Live report du concert de TAGADA JONES + Ravage Club le 1er juin 2024 à l’Olympia
Rage Tour présentait Tagada Jones + Ravage Club le 1er juin 2024 à l’Olympia à Paris
Live report de David Dwidou Photography

Ce 1er juin, c’est soirée anniversaire à l’Olympia qui accueille Tagada Jones pour fêter ses trente ans de carrière.
Ravage Club
Mais avant de fêter les Tagada Jones, le public découvre pour beaucoup le groupe Indie-Punk-Rock Ravage Club. Il a été formé durant la période Covid-19 par le duo Acidula Crevecoeur au chant et à la basse, et Vinz Lion au chant et à la guitare. Ravage Club s’étoffe en version live avec le renfort de Hughes Rive à la guitare, et Vincent Hernault à la batterie, bien connu pour sa frappe chez Lofofora.
L’ambiance est joviale dans la salle lorsque le quatuor entre en scène.
Leur disposition sur scène est assez originale, avec Vinz et Acidula respectivement à gauche et à droite de la scène, tandis que Hughes et Vincent se font face au centre de la scène.
Après la rapide écoute de leur tout récent single « Ecchymoses », certain devaient s’attendre à un duo pop.. Mais ils se feront surprendre d’emblée par la débauche d’énergie que le groupe envoie dès l’entame du show. Sur scène ça bouge dans tous les sens. Les compos originales s’enchainent bien vite. Juste une petite accalmie en fin de show, avec le single «Ecchymoses» justement. Et pour conclure de manière tonitruante c’est le morceau « Iggy Pop » qui finit de convaincre l’audience.
Line-up :
Acidula Crevecoeur : basse, chant
Vinz Lion : guitare, chant
Vincent Hernault : batterie
Hughes Rive : guitare
Setlist :
Sans Toi
Ici Et Maintenant
Ça M’electrise
Cherry Bomb
Hey Baby
Fake G
C’est L’enfer
Ecchymoses
Iggy Pop
Tagada Jones
Le grand rideau rouge de l’Olympia se ferme de longues minutes après le passage de Ravage Club. On devine une intense préparation derrière pour ce concert exceptionnel. Exceptionnel car c’est une première pour Tagada Jones dans cette salle, et exceptionnel également de par la nature de cette tournée anniversaire.
Si le public a offert au groupe un Olympia Complet, c’est bien Tagada Jones qui pour ses 30 ans va offrir un véritable cadeau à son public.
Le rideau rouge s’ouvre donc pour laisser apparaitre une scénographie à plusieurs niveau.
De gauche à droite nous retrouverons en devant de scène La Guiche, Niko et Waner. Derrière eux, Job sur un premier niveau d’estrade, ainsi qu’un quatuor de cordes juste derrière lui. Et ensuite, un autre niveau d’estrade sur lequel les Bidons de l’An Fer prendront place de part et d’autre de la batterie. Surplombant tout cela, l’immense backdrop à l’effigie du dernier album «best-of revisité « TRNT ».
Le show commence par un hit récent « Le dernier baril ».
Le morceau fait résonner d’entrée les percussions des Bidons de l’An Fer. Dans la salle le public démarre au quart de tour, et sera à bloc jusqu’à la dernière note. Le groupe enchaine sans temps mort « Je suis démocratie », « Nous avons la rage » avec une rage certaine mais maîtrisée. Le ton est en dessous des débuts du groupe, ce qui reste certes logique et naturel. Niko l’admettra d’ailleurs entre 2 morceaux, remerciant ses parents car maintenant, ils peuvent venir à leur concert plus «rock» que «hardcore».
Nous avons droit en live au nouveau morceau « Le poignard » figurant sur « TRNT ». Le public chante déjà les paroles comme si c’’était un hymne de longue date.
Puis sur « Vendredi 13 » le groupe accueille un quatuor de cordes.
Il vient apporter une couleur particulière aux 5 autres morceaux qui s’ensuivent. L’ajout est subtile et ne dénature nullement les compos originales. Puis Sur « Hold-Up » on repart sur un bloc de 6 morceaux sur lesquels les cordes laissent la place à des perforées pour le « Tagada Circus » surplombé par son enseigne lumineuse circassienne. Les 3 performers changeront maintes fois de costumes et accessoires pour imager les textes des morceaux. Parmi ses 6 morceaux, il y a 4 reprises de OTH, Tulaviok, Ramones et Berrurier Noir. Les pogos sont évidemment de rigueur dans la fosse, tout comme les slameurs qui s’en donnent à coeur joie depuis le début du show.
Puis changement de décor à nouveau.
L’enseigne Tagada Circus disparait et laisse place à 2 backdrops façon kakémono géant de chaque côté de la scène : «Tagada» et «Jones» évidemment. Ce dernier changement annonce la dernière ligne droite du set qui sera composé de 7 morceaux pour finir sur la reprise de Parabellum « Cayenne ».
Pas de « faux rappel » pour Tagada Jones comme il se pratique exagérément dans le rock et metal (bien loin du côté contestataire de ces 2 genres au passage). Mais plutôt, un long salut avec l’ensemble des acteurs de la soirée. La fête a été belle, le public présent et impliqué, les musiciens appliqués et énergiques, la technique son et lumière au top.
Encore une belle soirée qui s’achève et qui laisse repartir des spectateurs aux anges.
Line-up :
Niko (Nicolas Giraudet) : chant, guitare
La Guiche (Stéphane Guichard Auray) : guitare
Waner (Erwan Herry) : basse
Job (Jean Baptiste Tronel) : batterie
Setlist :
Le dernier baril
Je suis démocratie
Nous avons la rage
Zéro de conduite
Cargo
De l’amour et du sang
Le Poignard
Manipulé
Vendredi 13
À feu et à sang
Les 4 éléments
Tout va bien
Combien de temps encore ?
Karim & Juliette
Hold Up
Cauchemar
Quelle sacrée revanche (reprise de OTH)
Skin ou keupon (Reprise de Tulaviok)
Rockaway Beach (reprise des Ramones) (La Guiche au chant, Job à la basse et Waner à la batterie)
Vivre libre ou mourir (reprise de Bérurier Noir)
Les Compteurs à zéro
Thérapie
De rires & de larmes
Nation to Nation
Le feu aux poudres
Mort aux cons
Cayenne (reprise de Parabellum)






















































