I Am The Night : Chronique While The Gods Are Sleeping

I Am The Night : Chronique While The Gods Are Sleeping

Chronique : While The Gods Are Sleeping de I Am The Night
Les compositions ténébreuses, agrémentées de mélodies prodigieuses sont corruptrices à souhait et entraînent dans une débauche sonore à la fois malsaine et jouissive.
Découvrez ce premier album et plongez sans retenue dans sa profondeur musicale abyssale .

Chronique : I Am The Night

Album : While The Gods Are Sleeping

Date de sortie: 6 mai 2022
Label: Svart Records

Artwork de Kristian Wåhlin

Tracklist
1.While the Gods Are Sleeping… 02:13
2.Hear Me O’ Unmaker 05:26
3.Dawnbearer 05:48
4.Ode to the Nightsky 05:29
5.I Am the Night 04:32
6.The Owl 05:40
7.Among the Unseen Ones 05:39
8.Holocaust of the Angels 03:20

I Am The Night

De gauche à droite : Waltteri Väyrynen, Markus Vanhala, Janne Markkanen, Okko Solanterä. Photo de Terhi Ylimäinen

Line-up:

Vanhala – guitar, synth (Insomnium, Omnium Gatherum)
Markkanen – bass (ex- Omnium Gatherum)
Väyrynen – drums (Paradise Lost , Bodom After Midnight)
Solanterä – vocals (Horizon Ignited)

https://www.facebook.com/iamthenightofficial/

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I Am The Night a pris naissance en Finlande en 2020, alors que le monde était paralysé pour cause de pandémie.

C’est Markus Vanhala, guitariste d’Insomnium et d’Omnium Gatherum, et le bassiste Janne Markannen ex-Omnium Gatherum qui se sont lancés dans ce groupe de Black Metal enraciné dans la tradition classique du début des années 90. Ils ont été rejoints par Okko Solanterä d’Horizon Ignited au chant et par Waltteri Väyrynen, batteur de Paradise Lost. L’équipe au complet a ainsi pu fusionner le talent indéniable de chacun d’entre eux et donner vie à While the Gods Are Sleeping ».

Et comme le chanteur Solaterä l’explique très bien :

« Nos chansons sont des histoires sur le culte de la nuit et le triomphe des puissances des ténèbres. Au coucher du soleil, des ombres sortent partout. Ce sont les forces de la nuit qui montent au ciel. Elles chassent les anges et inaugurent une nouvelle ère de liberté individuelle .  I Am The Night est un vrai groupe, pas un projet. C’est une création effrénée. Et c’est pour nous, un rayon de ténèbres dans le vide créé par la pandémie. L’avenir reste invisible, et tant mieux pour lui. »

While the Gods Are Sleeping… est une oeuvre puissante de Black Metal aux influences norvégiennes (Emperor, Gorgoroth) et suédoises (Dissection).  Chargés d’atmosphères sombres, typiques du genre, les morceaux sont agrémentés de passages mélodiques intenses accompagnés d’un chant écorché poussé à son paroxysme.

Le titre d’ouverture et chanson titre de l’album ouvre la lourde porte d’un monde glacial et d’une noirceur sans égale.

L’univers oppressant de I Am The Night est sans équivoque. Tout au long de ses 8 titres, While the Gods Are Sleeping… laisse jaillir les éléments clés du Black Metal Old school qui a fait toute sa grandeur.  L’omniprésence de la batterie, féroce et entraînante, les riffs de guitare, rapides et glaçants, les nappes de synthés atmosphériques en toile de fond et le chant luciférien dont l’effet de réverbération renforce le ton ultra caverneux du Grunt .

Une vague atmosphérique submerge Hear Me O’ Unmaker, alors que l’abrupt Dawnbearer tisse sa trame ténébreuse sur un riff thrashisant qui n’est pas sans rappeler un certain Metallica. Quelques paroles incantatoires accompagnent le chant diaboliquement malsain qui fait frémir d’angoisse tant sa rage est puissante. Cette tourmente diabolique se poursuit  sur le magistral Ode to the Nightsky, qui résonne de chant mélodique en arrière plan. Le matraquage de la batterie est d’une sauvagerie frénétique.

I Am the Night démarre sur un tempo soutenu et plus Thrash avant son explosion de Black/Death écrasant. Surgit alors l’envoutant The Owl avec sa mélodie majestueuse qui se poursuit dans le retentissant Among the Unseen Ones et son imposant mur instrumental auréolé de choeurs classiques .

Holocaust of the Angels annonce la fin de ce sommeil des dieux et libère toute sa sensibilité mélodique. Le mur de guitare cadencé par une batterie plus discrète s’estompe sur un riff distordu et sans fin ..

Quel album !!! D’une efficacité extraordinaire .

Les compositions ténébreuses, agrémentées de mélodies prodigieuses sont corruptrices à souhait et entraînent dans une débauche sonore à la fois malsaine et jouissive.

Découvrez ce premier album et plongez sans retenue dans sa profondeur musicale abyssale .

Christiane.T