Interview HYPNO5E au Black Dog à Paris

Interview HYPNO5E au Black Dog à Paris

Entretien avec Emmanuel et Jonathan du groupe HYPNO5E au Black Dog à Paris

Emmanuel JESSUA (Guitariste / chanteur) et Jonathan MAUROIS (guitariste) du groupe HYPNO5E étaient en journée promotion en octobre dernier. Cela se passait au Black Dog à Paris avec Roger Wessier de Replica Promotion

Emmanuel (à gauche) et Jonathan

Rock Metal Mag a pu s’entretenir avec Emmanuel à propos de la sortie du nouvel album « A Distant (dark) Source » prévue le 22 novembre 2019 sur Pelagic Records .

Artwork by Bertin et Compagnie.

Tracklist:

“On The Dry Lake” (12:27)
“In The Blue Glow Of Dawn”, pt. 1, 2 and 3 (16:02)
“A Distant Dark Source”, pt. 1, 2 and 3 (18:09)
“On Our Bed Of Soil”, pt. 1, 2 and 3 (15:51)
“Tauca Part II – Nowhere” (07:37)

HYPNO5E : Nouvelle vidéo « Tauca, Pt. 2 – Nowhere »

Membres du groupe
Emmanuel JESSUA – Guitar, lead vocals
Jonathan MAUROIS – Guitar
Gredin – Bass, backing vocals
Théo BEGUE – Drums

https://www.facebook.com/hypno5e/

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Rock Metal Mag : Hypno5e existe depuis près de 16 ans, quel regard portes tu aujourd’hui sur le parcours du groupe?

Emmanuel : C’est vrai que j’ai du mal à imaginer que ça fait déjà + de 15 ans que nous jouons. Maintenant la formation est stable, depuis 8 ans.

«A Distant (dark) Source» est notre 5 ème album et il s’inscrit dans la continuité des albums que l’on a fait avant. Mais on essaie toujours de se renouveler. Même si on garde le style de nos débuts, on essaie de proposer de nouvelles choses. Notamment avec notre album acoustique.

Et puis on tourne beaucoup aussi et les choses ont pas mal avancées à ce niveau là . On a pas mal tourné à l’étranger également.

On a eu quelques petits moments de creux aussi . Avec les sorties d’albums on a eu certains problèmes avec les gens de l’extérieur. Comme sur Shores, (ndlr : Shores of the Abstract Line en 2016 sur Pelagic Records) où l’on a eu 2 ans de retard sur sa sortie.

On a bien avancé mais on aurait voulu faire encore plus de choses.

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Rock Metal Mag : C’est vrai que vous avez fait beaucoup de chemin depuis vos début et Gojira vous a mis le pied à l’étrier si je peux dire en 2013, vous avez eu l’occasion de rejouer en première partie sur quelques uns de ses concerts ?

Emmanuel : Oui mais depuis cette tournée, nous n’avons pas rejoué avec . Mais c’est un groupe que j ‘aime bien et ça me plairait de refaire une ouverture pour eux.

En plus ils sont très cool et tout s’est super bien passé. C’est vrai que c’est une tournée qui nous a permis de nous faire connaître, surtout en France. Il s’agissait d’une tournée européenne mais il y avait très peu de dates à l’étranger.

Donc c’est vrai qu’en France, on a vraiment senti la différence après la tournée avec Gojira. Il y a eu un avant et un après évident. Beaucoup de choses se sont passées à partir de ce moment là. Cela a permis au groupe de passer à un niveau supérieur.

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Rock Metal Mag : A Backward Glance On A Travel Road est le projet parallèle en version acoustique de Hypno5e ?

Emmanuel : Alors au début c’était un groupe parallèle. L’album « A Backward Glance On A Travel Road » sorti en 2011 devait être porté par Hypno5e. Mais on pensait que c’était un peu trop tôt pour sortir un album acoustique.

Donc on a crée ce side project du même nom que l’album. Et finalement on l’a réunit sur « Alba – Les Ombres Errantes » et sous le nom de Hypno5e. Donc, c’est un peu la version acoustique de Hypno5e.

Mais ce sont les mêmes musiciens, la même manière de travailler.

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Rock Metal Mag : Pour Alba tu as réalisé un film?

Emmanuel : Oui, j’ai d’abord sorti un film que j’avais réalisé en Bolivie et ensuite on a sorti l’album. On a réuni tout ça et on est parti en tournée pour le présenter sous la forme de ciné-concert..

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Rock Metal Mag : « A DISTANT (dark) SOURCE » est la seconde partie de votre projet de double album, pourquoi avez vous choisi de commencer par la partie 2 ?

Emmanuel : En fait certaines choses composées dans la partie, qui va sortir après, vont mettre en lumières certains éléments de cet album là. On pensait qu’il était intéressant de faire d’abord vivre « A DISTANT ( dark ) SOURCE » avec tout le sens qu’il porte.

Et donc en sortant la première partie plus tard, on lui redonnait une signification différente. Les textes vont prendre un sens nouveau lorsque les gens vont écouter le début .

Et puis c’est aussi en rapport avec la composition qui se construisait bien puisqu’il fallait que l’ensemble s’écoute avec logique.

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Rock Metal Mag : La partie 1 de « A DISTANT (dark) SOURCE » est déjà prête?

Emmanuel : Elle est déjà composée. Mais il y a encore du travail . L’idée est de sortir les deux parties en ne laissant pas trop d’espace entre. La partie deux sort le 22 novembre mais pour la partie 1 je ne préfère pas trop m’avancer. En principe cela devrait se situer à peu près vers fin 2020, début 2021.

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Rock Metal Mag : Comme pour les autres albums, sur « A DISTANT (dark) SOURCE » vous avez fractionné vos titres en plusieurs parties . C’est pour mieux répartir les tempos à l’intérieur d’un même morceau ?

Emmanuel : Alors souvent c’est la question que l’on se pose sur nos albums pour les morceaux assez longs. Est ce qu’il est judicieux de les séparer en 2 ou 3 parties ou bien les garder en version longue de 10 minutes? Donc c’est d’abord pour l’écoute et pour aérer les éléments.

Lorsque l’on divise un morceau, les parties séparées pourraient être aussi des morceaux à part entière. Cette aération de l’écoute permet de jongler d’un endroit à un autre et naviguer plus facilement au coeur de l’album.

Nous on prône une écoute intégrale de A à Z. C’est pour ça que l’on fait des morceaux longs. Si je pouvais je ne ferais qu’une seule piste. Parce que lorsque l’on coupe l’intégralité on perd des choses. Mais voilà, une fois que cette écoute a été éprouvée elle peut se jouer d’une manière différente .

Donc on divise et nous avons toujours fait comme ça. On garde cette formule là pour le moment.

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Rock Metal Mag : Votre album « A DISTANT ( dark ) SOURCE » est composé d’une variété incroyable d’éléments qui se juxtaposent ou s’imbriquent parfaitement. Combien de temps vous a t il fallu pour composer cet album ?

Emmanuel : Ce n’est pas si long en fait. Je compose chez moi et j’ai toujours beaucoup d’éléments même si ils sont tous disparates. J’ai une tonne de matière car j’aime énormément composer et je le fais tous les jours, tous les jours…

Donc lorsque j’arrive en studio j’ai déjà une très grosse matière, mais sans aucune structure. Je vais structurer les morceaux directement pendant l’enregistrement. Si l’enregistrement dure un mois, l’album sera composé en un mois.

Je pars sur un riff et j’improvise en direct. Du coup la construction se fait au fur et à mesure. Et comme je compose tout c’est assez rapide.

Le plus long c’est tout ce qui se passe après la construction du squelette. C’est à dire les harmonies, les arrangements, l’intégration des samples et des différents instruments.

Donc c’est ce qui fait que cela s’étale dans le temps mais la composition en elle même est assez rapide.

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Rock Metal Mag : Jonathan apporte des riffs ou pas ?

Emmanuel : Alors lorsque j’enregistre avec Jo, on choisit ensemble les riffs qui semblent les meilleurs. On décide de ce qui pourrait aller après. C’est moi qui compose mais c’est lui qui arrange en direct . Cela peut arriver que parfois il m’envoie des thèmes qu’il a composé pour l’album.

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Rock Metal Mag : Et pour les Samples ?

Emmanuel : Cela dépend, des fois ils peuvent être intégrés au moment de la composition. On a une bibliothèque de Samples, donc avant de commencer la composition, je commence à chercher, comme dans un bouquin.

Donc je choisis des samples qui ont une logique entre eux, bien évidemment. Et au fur et à mesure de l’enregistrement on choisit les samples, pour travailler une introduction ou une atmosphère assez tranchante. On les intègre aussi parfois à la composition.

En général tout se fait au fur et à mesure. les couches s’imbriquent et les samples arrivent alors que le morceau n’est pas forcément fini. On peut aussi en rajouter à la fin.

C’est un véritable patchwork, en quelque sorte. Et puis après les samples il y a les paroles que j’écris après, une fois que j’ai la musique. J’ai déjà les idées en tête, c’est à dire le sujet et la direction à prendre, mais je n’ai pas encore les textes.

Du coup on ajuste aussi les samples en fonction des paroles, écrites après l’enregistrement musical.

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Rock Metal Mag : L’atmosphère générale de l’album est très nostalgique, mélancolique presque tragique. On ressent une vraie détresse dès le premier morceau. Tu es toujours à la recherche des ombres du passé en Bolivie ?

Emmanuel : C’est vrai que la Bolive est une terre qui me parle beaucoup et qui sert souvent de décor aux espaces imaginaires que je créé dans mes albums.

C’est plus une quête de quelque chose qui a disparu. Donc j’aime rechercher des espaces que je ne retrouverais pas. Mais la recherche du manque est un processus qui nourrit mon imaginaire.

Donc c’est vrai que l’album est très mélancolique. Le thème lui-même c’est la disparition. C’est la recherche des disparus qui reviennent.

En fait lorsque je suis allé en tournage en Bolivie, pour un repérage sur un documentaire que je suis en train de préparer, j’ai croisé un personnage qui travaille dans l’église d’un petit village. Il m’a parlé de la Bolivie . Et toute la partie sud Ouest du pays, il y a 4000 ans était un immense lac. Le Lac Tauca, qui a disparu.

Et j’ai commencé à réfléchir la dessus, car il y a un autre lac qui a disparu récemment (ndlr: Le lac d’Acuelo, près de Santiago au Chili) . Il y le désert de sel au Sud Ouest de la Bolivie (ndlr: Le Salar d’Uyuni.) C’est une région très désertique, vidée de ses habitants et de son contenu.

Et comme j’ai travaillé sur un film autour de ce sujet là, j’imaginais que l’espace d’une nuit on avait la sensation d’entendre le son de l’eau qui revenait. On ne la voit pas mais on l’entend.

Il y avait aussi les spectres des gens qui ont habité cette région qui revenaient. C’est un peu le sujet que je développe sur l’album. Donc, il y a le personnage principal qui va rechercher un être qu’il a aimé et qu’il va essayer de retrouver dans ce spectre là.

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Rock Metal Mag : Vous avez publié la vidéo du titre éponyme de l’album où a-t-elle a été tournée exactement ?

Emmanuel : Alors elle n’a pas été tournée en Bolivie. Certaines images ont été filmées avec l’actrice, dans une carrière du Sud de la France.

Il y a quelques images que j’ai pris en Bolivie, d’autres en Arménie et en Mongolie aussi. Ce sont des espaces assez désolés, arides ou enneigés. Des lieux un peu hostiles où l’on sent qu’il y a eu une éventuelle vie. Mais elle est cachée quelque part et il faut la cerner.

Donc là cela se passait dans les carrières de Sarragan. C’est un endroit facile à trouver dans les Baux de Provence. Mais c’est une carrière privée où il y a encore une exploitation de pierre.

C’est une carrière qui a été rachetée par quelqu’un qui faisait du théâtre, et qui voulait en faire un amphithéâtre mais il est mort depuis.

Et pour notre clip ce lieu correspondait bien au thème.

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Rock Metal Mag : Cet album est un paysage sonore tout en opposition et assez chaotique, ces ambiances musicales sont liées à ta jeunesse et à ton vécu en Amérique du Sud ? C’est de là que te viennent toutes tes inspirations?

Emmanuel : Je ne sais pas trop comment l’expliquer. Ce qui me nourrit c’est la manière dont je nourris mon imaginaire. Donc en ayant traversé ces espaces là et en voyageant beaucoup, cela créé cet imaginaire qui ressort dans la composition.

Quand je compose il n’y a pas forcément de composition en amont. Je gère les choses de manière instantanée. Ce n’est pas du tout réfléchi. Je sais ce que je veux entendre, donc je le sors, je le compose.

Bien sur ça vient d’événements personnels qui ont lieu au cours de ma vie. Et puis il y a aussi cette quête qui te donne le sentiment de ne pas être au bon endroit au bon moment. Alors peut être qu’à travers ma musique je recrée l’endroit où j’aimerais me trouver.

C’est vraiment lié à l’espace, qui est lui-même lié à des personnes qui ont habité cet espace là. Mais c’est aussi une façon de recréer un endroit où je ne suis pas.

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Jonathan vient se joindre à nous, son interview téléphonique étant terminée.

Rock Metal Mag : Qui a réalisé la pochette ? Elle est à double sens ?

Emmanuel : C’est Yvan Bertin et son équipe. C’est un ami qui nous suit depuis « Acid Mist Tomorrow » de 2012.

Il a fait les clips live de « Gehenne » de Acid Mist et celui de « West Shore: Memories » de Shores of the abstract line. Il a fait tous les visuels depuis Shores et aussi celui d’Alba et du dernier album.

Je lui envoie des éléments visuels, donc des photos que j’ai prises en voyage. Ensuite il écoute l’album et il s’en inspire pour créer la pochette. En général ce qu’il réalise est toujours assez juste. On lui fait entièrement confiance.

Le carré représente cette source dont parle le thème. Il y a cette profondeur, cet espace désertique devant, avec les ombres des revenants.

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Rock Metal Mag : Quels sont les artistes qui vous ont le plus influencés à vos débuts ?

Jonathan : Comme c’est surtout Manu qui compose se sont surtout ses influences.

Emmanuel : On a tous des influences un peu différentes étant donné que l’on écoute tous des choses différentes. Mais il y a des inspirations Latino, des influences de Pink Floyd.

Après en ce qui concerne le Metal je ne saurais pas trop quoi dire mais il y a forcément des choses qui sont là. Mon inspiration vient surtout d’éléments plus calmes.

Ce sont plus des musiques Latino, des musiques classiques et romantiques. Certaines musiques contemporaines également. Sinon j’ écoute un peu de Metal mais ce n’est pas ce que j’aime le plus.

Jonathan : Moi, j’écoute un peu de tout. Mais surement plus de Metal que Manu. Je viens du Metalcore et mon premier groupe jouait du Metalcore. Donc j’ai eu une bonne période de Metal moderne.

Je n’ai jamais trop aimé le Metal Old School. Mis à part des groupes comme Metallica,que j’adore, il y a plein de groupes mythiques que je n’ai jamais réussi à apprécier. Je pensais même qu’il s’agissait d’un sacrilège. (rires)

Du coup cela m’a coincé dans la guitare car il y a plein de trucs que je n’avais pas envie de développer. J’ai jamais eu envie de jouer du Rock’n’roll. Je suis donc resté très Metal moderne.

Emmanuel : En ce moment j’écoute beaucoup Humanity’s Last Breath. C’est très moderne et très sombre. Très glauque. Il y a vraiment une entité. Cela ne fait pas partie de mes influences car je ne connaissais pas avant. Mais c’est le genre de groupe Metal que je vais écouter avec plaisir. Il y a vraiment une atmosphère anxiogène. J’aime bien quand ça tache .(rires) C’est violent et à la fois très sombre.

Jonathan : On écoute tout ce qui tourne autour d’Hypno5e. Avant de jouer avec Hypno5e, mon groupe préféré c’était Hypno5e. On se connaissait à peine il y a une dizaine d’années.. Je les avais croisé, parce que je cherchais vraiment à les connaître.

Emmanuel : Il y a aussi le groupe Godspeed You! Black Emperor que j’écoute. C’est du Post rock canadien. Ils jouent des morceaux très longs et très addictifs et cela transparaît aussi dans la musique que je compose.

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Rock Metal Mag : D’ici la sortie de l’album est ce que vous allez sortir une nouvelle vidéo ?

Emmanuel : Oui, on a déjà tourné un second clip. Il est au montage.

Depuis notre entretien le clip est sorti . il s’agit de  «Tauca, Pt. 2 – Nowhere»

Emmanuel : Mais pour cet album, on a décidé de sortir plus de clips. Après l’expérience Alba on a décidé d’avoir un peu plus de contenu visuel. C’est un album que j’ai envie de mettre en image.

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Rock Metal Mag : Justement on qualifie votre musique de « Cinematographic Metal ». C’est lié à votre passion de la musique et du cinéma que vous mélangez dans vos albums?

Jonathan : C’est plus Manu qui vient du ciné et qui a toujours voulu associer les deux univers.

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Rock Metal Mag : Vous pensez refaire un film sur cet album ?

Emmanuel : Non parce qu’il y a déjà eu Alba. Par contre je veux mettre en image les morceaux et leur donner une vraie couleur visuelle. J’ai envie de les faire exister dans un espace. J’ai envie de filmer mais pour faire des clips indépendants, mais qui auront bien sur un lien entre eux.

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Rock Metal Mag : Un concert d’Hypno5e cela se passe comment ? Est ce que vous mettez justement un coté visuel en avant?

Emmanuel : Alors on est en train de travailler sur la tournée qui arrive et sur les installations.

Jonathan : Il y aura des projections sur des écrans, avec les prises de vues ramenées par Manu durant ses voyages. On va associer le show de lumières au show cinématographique.

Emmanuel : Il faut vraiment mettre tout en ordre et il y a une répartition calée au millimètre près. Il n’y a pas de place pour l’improvisation. Il faut que la lumière et la vidéo se répondent, interagissent ensemble. Tout doit être écrit de a à Z aussi bien pour la lumière que pour la vidéo. Même tous les effets sonores doivent être calculés.

Je travaille sur la vidéo live et Jo commence à écrire les lumières. Ensuite on se met d’accord et on échange au besoin.

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Rock Metal Mag : L’ambiance sera plutôt sombre j’imagine?

Emmanuel : C’est Gras ! (rires) On travaille beaucoup en contre. J’essaie d’éviter au maximum les lumières de face. Donc ce sera des ambiances pâles assez sombres. Un peu clinique quoi.

Jonathan : Assez froides.

Emmanuel : Certaines personnes se mettent en totale immersion au fond de la salle et d’autres devant réagissent comme sur un concert de Metal.

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Rock Metal Mag : Vous avez des slams ?

Emmanuel : Oui, alors ça arrive. Mais ce qui est marrant c’est que des fois les mecs sont chauds et ils montent sur scène et au moment où ils veulent sauter dans le public on change de partie. (rires)

Donc on a des concerts assez animés et ça bouge bien quand même.

Jonathan : C’est vrai que ça bouge plus en festival.

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Rock Metal Mag : Quels sont vos prochains concerts ? Vous avez préparé votre planning 2020?

Emmanuel : La tournée commence en janvier 2020 et dure sur les trois premiers mois. Le premier a lieu le 9 janvier. On va jouer aussi un peu à l’étranger mais on commence par la France et ensuite l’Europe. Toutes les dates ne sont pas encore annoncées mais par exemple la date parisienne aura lieu le 7 février au Petit Bain. Ensuite il y a des dates à Nantes, Nancy..

Voir les prochaines dates : https://www.facebook.com/hypno5e/app/123966167614127/

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Rock Metal Mag : Vous serez peut être Au Hellfest cette année ? Vous y avez déjà joué en 2015 ?

Emmanuel : Oui en 2015, mais pour 2020 ce n’est pas encore prévu. Mais pour les festivals on a pas encore annoncé de dates.

Sinon on va retourner au Mexique aussi. Nous y sommes allés déjà deux fois il y a deux ans et une fois l’année dernière. C’était très cool. Le public mexicain est très chaleureux. Les gens sont très impliqués.

Jonathan : Les gens ne connaissent pas forcément mais ils s’impliquent vraiment. On dirait que l’on a un public de fans depuis longtemps .

Emmanuel : Et puis les fans augmentent et ils achètent tout. Ils commencent à connaître les chansons par coeur . C’est très agréable.

Sinon cela fait longtemps que l’on a pas joué en France . On a fait des concerts acoustiques mais on a eu une période de creux . Et pendant deux ans on a pas beaucoup joué en Europe et surtout en France.

Donc là ça revient et Paris à toujours été de très bonnes dates. Donc nous avons hâte !

Jonathan : On a quand même eu des concerts pour Alba . Donc en acoustique et en gradins. Mais le public était vraiment chaleureux et nous avons eu beaucoup de remerciements. La dernière date a été grandiose.

Emmanuel : Au Café de la Danse (ndlr : le 5 mai 2018) On a regretté de ne pas l’avoir capté pour en faire quelque chose après. C’était vraiment une grande date.

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Rock Metal Mag : Pour conclure, vous projetez comment l’avenir de Hypno5e ?

Emmanuel : Tourner au maximum . Le Live c’est notre priorité. Si je pouvais tourner toute ma vie je le ferais sans hésiter. J’adore ça.

Et puis aussi développer encore ce que l’on a commencé. Pouvoir également proposer de nouvelles choses comme avec Alba. Continuer à faire d’Hypno5e notre espace de liberté et en faire profiter le plus de personnes possible.

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Rock Metal Mag remercie Emmanuel et Jonathan du groupe Hypno5e, Roger Replica de Replica Promotion et le Black Dog

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