THE SHEEPDOGS + Rosalie Cunningham

THE SHEEPDOGS + Rosalie Cunningham

Live report de THE SHEEPDOGS et Rosalie Cunningham en concert à La Maroquinerie le 18 juin 2022. Par Dwidou Photography

Live report de THE SHEEPDOGS + Rosalie Cunningham à La Maroquinerie le 18 juin 2022 par Dwidou Photography


The Sheepdogs affiche

Autant l’avouer d’entrée, je ne connaissais ni la première partie du concert de ce soir Rosalie Cunningham, ni même la tête d’affiche The Sheepdogs ! Peut-être un peu trop enfermé dans ma «bulle métal», mais peut être aussi en raison de la profusion de groupes en ce 21ème siècle comparé au siècle dernier.

Je les ai donc découvert tout les deux en ligne avant d’assister à ce concert. Leur musique disponible sur une incontournable plateforme en ligne m’avait enjoué, après la première appréhension «cosmétique» dégagée par le look des Sheepdogs 😉 Mais comme on dit l’habit ne fait pas le moine.

Dès mon arrivée précoce en bonne place dans la file d’attente, j’ai pu constater que les Sheepdogs jouissaient d’une bonne fan base sur Paris, allant littéralement de 7 à 77 ans. La Maroquinerie nous fera patienter assez longtemps dehors, à l’ombre néanmoins, pour n’ouvrir les portes que 10mn avant le début du concert. Ceci, afin de préserver au maximum la fraîcheur de la salle, que la clim aura du mal à contenir en cette journée caniculaire du samedi 18 juin sur toute la France.

Première partie Rosalie Cunningham

D’emblée donc, on entre dans le vif du sujet, 70’s revival comme internet m’y avait préparé, avec la pétillante Rosalie Cunningham entourée d’un groupe de qualité indéniable. Son répertoire d’influence très 60’s et 70’s est assez varié, avec plusieurs facettes de ce rock légendaire, et une bonne connotation psychedelic-rock. Le claviériste, d’ailleurs, semble tout droit sorti d’un documentaire sur Janis Joplin, et jouera de façon littéralement habité toute la durée du set.
Le groupe est composé également d’un guitariste de haut niveau faisant plus qu’épauler Rosalie, qui assure également bien à la guitare, ainsi que d’un batteur discret mais efficace. Le public de La Maroquinerie (qui s’est remplie durant le set de Rosalie) semble avoir bien apprécié la prestation de 40mn de Rosalie et ses 3 musiciens.

SETLIST

Start With The Corners
Ride on my Bike
Dethroning of the Party Queen
Donovan Ellington
Duet
Chocolate Money (Purson song)
Trisitia Amnesia

The Sheepdogs

La Maroquinerie est donc pleine pour accueillir les Sheepdogs, le public étant déjà acquis à leur cause avant la première note. Comme évoqué je ne suis pas un familier de leur répertoire, mais dès le premier morceau, je me rends bien compte que les fans connaissent les paroles de tous les refrains à venir.

Pour ma part je découvre, et je prends une véritable claque avec leur musique, beaucoup plus que ce que j’ai entendu en ligne. Tout le rock 70’s que j’ai aimé (découverte tardive pour ma part, après être tombé dans la marmite metal en 81 sans passer par la case classic-rock) me saute à la figure et me prends les tripes.

Une grosse cohésion entre les musiciens, tous d’excellent niveau et sans chercher à faire du superflu ou de la démonstration.

Ewan Currie au chant et à la guitare drive le show en toute tranquillité. A l’instar du claviériste de Rosalie en première partie, c’est ici le bassiste Ryan Gullen qui sort tout droit d’un tunnel temporel 1972-2022 et sera habité lui aussi tout le long du set.

Sam Corbett à la batterie, également comme son prédécesseur, sera discret et efficace.
L’ensemble des compositions, dont certaines résonnent comme des hits avec leur refrain repris en choeurs par le public, sont en permanence soutenues par les claviers de Shamus Currie.  Ce dernier, ne se contentant pas de ses claviers, se mue en 3ème guitariste par moment, en choriste tout le long du show et en lead singer sur (1 ou 2?) morceaux. Il se fend même d’une sublime prestation de trombone en final. Il apporte ainsi une grosse touche R’n’B (le vrai Rythm ’n’ Blues du siècle dernier, pas le fade R’n’B de radio de ce siècle) bien groovy mélangeant le son du groupe à celui de George Duke ou The Meters…

Et pour finir en apothéose, mention spécial à ce guitariste lead que je découvre, Jimmy Bowskill, que je qualifierai maintenant de guitar-hero tant ces interventions sont justes et mélodieuses ! Avec son look de countryman, il ne paie pas de mine, mais guitare en main c’est un véritable tueur !

La musique des Sheepdogs mélange très habillement le southern-rock, le blues-rock, le country-rock, country-blues, …

Les duos d’harmonies à la guitare font penser aux Allman Brothers bien sûr. Les intellos du rock et critiques spécialisés écriront certainement que les Sheepdogs n’ont rien inventé. Effectivement, et alors ? Si on aime un groupe, un genre de musique, c’est bien par ce qui le caractérise et qu’on le reconnaitra toujours. Pourquoi devoir sans cesse se renouveler, se ré-inventer si on aime ce que l’on fait, qu’on le fait sincèrement, sans plagiat ?

Je suis autant fan d’AC/DC que de Faith No More. Que l’un ne se renouvelle jamais et l’autre à chaque morceaux ne m’indispose aucunement ! Et ces intellos détracteurs, ont-ils ré-inventé la littérature eux, ou ne serait-ce que la critique musicale ? Le Rock n’est pas mort tant qu’il y aura des groupes comme The Sheepdogs, hein Gene 😉

Pour conclure, double surprise-découverte ce samedi soir avec Rosalie Cunningham et The Sheepdogs, que je n’hésiterai pas à aller revoir l’un comme l’autre dès qu’ils passent dans mes parages.