Live report du concert de PRESIDENT à Les Etoiles le 9 janvier 2026
Un grand mystérieux PRESIDENT
Les Etoiles, Paris, 9 janvier 2026
Remerciements à Live Nation pour l’invitation
Photos par téléphone portable
Par Martine Varago
Le buzz se répand à Paris
Dès 18h30, les premiers fans affluent devant les Étoiles, malgré la pluie hivernale. La file indienne ne cesse de s’allonger, impatiente de découvrir le mystérieux PRESIDENT, la nouvelle coqueluche britannique dont tout le monde parle. Après son premier live au Download Festival le 15 juin 2025, le groupe a rapidement conquis ses fans et la tournée européenne The Campaign Trail affiche complet dans tous les clubs.
La véritable identité de PRESIDENT reste cependant un mystère, et malgré les rumeurs de connexion avec Sleep Token (même management, esthétique, énigme musical), aucun lien officiel de membres ou de projets partagés n’a été confirmé.
À 20h, la salle est prête : pas de première partie. Au centre de la scène trône une croix de Lorraine, symbole de résistance, sur un autel minimaliste. Derrière se dessine la batterie imposante, avec caisses et fûts translucides colorés par une lumière ténébreuse violette et pourpre. Les Étoiles diffusent des classiques du rock des années 50 pour patienter, créant une ambiance douce avant le chaos à venir.
The President et ses trois acolytes inconnus
Peu après 20h40, le rideau de fumigène pourpre s’élève et les quatre membres masqués de PRESIDENT apparaissent. The President, figure centrale et énigmatique, serait selon la majorité des fans Charlie Simpson (Busted / Fightstar), mais rien n’est officiel. Le public retient son souffle : combien de temps ce groupe restera-t-il dans l’anonymat sur scène ?
Les téléphones s’illuminent dès que le chanteur surgit de la pénombre, avec le bassiste à sa gauche et le guitariste à sa droite. Dès les premières notes, l’émotion est palpable. Le single « Fearless » (King Of Terrors, premier EP de PRESIDENT, septembre 2025) ouvre le set dans une atmosphère intense et entraînante. Les riffs puissants du guitariste Heist et les mélodies accrocheuses donnent un côté metalcore moderne. La voix du frontman est hypnotique et de longs frissons nous parcourent l’échine.
Le public reprend le refrain en chœur tandis que The President communique uniquement par gestes, accentuant le mystère.
Viennent ensuite « Dionysus » et « Rage », immédiatement reconnus par les fans, suivis d’une reprise des Deftones, plus metal alternatif, qui confirme la polyvalence du groupe.
Le set se conclut trop vite avec « Conclave » et « Destroy Me ». Ce dernier morceau enveloppe la salle dans une atmosphère cinématographique et dramatique, alternant passages calmes et explosions sonores, avec des touches électro rappelant Sleep Token. Cela crée une tension captivante qui tient le public en haleine jusqu’à la dernière note.
Mais lorsque sonnent neuf dix-sept, The President nous salue chaleureusement et fait un grand signe d’adieu de sa main gantée de blanc en quittant la scène. Incroyable ? Les fans attendent ébahis : « Ce n’est pas déjà fini ?! » Mais si, un set si court pour commencer 2026 ? On en redemande.
Mystère ! Mystère ! Vous avez dit mystère !
Dans cet univers dystopique, les influences de Architects, avec qui ils ont partagé l’affiche en première partie lors de leur tournée australienne en 2025, et Bring Me The Horizon se font sentir, mais dans une ambiance plus mystérieuse, un style plus pop et électronique, propre à PRESIDENT. Il laisse les spectateurs épatés et impatients de découvrir ce que le groupe nous réserve ensuite.
En attendant, le grand mystère continue de circuler et fait couler beaucoup d’encre… Combien de temps tiendront ils leur secret car tourner avec de nombreux groupes va finir par se révéler. Un jour. Mais aussi garder un mystère tel que le fait le groupe PRESIDENT accroît l’intensité émotionnelle et la curiosité du public comme on peut le constater dès à présent avec une tournée sold out.
Cela nourrit l’énergie créative, tout en servant de moteur dramatique mais conserver longtemps un secret peut influer sur l’anxiété. Et comment ? Car pour toutes les fois où un secret entre dans notre tête et interfère avec nos pensées quotidiennes, il faut y songer et à la longue, ça pèse sur l’esprit. Donc, tôt ou tard, on connaîtra les véritables identités, à moins que PRESIDENT décide de se montrer furtif, discret. Ou bien est-ce un gros coup de marketing ?
Line up : quatre membres masqués utilisant des pseudonymes symboliques :
The President – chant principal & production
Heist (traduction : Braqueur) – guitare
Protest – basse
Vice – batterie
Setlist :
Fearless
Dionysus
Rage
Reprise de Deftones
Conclave
Destroy Me













