Interview : 7Weeks au Hellfest Corner

Interview : 7Weeks au Hellfest Corner

Rencontre avec Julien et Jérémy du groupe 7Weeks au Hellfest Corner le 8 janvier 2020

Entretien avec Julien et Jeremy du groupe 7WEEKS au Hellfest Corner le 8 janvier 2020.

7Weeks a su au fil des concerts et des disques s’affranchir du Stoner de ses débuts et a crée au fil des ans un style inventif qui mixe judicieusement puissance, technique et sensibilité.

«Sisyphus» succèdera à l’album ‘A farewell to dawn’ sorti le 21 octobre 2016 (voir notre chronique : http://rockmetalmag.fr/7weeks-a-farewell-to-dawn-chronique/ ) et qui a été très acclamé par la critique avec son rock massif, organique et synthétique, nourri aux mélodies mais se faisant un malin plaisir à contourner le convenu.

On attend donc avec impatience ce nouvel opus «Sisyphus» qui sort sur le label du groupe F2M Planet le 31 janvier 2020 et qui sera distribué par L’AUTRE DISTRIBUTION.

Tracklist
1 Gone
2 Idols
3 Solar Ride
4 Sisyphus
5 Magnificent Loser
6 Breathe
7 Insomniac
8 The Crying River
9 667-Off

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Rock Metal Mag : J’avais eu le plaisir de t’interviewer, Julien, en novembre 2016. A l’époque Gérald était à la guitare et aujourd’hui c’est Fred Mariolle, comment est née cette collaboration ?

Julien : Alors l’album « A farewell to dawn« , pour lequel tu m’avais interviewé, est un album que l’on avait enregistré à deux, avec Jeremy. Donc, on avait pris Gérald et PH pour jouer uniquement sur scène.

Et à la fin de la tournée, Gérald est reparti bosser avec ses autres groupes et PH est resté. On a continué la composition avec lui sur le nouvel album. On a alors contacté Fred pour lui demander des noms de guitaristes pour les concerts à venir. On ne pensait pas qu’il serait dispo et en fait il s’est proposé.

Donc voilà, ça s’est passé comme ça. Il a même travaillé durant les dernières semaines avant le passage en studio. Ce qui fait qu’il a pu jouer avec nous en studio et cela nous a permis d’enregistrer l’album en live. Les morceaux étaient déjà tous écrits mais il a pu quand même apporter sa patte sur pas mal de titres.

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Rock Metal Mag : «Sisyphus» succède à l’album A farewell to dawn’ sorti le 21 octobre 2016, vous avez gardé la même direction musicale avec votre rock massif, organique et mélodique , mais cette fois-ci vous n’avez pas de titre purement instrumental. Pourquoi ?

Julien : En fait je crois que c’est juste sur farewell que l’on a des instrumentaux.

Jeremy : Sur l’album du ciné concert aussi.

Julien : Oui sur cet album il y a beaucoup de plages instrumentales parce que c’est un peu comme pour une musique de film. Donc là effectivement sur «Sisyphus» il n’y a pas de morceau instrumental.

Pour cet album on avait un concept et pas mal de choses à raconter, donc ce sont avec les textes que l’on voulait le faire.

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Rock Metal Mag : Donc je présume que le nom «Sisyphus» est en rapport avec le mythe de Sisyphe de Camus? Pourquoi cette thématique?

Julien : Oui, c’est ça . Ce qui s’est passé c’est qu’à la fin de « A farewell to dawn« , on a eu des galères avec le label. Nous sommes nos propres producteurs mais on avait signé chez un label avec lequel cela ne s’est pas bien passé.

Nous étions un peu fatigué. Cela faisait 10 ans que l’on ne s’était pas arrêté avec le groupe et on s’est posé pas mal de questions. A savoir si on continuait le groupe ou si on s’arrêtait. Il y a des moments où il faut faire des choix.

On s’est dit que l’on voulait continuer mais qu’est ce qui nous poussait à le faire? Et en fait on s’est rendu compte que toutes difficultés inhérentes aux groupes auto-produit, étaient pour nous une source d’inspiration.

Et donc, on a vite fait le parallèle avec Sisyphe. On y retourne tous les jours et on porte le projet à bout de bras. Et plus on allait dans ce sens , plus on trouvait les morceaux qui collaient avec ce genre d’imagerie et de symbolique.

On s’est même carrément replongé dans le Mythe de Sisyphe, d’Albert Camus. Je l’avais lu il y a très longtemps, et dans ce bouquin, il y a tout. Il y a toutes les questions que l’on se pose et toutes les réponses. Toute la vision de la condition artistique et de la condition humaine au sens large.

Et donc on a vraiment décidé de faire tourner toute l’ambiance, la thématique, un peu des textes et des idées autour de ça.

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Rock Metal Mag : Oui mais le mythe de Sisyphe c’est porter une pierre en haut de l’édifice alors qu’elle finit toujours par redescendre.

Jeremy : Quand on a sorti l’album, on a fait des tournées . Donc on est en Haut. On est bien et tout va bien. Ensuite les tournées se terminent et on redescend.

Julien : C’est cette prise de conscience, que l’on a eu en 2018. On se demandait pourquoi continuer, si c’est pour se taper des galères. Seulement après la galère, il y a un nouvel album, il y a des concerts, il y a de la création, de l’excitation. Et c’est donc ce cycle là .

Jeremy : Il y a toute une réflexion, la dessus. Quand tu es en galère, souvent tu commences à en avoir marre. Et quand tu travailles sur le groupe d’un point de vue général aussi bien sur la musique que sur le reste, ça peut être lassant à la longue. Mais je pense que c’est valable pour beaucoup de groupes.

On s’est aperçu que c’est inhérent à ce que l’on fait, avec nos convictions de musiciens et la manière dont on le fait. Donc, on a trouvé ce parallèle avec le mythe de Sisyphe de Camus.

Julien : On a aussi pris conscience d’une situation que l’on a accepté. Parce qu’avant cela pouvait être une source de stress, d’inquiétude sur la projection du groupe. Parce qu’il faut toujours se projeter 6 mois, 1 an, en avant.

Au final on sait que le cheminement qui va jusqu’à la création et jusqu’à l’oeuvre est plus important que l’oeuvre en elle-même. C’est dans la création que l’on se retrouve, c’est là que l’on vit des choses importantes. Après l’album est là et on tourne sur 6 mois, 1 an 1/2 voir 2 ans et plus. Ensuite il y aura un autre album.

Pour nous, c’est plus le fait de porter le projet qui est important. Parce que, aujourd’hui, un disque ça vit peut être 6 mois, 1 an. Ou alors tu cartonnes et tu es une superstar. Mais bon, la création est une choses que tu ne peux pas enlever, c’est ton truc personnel. Alors que le disque, c’est l’aboutissement de tout ça. Mais c’est un objet au final qui ne t’appartient plus.

Les gens l’écoutent, ils l’aiment ou pas, peu importe, c’est à eux que ce choix appartient. Quand la musique est donnée aux gens, elle est libre. Par contre notre création, notre sentiment et notre motivation n’appartiennent qu’à nous.

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Rock Metal Mag : Vos sources d’inspirations sont vraiment liées à votre histoire personnelle.

Julien : Oui c’est notre vécu, en tant qu’être humain et en tant qu’artiste aussi. Sur cet album là c’est vraiment ça. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de morceaux qui parlent du fait d’aller de l’avant. Du fait aussi de se dire que peut être que les choses ne seront pas comme je les avais prévues, mais je vais quand même aller voir jusqu’où cela va aller.

C’est une forme d’optimisme mais encore plus une forme de réalisme. Il peut y avoir des embûches, une fin à tout, mais peu importe, ce n’est pas pour ça que l’on va s’arrêter.

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Rock Metal Mag : Vous fonctionnez comment pour les compositions, toujours en binôme ?

Jeremy : Là, nous avons travaillé à trois avec PH. Mais souvent on travaille à deux avec Julien.

Julien : Oui il y a plusieurs types de compos. Il y a des morceaux déjà écrits. Par exemple Solar Ride, le deuxième single que l’on a sorti en clip, est sur l’album, dans la même structure, la même longueur, la même forme que la première fois où nous l’avons enregistré au local. C’est exactement la même chose.

Par contre il y a d’autres morceaux où l’on a cinquante ou soixante versions différentes. On les a beaucoup joués. Il y a des moreaux comme Sisyphus, 667-Off et Idols où l’on a cherché énormément longtemps. On a passé des heures des semaines, des mois pour trouver le bon truc.

Et puis il y a d’autres morceaux comme Gone, qui ont été fait en une seule fois.

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Rock Metal Mag : Quel a été le plus gros challenge pendant la composition et l’enregistrement de l’album?

Julien : Le plus gros challenge, au début, était de composer sans savoir ce qui allait se passer pour le groupe. Donc c’était difficile. Et puis au bout d’un moment, on a inversé le problème. On a considéré la chose comme quelque chose de motivant, qui allait nous pousser.

Le challenge était de sortir un peu de nos habitudes de composition. Là par exemple il y a des morceaux comme Gone, où il n’y a pas de refrain. Et il est basé sur la même suite d’accord quasiment du début jusqu’à la fin.

Ce sont des morceaux très cycliques qui évoquent l’image de ce rocher qui monte et qui descend. Comme Breathe aussi. Le challenge, en tant que groupe affilié à la musique un peu dure, était de se défaire de certaines choses rassurantes : Les grosses guitares, tout le monde qui joue la même chose pour faire un gros son.

On a décidé de se séparer de ça. Les deux premiers morceaux de l’album, sont relativement calmes, alors que d’habitude, on met toujours un truc qui envoie sur les premiers titres.

Mais après le calme des deux premiers titres ça commence à monter en puissance., jusqu’au bout de l’album.

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Rock Metal Mag : Gone est le premier morceau que vous ayez présenté. Il a eu un succès fou et il s’est retrouvé sur le Sampler de Rock Hard n°203 .

Julien : On savait pour le Sampler mais par contre c’est eux qui ont choisi le titre. Donc, on était étonné qu’ils prennent celui là. J’aurais pensé à un morceau un peu plus Rock ou Metal, parce que Gone est au final, assez aérien.

Jeremy : C’est pour ça que l’on a sorti ce morceau en premier car on était impatient de savoir. On voulait voir les réactions.

Julien : Et effectivement ces réactions ont été très bonnes.

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Rock Metal Mag : Votre single Gone a également été classé dans le top 5 de Reuno de Lofofora.

Julien : En ce qui concerne Reuno, on a déjà tourné plusieurs fois avec Lofofora et aussi avec Mudweiser, son autre groupe, un peu stoner sudiste basé à Montpellier.

Donc on fait notre Release Party avec lui à Limoges. On est très content, ça va être très bien.

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Rock Metal Mag : Crying River a un coté Southern Rock c’est une nouvelle touche musicale ajoutée à votre palette ?

Julien : Oui, un peu. parce qu’il y a du Bottleneck, ça sonne un petit peu bluesy. Donc, oui on peut le voir comme ça. On voulait ce coté un peu blues, électrique, bien sur.

Ce morceau parle de quelque chose de très actuel, mais qui n’est pas forcément Southern Rock dans l’image des gens. C’est le fait d’être emporté et quasiment noyé dans un flot d’avis, de fausses informations, tout ce que l’on voit et que l’on entend aux infos, sur les réseaux sociaux.

En fait on s’en fout des avis de tout le monde. Quelqu’un que je connais, cela m’intéresse d’avoir son opinion. Mais une personne inconnue, dont je ne connais pas la vie, je m’en fout de son avis sur la politique, sur l’écologie, etc.. Comme je ne sais pas qui est cette personne je ne peux pas savoir si ce qu’elle dit est pertinent ou pas.

C’est sur que l’on en a marre d’être confronté à tout ça quotidiennement. Seulement, on est obligé d’avoir des réseaux sociaux en tant que groupe de musique et on doit travailler avec. Sinon, je n’aurais pas de réseaux sociaux.

Donc on est confronté malgré nous, à un flot ininterrompu de positionnements de gens qui parlent de choses sans trop savoir. On a des infos incomplètes et des choses un peu abrutissantes. C’est l’idiocratie ! C’est un peu le nivellement de la société par le bas.

The Crying River c’est cette espèce de flot qui nous recouvre. On essaie de surnager tant que l’on peut, mais je ne sais pas pour combien de temps. Au final, il y a beaucoup de gens qui arrivent à colporter plein de choses en étant persuadés que c’est vrai. Et c’est ce que retrace cette chanson.

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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 7Weeks_Sisyphus.jpg.

Rock Metal Mag : Le visuel est signé Gilles Estines. Vous aviez déjà travaillé avec cet artiste? Pourquoi une tête de bison ?

Jeremy : Oui, alors Gilles il a déjà réalisé 4 Artworks pour nous et cela fait presque 10 ans que l’on se connait.

Julien : Mais par contre il n’a pas réalisé l’avant dernier.

Jeremy : Le bison, c’est la dernière composition qu’il a fait pour Sisyphus. Et c’est ce qui correspondait le mieux en fait. En plus il y a une vraie relation entre le bison et le groupe puisque c’est un animal qui a failli disparaître comme nous.

On s’est quand même demandé, à une époque, si on arrêtait ou non, comme on en a déjà parlé, tout à l’heure, par rapport au mythe de Sisyphe. Donc on a trouvé qu’il y avait un vrai parallèle et que c’était très adéquat de choisir ça.

Julien : C’est vrai que le bison qui est un animal puissant nous représentait bien par rapport à notre musique qui est assez puissante. C’est un animal qui fonce, comme nous, nous avons pu le faire et comme nous sommes encore capable de le faire. J’ai vu des photos montrant des centaines de bisons foncer droit devant et finalement tomber les uns après les autres dans un ravin.

Et bien nous on porte notre projet et on fonce tout en sachant qu’il y a peut être un ravin, dans 6 mois, 1 an, 3 ans .. Mais peu importe puisque l’on a décidé de foncer. Donc l’idée du bison marchait très bien avec ça.

Jérémy : C’est une belle métaphore.

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Rock Metal Mag : Pourquoi dire que vous avez failli disparaître puisque votre album précédent a eu un énorme succès?

Julien : Parce que l’on a failli arrêter en 2018. On s’est vraiment posé la question.

Jeremy : Ce sont des questions globales que tu te poses à un moment où tu doutes.

Julien : Un groupe de rock, auto produit, qui ne jouit pas d’une incroyable reconnaissance, qui te dit qu’il n’a jamais pensé à arrêter alors qu’il a 7 ou 8 ans de carrière, je pense qu’il ment. Quand tu vois comment ça fonctionne à un moment donné tu réfléchis et tu penses que tu ferais mieux de prendre un boulot pour avoir un salaire fixe.

Et même si on ne va pas jusqu’au bout et que l’on arrête pas, ce sont ces questions là qui nourrissent notre inspiration.

Jeremy : Ce dont on parle dans l’album, c’est la réflexion en elle même. Pas ce que l’on a failli faire ou non. C’est la réflexion et sa conceptualisation par l’album.

Julien : Si on prend le morceau Gone, en anglais il peut avoir plusieurs sens . « He is gone », il est parti ou bien il est mort. Gone est donc un morceau sur le fait de faire son deuil. Mais pas uniquement mortuaire. C’est faire le deuil de certaines choses.

Nous, nous avons accepté de faire le deuil, sur certains de nos fantasmes et sur ce que l’on pensait au début du groupe. Mais on va de l’avant. Et c’est aussi ce dont parle ce morceau.

Même si on rêvait un peu, ce n ‘est pas grave. On le sait et on continue. C’est aussi, je suppose, une sorte de maturité dans le groupe. C’est accepter certaines limites à ce que l’on fait. Par contre cela ne nous limitera jamais dans l’envie de le faire et de porter nos projets jusqu’au bout.

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C’est l ‘album où je suis le plus satisfait du son !

Rock Metal Mag : L’album a été enregistré et mixé par Pascal Power Mondaz et masterisé par Simon Capony. Qui sont ils ?

Julien : Alors l’album Carnivora c’est Pascal qui l’a mixé et Simon qui l’a masterisé et Bends, c’est Pascal qui l’a produit et Simon qui l’a masterisé.

Sur le dernier album, c’était Francis Caste (ndlr: Studio Sainte Marthe) qui avait fait absolument tout. De la prise jusqu’au mastering et c’était très bien. Mais là, il n’était pas dispo et nous étions dans quelque chose de plus live. Donc ce n’est pas ce que l’on peut faire dans son studio.

Nous sommes alors revenus vers Pascal et Simon. Ce sont des amis ils sont supers et Pascal nous fait souvent le son sur scène. Et nous sommes très contents du son obtenu et en vinyle il est mortel.

C’est l ‘album où je suis le plus satisfait du son. En vinyle il sonne hyper bien car on a fait un mastering spécial. C’est top.

Jeremy : C’est vrai que l’on voit vraiment la différence entre le CD et le vinyle

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Rock Metal Mag : Vous avez sorti un premier clip avec Solar Ride ce morceau a une importance particulière. ?

Julien : On avait sorti Gone pour montrer la rupture avec ce que l’on a pu faire jusqu’à présent. D’ailleurs on devait le faire en clip et finalement on l’a juste proposé en écoute. Et le Clip n l’a fait pour Solar Ride, car c’est un morceau court très efficace et assez simple .

C’est un pote qui nous a proposé tout ce délire avec ce cercueil cosmique. Et l’idée nous plaisait bien d’aller vers le soleil et d’être cramoisi par le soleil.

On a un prochain clip qui va se faire sur le morceau Sisyphus. Il sera publié fin janvier pour la sortie de l’album.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous avez un penchant un peu plus prononcé pour un des morceaux de l’album ?

Julien : Mon texte préféré c’est celui de Sisyphus. Le morceau que je préfère jouer c’est plutôt Solar Ride ou Idols. Et un morceau que je trouve très réussi dans son coté mélancolique par rapport au texte, c’est Magnificent Loser. Cela dépend du point de vue, en fait.

Jeremy : Je n’ai pas vraiment de préférence. Cela dépend de l’état du moment. Certains jours je vais préférer jouer tel ou tel autre morceau. Mais j’aime bien jouer Sisyphus. Ensuite Gone et Idols parce qu’il y a une sorte de Challenge.

Julien : Je pense que si je dois en choisir un, c’est Gone. En fait on va formuler la question comme ça : Si tu devais faire écouter un morceau lequel tu choisirais ? Donc moi, je choisirais celui là.

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Rock Metal Mag : Que signifie le titre 667-Off ?

Julien : On a passé beaucoup de temps sur ce morceau qui est un peu progressif, dans le sens où il y a 5 parties différentes. C’est l’histoire du groupe, du début à aujourd’hui.

667-Off c’est juste un cliché. 666 c’est pour le Metal. Le 7 c’est pour 7Weeks et donc 667 c’est pour détourner ça. Et Off n’a aucun sens, c’est juste que ça sonne bien.

Mais pour en être sur, je l’ai montré aux personnes anglaises avec qui je travaille et corrige les textes. Ils ne savaient pas ce que cela voulaient dire mais trouvaient qu’en anglais cela sonnait hyper bien. C’est comme un gimmick.

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Rock Metal Mag : Quels sont vos projets en 2020 ?

Jeremy : Partir en tournée. On a déjà une première partie des dates. Cela commence le 28 février.

Donc c’est surtout sortir l’album et le défendre en concert.

Toutes les prochaines dates : https://www.facebook.com/pg/7weeksmusic/events/

Photo by Ardonau.

De gauche à droite Jeremy Cantin Gaucher, Julien Bernard, Fred Mariolle et PH Marin

Facebook : https://www.facebook.com/7weeksmusic/

https://7weeks.bandcamp.com/

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Rock Metal MAg remercie Julien et Jérémy du groupe 7Weeks, LO Communication et le Hellfest Corner