INTERVIEW : ACYL

INTERVIEW : ACYL

Rock Metal Mag a eu le plaisir de s’entretenir avec le groupe ACYL au Dr Feelgood les Halles le 13 mai 2016. ************** Les musiciens présents ce jour là : Reda: guitare, Choeurs ethniques, percussion traditionelle Michael: Baterie, samplers, Choeurs ethniques Salah: basse, Choeurs ethniques, percussion traditionelle Amine: chant, guitares, batterie, basse, Choeurs ethniques , oud, mandoline

Rock Metal Mag
a eu le plaisir de s’entretenir
avec le groupe ACYL
au Dr Feelgood les Halles
le 13 mai 2016.

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Les musiciens présents ce jour là :

Reda: guitare, Choeurs ethniques, percussion traditionelle

Michael: Baterie, samplers, Choeurs ethniques

Salah: basse, Choeurs ethniques, percussion traditionelle

Amine: chant, guitares, batterie, basse, Choeurs ethniques , oud, mandoline algérienne, percussion traditionelle

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Le nouvel album   « Aftermath »  sortira le 1er juin 2016

Partie 2.2

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Rock Metal Mag : On qualifie votre musique de Metal Ethnique, qu’en pensez vous?

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Michael : Alors éthnique , oui, parce que notre style musical est éllaboré à partir de musiques traditionnelles d’Algérie, du Sahara, en fait de l’Algérie dans son ensemble. Donc éthnique parce que sont des musiques berbères, Touaregs, chaoui, et c’est à partir de ces musiques que l’on éllabore le reste du morceau. Donc toutes les parties Metal prennent naissance des rythmes traditionnels. C’est pour ça que l’on préfère le terme de musique éthnique plutôt qu’une autre appellation.

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RedaIl faut savoir que ce soit pour l’EP «The Angel’s Sin» (ndlr: sorti en 2010) ou pour l’album précédent Algebra (ndlr: sorti en 2011), ou pour celui-ci, on commence toujours par composer la musique traditionnelle et on vient ensuite voir derrière avec quel type de Metal ça collerait mieux, et faire en sorte que le mélange soit naturel.

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Rock Metal Mag : la racine éthymologique de votre nom de groupe Acyl signifie véritable, est ce que c’est votre trait de caractère principal ?

RedaOui on peut dire aussi authentique et on espère que c’est notre caractère essentiel. Que ce soit dans la vie ou que ce soit dans la musique, on l’éspère. En fait c’est un petit jeu de mot car il y a l’authenticité de la musique éthnique, que ce soit celle d’Afrique ou d’ailleurs, dans laquelle on trouve une certaine honnêteté que l’on ressent très facilement, et je crois que c’est venu de là et en même temps le nom me plaisait bien, voilà.

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Rock Metal Mag : comment vous est venu cette passion pour la musique Metal ?

RedaLe groupe existe depuis 1998, donc Amine le chanteur et moi même habitions en Algérie, nous avions chacun notre groupe et moi j’étais plus dans le Metal, norvégien, suédois, et Amine était déjà dans ce sens là, metal éthnique, car il travaillait déjà avec des instruments traditionnels. En venant en France en 2003, on a décidé de former ce groupe avec un plan de carrière éllaboré, c’est à dire qu’on y a réfléchi de 2003 jusqu’à 2006, en faisant plusieurs essais pour voir comment on pouvait créer ce concept. Il faut savoir qu’en ce qui concerne les albums, que ce soit le premier, le deuxième ou le troisième, ils ont été créés en 2006, à 80% déjà composés. Il y a des améliorations qui se font au fur et à mesure et il y a encore deux autres albums à venir dans le même concept et qui sont déjà créés. Donc le concept de carrière est établi depuis de longues années, et on l’améliore au fur et à mesure en demandant des conseils à notre batteur, à notre bassiste, à Abder, le second guitariste, mais 80% du travail est déjà fait. Donc pour en revenir à la question, pourquoi le Metal, parce qu’on est vraiment fan. Je ne dis pas que j’ai baigné dans le Metal, mais j’ai baigné dans le Rock, par mes parents, par mes tantes, par mon entourage, et par la force des choses on s »est dirrigé vers le Metal mais pas spécialement pour en jouer. On était d’abord fan avant d’être musicien et quand je prends une guitare je sais que c’est ça que j’ai envie de jouer, tout naturellement.

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Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a beaucoup de monde en Algérie qui écoute du Metal ?

Salah : C’est une petite communauté mais qui n’est pas mise en avant. Mais elle existe vraiment.

RedaEffectivement, c’est beaucoup moins écouté qu’ici, forcément, par la force des choses, mais je dirais que c’est plus le Rock, des vieux groupes comme Deph Leppard, Deep Purple, AC/DC. Après le pourcentage de metalleux est beaucoup moins élevé qu’en Europe. Mais il faut savoir que même dans les groupes traditionnaux en Algérie, qui ne font pas du tout de Metal, il y a un gros apport de Rock. Je peux citer, Khaled, même si ce que l’on écoute en Europe est plutôt commercial, c’est un musicien qui se sert vraiment d’instruments utilisés dans le rock, avec de la basse, de la batterie, de la guitare, parce que la musique traditionnelle de chez nous possède un rythme qui se mélange très bien au Metal. C’est très tribal. Si on prend le quatrième titre de l’album  » Finga », c’est un style de musique qui s’apelle le Chaoui, qui vient de l’Est de l’Algérie, et qui se mélange naturellement avec le Stoner rythmiquement parlant. Donc, on s’est dirrigé vers un titre un peu Stoner en le mélangeant avec le chaoui.

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Rock Metal Mag : votre style musical est perçu comment en Algérie ?

Reda :Très bien. Je pense à ceux qui nous connaissent, parce que je pense qu’on est connu dans le milieu Metal mais pas au delà, et il y a une certaine fierté.

MichaelVoilà, c’est ce que j’allais dire, parce que des fois on a des messages de certains algériens sur Facebook ou sur Youtube qui disent : on est fier de ce que vous faites.

RedaC’est pas uniquement parce qu’on joue de la musique en Europe, c’est plus parce que déjà Acyl c’est une aventure humaine. On essaie de transmettre un message à notre hauteur et je pense qu’en Algérie, c’est perçu comme une fierté parce qu’on essaie de transmettre un  message positif.

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Rock Metal Mag : Quels sont les groupes qui vous ont le plus influencé en occident ?

RedaC’est très large. Mais ça se ressent moins dans ces albums là, car les 5 albums , donc avec les deux à venir, ont été composé il y a bien longtemps, mais on ressent quand même que l’on est Fan de groupes comme Tool, Nevermore, Meshuggah, Metallica , les classiques , quoi ! Il y a pas forcément de l’influence pure.

MichaelJe pense que ça s’entend dans la musique, il y a des influences très diverses. Et c’est ce qui est nécessaire pour aller avec des musiques traditionnelles. Si on restait par exemple sur du Trash pur et simple, ça collerait pas forcément avec les musiques traditonnelles et notre volonté aussi est de faire ce qui nous plait. Quand on va faire un morceau, on ne se dit pas, là on va mettre un passage Trash, là un passage Death, ça vient naturellemnt et ça découle d’une mélodie ou d’un rythme de musique traditionnelle, et le morceau va ressembler à ce que l’on aime faire et entendre et ça vient vraiment du coeur.

RedaIl faut dire aussi que le Metal est une musique très riche et que l’on ne ressent pas forcément tout de suite les influences. Mais j’immagine, sans savoir comment ça a vraiment débuté, mis à part le Rock, qu’il y a plein d’ambiance, comme le blues, le Jazz, et quand on écoute le Metal scandinave, on sent que ça vient du celte, quand on écoute le Stoner on sent que ça vient du Blues. Donc nous on fait de la même manière en rajoutant notre musique traditionnelle et comme on aime tout dans le Metal, sincèrement, on ne réfléchit jamais concrètement au style de Metal que l’on va pouvoir utiliser. On essaie de voir avec quels riffs ça collerait le mieux pour que ce soit homogène, sans se poser la question de savoir si ça va être du Heavy, du Trash, ou du Death, du Stoner ou autre, peu importe, pourvu que celà soit le plus naturel possible. Je pense qu’il faut casser cette barrière, ce compartimentage. Nous on arrive pas trop à s’identifier d’ailleurs parce que d’un titre à un autre ça change.

MichaelEt puis c’est ça aussi qui est interressant dans la musique, c’est pas se contenter de faire une chose et une seule mais c’est s’ouvrir sur ce qu’il y a autour. Celà nous enrichit en tant que musiciens et c’est enrichissant d’une manière générale. Une fois j’ai eu une question du style, c’est quoi ton batteur préféré. Et je lui ai dit ,je sais pas. En fait j’écoute plein de batteur, je prends un peu là, un peu là, et je vais m’inspirer de plein de choses de batteurs différents mais je n’en ai pas un en particulier qui va me guider.

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Rock Metal Mag : Est ce que celà a été facile de faire accepter votre style en France ?

RedaEn fait quand on a fait notre premier gros concert en France, on a eu cette crainte de savoir comment les gens allaient le prendre. On a essayé d’introduire ça tout doucement et ça fait parti du plan de carrière. Dans l’EP «The Angel’s Sin» il y a beaucoup moins d’instruments traditionnels que maintenant. ! On assume de plus en plus, on ne voulait pas imposer ce style là comme ça et on avait décidé de faire une approche. Et je pense que celà a été très bien pris parce que par exemple quand on a joué en Allemagne, on a bien vu dès la première minute qu’il y avait plus d’intrigue qu’autre chose. Les gens viennent déjà pour découvrir les instruments sur scène. En plus lorsque l’on commence à jouer on commence par une intro de musique traditionnelle, pas du tout Metal, on a pas du tout de guitare, ni de batterie, Michael est avec des Karkabous, le chanteur avec une basse du Sahara, donc le public vient d’abord par curiosité, puis après il reste parce que ça lui plait.

MichaelLes gens sont aussi très attirés par les passages traditionnels, et finalement quand il y a les parties Metal et que tout se mélange, ça leur plait aussi.

RedaJuste pour une anecdote, Je me souviens d’un festival en Norvège, dont le thème était très régionnal, même très Viking puisqu’ils étaient tous en tenue Viking avec des épées, il y avait des Kilts, en fait de tout..etc… et au milieu de tout ça Acyl. Donc on a quand  même eu peur, parce que c’était typiquement scandinave, avec des groupes dans le même style musical, et on a réussi à faire danser des Vikings, en armure.(rires). En fait, je pense que dans le Metal les gens sont très ouverts.

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Rock Metal Mag : votre album s’intitule « Aftermath », moi je l’ai traduit par « les conséquences », quelle est sa signification exacte pour vous ?

MichaelEn fait chaque morceau de l’album raconte soit un moment historique, soit un personnage historique de l’Algérie, de l’Antiquité jusqu’ aux années 60, jusqu’à la guerre d’Algérie, et chaque personnages qui a été important dans l’histoire de l’Algérie va véhiculer des valeurs que l’on va retrouver de manière universelle, quel que soit notre origine, notre nationalité, des valeurs de l’humanité, comme le respect par exemple. Et c’est en très simplifié, le message de l’album.

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 Rock Metal Mag : Votre dernier album « Algebra » est sorti en 2012. Pourquoi avoir attendu 4 ans avant de produire « Aftermath » ?

RedaJe pense que c’était nécessaire et en plus même techniquement car il faut savoir que pour les instruments traditionnels, même si nous en jouons sur scène, sur l’album, nous avons choisi de prendre de vrais musiciens éthniques, des différentes régions d’Algérie, du Sahara, du Hoggar, et donc il fallait organiser ces voyages, ces allers-retours, emmener le matériel, allez faire jouer ces gens, avec micros, ordinateurs… donc ça ne se fait pas en une journée. Il fallait passer une semaine, participer à leur vie de tous les jours, même si ce sont des amis musiciens que l’on connait. Et donc il fallait faire tous ces déplacements là et c’est ce qui a pris beaucoup de temps car on voulait absolument que ce soit comme ça. Et on s’est dit que c’était la seule manière de faire ressortir l’authenticité recherchée de cet album, même si après, sur scène nous sommes bien obligés de jouer ces parties instrumentales, puisque se sont des instruments que l’on connait et avec lesquels on a grandi. Mais pour l’album, c’était nécessaire. En plus même si Aftermath était déjà composé, mais il ne l’était qu’à 80 % et puis on a fait aussi plusieurs tournées et beaucoup de concerts en 4 ans. Donc voilà, tout ça nous a demandé beaucoup de temps et 4 ans pour un album c’est bien !

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 Rock Metal Mag : Est ce qu' »Aftermath » est totalement différent ou bien est ce une continuité d' »Algebra » ?

RedaAvec du recul, il est très différent, dans le sens où je pense qu’il est un peu plus punchy pour certains morceaux.

MichaelIl y a aussi quelque chose que l’on a bien digéré en ce qui concerne la musique traditionnelle et Metal. C’est à dire que là, ça va être beaucoup plus complémentaire, beaucoup plus l’un sur l’autre. Je veux pas dire qu’avant c’était du copier coller. En fait, les morceaux évoluaient et s’enchainaient très bien, mais dans cet album, on a plus de facilité à mélanger les genres.

RedaLe concept est peut être un peu plus grand pour nous. En fait on maîtrise la partie traditionnelle très bien tout comme on maîtrise le Metal à notre niveau. Pour Algébra on a mis aussi 4 ans à le composer et ça nous convenait très bien. Mais on se rend compte que l’on peut toujours faire mieux et comme tous les artistes nous sommes des éternels insatisfaits. A chaque fois que l’on travaille sur un album, on améliore et en fait les mêmes titres joués sur scène sont complètement différent d’un concert à l’autre.

MichaelEn fait on adapte les morceaux pour la scène. Mais ce n’est pas de l’improvisation car il y a beaucoup de travail pour chaque morceau.

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Amine est venu nous rejoindre pour nous dire à sa façon comment s’est déroulée la composition de l’album.

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Amine : Alors le principe de l’album est de passer par les musiques traditionnelles. On prend une ethnie précise en Algérie, avec son style, son rythme. On compose notre première ébauche et ensuite on lui met une belle robe Metal Rock. (rires)
Sinon, On a quand même fait un gros travail de recherche sur l’Algérie en choisissant des personnages historiques de l’antiquité  à notre époque moderne et qui ont marqué cette histoire. Et on voulait montrer à travers ces personnages qui nous sommes par rapport à notre histoire et pourquoi on en est là maintenant et quel est le « Background » (ndlr : contexte) qui a fait qui nous sommes aujourd’hui, d’où le titre de l’album « Aftermath ». Du coup, on a décidé de prendre des personnages de plusieurs régions d’Algérie, à des périodes différentes, à des éthnies différentes et qui ont des parcours différents. Il y a ceux qui partaient en guerre, ils y a ceux qui ont eu un travail intellectuel de réformes, d’autres qui géraient une société matriarcale, comme dans le morceau « Tin Hinan » et puis il y a d’autres titres qui sont plus généralistes. On a aussi un titre destiné à la femme algérienne, c’est le dernier morceau « Pride » qui signifie fierté, dignité, et qui décrit tout ce que la femme algérienne a pu apporter à la société, en toute discrétion et dignement sans pour autant le revendiquer d’une manière féministe.

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 Rock Metal Mag : Est ce que tu peux m’expliquer le titre Finga ?

AmineAlors Finga c’est le mot algérien pour guillotine et il traite de la guerre d’Algérie. Le personnage il s’apelle LARBI BEN MHIDI, et c’est l’un des chefs FLN algériens et qui a été déclaré suicidé par Aussaresses, alors qu’il l’a assassiné. D’ailleurs Aussaresses l’a écrit dans ses mémoires, c’est un homme de grande prestance pour qui l’ennemi avait beaucoup de respect. A l’époque, l’administration française, qui appelait les combattants algériens des hors la loi, les exécutaient par guillotine. Du coup on a tous quelqu’un dans notre famille qui a été guillotiné, parce que jugé coupable d’actes terroristes. Du coup on voulait leur rendre hommage par ce titre « Finga » et raconter un petit peu la guerre d’Algérie. Les pourquoi du comment d’une manière assez sommaire.

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 Rock Metal Mag : Et pour le titre Gaetuli ?

AmineAlors c’est le mot anglais de Gétules qui désigne une civilisation des terres intérieures de l’Algérie, située aux portes du désert. C’est une civilisation disparue, composée de cavaliers qui ne faisaient que la guerre. Un peu comme Achille, le grec, la guerre c’était une question d’ honneur. les Gétules défendaientt leur territoire et donc la porte du désert. C’est un peuple qui a fait des conquêtes jusqu’en Palestine et a même réussi à vaincre les pharaons. Et du coup comme nous en Algérie on a un calendrier berbère, comme il existe un calendier grégorien,  (ndlr : débute vers 943949 av. J.-C ) il a commencé à partir de la victoire du général des Gétules nommé Sheshonq qui a vaincu le pharaon égyptien (ndlr : Psousennès II.). Donc le calendier bèrbère est parti de cette civilisation qui n’est pas morte mais qui s’est retranchée dans le Nord de la Numibie.

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 Rock Metal Mag : quelle est la signication du titre Mercurial ?

AmineAlors Mercurial ne parle pas d’un personnage précis, d’ailleurs ce sera notre prochain clip, il parle de la tendance générale de l’algérien. De l’humeur de l’algérien car chez nous les gens sont plutôt sanguin. On démarre au quart de tour. On aime beaucoup, on déteste beaucoup, on a très faim, (rires) et tout est dans l’excès. On est très passionné aussi, donc Mercurial parle de notre mentalité ambiante.

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 Rock Metal Mag : Et pour les autres morceaux est ce que tu peux m’en dire plus, par exemple pour The Battle Of Constantine, est ce qu’il s’agit de celle de 1836, qui fait partie du passé colonial de la France ?

AmineNon justement ce n’est pas cette bataille là, et c’est un petit contre pied que l’on a voulu faire de façon sympathique. La bataille de Constantine part au début du 20ème siècle, vers 1910/1920. Il y avait une association de théologiens qui était née à Constantine, et qui a fait un travail de fond sur la société algérienne pour réformer les préceptes religieux. Elle essayait d’éviter certaines pratiques paiennes qui sont venues se greffer à la socité algérienne musulmane. Cette association a voulu réformer tout ça de façon que les gens comprennent mieux les principes universels et fondamentaux de la religion, comme la tolérance, et tous les trucs auxquels on ne croit pas… (rires) . Donc c’est ce qu’on a voulu montrer avec la chanson sur Constantine.
Pour le morceau Tin Hinan, il s’agit de la mère des Touaregs. C’est un femme qui vivait dans le nord de l’Algérie et qui a décidé d’emmener son peuple au sud du pays, dans la chaine montagneuse du Hoggar et c’est elle qui a fondé la société matriarcale des Touarags. Dans la société Touareg, c’est la femme qui a la possession des biens et c’est elle qui décide dans la famille. Chez eux ce sont les hommes qui ont le visage caché et pas les femmes et c’est un signe de respect envers le femme.
Pour le titre Equanimity, c’est la paix avec la Terre. C’est au sujet d’un personnage religieux qui se battait sans être pour la guerre mais qui se battait par rapport à sa relation avec la Tere. Il disait que l’énergie de la Terre ne doit pas se perdre. Vivre sur sa Terre ne peut pas être pareil que vivre sur une autre Terre. Donc c’est plus son contact avec la Terre au sens propre qui est mis en valeur. C’est d’ailleurs un morceau très paisible avec des chants très calmes.

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 Rock Metal Mag : Vous avez récemment dévoilé le Teaser d’Aftermath, est ce que vous allez mettre en écoute un nouveau titre avant la sortie de l’album?

RedaLa sortie est très proche maintenant, donc il y aura le clip Mercurial et on va mettre deux titres en écoute et des extraits du reste de l’album.

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 Rock Metal Mag : En ce qui concerne la pochette comment s’est fait votre choix ?

RedaLa pochette c’est moi. Que ce soit l’EP ou Algébra c’est moi l’infographe. Donc on se consulte pour le choix et après 10 refus j’arrive à trouver la bonne. Donc pour Aftermath c’est une sorte de personnage masqué. On ne sait pas si c’est vraiment un masque ou un tatouge sur son visage. C’est un peu confus mais volontaire parce que c’est un peu comme ce bagage que l’on a apporté d’Algérie, qui nous protège et en même temps que l’on subit.

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 Rock Metal Mag : Est ce que l’on peut parler un peu des instruments traditionnels utilisés ?

RedaOui alors le Bendir c’est une percussion, en fait c’est une caisse claire faite d’un cerceau de bois et d’une peau de chèvre.

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Le Guellal c’est comme une Derbouka mais beaucoup plus fin, et c’est un TamTam qui se porte à l’épaule et qui se joue avec des baguettes. C’est très fin et le Guellal a un son très particulier.

Le Gumbri c’est une basse à trois cordes utilisée surtout par les Touaregs et fabriqué avec un tronc de palmier et une peau de chameau.

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Le Karkabou ce sont des castagnettes en cuivre

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 l’Oud ou Udu c’est un Luth,

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la mandola une mandoline, la Gasba c’est comme une flûte et le Tar qui est de l’ouest algérien, c’est comme le Bendir mais qui fait cimballe et tambourin.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous avez quelques dates de concerts à annoncer prochainement ?

MichaelOui alors le 28 mai, au Barde Atomique à Equevilly en banlieue parisienne. (ndlr : http://rockmetalmag.fr/cevent/acyl-lumberjacks/ ), dans une petite salle de concert très sympa et très chaleureuse.

RedaOn a beaucoup de travail cet été pour préparer les tournées à venir, donc on aura pas d’autre date avant septembre. et peut etre même pas avant la fin de l’année ou début 2017, afin de préparer la tournée qui suivra donc la sortie de l’album.

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Rock Metal Mag remercie le groupe Acyl
Le Dr Feelgood les Halles
et Roger de Replica Promotion

http://rockmetalmag.fr/acyl-teaser-du-nouvel-album/

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