Live report de Volbeat + Bush + Witch Fever au Zenith Paris le 2 novembre 2025
Volbeat + Bush + Witch Fever au Zenith Paris le 2 novembre 2025
Live report : DaviD Dwidou Photography

En ce dimanche 2 Novembre, Volbeat est de retour au Zénith de Paris pour sa tournée « Greatest Of All Tours » . Le Zénith dans sa configuration 4000 places accueille également ce soir 2 autres groupes en ouverture de Volbeat, tout d’abord Witch Fever, puis Bush.
Witch Fever
Jeune quatuor de Manchester, les musiciennes entament leur set à 19h tapantes dans un Zénith encore peu garni et sonnant un peu creux. Ce sont donc les plus fervents fans de Volbeat venus s’assurer les premiers rangs qui accueillent avec une certaine froideur Witch Fever. Il faut dire que le répertoire Punk-Noise Rock-Grunge des quatre filles est assez éloigné du répertoire de Volbeat et sa collection de hits taillés pour les radios US.
Malgré tout le groupe délivre une prestation sérieuse. Avec une chanteuse lead très présente, rejointe fréquemment par la bassiste sur l’avancée de scène, alors que la guitariste restera très discrète dans son coin à gauche de la scène.
En milieu de set, la chanteuse Amy Walpole marquera une longue pause avec un discours émouvant en mémoire à sa mère récemment décédée, avec qui elle avait prévu de venir visiter Paris. Encore un peu plus tard elle interviendra entre deux morceaux pour donner l’avis du groupe sur le conflit israélo-palestinien, prônant l’antisémitisme et une Palestine libre.
Ces deux interventions sur un court set de 30mn n’auront pas aidé les quatre anglaises à conquérir un public qui les découvraient et dont ce n’était pas le genre musical de prédilection.
Line-Up :
Amy Walpole : chant
Alisha Yarwood : guitare
Alex Thompson : basse
Annabelle Joyce : batterie
Setlist :
Drank the sap
The Garden
Burn to hit
Dead to Me!
Blessed Be Thy
Fevereaten
I See It
Bush
A 19h50 les vétérans de Bush entrent en scène et vont faire monter l’ambiance du Zénith. Arrivés en pleine vague Grunge en 1992, ils sortent leur premier album «Sixteen Stone» en 1993 qui contient leur éternel hit « Everything Zen ». C’est avec ce titre emblématique que le concert débute, et ce sera l’unique témoin de cette époque. En effet le groupe à aujourd’hui 10 albums à son actif et vient nous présenter son petit dernier « I Beat Loneliness » dont trois morceaux seront joués ce soir.
On note d’emblée un excellent son pour servir des musiciens de haut niveau. Autour du leader Gavin Rossdale au chant et à la guitare sur certains morceaux, on retrouve Corey Britz à la basse, Chris Traynor à la guitare et Nik Hughes à la batterie. Mais malgré la grosse cohésion musicale des musiciens et leur professionnalisme irréprochable, il faut avouer que le show tourne grandement autour du charisme du leader Gavin.
Avec la reprise des Beatles « Come Together » enflamme le Zénith, le public reprenant à gorges déployées l’intemporel refrain. Puis parlant quelques mots en français, le chanteur demande au public d’allumer tous les portables pour lui fournir un horizon étoilé sur le mélodique « Swallowed ».
Le show qui se termine sur « Flowers on a Grave » voit Gavin sauter dans la foule, traverser la fosse, puis faire un tour quasi intégral des gradins, serrant de nombreuses mains, et même donnant plusieurs câlins et accolades aux fans les plus en transe.
Cette soirée marque un retour gagnant pour Bush que l’on n’avait pas revu en France depuis 2012 !
Line-Up :
Gavin Rossdale : chant, guitare
Corey Britz : basse
Chris Traynor : guitare
Nik Hughes : batterie
Setlist :
Everything Zen
Bullet Holes
The Land of Milk and Honey
More Than Machines
Identity
I Am Here to Save Your Life
Come Together (Cover des Beatles)
Swallowed
I Beat Loneliness
Flowers on a Grave
Volbeat
Alors que les techniciens s’affairent derrière un rideau géant entourant et masquant la scène du Zénith, on sent la tension monter dans la fosse, tellement l’impatience des fans de Volbeat est grande. Le rideau tombe à 21h05 sous une ovation générale du premier rang au dernier gradin du Zénith !
Les danois ne font pas dans la dentelle et entame le show par leur hit « The Devil’s Bleeding Crown » immédiatement suivi de « Lola Montez ». Ils ne peuvent pas faire plus efficace pour mettre le feu au Zénith dès les premiers morceaux.
« Sad Man’s Tongue » arrive en troisième position avec Michael Poulsen sur l’avancé de scène avec une guitare acoustique, ce qui casse un peu le rythme qui était fort bien parti. Mais les Danois savent rebondir avec un « Demonic Depression », « Fallen » et « Shotgun Blues » qui suivent. Le reste du show est de haute volée.
Les deux piliers, membres originels du groupe, Michael Poulsen au chant et à la guitare, et Jon Larsen à la batterie sont accompagnés depuis 2016 par Kaspar Boye Larsen à la basse, et depuis peu par Flemming C. Lund à la guitare. Ce dernier a la lourde tâche de remplacer le talentueux et spectaculaire Rob Caggiano. Même si le style est différent, Flemming s’en sort haut la main et l’entente avec Michael est parfaite. Les deux guitares font la paire.
La rythmique tenue de main de maître par Jon à la batterie depuis 24 ans est puissante, à l’opposé du bob un peu décalé du bassiste Kaspar. Dans la salle le thermomètre est à son maximum, c’est bon enfant et quelques slammeurs, en nombre limité, s’amusent à traverser la fosse de bras en bras pour atterrir au pied de l’avancé de scène que Michael, Flemming et Kaspar arpentent en permanence.
Tout comme Bush précédemment, et plus encore même, on peut parler d’un retour gagnant de Volbeat avec cette date parisienne qui les dévoile en très grande forme.
Volbeat Line-Up :
Michael Poulsen : chant, guitare
Jon Larsen : batterie
Kaspar Boye Larsen : basse
Flemming C. Lund : guitare
Setlist :
The Devil’s Bleeding Crown
Lola Montez
Sad Man’s Tongue (avec une intro de « Ring of Fire » de Johnny Cash)
Demonic Depression
Fallen
Shotgun Blues
In the Barn of the Goat Giving Birth to Satan’s Spawn in a Dying World of Doom
By a Monster’s Hand
Heaven nor Hell
The Devil Rages On
Die to Live
Time Will Heal
Black Rose
Seal the Deal
For Evigt
Still Counting
A Warrior’s Call / Pool of Booze, Booze, Booza











































































