Entretien avec Tyler Bryant & The Shakedown

Entretien avec Tyler Bryant & The Shakedown

Rock Metal Mag a pu s’entretenir avec Tyler Bryant pour discuter de son nouvel album Pressure qui sort le 16 octobre 2020

L’année 2020 est particulièrement difficile, mais heureusement, le groupe américain Tyler Bryant & The Shakedown a su tirer profit de la situation pour nous concocter un nouvel album nommé en conséquence “Pressure”. Rien n’arrête Tyler Bryant (chant, guitare), Graham Whitford (guitare, chœurs) et Caleb Crosby (batterie), pas même le départ du bassiste Noah Denney, et encore moins une pandémie ! Le 16 octobre 2020, vous pourrez donc vous délecter de cette bonne dose de rock’n’roll que nous offre le trio (temporaire).

En attendant, découvrez notre interview avec le frontman Tyler Bryant:

Rock Metal Mag : Salut Tyler ! Comment ça va ?

Tyler Bryant : Je me sens super bien. Je suis impatient de présenter notre nouvel album et notre nouveau bassiste au monde. J’ai aussi hâte de dévoiler le concert que l’on a filmé pour célébrer la sortie de l’album le 16 octobre. Nous l’avons préenregistré et j’ai édité les vidéos. Ça va être dingue ! Notre seul concert de l’année…

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Rock Metal Mag : Ça doit être étrange pour un groupe qui tourne autant que vous de rester coincé à la maison ?

Tyler Bryant : Oui, c’est carrément un gros changement et je dois m’y habituer. J’essaie de regarder le bon côté des choses ! J’ai pu pleinement profiter de cet été chez moi, et c’est quelque chose que je n’avais pas fait depuis très longtemps. Et puis, faire des choses simples, comme entretenir le jardin. C’est vraiment sympa. J’ai l’impression que cette année 2020 essaie de me changer en homme de maison, mais ça n’arrivera pas, car je suis toujours prêt pour le rock !

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Rock Metal Mag : J’ai eu la chance d’écouter votre nouvel album et c’est encore une belle pépite !

Tyler Bryant : Je suis content que ça te plaise et je suis aussi ravi de la tournure qu’a pris cet album. On l’a enregistré ici, dans mon studio. On voulait se prouver à nous-même que nous étions capable de faire un album tout seul, et aussi de créer quelque chose de magique à partir d’une situation malheureuse. Nous avons appelé l’album « Pressure » car c’est ce que nous ressentions, et c’est probablement ce que tout le monde ressent à travers le monde. On s’est demandé comment on pourrait faire quelque de chose de cool à partir de ce sentiment de pression.

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RMM : Ce sentiment d’être sous pression reflète une vision sur le monde.

Tyler : En effet. J’ai vraiment le sentiment que cette sensation d’être sous pression est quelque chose que tout le monde ressent en ce moment. Que ce soit la pression pour survivre ou se faire de l’argent, car beaucoup de gens se retrouvent au chômage. Il y a aussi le poids que tu ressens lorsque tu te bats face à l’injustice. Tu ne peux pas ignorer ce qui se passe dans le monde, et plus particulièrement aux USA. C’est pour cela que nous avons choisi un vumètre pour illustrer la pochette de l’album. Il est dans le rouge, car cela représente un peu mon ressenti, et c’est pareil pour d’autres personnes.

Tout ça nous a poussé à intituler l’album «Pressure». Mais ce sentiment de pression est aussi quelque chose que j’ai éprouvé pendant des années. Le chemin que j’ai choisi est semé d’embûches et tu dois te battre pour garder ta place. Il y a donc toujours une certaine pression par rapport à ce qui va arriver après, ou par rapport à ce que nous ferons dans le futur.

Caleb et moi même, avons écrit la chanson éponyme avant les événements de cette année. C’est lui qui a amené l’idée de fond et qui m’a dit d’écouter les paroles qu’il avait écrit. A l’origine, nous n’avions pas prévu d’appeler l’album «Pressure», mais c’est devenu assez évident. Je me souviens que je me suis réveillé un matin et j’ai dit : « Ok, je sais comment l’album devrait démarrer ! Ça sera moi en train de crier « I feel feel the pressure » et boom la musique suivra !». C’est un peu comme ça que l’album a été conçu. C’est à dire que l’on faisait ressortir ce que nous ressentions. On retranscrivait nos émotions pour les faire passer à travers de gros amplis, en quelque sorte !

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RMM : Oui j’aime beaucoup la manière dont démarre la chanson «Pressure». C’est une agréable surprise, avec des sonorités plus heavy.

Tyler : Ça vient de Noah ! Comme tu le sais, il ne fait plus parti du groupe maintenant. Il apportait parfois cette touche plus lourde sur nos précédentes créations. Certains de mes passages préférés sur notre album « Truth And Lies » venaient de titres plus punchy, comme « Eye To Eye », qui montrait le côté heavy de notre son. J’avais l’impression qu’on devait repartir sur cette note plus heavy avec le nouvel opus, tout en continuant sur notre ligne musicale.

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Rock Metal Mag : Par rapport à ce que tu dis, et quand on écoute des morceaux comme «Crazy Days» ou «Pressure», on peut supposer que cet album a été majoritairement inspiré par la situation actuelle que nous traversons tous ?

Tyler Bryant : Oui, même si beaucoup de chansons ont été enregistrées avant cette situation complètement folle. Quand nous avons enregistré les chansons, je peux affirmer que tout ce qui se passait au début de cette année, nous a clairement inspiré dans l’attitude, les intentions et les émotions.

On ressent ça dans les performances vocales, les solos de guitares et tout ces trucs. Certaines chansons comme « Coastin’ » ou « Crazy Days » ont été écrites pendant le confinement. Nous avons composé « Hitchhiker » au studio. C’est un morceau qui parle de la tentation . Beaucoup de personnes ont sûrement eu affaire à la tentation durant cette période. Tu peux rester à la maison et mal te comporter !

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RMM : Vous aviez apparemment entre 30 et 40 chansons sous le coude. Ça doit toujours être difficile de faire le choix final ?

Tyler : C’était vraiment super dur ! Il y a tellement de chansons que j’aurais voulu avoir sur l’album, mais qui finalement n’y figurent pas. Je suppose qu’on devra attendre de faire d’autres albums. Mon manager aussi aimait beaucoup de morceaux qui n’ont pas trouvés leur place sur « Pressure ». Tu as souvent une chanson qui dégage une atmosphère particulière et ça devient un peu le fil conducteur de l’album. On veut que l’écoute soit agréable et surtout que cela ait du sens. Il y avait vraiment plein d’autres morceaux super cool… on les garde de côté.

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RMM : Avez-vous besoin d’une approbation de la part du label ou êtes-vous complétement libres avec vos chansons ?

Tyler : Nous avons un super rapport avec les personnes de notre label. C’est notre troisième album avec Spinefarm Records/Snakefarm Records. En fait, c’est eux qui nous on dit de faire un album à notre manière, dans notre studio. C’était cool ! Nashville regorge de producteurs et d’ingénieurs géniaux. C’était donc très spécial pour nous de savoir qu’ils voulaient bien que nous fassions nous même notre album, sans équipe technique. Je pense qu’ils voulaient vraiment que «Crazy Days» figure sur l’album, car ils adorent ce titre. C’est la seule suggestion que nous avons eu de leur part !

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RMM : Vous étiez donc les seuls maître à bord du studio. Alors quand savez-vous qu’une chanson arrive à sa finalité et qu’il faut cesser de la peaufiner ?

Tyler : C’est intéressant. C’est quelque chose que j’ai appris au fil du temps. C’est tellement facile de vouloir ajouter des trucs encore et encore. En général, plus tu ajoutes des choses et moins c’est bon. Tu te noies dans toutes les informations ! Je pense qu’il faut arriver à faire une pause, à se détacher, et réécouter la chanson plus tard en se demandant si ça nous émoustille. Il faut demander aux autres leur avis. Je fais pleinement confiance à Caleb et Graham.

Par exemple, pour la chanson «Like The Old Me », je la jouais seul avec mon micro. Roger Alan Nichols, notre coproducteur et ami de longue date, a dit que c’était bon comme ça et que l’on avait besoin de rien d’autre. Tout était une question d’émotion, donc il ne voulait pas que l’on ajoute plus d’éléments. C’est super d’avoir des gens autour de toi qui ont aussi leur propre vision de ce qui se passe. Autrement, c’est facile de perdre toute perspective.

C’est important d’avoir des personnes à l’extérieur qui peuvent voir ce que toi tu ne vois pas. Ça aide beaucoup pour savoir si une chanson est finie ou non. Mais pour moi personnellement, c’est vraiment une question de ressenti. Est-ce que ça m’enthousiasme ? Est-ce que je prends du plaisir à écouter ce morceau ? Si je m’éclate quand je l’écoute, alors je ne change plus rien, parce que c’est l’effet que je cherche !

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RMM : Et donc cet album a été enregistré chez toi dans ton home studio. Comment s’est passé le processus de création et d’enregistrement, durant cette période particulière ?

Tyler : C’était génial ! Nous étions un peu limités, mais nous avons rapidement transformé ces limites en source d’inspiration. Si tu vas quelque part mais que la route est bloquée, tu dois trouver une autre manière de passer ! C’est pareil ici. On arrivait toujours à contourner nos limites d’une manière créative. C’était très inspirant, et j’ai aimé le fait de pouvoir prendre mon temps avec certains éléments.

C’était la première fois que j’appréciais de chanter de bon matin ! Je dormais à peine pendant tout le processus car j’étais beaucoup trop excité par la création de cet album. Du coup, je me réveillais très tôt et je chantais dès le matin. Quand les gars arrivaient,  les chansons étaient déjà prêtes, avec même les chœurs et les parties de guitares. C’était très gratifiant sur le plan créatif d’être le premier à être prêt et d’attendre que les autres se pointent pour leur montrer le résultat !

Photo: Jason Stoltzfus

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RMM : Le bassiste Noah Denney a pris un autre chemin et tu as dit en début d’interview que vous avez un nouveau bassiste. Quand allons nous le découvrir ?

Tyler : Le 16 octobre ! Nous allons enfin le présenter  et je suis super impatient ! C’est un fan du groupe depuis des années. Il venait déjà à nos concerts quand il était encore gosse. Il est venu nous voir en 2013, mais il était trop jeune pour rentrer dans le club. On l’a quand même fait passer, comme ça il a pu assister aux balances.

Quand Noah a annoncé son départ, il m’a contacté en me disant que c’était un fan de la première heure, qu’il nous suivait depuis le début et qu’il nous suivrait jusqu’à la fin. Alors il est venu auditionner ici à Nashville. Il a appris toutes les chansons que je lui ai envoyé du nouvel album et il savait jouer toutes les notes. Il peut même chanter magnifiquement bien les harmonies les plus hautes. C’est un travailleur acharné !

C’est ce qui m’a convaincu. Je suis vraiment excité à l’idée que les fans puissent le découvrir et constater le dur labeur qu’il a fourni. Et puis, il a démarré en tant que fan du groupe avant de finir à nos côtés. Je pense que ça colle bien !

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RMM : Comme nous avons pu le voir, le groupe est très productif ! Est-ce que vous bossez déjà sur le successeur de « Pressure » ?

Tyler : En ce moment, pas vraiment. J’ai écrit quelques chansons pour moi, mais nous écrivons tous constamment. Je ne me fais donc pas de soucis ! J’ai aussi travaillé sur le dernier album de Larkin Poe. Nous avons fait ça dans mon studio et c’était super de bosser avec elles. Et puis là, je travaille sur un album de gospel avec un artiste nommé Frankie Ballard. C’est vraiment génial d’être sur divers projets, mais un autre album des Shakedown devra arriver inévitablement ! De toute façon, quand je ne travaille pas sur d’autres projets, je dois garder un esprit saint, et il n’y a que le groupe qui arrive à me procurer ça.

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RMM : Dans une de nos précédentes interviews, tu avais justement dit que tu écrivais beaucoup de chansons qui ne collent pas avec la musique du groupe. Est-ce que tu penses à lancer un projet solo, ou même un duo avec ta femme Rebecca du groupe Larkin Poe ?

Tyler : Oui je pense à toutes ces choses ! Mais je ne sais pas quand cela arrivera. Le groupe est vraiment important pour moi. J’y mets toute ma passion et mon énergie. Comme je l’ai dit, j’écris constamment, et il y a beaucoup de chansons qui sont dans la même veine que « Like The Old Me », « Out There », ou encore « The Wayside ». J’aime composer ce genre de musique. C’est ce que je fais de mieux pour décompresser.

J’ai accumulé beaucoup de morceaux qui pourraient finir sur un album. Ça fait longtemps que j’en parle autour de moi. J’ai d’ailleurs enregistré 12 chansons dans un style épuré, mais je ne sais pas encore si mon approche personnelle par rapport à ces compositions est la bonne. J’expérimente ! Je veux vraiment sortir un album solo un de ces jours. Un disque qui évoquerait des souvenirs, l’endroit d’où je viens, toutes ces choses qui sont très personnelles à mes yeux.

Ce genre de compositions qui ne trouveraient pas leur place sur un CD des Shakedown… Car pour qu’une chanson figure sur un album du groupe, elle doit être personnelle pour nous tous. On doit réussir à tous s’y retrouver. Caleb et Graham doivent pouvoir donner autant que moi dans leur interprétation et ça passe par un ressenti commun. Sortir des titres en solo semble donc adéquate. Bien sûr, je serais aussi honoré de faire un projet avec ma femme ! Il y a deux jours, nous avons enregistré une chanson ensemble et c’était super. J’aimerais que les gens puissent l’entendre, mais ils ne le peuvent pas (rires) !

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RMM : Il y a d’ailleurs quelques invités sur l’album, dont Rebecca Lovell (sur “Crazy Days”, “Hitchhiker” et “Misery”) et Charlie Starr de Blackberry Smoke sur “Holdin’ My Breath”. Avez-vous immédiatement pensé à lui ?

Tyler : Je n’ai pas instantanément pensé à lui. Quand on bossait sur le morceau, Graham chantait les harmonies, et il le faisait très bien. Mais plus j’écoutais la chanson, plus je me disais que ça correspondrait parfaitement à Charlie Starr. J’adore quand il chante des notes qui sont hautes ! Il a une vraie maîtrise des harmonies. Je lui ai donc envoyé un message pour lui proposer cette collaboration, en précisant qu’il n’était pas obligé d’accepter et que je ne serais pas vexé. Il a vite répondu qu’il serait honoré de participer. Heureusement, car il déchire vraiment sur cette chanson !

C’est drôle car je l’avais un peu mise de côté… Graham est en quelque sorte obsédé par la batterie, alors il m’a envoyé un enregistrement où il jouait de la batterie et le riff de guitare de la chanson. Nous avons un peu bossé le morceau ensemble à partir de ça. Pour être honnête avec toi, j’ai ensuite oublié ce titre ! Et puis, Caleb et Graham ont pensé que ça serait bien de le mettre sur l’album car il était clairement approprié aux derniers événements. Nous sommes chanceux d’avoir Charlie Starr qui chante les harmonies.

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RMM : As-tu envie de collaborer à nouveau avec d’autres artistes sur vos futurs albums ?

Tyler : Oh absolument ! J’aimerais bien faire quelque chose avec Lzzy Hale de Halestorm un de ces jours. Ça serait génial. Mais aussi avec Chris Turpin de Ida Mae. Je pense qu’on devrait tous les deux sortir un album de guitares à résonateur. Nous sommes de vrais geeks avec ces guitares là ! J’adore collaborer avec d’autres artistes. Ce qui est cool avec Nashville, c’est qu’il y a énormément de musiciens incroyables à proximité. Les possibilités sont infinies !

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RMM : D’ailleurs, tu as toi même fait récemment une collaboration avec Ray Wylie Hubbard et ces derniers jours il y a une rumeur qui dit que tu composerais avec Dorothy !

Tyler : Et bien… comme tu le sais, Joel Hamilton a produit notre album « Truth and Lies » et en ce moment, il travaille avec Dorothy. Il m’a donc envoyé un message pour me demander si je voulais jouer de la guitare sur quelques compos. Pour l’instant, je n’ai encore rien reçu, mais j’attends en espérant pouvoir écouter ça. Je voudrais vraiment jouer dessus. D’ailleurs, elle m’a aussi écrit pour savoir si je voulais jouer quelques trucs, donc maintenant, la balle est dans son camp ! J’adore sa musique et ça serait vraiment cool de faire quelque chose avec Dorothy, que ce soit composer ensemble ou juste jouer de la guitare.

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RMM : Parlons un peu de matériel. Tu as désormais ta propre pédale, la TB Drive. Envisages-tu de commercialiser ta propre guitare signature, ou même un ampli ?

Tyler : Il y a eu quelques discussions avec Fender pour voir s’il serait envisageable d’avoir ma propre signature. Une Fender Stratocaster rose évidemment ! Je ne sais pas encore quand ça se produira. En attendant, j’encourage les jeunes à continuer de poster sur les réseaux leurs guitares inspirées des miennes. J’ai un dossier sur mon téléphone avec toutes les photos de guitares où ils me taguent. Il y a des centaines de Strat rose qui ressemblent aux miennes !

Ça serait super que Fender fasse quelque chose, car ça ferait des heureux. Désormais dès que quelqu’un poste une Fender rose, je suis identifié dessus ! Et pour les amplis, ça serait génial aussi. J’utilise toujours les mêmes, mais je pense que j’apprécierais d’en avoir un à mon nom. Il faut être patient et garder en tête que toutes ces compagnies vivent une période étrange. Il n’y a plus vraiment d’activité et tout est au ralenti…

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RMM: Les musiciens ont dû s’adapter à la situation, en faisant notamment des concerts virtuels. Comment vis-tu cette expérience ?

Tyler : En effet ! J’ai fait quelques performances virtuelles, notamment avec Marshall hier. J’ai aussi donné un concert virtuel au Bluebird Café. C’est un lieu légendaire à Nahsville où des compositeurs se retrouvent autour d’un cercle pour jouer leurs chansons. J’ai donc fait ça hier soir avec Rebecca et Megan de Larkin Poe ainsi que Frankie Ballard. C’était super de se retrouver sur une scène, même s’il n’y avait pas de public.

Nous allons aussi faire un livestream avec le groupe pour la sortie de « Pressure ». Nous avons préenregistré ce concert pour être vraiment sûr que la qualité audio sera au rendez-vous. C’est la première fois que les gens vont nous entendre sans Noah et c’est aussi la première fois qu’ils découvriront les nouveaux morceaux. C’est pour ça qu’on veut la meilleure qualité possible. Ça sera une belle expérience sonore pour le public. On va donc sortir ce concert le jour où l’album sera dévoilé, c’est à dire le 16 octobre. Il y aura aussi un live chat où nous serons présents et où nous pourrons échanger avec les fans.

Pour être complètement honnête, je ne suis pas un adepte de tous ces livestreams que l’on voit un peu partout. C’est vraiment trop bizarre pour moi ! Quand on enregistrait le concert, j’étais tout le temps en train de dire : « Hey tout le monde…. mais attend, il n’y a personne » (rires). C’est comme si tu te parlais à toi même en fin de compte. Mais pour l’instant, le virtuel est tout ce que nous avons pour jouer notre musique, donc on doit faire le nécessaire et explorer cette voie. Le plus gros problème avec les livestream, c’est que la plupart ont un mauvais son ou une mauvaise connexion. C’est pour cela que nous avons décidé d’enregistrer notre concert a l’avance, afin d’offrir aux gens l’opportunité de mettre le son à fond !

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RMM : J’ai pensé que ça serait amusant de réécouter toute la discographie du groupe par rapport à votre évolution musicale. C’est super de voir comment vous avez grandi, en passant d’un son blues rock plus léger à des sonorités fuzzy, puis un son plus lourd et heavy, mais toujours avec ce côté southern. Vous restez fidèles à vos racines et c’est à chaque fois meilleur.

Tyler : Oh c’est super cool ! Merci, j’apprécie. Ces évolutions n’étaient pas toujours intentionnelles et d’autres fois, ça s’est fait naturellement. Tu grandis et tu changes. Ce que tu écoutes change aussi. Les expériences de la vie façonnent également la façon dont tu écris, et il y a de quoi faire en ce moment (rires). Par exemple, les choses qui m’emballaient parfois sur “Wild Child”, vont m’enthousiasmer d’une manière différente lorsque je le réécoute maintenant. Il y aura d’ailleurs une chanson venant de cet album sur notre livestream. C’est une chanson qui nous a été beaucoup demandée et que nous n’avons jamais joué… je laisse ça en suspens pour la surprise !

Sur notre premier EP « From The Sandcastle » (ndlr: 2011), nous étions des gosses, c’est dingue. On a enregistré ça dans une maison, à quelques rues plus bas de là où je me trouve. On a fait cet EP avec du matériel qui nous avait coûté seulement une centaine de dollars. On expérimentait et on se cherchait encore. Ce sont de supers souvenirs pour moi, avec juste Caleb et Graham. Tous les trois, on en voulait ! Quelques chansons qui figurent sur cet EP ont été réenregistrées sur “Wild Child“. Je pense que pour moi, cet album marque vraiment le démarrage avec les Shakedown. C’est là que le groupe a commencé à avoir sa propre identité.

Et je suis maintenant très fier de présenter notre nouvel album « Pressure ». Je pense que c’est mon préféré ! Je suis carrément impatient d’offrir ça au fan et surtout de jouer les chansons pour eux, à un vrai concert. Hâte de vous retrouver en chair et en os !

Discographie:
From The Sandcastle (EP 2011)
Wild Child (CD 2013)
The Wayside (EP 2015)
Tyler Bryant & The Shakedown (CD 2017)
Truth And Lies (CD 2019)
Pressure (CD 2020)

Retrouvez toutes les infos du groupe sur leur site officiel, où vous pouvez aussi vous procurer le nouvel album “Pressure” et des tickets pour le concert virtuel du 16 octobre 2020 > ICI

Merci à Tyler Bryant et Replica Promotion