Live report de Motionless In White et Dayseeker au Zénith de Paris le 17 février 2026
Motionless In White et Dayseeker électrisent le Zénith
Paris, 17 février 2026
Remerciements à Marine de Veryshow pour l’accréditation
Texte et photos par Martine Varago
La catharsis magnétique de Dayseeker
Dayseeker, groupe de rock du 21e siècle, se présente ce soir devant le public du Zénith parisien. Après l’installation de Mike Karl à la batterie, le chanteur Rory Rodriguez, arborant ses lunettes de soleil noires, arrive glorieux. Dès les premiers riffs du guitariste Gino Sgambelluri et la lumière tombante des spots sur le premier titre joué « Pale Moonlight », leur rock alternatif nous hypnotise.
Les mid tempos donnés par la rythmique du bassiste Ramone Valerio et du batteur accompagnent leurs chansons poignantes et mélancoliques. C’est bien plus que du « Sad Rock », comme le leader du groupe, Rory Rodriguez, aime généralement le décrire . Peut-être aussi, retranscrit il la douleur de la perte de son père à travers ses paroles?.
Les chansons de Dayseeker ne se contentent pas d’exposer le deuil, le chagrin et les traumatismes, elles les transforment en quelque chose de magnétique, de puissant et, au final, de libérateur. D’ailleurs, au troisième morceau « Burial Plot », se crée un moment émotionnel très intense : les fans allument la lumière de leurs smartphones dès que retentissent les premières notes.
Comme le rappelle Rory vers la fin du show : « Cela fait 14 ans de carrière musicale et on en profite pour remercier le public ». Sur ce, une grande clameur s’élève de la foule. Rory invite le public à sauter avant de passer au dernier titre explosif « Neon Grave ». Avec plus de 600 millions de streams à son compteur, la résonance profonde de la musique de Dayseeker a su créer un lien émotionnel avec son public. Une réinvention onirique et immersive où le groupe a misé gros sur la mélodie, l’atmosphère et l’introspection.
Setlist Dayseeker
Pale Moonlight
Shapeshift
Burial Plot
Crawl Back to My Coffin
Bloodlust
Without Me
Crying While You’re Dancing
Creature in the Black Night
Sleeptalk
Neon Grave
L’hypnose Motionless In White
Place à la tête d’affiche avec le groupe de rock alternatif / metalcore américain, Motionless in White. Difficile de mettre son style musical dans une seule case tant les influences musicales semblent être diversifiées, allant du metal indus au metalcore en passant par le rock emo, Motionless in White ouvre ainsi sa musique au plus grand nombre de fans possibles. Originaire de Scranton, en Pennsylvanie (États-Unis), le quintet se forme en 2005 autour du guitariste et chanteur Chris Motionless, du batteur Angelo Parente, du guitariste Frank Polumbo et du bassiste Kyle White.
Une demi-heure de pause nous est octroyée, le temps de finir l’installation de la scène où deux niveaux se dégagent, la batterie faisant le lien entre les deux. Trois écrans sont installés derrière la scène et servent à projeter quelques vidéos et les refrains clés pendant le show. En supplément, le plateau central s’avance dans la fosse afin que le chanteur puisse être au plus près du public. On devine que les américains préparent un show immense et de qualité.
La clameur est énorme dès que le groupe débarque. Hyper attendu, Motionless In White nous plonge directement dans sa musique, avec « Meltdown », un metalcore aux lointaines accointances emo, le tout avec une imagerie très gothique. Immédiatement, ce qui frappe aux yeux, c’est le look du chanteur Chris, rappelant sans aucun doute celui de Marilyn Manson. Entre l’allure mince et le maquillage emo, on s’y méprendrait presque !
Quant à s’attendre à un show à l’américaine, c’est bien parti : gerbes de flammes, confettis et danseuses sexy occupent le plateau dès les deuxième et troisième titres. Tandis qu’un défilé de crowd surfers tombe dans les bras des hommes chargés de la sécurité, d’autres fans chantent les refrains avec Motionless In White. Et pour ajouter un peu de fun sur scène, Justin Morrow, le bassiste au visage clownesque, fait également son spectacle.
Motionless In White nous offre des surprises tout au long du show. Quand il joue « Werewolf », une animation d’un texte « WE RE WOLF » est projeté sur les écrans derrière le groupe tandis que les danseuses ou « Cherry Bombs » transformées en loups se promènent autour des musiciens. De nouveau, apparaissent les quatre danseuses derrière le frontman sur le morceau « Necessary Evil », percutant, reflétant les thèmes sombres et intenses du groupe et sur le morceau atmosphérique « Rats » où elles arrivent avec une chaîne.
22h10. Le groupe quitte la scène discrètement, nous laissant dans une quasi obscurité pour mieux faire surgir le solo du guitariste. S’illuminent alors les multiples lumières des téléphones portables, créant de nouveau un moment émotionnel intense. Une courte période d’accalmie avec « Cyberhex », à la fois futuriste et sombre, où Chris pose son genou à terre, avec l’effigie de la mitre du pape projetée sur fond d’écran. Puis, Motionless In White utilise un effet de neige artificielle qui tombe sur scène pendant « Another Life », renforçant l’ambiance théâtrale.
En fin de show, le leader Chris Cerulli, excellent communicant et chevronné, précise au public que le groupe devient de plus en plus populaire au fil des ans grâce à son soutien et son aide. Ses remerciements multiples envers le public semblent sincères tant l’homme parait s’être investi pour assurer sa performance. Il rappelle, non point sans humour, que ses fans sont « Eternally Yours », au moment où sonne le titre lui-même.
Là, se joue du Motionless In White 100% metalcore US relevé à la sauce emo moderne dans une ambiance joyeuse.
Line-up actuel :
Christopher Cerulli – chant (depuis 2005), guitare rythmique (2005-2006, 2011, 2018-2019), clavier, synthétiseur (2005-2006, depuis 2017)
Ryan Sitkowski : guitare solo (depuis 2008), guitare rythmique (2008-2009), basse (2009–2011, 2018-2019)
Richard « Ricky Horror » Olson : guitare rythmique, chœurs (depuis 2009), basse (2009–2011, 2018-2019)
Vinny Mauro : batterie (depuis 2014), clavier, synthétiseur (depuis 2017)
Justin Morrow : basse (depuis 2019)
Setlist Motionless In White
Meltdown
Sign of Life
A-M-E-R-I-C-A
Thoughts & Prayers
Voices
Afraid of the Dark
Werewolf
Hollow Points
Necessary Evil
Slaughterhouse
Rats
Disguise
Nothing Ever After (ILLENIUM cover)
Scoring the End of the World
Not My Type: Dead as Fuck 2
City Lights
Cyberhex
Another Life
Eternally Yours









































