est très conviviale mais le lieu pas adapté avec une scène très haute, surplombant entièrement la fosse. Cela casse la proximité que Spike cherche à instaurer. Les applaudissements sont relativement timides. Spike aurait vraiment gagné à enchainer les morceaux sur un set de 30mn plus efficace, plutôt qu’un étirement sur 45mn avec des monologues à répétition.

Malgré tout le moment fut agréable, avec un charismatique chanteur doté d’une voix éraillé bien rock’n’roll. Nous serons contents de le revoir prochainement lors de son retour à Paris avec les «vrais Quireboys» comme il nous le promet en fin de set.

SPIKESPIKESPIKESPIKE

THE DEAD DAISIES

Rapide changement de plateau. En l’occurrence peu de matériel à enlever ou bouger après Spike.  Et vient l’heure que beaucoup de personnes attendaient ici, à savoir le retour à Paris des Dead Daisies. Sous les acclamations comme il se doit après une longue absence dans la capitale.

Le groupe annoncé comme un collectif à sa création par David Lowy en 2012, reste néanmoins stable côté line-up sur d’assez longues périodes. On a ainsi une sensation de continuité et une signature musicale reconnaissable. Le talentueux John Corabi (révélé par son passage très réussi chez Mötley Crüe, artistiquement parlant) ayant été au micro plusieurs années, est de retour au bercail après une période Glen Hughes.

Et ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire !

A ses côtés, l’australien et initiateur du projet David Lowy à la guitare rythmique avec des riffs efficaces comme tout bon Aussie se doit de délivrer.  Puis Doug Aldrich à la guitare lead, Michael Devin à la basse, et l’incontournable Brian Vichy à la batterie.  Le triplé ayant officié entre autres chez Whitesnake,

Rien que les pédigrés vous assurent de passer une excellente soirée à la sauce Hard Rock. Et c’est ce à quoi on assiste ce soir, avec un passage en revue de la discographie du groupe, toutes périodes confondues. John s’en sort admirablement et même de manière très aisée sur tous les morceaux. D’ailleurs on ressent l’ aisance scénique de la part de tout le groupe. Pas d’approximations dans l’interprétation et une facilité qui leur permet de s’amuser sur scène et partager leur bonheur d’être là .

Le public reprend chaque refrain en choeur, ainsi que les bribes de tubes présentant chaque musicien. Dans la foulée du «One man show» de Spike on aura quelques passages du même acabit où John charrie son compère Michael lui ayant piqué (ou débarrassé de) son ex-femme. On espère que la relation entre les deux est au beau fixe et potache, sinon en fin de tournée la blague quasi quotidienne peut vite devenir lourdingue pour le pauvre Michael…

Nous avons aussi droit à un solo de batterie, heureusement moins de rigueur à chaque concert de nos jours, comme cela l’était dans les 70’s et 80’s. On retiendra surtout les jets à 5m de haut de nombreuses baguettes de Brian vidant ainsi son carquois.

Hormis John, et les excellentes compositions du groupe bien sûr, l’autre attrait de la soirée faisant se déplacer les foules, est la présence du Guitar-Hero Doug Aldrich. Sans trop en faire non plus, il se régale à prendre quelques pauses classiques avec quelques mimiques et grimaces assorties. En tout cas pauses ou pas pauses, il nous ravie de ses magnifiques solo dont bien des shredders devraient s’inspirer. Au passage on aimerait bien revoir aussi ce Doug dans son projet «Burning Rain» qui avait sorti 2 brûlots hard Rock racés à l’aube des années 2000.

Après un set copieux d’une heure trente, le groupe revient pour 2 rappels avec le hit «Long Way To Go» et le logique «Slide It In» de Whitesnake en guise de final.

Un grand bravo à The Dead Daisies, à Spike, et Garmonbozia pour cette soirée d’exception.

Line up :

David Lowy : guitare
Brian Tichy : batterie
John Corabi : chant, guitare acoustique
Doug Aldrich : guitare
Michael Devin : basse

Setlist (source setlist.fm) :

Intro (Gimme Shelter / Sweet Emotion)
Resurrected
Rise Up
Dead and Gone
Make Some Noise
Miles in Front of Me
Face I Love
Unspoken
Bustle and Flow
Drum Solo
Something I Said
Lock ‘n’ Load
Born to Fly
Band introductions : Highway to Hell / Living After Midnight / Heaven and Hell / Smoke on the Water / We’re An American Band
With You and I
Fortunate Son (Creedence Clearwater Revival cover)
Mexico
Midnight Moses (The Sensational Alex Harvey Band cover)

Rapels :

Long Way to Go
Slide It In (Whitesnake cover)

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