Interview avec Ingrid de JIRFIYA

Interview avec Ingrid de JIRFIYA

Entretien téléphonique avec Ingrid, chanteuse du groupe JIRFIYA

A l’occasion de la journée de promotion organisée par Roger de Replica Promotion Rock Metal Mag a pu s’entretenir  avec Ingrid chanteuse de JIRFIYA.

“Still Waiting”, le nouvel album du groupe JIRFIYA est sorti le 25 novembre 2020

1.Silently 06:08
2.The Right Side of The border 05:17
3.House Of Poison 03:58
4.The Farewell 04:44
5.The Hill Of Shame 03:42
6.This Is My Home 04:55
7. We’ll Spill Some Blood (bonus track) 03:51
8.Live With That Voice (bonus track) 03:49

A propos de Jirfiya

Jirfiya est le fruit de la rencontre entre Ingrid (OSCIL) et Jérôme et Pascal, deux anciens membres du groupe de Metal mélodique Born from lie.

Un premier Ep « wait for dawn », produit aux Hybreed studios, est sorti le 17 mai 2019 et a été salué par la critique.  Les 5 titres portent en eux l’urgence et l’indignation face à la noirceur du monde et une actualité toujours plus révoltante.

Jirfiya mélange à la fois le chant mélodique d’ Ingrid Denis et la voix claire et saturée de Jérôme Thellier, chanteur/guitariste de Born from lie. Les influences respectives des deux chanteurs se concentrent dans leur fusion musicale très réussie entre rock et metal en passant par le death metal mélodique et moderne le prog et le heavy.

 Still Waiting a vu l’arrivée de Nicolas à la batterie et ce premier album,  toujours enregistré aux Hybreed studios est sorti en novembre 2020 . Jirfiya évoque toujours cette plongée dans la noirceur de notre monde, la rage, l’indignation et l’envie de s’exprimer aux côtés de ceux qui ne veulent pas lâcher leurs idéaux.

Line Up
Ingrid Denis: voix
Jérôme Thellier: guitare, voix
Pascal Davoury: basse
Nicolas : batterie

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Rock Metal Mag : Entre la sortie de l’ EP Wait For Dawn en 2019 et la parution de Still Waiting en novembre 2020, Jirfiya est devenu un vrai quatuor avec l’arrivée de Nicolas puisque Thomas n’était pas votre batteur officiel. Comment est née cette collaboration avec Nicolas et quand a -t-il rejoint la formation ? 

Ingrid : Pour Nico, on a tout simplement passé une annonce sur un site bien connu des musiciens. Et on a accroché tout de suite avec lui. Il avait à la fois l’expérience de la scène et celle du gros son. C’est quelqu’un d’hyper carré et précis dans ce qu’il veut faire.

Pour la composition c’est vraiment Jérôme qui mène les choses et qui a vraiment des idées. Et puis par rapport au contexte, on a tout fait à distance. Nicolas est arrivé peut être deux mois avant le confinement. Donc on avait commencé à répéter ensemble pour la scène. Ensuite pour la composition on s’est tous adapté aux idées de Jérôme et donc Nico aussi et avec Brio. Il a une frappe différente de Thomas, plus lourde, plus massive et du coup cela convient bien au répertoire.

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Rock Metal Mag : Pourquoi Thomas H n’est pas resté avec vous puisque sur cet album il joue sur les morceaux  bonus?

Ingrid : En fait Jirfiya est née de notre rencontre avec Jérôme et Pascal de Born From Lie. Après une scission avec Born From Lie et il y a eu un vrai flash entre nous trois et une énergie créative fulgurante. Donc il ne voulaient pas trop trainer pour aller en studio et ne pas perdre de temps à chercher d’autres musiciens. Thomas est un batteur qui nous a été proposé mais qui a d’autres projets parallèles. Il a donc tout simplement joué le rôle de batteur de session.

Mais du coup il nous a aidé à poser le son. Pour le recrutement ensuite cela a été plus facile même si Thomas est déjà costaud. Mais avec cet univers bien installé c’était plus facile de recruter un batteur.

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Rock Metal Mag : Qu ‘est ce qui t’a amené à chanter, est ce qu’il y a un artiste en particulier qui t’a donné le déclic?

Ingrid : Alors ce n’est pas un mais plusieurs. Mais c’est vraiment Jeff Buckley qui m’a fait entrer dans l’univers du rock au sens plutôt indé. C’est l’album Grace qui a été une espèce de boite de Pandore musicale et une fois que je l’ai découvert, j’en ai tiré tout ce qui pouvait faire ma culture. C’était énorme pour moi et cela m’a inspiré dans ma façon de chanter, pour élargir ma voix techniquement au fil des années.

Ensuite il y a aussi des artistes comme Björk, Tori Amos, ou encore Sinead O’ Connor qui m’inspire beaucoup par rapport à l’éclectisme qu’elle a eu dans son parcours. Du coup cela m inspire beaucoup dans le sens où,  à la base, je ne viens pas du Metal mais plutôt du rock alternatif. Et quelqu’un comme Sinead a touché a beaucoup de répertoire en gardant une identité vocale énorme et elle a apporté sa propre personnalité dans beaucoup de projets. Elle est vraiment un modèle artistique pour moi.

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Rock Metal Mag : Et les autres membres du groupe ont des influences plus Metal je présume?

Ingrid : Oui ils sont vraiment imprégnés de Metal. C’est Iron Maiden pour Pascal et Jérome à la base c’est plus Nirvana, les Gun’s quand il était ado, ensuite c’est Iron Maiden avec “Fear of the Dark” et Megadeth avec “Youthanasia”. Ce sont vraiment des albums qui l’ont marqué.

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Rock Metal Mag Tu m’a dis que c’est Jérôme qui compose mais pour les paroles c’est toi?

Ingrid : Non c’est Jérôme également. Moi je suis servie sur un plateau et je ne m’en plains pas. Ce n’est vraiment pas par paresse, mais il a vraiment un univers très marqué et très engagé. Et j’adhère totalement aux thèmes qu’il veut défendre et à sa façon de composer. Depuis que l’on s’est rencontré quand il compose, il a vraiment ma voix en tête. Pour une chanteuse c’est super parce qu’il n’y a pas à transposer X trucs.

On a des morceaux de Born From Lie que l’on a un peu transposé, mais pas tant que ça. Cela a matché tout de suite et je me vois en tant qu’interprète et cela me va très bien. Techniquement pour coller à l’énergie et à la puissance du Metal, j’ai plus bossé dans ce sens. C’est pour ça que j’ai rejoint ce projet pour évoluer techniquement et aller vers quelque chose de plus percutant.

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Rock Metal Mag : Et donc la thématique des paroles porte sur les problèmes du monde actuel? Still Waiting est la continuité de Wait For Dawn?  Toujours en attente d’un Monde meilleur ?

Ingrid : Oui c’est ça. déjà dans la projet Born From Lie ils collaient à l’actualité. Si on regarde, il y a énormément de choses révoltantes. Sur le Premier EP il y avait pas mal de choses sur le sort des migrants, sur l’expropriation des gens pour récupérer leurs terres.  Il y a énormément de thématiques actuelles assez noires il faut bien le dire, mais cela témoigne surtout de notre engagement. On se sent concerné par ce qui se passe.

En fait le deuxième album est une suite parce que l’actualité l’a été aussi. Cet album est né pendant le 1er confinement. On était tous un peu abasourdi.  Cela ne raconte pas à proprement parlé cette période de crise sanitaire. Mais cela a été l’occasion de se poser et de faire le check de ce qui ne va pas, des histoires méconnues comme la situation au Salvador et le problème de l’avortement là bas. Les femmes se font emprisonnées après des fausses couches parce qu’elles sont accusées d’infanticide.

Donc voilà il y a toujours ce coté introspectif. Ce sont des paroles sur ce qui nous touche. On a un petit coté universel à vouloir que les choses s’arrangent malgré tout. D’où ce titre Wait For Dawn  et Still Waiting pare que l’actualité nous a mis en pause et je droit qu’aujourd’hui tout le monde attend encore.

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Rock Metal Mag : Est ce que le confinement vous a posé des problèmes pour la compo de cet album ?

Ingrid : Pour le coup, cela a été stimulant en fait, un peu par la force des choses. Jérôme qui est intermittent, s’est retrouvé, chez lui en famille mais à ne pas savoir quoi faire. Alors plutôt que de tourner en rond, et ce n’est pas le seul artiste à l’avoir fait, il s’est mis vraiment à tout recracher en restant sur sa ligne créative.  Donc l’engagement et dénoncer toute la misère du monde.

Cela l’a aidé à tenir tout comme nous. C’est un mec qui bosse bien et vite et j’aime ça, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il ait un puis 2 puis trois et quatre morceaux. Cela nous a aidé à tenir à distance bien sur. On s’est débrouillé comme on a pu. Moi, j’enregistrais chez moi à l’arrache avec le gamin derrière. (rires) C’était épique mais bon c’est sur que les temps sont durs et on a la chance d’avoir ces moyens de communication. Comme beaucoup de groupes on ne s’est pas vu depuis plusieurs mois pour les répéts.

De toutes les façons cela aurait été compliqué de se voir pour composer ensemble et proposer des choses en répét. Donc cela a simplifié les choses et c’est Jérôme qui a composé avec son propre univers. Il a vraiment des idées précises sur ce qu’il veut depuis des années. Et il n’y a plus qu’à ! (rires)

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Rock Metal Mag : Et vous avez travaillé une fois de plus avec Andrew Guillotin aux Hybreed studios.

Ingrid : Oui puisque nous sommes tous de la région parisienne. Dans le domaine du gros son bien Metal, Andrew fait super bien le job. Cela se passe dans une ambiance hyper sympa et détendue à chaque fois. Je le salue d’ailleurs car c’est un mec qui nous fait du bien. Il nous encourage et comprend vraiment où on veut aller. Donc il n’y avait pas de raison d’en changer.

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Rock Metal Mag : Je présume que tu es sensible à toutes les chansons de Jérôme mais est ce qu’il y a un titre qui te touche plus personnellement qu’un autre?

Ingrid : Oui je me sens très concernée par ses textes. Je ne suis pas militante à proprement parlé, mais l’actualité fait que je ressens cette espèce de révolte depuis l’adolescence. Il y a cette énergie d’en découdre et surtout d’attirer l’attention des gens sur ces drames.

Sinon House of Poison est un petit peu plus personnel ce qui explique le choix de la vidéo.  Il m’a touché en tout début d’année avant tout ça et donc 2020 était une année bien pourrie. J’en avais déjà parlé à Jérôme et il a commencé à composer là-dessus. C’est l’un des premiers morceaux qu’il a composé. Et puis on a commencé à peaufiner lorsque l’on a eu ce temps involontaire pendant le confinement.

Pour faire court le thème parle de certains mouvements que je considère sectaires. Il manipule et propose des formes de thérapies sans aucun suivi médical et sans se préoccuper des ravages que cela peut faire sur des personnes vraiment fragiles. Ce n’est pas un sujet hyper abordé, mais voilà, c’est un peu notre marque avec ces petites thématiques que l’on essaie de mettre en lumière.

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Rock Metal Mag : Et pour “The Hill of Shame” (la colline de la honte) que vouliez vous évoquer?

Ingrid : C’est pour parler de la chapelle et de tous ces migrants que l’on a entassé aux portes de Paris, pour que cela ne fasse pas désordre sur les grandes avenues. Ils se sont trouvés mêlés à tous les petits dealers du coin. Donc la misère s’est ajoutée à la misère, les problèmes de violence et de santé se sont ajoutés. Une situation révoltante et abominable dont on ne parle plus puisque on est tous concernés par cette crise sanitaire qui est arrivée par dessus. Mais cette chose scandaleuse l’est toujours et The Hill of Shame c’est ça.

Honte à nous, pare que nous sommes capables de nous mobiliser pour pas mal de choses, mais les migrants sont les laissés pour compte actuels. Ou plutôt les réfugiés suivant le point de vue que l’on adopte. Et donc on s’en débarrasse et on les met sous le tapis.

Porte de la Chapelle était déjà réputée pour son trafic de drogue historique, mais là cela s’est rajouté.

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Rock Metal Mag : Qui est l ‘auteur de la pochette de Still Waiting?

Ingrid : C’est Jérôme. C’est du DIY jusqu’au bout. On s’est posé la question de savoir si on investissait dans un super graphisme. Ils l’avaient déjà fait pour Born From Lie. Et puis on avait un parti pris. Ce n’est pas une pochette Metal et on en a bien conscience. Moi j’ai même pensé que ça fait un peu folk, mais voilà, c’est une suite de Wait For Dawn dont la pochette assez sobre a été réalisée par l’illustrateur Patrick Zoroddu. Je lui avais demandé l’autorisation d’utiliser ces figures féminines qui se masquaient les yeux, déjà tournées vers elles même dans l’introspection.

Pour cet album que l’on a choisi d’appeler Still Waiting, c’est un peu plus incarné puisque, du coup, c’est moi sur la photo. Et puis je suis entourée par ce cercle de lumières, ce qui montre un coté étrange mais qui témoigne à la fois de cette éclaircie que l’on attend. Pour occuper cette attente, est ce que l’on prie, est ce que l’on réfléchit à la suite.. Ce n’est pas évident mais voilà nos thématiques collent à l’actualité d’aujourd’hui plus que jamais. Et puis cela continuera, puisque c’est l’histoire du monde de s’interroger, de débattre et de se battre ensuite.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous envisagez de sortir un  autre clip prochainement ?

Ingrid : Oui on en a envie.  On essaie de choisir le bon morceau pour la suite, donc on pensait à The Right Side of the border. Mais il ne faut pas que ce soit trop long non plus. On voudrait faire un vrai clip et puis on a pensé faire une lyric vidéo. Mais on voulait voir comment cela prenait pour le premier. C’est vraiment une envie mais comme tout le monde on est un peu suspendu à la situation actuelle.

Pour se retrouver c’est compliqué mais je pense que cela se fera. Dans tous les cas si cela se fait pas sous forme d’un clip hyper léché, on a pour projet de faire quelques vidéos maison. C’est surement ce que l’on va proposer pour les prochains mois.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous arrivez à préparer un planning concert pour le deuxième semestre 2021 ou cela reste trop difficile avec la situation actuelle?

Ingrid : Oui on commence à démarcher. Mais c’est difficile de se projeter. Après on a nos contraintes particulières car tout le monde bosse. Jérôme a des tournages de prévus et je pense qu’il va privilégier cela au moins au printemps. Mais bon l’envie est là et on peut commencer à démarcher les endroits où jouer. Après on ne sait pas combien vont survivre à la crise sanitaire et c’est aussi le problème.

Je parle des gros endroits, après on peut toujours jouer dans de petites structures. Mais pour tout ce qui est reporté, même pour les gros festivals, ils reprennent les groupes déjà programmés. Comment se rajouter à ça, voilà ! Donc c’est vraiment difficile de se projeter. On a un plan d’attaque mais bon pour le moment on n’est qu’ un groupe de studio.

On avait fait une date mais vraiment une semaine avant le confinement. Tout début Mars, on avait arraché un petit festival, ce qui nous permettait aussi de nous roder. Mais voilà, pour l’instant l’album ne sera pas défendu sur scène. Comme tous les artistes on se retrouve à essayer de vivre sur l’immense jungle d’ internet et c’est compliqué.

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Rock Metal Mag : Vous n’avez pas eu envie de décaler la parution de Still Waiting?

Ingrid : On s’est posé la question de savoir si on le sortait en 2020. Mais on avait plein de compos et une fois l’album prêt on s’est dit qu’il y en avait d’autre qui l’avait fait. Donc on l’a sorti quand même parce que ça nous tient en vie personnellement et artistiquement aussi. Ensuite on se rend compte qu’il faut occuper le terrain sur internet. Donc monter des vidéos, live stream et cie et c’est chouette. A long terme je ne sais pas ce que cela va donner. Ce sont toujours des perspectives en plus.

Mais d’un point de vu professionnel, avec l’avènement du streaming, qui est du vol organisé, même pour les gros groupes qui n’arrivent pas à taper sur la table pour se faire rémunérer correctement je vois mal comment on va pouvoir décemment se professionnaliser. Je pense que ce sera vraiment la question à venir.

Je ne parle même pas du fait que le Metal est une scène underground qui a du mal à faire vivre ses artistes. Pour tourner oui, mais pour payer ses factures c’est autre chose. Tout est dans l’autoproduction, on sort nos oeuvres sur les plateformes de streaming et on se pose la question de faire payer ou non sur Bandcamp. Plus personne n’achète de CD, mais on a quand même investi donc il faut de la visibilité. Ce sont toutes ces questions que se posent les groupes autoproduits.

Je ne remercierai jamais assez tous les webzines et tous les gens bénévoles qui font ça. On est vraiment interdépendant les uns des autres et c’est ce qui fait vivre la scène actuelle en France. Ailleurs je ne sais pas comment cela se passe.

Et puis sur internet tout a une durée de vie plus courte. Tu sors un clip et au bout d’un mois il faudrait déjà reproposer autre chose. Cela se perd dans les limbes alors que l’on montre notre présence avec du matos engagé. Donc pour avoir de la visibilité durable c’est compliqué.

On est un peu piégé par les réseaux sociaux. Clairement Facebook, ce n’est pas ma tasse de thé. On est pas né à l’époque des selfies et on est quand même un peu plus âgé. (rires) J’admire les plus jeunes qui sont toujours à se mettre en scène mais c’est vraiment remplir pour remplir.

Autant proposer quelque chose d’artistique, et c’est l’avènement des cover. Alors même si nous ne sommes pas trop cover, on y pense. Quand tu fais 10 000 vues avec une cover et 1000 avec ton clip, ça fait réfléchir. (rires). Mais voilà il faut toujours faire des choix. Les live stream c’est bien mais il faut trouver la meilleure plateforme pour le faire. C’est bien parce que c’est une émulation. Après est ce que c’est une finalité en soi?

Moi je crains beaucoup ça. En réalité c’est une course à la popularité et à la visibilité, mais après il se passe quoi? Est ce que les gens viendront plus en concert malgré tout? Et bien non, si ils s’habituent à te voir sur internet.

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Rock Metal Mag : Les live stream ne pourront jamais remplacer ce que tu vis en concert.

Ingrid : Oui carrément. Même pour moi, en temps que spectatrice. J’ai des places pout Klone début mars et je croise les doigts.

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Rock Metal Mag: Et sinon, de nouveaux morceaux sont-ils déjà en préparation en attendant de pouvoir reprendre les concerts?

Ingrid : Oui. Jérôme dès qu’il fait une pause il a toujours des idées. Ils nous a déjà parlé de titres et des idées qu’il a. C’est plus fort que lui et je suis vraiment admirative. Cela vient tout seul et c’est tant mieux.

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Rock Metal Mag remercie Ingrid du groupe Jirfiya et Roger de Replica Promotion