MOTOCULTOR 2026 : samedi 15 août : jour 3

MOTOCULTOR 2026 : samedi 15 août : jour 3

Live report du MOTOCULTOR 2026 : samedi 15 août : jour 3

Motocultor Festival 17ème édition
13-16 août 2026 – Carhaix Plouguer

Texte et photos par Martine Varago

Motocultor Festival

J3 du Motoc 2026 : la part belle aux groupes français

Le samedi est souvent la journée la plus remplie du festival. La programmation a voulu mettre en lumière les talents des groupes français. La programmation du 15 août comprend notamment Aorlhac, Ashen, Basaalt, Bruit ≤, Jetsex, Les 3 Fromages, Monde de Merde, Múr, Necrowretch, Perturbator, Shady Fat Kats, Sierra Veins, Slift, Svinkels Family & Friends, entre autres.

C’est donc Necrowretch qui démarre son set de blackened death metal sur la Dave Mustage. La formation française joue son death metal sombre aux influences old school, qui emplit l’atmosphère dès 13 heures. Tandis que Shady Fat Kats joue du stoner rock / hard rock. Groupe énergique mêlant riffs lourds, groove et esprit rock’n’roll, il envoie la sauce sur la Bruce Dickinscene.

On poursuit avec les groupes français : Basaalt et son sludge / post-metal enveloppent le public dans un univers lourd, atmosphérique et puissant. Sur la Supositor Stage, le groupe auvergnat de black metal Aorlhac, puisant son inspiration dans l’histoire et les paysages du Massif central, nous conduit au cœur des volcans.

Ashen, jeune groupe connu pour son deathcore à la fois moderne, technique et mélodique, offre une véritable effusion d’émotions dans une ambiance explosive !

Place à Monde de Merde, du punk hardcore français mêlant énergie punk, textes engagés et humour grinçant. Monde de Merde est un cri de révolte lancé aux frères opprimés, porté par une voix féminine éraillée. Un coup de genou entre-jambiste assené à un monde cruellement autocentré et peu cocasse. Un bon vieux punk-hardcore qui fait la part belle au blast-grind, sans pour autant omettre les riffs rock’n’roll.

Tandis que le quatuor instrumental toulousain Bruit ≤ s’élance sous le chapiteau de la Massey Ferguscène et propose du post-rock / post-metal, créant de vastes paysages sonores entre douceur et puissance, on peut entendre le goregrind de Rectal Smegma (Pays-Bas), combo réputé pour son humour décalé et son extrême brutalité.

Nous sommes déjà en plein milieu de l’après-midi quand Sidilarsen prend d’assaut la Dave Mustage, en remplacement des New-Yorkais Ill Niño. Les Tchèques Hollow Jan déversent leur post-hardcore / sludge aux passages atmosphériques et aux déferlements de puissance sous le chapiteau de la Massey Ferguscène.

Puis monte Cancer sur la Supositor Stage, le groupe pionnier du death metal britannique, actif depuis la fin des années 1980. Cela fait dix ans qu’ils n’ont pas joué en France. Pour dire qu’ils sont motivés à déployer énergie et émotions !

Changement d’ambiance sur la Dave Mustage avec les Allemands Orden Ogan et leur power metal. Connus pour leurs refrains épiques et leurs albums conceptuels, Orden Ogan anime la fosse et fait chanter le public. Quelle ambiance entraînante !

Pour ceux qui préfèrent aller ressentir l’énergie débordante des Américains The Casualties, direction la Bruce Dickinscene. Les punks aux iroquoises impressionnantes transforment le lieu en véritable champ de bataille. Jake, le chanteur-guitariste, descend dans le public pour organiser un véritable mur de la mort, voire même deux, pour le plaisir. Un groupe particulièrement sympa à photographier, avec une énergie et une attitude scénique qui offrent de beaux moments à immortaliser.

La soirée débute avec, d’un côté, sur la Supositor Stage, Grave, groupe historique suédois de death metal, célèbre pour son son lourd et brutal, et de l’autre, sous le chapiteau de la Massey Ferguscène, Múr, jeune groupe islandais de doom metal mêlant mélodies sombres et atmosphères cinématographiques.

À 19 heures, on attend avec impatience Leprous, venu de Norvège. Il nous apporte des émotions singulières au travers de son metal progressif, reconnu pour sa virtuosité, son émotion et la voix singulière d’Einar Solberg. On se laisse envoûter par les boucles musicales et envelopper par les lumières aux couleurs pourpres et violettes.

Pendant ce temps, le groupe breton Les 3 Fromages balance son rock humoristique dans une ambiance festive.

Puis place au stoner / rock psychédélique avec le trio toulousain Slift, qui nous plonge dans ses longues envolées cosmiques et son show hypnotique. Ou bien, sur la Supositor Stage, on peut découvrir les Britanniques Anaal Nathrakh et leur black metal industriel / grindcore. Le duo extrême fusionne violence sonore, électronique et intensité maximale. Et ça blast à fond !

Un habitué du territoire est le groupe allemand de metal industriel Eisbrecher. Toujours avec charisme, cette figure majeure du metal industriel germanique mêle riffs puissants et électronique. Même après avoir vécu un premier concert l’an dernier, le frontman Alexander Wesselsky apporte toujours son côté débridé si unique. Son attitude continue de séduire.

Par contre, pour ceux et celles qui veulent écouter de bonnes reprises de metal, c’est le moment d’aller écouter Frog Leap, groupe norvégien célèbre pour ses reprises de tubes en version metal.

La nuit tombe lorsque se produit le groupe de rap rock / crossover Friends & Family. Le collectif festif réunit les membres de Svinkels et leurs invités autour d’un mélange de rap, rock et punk.

Et pour une fois, la Supositor Stage offre un moment intense avec les Américains Nevermore et leur progressive power / thrash metal. Groupe culte de Seattle, admiré pour sa technicité et la voix de Warrel Dane, le public se retrouve ébahi devant Nevermore.

23 heures, c’est le moment tant attendu ce samedi soir pour la tête d’affiche : Within Temptation. C’est l’une des formations les plus populaires du genre, portée par la voix de Sharon den Adel. Le groupe offre un set de metal symphonique époustouflant. C’est difficile de quitter des yeux Sharon, tellement elle éblouit à la fois par sa performance, sa voix et sa présence scénique.

Mais les festivaliers qui préfèrent écouter du bluegrass rock se dirigent vers la Bruce Dickinscene pour voir les Finlandais Steve’N’Seagulls. Le groupe revisite les grands classiques du rock et du metal dans un style bluegrass décalé.

Enfin, pour terminer sur la Supositor Stage, c’est le groupe finlandais Omnium Gatherum qui nous transporte dans un voyage sonore harmonieux. Son death metal mélodique résonne au cœur de la nuit, porté par la voix gutturale de Jukka Pelkonen.

Ce samedi, effectivement très marqué par la présence de groupes français, se termine à 2 h 30 avec Perturbator, le projet de James Kent mêlant musique électronique sombre, influences cyberpunk et esthétique rétro-futuriste sur la Dave Mustage, et Nanowar of Steel, groupe italien de power metal parodique, transformant les codes du heavy metal en hymnes aussi épiques qu’humoristiques.

Cette avant-dernière journée du Motocultor, encore trop chaude pour la Bretagne, laisse de belles émotions puissantes dans la tête malgré la quantité de poussière respirée sur les deux principales scènes.

Rendez-vous demain dimanche 16 août pour le 3ème jour du Motocultor

https://www.facebook.com/MOTOCULTOR.FESTIVAL.OpenAir

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 Motocultor Festival : Jeudi 13 août 2026 : Jour 1 : https://rockmetalmag.fr/motocultor-2026-jeudi-13-aout-jour-1/

 Motocultor Festival : vendredi 14 août 2026 : Jour 2 : https://rockmetalmag.fr/motocultor-2026-vendredi-14-aout-jour-2/