Interview de James et Tyler du groupe Jayler
Entretien avec James Bartholomew – chant / guitare et Tyler Arrowsmith – guitare, du groupe Jayler à l’occasion de la journée promotion organisée par Olivier Garnier de Replica Promotion
Par : Martine Varago
Jayler « Voyage psychédélique, échos familiers »
Entre les deux, Led Zeppelin et Aerosmith, Jayler se balance. Le charismatique leader chanteur/guitariste James Bartholomew mène la charge aux côtés de Tyler Arrowsmith (guitare), Ed Evans (batterie) et Ricky Hodgkiss (basse/clavier).

Le premier album très attendu Voices Unheard sort le 29 mai 2026 via Silver Lining Music. Pour célébrer cette sortie, Jayler organisera une série de séances de dédicaces exclusives dans tout le pays. Une tournée géante est également programmée cette année. C’est ce mélange entre la gestion moderne de son image sur les réseaux sociaux et un son très « vintage » qui semble être la clé de son succès actuel. Le groupe étant en pleine ascension grâce à son management et à son talent, il tourne principalement dans les circuits des grands festivals de rock classique et les premières parties de « stadium rock ».
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Rock Metal Mag : Bonjour , présentez-vous.
James Bartholomew : Je m’appelle James Bartholomew. Je hurle et j’ai tendance à jouer de la guitare.
Tyler Arrowsmith : Moi, c’est Tyler Arrowsmith. Je torture les cordes.
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Rock Metal Mag : Pensez-vous que la similitude de vos noms et de vos influences des années 70 vous lient d’une manière ou d’une autre à des groupes comme Led Zeppelin ? Que ressentez-vous face à cette comparaison ?
James : Nous essayons de faire ce que ces gars-là faisaient à la fin des années 60, au début des années 70, et durant les années 80 aussi. On s’inspire de ce qu’ils ont apporté à l’industrie musicale, et plus encore, de la façon dont ils ont réussi à rassembler les gens.
À l’époque, tout le monde se réunissait uniquement pour la musique — et pour la drogue aussi, à mon avis. Je pense que c’est ce dont notre génération a besoin en ce moment : quelque chose à quoi se raccrocher, quelque chose qui résonne en nous. Nous sommes convaincus que la musique peut être ce point d’ancrage. Ils faisaient la même chose que nous aujourd’hui. C’est agréable d’être comparé à des légendes.
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Rock Metal Mag : De manière générale, quand des jeunes jouent ce genre de musique, il y a souvent une éducation parentale derrière. Est-ce votre cas ?
James : Pour ce qui est de dénicher Led Zeppelin ou Black Sabbath, c’est surtout moi qui les ai trouvés tout seul. Mais j’ai toujours baigné dans la musique depuis mes 8 ans. Mes parents m’ont appris à poser un vinyle sur une platine. C’était du Bob Dylan, du Crosby, Stills, Nash & Young. J’ai toujours été entouré par la musique. Par contre, pour ce qui est du mouvement hippie et psychédélique, Pink Floyd et tous ces groupes, je les ai découverts par moi-même.
Tyler : AC/DC est le groupe avec lequel j’ai grandi. Quant à Led Zeppelin, j’ai commencé à les écouter quand j’ai rencontré James, en fait. Avant, j’écoutais surtout Metallica. C’était un peu plus lourd, plus typé années 80. On a commencé à explorer non seulement le rock n’roll, mais aussi ceux qui ont influencé ces groupes, en remontant jusqu’aux racines de la musique : le blues.
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Rock Metal Mag : Si vous pouviez créer un festival, quels seraient les trois groupes (morts ou vivants) avec lesquels vous aimeriez jouer ?
James : Je me disais que je referais bien une copie de Woodstock ! (rires). Je dirais Hendrix, Crosby, Stills, Nash & Young. Ça serait cool d’être avec eux sur scène. Et The Who !
Tyler : Eddy Van Halen à ses débuts. Bon Scott d’AC/DC et disons Deep Purple. On va jouer bientôt avec eux. C’est bien de jouer avec eux maintenant mais ça aurait été bien de jouer avec eux dans les années 70.
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Rock Metal Mag : Vous évoquez souvent la période des années 60/70, voire 80. Nous sommes curieux de savoir ce qui vous attire dans ces décennies.
James : J’ai commencé à m’y intéresser quand j’étais au lycée. Je faisais des recherches de retour chez moi. On ne nous enseignait pas tout sur ce qui se passait à Woodstock, sur la drogue et l’industrie de la musique. Je ne sais pas ce qui m’avait intrigué mais je suppose que les rassemblements de personnes qui venaient voir une quinzaine de groupes. Bien sûr, je vais voir des concerts dans une salle ou un stade mais à l’époque c’était juste un champ.
Tyler : J’ai regardé la vidéo de Jimi Hendrix jouer à Maui. Les gens se trouvaient dans un champ, écoutaient de la musique et s’amusaient. C’était tout simple mais ça avait l’air génial de faire partie de cette communauté hippie !
James : Les choses étaient plus simples. Je pense que quand tu es dans cette ambiance, tu n’as pas besoin de téléphone. Quand les gens se rassemblent pour écouter de la musique, on partage la même passion, celle d’écouter de la musique.Et cette communauté était là pour la même chose et cela m’a émerveillé.
Tyler : C’est comme vivre dans un village où tout le monde se connaît. Quand tu vas à un festival, tu vois des têtes familières et tu te lies d’amitié avec les gens. C’est ça qui est très important.
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Rock Metal Mag : Vous allez sortir prochainement votre premier véritable album Voices Unheard, le 29 mai exactement. On dépeint votre musique comme du hard rock armé jusqu’aux dents. Comment décririez-vous cet album en quatre mots ?
James et Tyler (en alternant) : Voyage psychédélique, échos familiers.
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Rock Metal Mag : En quoi votre musique s’inspire-t-elle des sonorités des années 70 et quelles sont les autres influences musicales présentes dans votre travail actuel ?
James : Pour l’écriture des chansons, d’un point de vue lyrique, la plupart des titres sont basés sur des récits. Ils ont un début, un développement et une fin. C’est parce que mes racines folk-country sont celles de conteurs d’histoires comme Bob Dylan, Crosby… Ils suivent toujours une narration à travers la musique. Même Bob Marley était un grand conteur.
Nous avons deux morceaux sur l’album, « Bittersweet » et « Hate To See It End », qui sont principalement d’inspiration folk. « Bittersweet » est d’ailleurs essentiellement acoustique. Nous avons aussi des titres plus bluesy comme « Down Below » et « Love Maker », qui baignent dans le blues et les peines de cœur. Enfin, l’album se termine sur de grands hymnes triomphants tels que « Over The Mountain » et « The Rinsk ».
Tyler : On a tous des influences différentes. Pour moi, principalement les années 80 et pour James des influences folk. Pour Ricky, cela peut être du reggae. Donc, il y a une grande variété d’influences. Pour ce premier album, ce que l’on a voulu faire, ce n’est pas qu’un simple groupe de rock. Jayler est multicolore et on est plutôt fier du résultat.
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Rock Metal Mag : Comment écrivez-vous vos chansons ? Est-ce que chacun a un rôle spécifique dans la composition ?
James : C’est de l’écriture libre. Le batteur peut apporter une partie de guitare, pas seulement de la batterie. Il m’est arrivé d’écrire des chansons où j’avais enregistré l’intégralité des démos chez moi — basse, claviers, voix… Ensuite, je les apportais et je disais : « Ok, essayons ça ». Il n’y a pas de méthode particulière pour composer. C’est juste une question de feeling par rapport à ce que nous écrivons.
Pendant l’enregistrement de « Bitter Sweet », j’ai eu mal à la tête durant les répétitions. Jai donc pris ma guitare acoustique et j’ai joué pendant 20-25 minutes dans l’arrière-salle. Quand je suis revenu, j’étais un peu nerveux parce que je n’avais jamais fait de guitare acoustique auparavant. Je leur ai montré et ça a fonctionné. On a enregistré la démo le jour même. Une autre fois, j’ai demandé aux gars d’écrire une ballade parce que j’avais les paroles. Quatre heures plus tard, j’avais une ballade. On s’est dit : « OK, c’est notre premier single, « Down Below », on y va ».
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Rock Metal Mag : Votre single « Down Below » est sorti avec un clip qui vous met simplement en scène en tant que musiciens. Comment cela se passe-t-il jusqu’à présent ? Avez-vous des chiffres à nous communiquer ?
James : Ça marche plutôt bien.
Tyler : Le clip vidéo a passé la barre des 10 000. Sur les réseaux sociaux, cela a monté en flèche. En septembre, alors que l’on était en festival au Brésil, on a reçu de nombreux commentaires des Brésiliens. On avait 10 000 followers, puis, une semaine après, c’est passé à 20 000, puis 30 000. C’est exponentiel. Les réseaux sociaux peuvent être à la fois une bénédiction et une malédiction.
Nous avons fait de notre mieux pour les utiliser à leur plein potentiel, afin de sortir Jayler de cette phase un peu mélancolique, et nous nous sommes penchés sur les artistes et les personnes qui voulaient faire partie de notre communauté. On ne veut pas suivre les tendances et copier ce qui se produit aux alentours. Il y a tellement de tissus de mensonges.
James : On construit notre propre style. On n’est pas du bidon, on est un vrai groupe ! Notre musique est le fruit de nos influences. Dans l’industrie musicale de nos jours, on est obligé d’être ‘tendance’.
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Rock Metal Mag : Les premiers riffs de “The Getaway” peuvent rappeler “Personality Crisis” des New York Dolls, avec un son similaire et l’énergie punk des années 70.
James et Tyler : Jamais entendu parler de ce groupe.
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Rock Metal Mag : J’ai interviewé Slash de Guns N’Roses dans les années 80 et je me souviens que le label m’avait demandé de lui apporter une bouteille. J’ai donc acheté du vin. Mais pendant l’interview, il m’a dit qu’il préférait le JD (Jack Daniel’s). Il a donc passé toute l’interview avec sa bouteille de Jack. Pensez-vous que l’image du rock ‘n’roll a changé aujourd’hui ?
James : On boit du thé ! Je pense que les années 80 avaient besoin de cette esthétique rock. Si tu fais ça sur scène aujourd’hui, c’est comme si tu cherchais à prouver quelque chose que tu n’es pas. Je crois que les groupes des années 80 et 90 ont tout essayé en matière de boissons et de drogues. À mon avis, ce n’est pas cool. C’est la musique qui aurait dû parler, pas la tise et l’alcool. Eux, ils l’ont fait : ça leur allait bien. Mais ça ne nous va pas, à nous.
Tyler : On a déjà essayé d’avoir une bouteille de Jack Daniel’s sur scène. Ça ne s’est pas très bien passé…
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Rock Metal Mag : Jayler est un groupe tellement jeune et vous partagez déjà la scène avec Guns N’Roses, Sammy Hagar et Deep Purple. Comment vous êtes-vous retrouvés avec ces trois géants ?
James : C’est notre management.
Tyler : Dans cette industrie, souvent, ce n’est pas ce que tu sais qui compte [mais qui tu connais]. Nous avons une super équipe. On était en studio en train d’enregistrer l’album quand Lisa Perry (NDJ : de Adam Parsons Entertainment) nous a dit : « Je crois que l’on a quelques concerts avec Deep Purple. » Et quelques jours plus tard, elle a ajouté : « Vous partez pour plusieurs dates avec Deep Purple à travers l’Europe. »
James : Et puis, cerise sur le gâteau : on joue au mythique Royal Albert Hall, à Londres, où Creedence, The Who et Eric Clapton ont également performé.
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Jayler jouera au Royal Albert Hall, en première partie de Deep Purple, le 25 novembre 2026. Jouer dans une salle mythique, et de surcroît, en première partie des légendaires Deep Purple n’est pas un petit coup de chance mais une excellente opportunité pour mettre le groupe sur la carte internationale. Quant aux Parisiens, ils attendront la date du 22 octobre à l’Adidas Arena pour découvrir ce jeune groupe des Midlands, non loin de Birmingham. Les provinciaux les verront au cours de 4 dates en novembre.

Billetterie : https://www.gdp.fr/fr/artistes/deep-purple
https://www.facebook.com/jaylerband
Voir l’article su Jayler du 9 avril : ICI











