Entretien avec Robin du groupe DeWolff

Entretien avec Robin du groupe DeWolff

Rock Metal Mag a eu le plaisir de s'entretenir avec Robin Piso du groupe DeWolff.

Rock Metal Mag
a eu le plaisir de s’entretenir avec
Robin Piso (orgue Hammond)
du groupe DeWolff.

Le trio hollandais, DeWolff composé des frangins van de Poel, Pablo (chant/guitare) et Luka (batterie), et de Robin Piso (orgue Hammond) était en journée promo à Paris, en raison de la prochaine sortie de leur album Thrust, prévue le 4 mais 2018 et Rock Metzl Mag a eu le plaisir de s’entretenir avec Robin.

De gauche à droite : Pablo (chant/guitare) Robin Piso (orgue Hammond) et Luka (batterie)

 THRUST sort le 4 mai 2018

Tracklist:
1.Big Talk
2.California Burning
3.Once In A Blue Moon
4.Double Crossing Man
5.Tombstone Child
6.Deceit & Woo
7.Freeway Flight
8.Tragedy Not Today
9.Sometimes
10.Swain
11.Outta Step & Ill At Ease

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DeWolff s’est formé dans le sud des Pays-Bas, au sud de Geleen, situé entre la Belgique et l’Allemagne. Le trio sortait à peine de l’adolescence en 2007, quand les frères Pablo (chanteur / guitariste) et Luka van de Poel (batterie) agés de 13 et 15 ans et l’organiste Hammond, Robin Piso, âgé de 17 ans. ont décidé de former Dewolff très influencé par Jimi Hendrix, The Doors et Led Zeppelin.

En septembre 2008, le trio  sort son premier EP éponyme ‘DeWolff’, suivi d’un premier album  ‘Strange Fruits et Undiscovered Planets’ en 2009 qui atteint la 50ème place dans les charts néerlandais et présage une scène plus importante par la suite.

Alors qu’ils étaient encore adolescents, ils ont joué au prestigieux Paradiso d’Amsterdam et ont tourné sans relâche dans toute l’Europe. En 2011,  DeWolff  publie le riche psychédélique ‘Orchards / Lupin’ , puis le trio aborde l’opéra rock avec en 2012  ‘DeWolff IV’.  En 2014 , avec ‘Grand Southern Electric’ , le trio adopte le son US Southern Rock et les influences de Leon Russell, The Allman Brothers Band et Little Feat, et cet album deviendra l’un des plus acclamé. En 2016 succède  ‘Roux-Ga-Roux’ qui mélange toutes les influences du trio. Le groupe a également publié en 2015 le double album live ‘Live & Outta Sight’ qui a également fait irruption dans le top 20 néerlandais.

Bien que prolifique en studio, le groupe est très prospère sur scène et passe la plus grande partie de son temps sur les routes en Europe et jusqu’en Australie.

DeWolff a ouvert pour Black Keys,  Blues Pills, Deep Purple et Ten Years After et ont même fait grande impression à Roger Glover de Deep Purple.

En 2014, le groupe s’installe à Utrecht, où il ouvre son propre studio d’enregistrement sur pistes analogiques, l’Electrosaurus Southern Sound, C’est là qu’ils ont produit ‘Thrust’ entre juin et août 2017 et le disque précédent ‘Roux-Ga-Roux’.

En parlant du processus d’enregistrement de ‘Thrust’,  Pablo déclare:  ‘Avec un producteur, nous n’avons jamais vraiment eu le son que nous voulions. Nous avions l’ opinion supplémentaire d’une personne en qui on devrait pouvoir faire confiance, mais nous sommes perfectionnistes, donc si nous voulons un certain son ou si nous voulons jouer quelque chose d’une certaine manière, il faut que ce soit comme nous le voulons et ça doit être bon. Le fait de travailler avec quelqu’un d’autre, nous semble un peu trop limitatif.  C’est être juste bon alors que l’on peut faire encore mieux. Ensuite, vous vous retrouvez avec un disque de chansons qui sont bonnes mais pas assez. ‘

Le moment était donc venu pour eux de faire l’album le plus ambitieux et le plus contemporain à ce jour. C’est le son du rock ‘n’ roll de 2018 parfaitement dosé en énergie, en authenticité et en émotion et parfois en désespoir  face à l’état du monde d’aujourd’hui. Une recette équilibrée et délivrée de manière accrocheuse et glorieusement épique.

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Rock Metal Mag : Vous avez fêté vos 10 ans d’existence en 2007, et sorti 5 albums très acclamés par le public, est ce que l’on peut dire que Thrust est l’album de la consécration ?

Robin : A mon avis, pour chaque groupe le dernier album réalisé est toujours le meilleur, mais je pense que parmi tous les albums que nous avons sorti, Thrust est vraiment celui qui correspond le plus à nous trois avec nos différentes inspirations acquises au fil du temps. Nous avons commencé très jeunes à écouter PinK Floyd, The Doors, et différents genres de musique.  Nous avons essayé différents styles mais nous avons gardé l’esprit des 70’s en jouant une musique qui vient vraiment du coeur. Notre musique c’est notre âme, on vit avec du matin au soir. Et je pense que Thrust est la meilleure chose que nous ayons jamais réalisée, et j’espère aussi que c’est l’album  qui aura le plus de succès.

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Rock Metal Mag : Quelle est la différence majeure de Thrust comparé à votre album précédent, Rous-Ga-Roux ?

Robin : Pour notre précédent album nous avons écrit et composé de nombreuses chansons en studio mais lorsque nous les avons jouées en Live le rendu n’était pas le même. Alors que pour  Thrust, c’est ce que DeWolff a fait de mieux. Les morceaux joués en live ont le même rendu que sur l’album. C’est une combinaison de chansons avec une belle sonorité groovy et sexy, mais nous pouvons aussi les jouer de façon plus passionnée. Pour le précédent album, nous avions écrit de nombreuses chansons très chaleureuses mais aussi très complexes, dans un style similaire au Prog Rock. Mais nous voulions jouer des morceaux moins techniques et donc plus faciles mais avec toujours avec le même défi dans notre façon de jouer. Voilà, je pense que ce sont les principales différences entre les deux albums . Et aussi, en ce qui concerne, Luka, le batteur, qui chante beaucoup plus sur Thrust et il a aussi de nombreux morceaux ou Pablo et Luka chantent ensemble ou à tour de rôle. Luka a une voix très différente de Pablo.

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Rock Metal Mag : Vous avez signé avec le prestigieux label Mascot Records comment cela s’est passé ?

Robin : Nous avons réalisé notre précédent album en autoproduction et dans notre propre studio, l’Electrosaurus Southern Sound Studio, à Utrecht et sous notre label Electrosaurus Records. Et ce n’était pas trop mal car nous pouvions tout reprendre ou modifier ce que l’on voulait, mais pour  ce nouvel album nous voulions franchir une nouvelle étape. Si l’on voulait que notre musique soit écoutée dans d’autres pays et par encore plus  de fans, il nous fallait un label international, mais avec une véritable identité et je pense que Mascot correspond le mieux à ce que nous recherchions avec ses références Blues Rock . Il se distingue parmi d’autres labels tels que Media records ou Sony ou autres qui n’ont pas de réelle identité et qui gèrent toutes sortes de musique. Mascot est passionné par le style de musique que nous aimons et que nous réalisons. Il y a une vraie passion Blues Rock au sein de cette maison de disque. En plus, elle a été fondée au Pays Bas et elle a de nombreuses antennes dans des pays comme les Etats Unis, l’Angleterre, la Suède , la France etc….  Donc nous sommes très heureux de travailler avec Mascot

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Rock Metal Mag : Quels sont les principaux thèmes des paroles de Thrust ? C’est une critique de la Société?

Robin : Dans notre album Rous-Ga-Roux, nous étions très jeunes et nous ne nous soucions pas trop du monde et Pablo écrivait des paroles influencées par ce qu’il lisait ou par des séries dans le style « Syfy Stories ». Pablo était également très influencé par les paroles de Leon Russell ( Lady Blue).  Mais nous avons mûri et pour Thrust nous avons finalement écrit les paroles à trois en abordant des thèmes en relation avec ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. Pablo écrit aussi la musique. Dans cet album les paroles sont plus politiques. Elles mettent l’accent sur l’élection de Trump, ou de ce qui se passe en Hollande et nous avons décidé de parler avec force de ces sujets d’actualité. Quand on pense à Trump on se dit que les gens ne se sont pas rendu compte des conséquences de cette élection et de la dure réalité des choses. D’autres chansons sont plus intimistes et concernent la vie de Pablo, de sa femme. Il y a aussi des histoire qui racontent notre vie en tournée.

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Rock Metal Mag : Pourquoi le choix de California Burning comme premier single ?

Robin : C’est encore une question de coeur. Nous aimons toutes les chansons de cet album, donc le choix du premier single n’avait pas vraiment d’importance. Mais California Burning est le single parfait pour présenter DeWolff car il est bien groove et typique de notre style musical. Je pense que cette chanson aurait pu figurer sur notre dernier album. Mais la chanson principale est surtout Big Talk, qui sera notre second single et la vidéo sortira à la mi- avril (Depuis notre interview la vidéo est sortie le 13 avril). J’espère que les gens vont être époustouflés par ce titre. C’est vraiment une chanson très importante qui parle de tous les beaux discours et les mensonges qui nourrissent la société, et attisent la haine en créant des problèmes là où il n’y en a pas, alors que les vrais problèmes ne sont pas résolus. Big Talk, c’est vraiment le fil conducteur de Thrust et c’est la chanson qui a le plus d’impulsion( Thrust ») . « Thrust » signifie une puissante poussée et ce morceau est plein d’énergie et il correspond parfaitement à l’ensemble de l’album. C’est une montée en puissance, mais avec une grande force et c’est aussi pour ça qu’il est le principal titre de l’album,  que nous avons justement appelé « Thrust ».

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Rock Metal Mag : Quelle est la signification du titre  « Tragedy Not Today »?

Robin : Cette chanson parle d’un type qui n’a jamais de chance dans la vie, mais il garde le moral.  C’est comme si,  tous les jours et dès qu’il se réveille  le matin ,  il se demande ce qui va encore lui arriver.  Mais finalement il reste confiant et il se dit non pas aujourd’hui, « Not today », car tout va bien se passer . Et c’est très drôle car c’est vraiment extrême. Sa vie est pleine de malchance mais il continue de croire que chaque nouvelle journée va se dérouler sans problèmes. La chanson commence sur  « I lost my girl on a betting », ce qui veut dire, j’ai perdu ma nana suite à un pari, et c’est la pire des choses qui puisse arriver, mais il reste confiant et continue de croire que la chance va tourner. J’adore ce titre car c’est tragique, mais le gars reste optimiste.

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Rock Metal Mag : Vous puisez vos influences dans le Classic rock des 70’s avec des groupes tels que Deep Purple ou Led Zeppelin, est ce que vous avez d’autres groupes qui vous ont influencé ces 10 dernières années?

Robin : Oui de très nombreux groupes ! Nous avons démarré avec Led Zeppelin, Deep Purple et des groupes plus psychédéliques comme Pink Floyd et aussi The Doors. Ensuite nous avons commencé à explorer de nouveaux styles de musique, on a fouillé en peu plus dans ce qui se faisait. Nous avons découvert beaucoup de groupes qui nous ont inspirés il y a une dizaine d’année. Des groupes comme, Little Barrie avec qui j’ai passé mon adolescence à écouter l’ album « Stand Your Ground« .  Il y a aussi, Little Feat ou The Allman Brothers,  Leon Russel, Dr. John… Mais il y a aussi des groupes actuels et plus modernes qui nous inspirent comme quand nous avons entendu « Brothers » de The Black Keys, ou Buffalo Killers  Il y a un très vieux son analogique sur cet album mais ça sonne quand même très moderne.  Pour nous, c’est comme si l’on avait trouvé le son parfait ! Cela n’a pas été facile pour nous d’avoir un son comparable mais je pense que nous y sommes arrivés sur notre nouvel album, Thrust. J’aime aussi Wolf People et The Dawn Brothers, qui est un autre groupe hollandais. Nous allons tourner avec eux prochainement, mais je pense qu’ils sont bien meilleurs que nous (rires). Ce sont d’excellents compositeurs et j’ai d’ailleurs pris des cours avec leur claviériste. Ils étaient aussi une grande source d’inspiration pour notre album. Ils nous ont appris à ne pas juste penser à la musique puis ensuite y ajouter les paroles  mais à composer tout en même temps pour que musique et paroles ne fasse qu’un. The Band nous a aussi énormément inspiré. Il y a tellement de bonne musique ! C’est très vaste.

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Rock Metal Mag : Vous avez réalisé un clip sur la chanson Deceit & Woo, est ce que vous allez sortir d’autres clips?

Robin : Oui ! Le clip de « Deceit & Woo » est extrait d’un enregistrement live. Ce n’est pas la version de l’album. Nous avons joué la chanson en studio et nous avons ensuite sorti le clip live. Nous sommes en grande discussion concernant le prochain clip. On va en faire d’autres, c’est certain  ! Nous avons déjà une super idée et nous avons commencé à travailler dessus.

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Rock Metal Mag : La vidéo a été réalisée par Sven Signe Den Hartogh et Edwin van der Sande pourquoi avoir choisi de travailler avec eux?

          Robin : En fait ils ont bossé sur la vidéo de California Burning. Sven est un photographe qui nous a fait beaucoup de très belles photos par le passé. Il est excellent pour les photos de concerts. Nous avons déjà travaillé, souvent avec lui. Il nous a envoyé un message pour nous dire qu’il voulait nous présenter un ami qui était très doué pour les vidéo en VHS  8 millimètres, comme pour les vieux films. Il nous a filmé sur le Dewolff  festival l’année dernière et quand il nous a montré le résultat, on a adoré ! De là on s’est dit qu’il serait super pour le clip de California Burning. Il a su capter la bonne atmosphère en Live. Il a l’oeil pour ça.  C’est très énergique. Ils ont vraiment fait du bon boulot.

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Rock Metal Mag : Vous pensez réorganiser un autre « DeWolff fest » ?

Robin : Non, nous avons fait le DeWolff festival pour célébrer nos 10 ans ! C’était vraiment un événement spécial.Nous voulions faire quelque chose de vraiment original, donc nous avons organisé un festival dans un grand bâtiment en Hollande.  Il y avait deux scènes dans deux salles différentes. Nous étions le 10ème et dernier groupe à jouer. Pour moi, c’était le plus beau jour de ma vie ! Voir tous ces groupes jouer à notre festival… Nous avons faire venir seulement des groupes que nous aimons. Il y avait les groupes anglais  Wolf People ,  Little Barrie . C’était super de les avoir sur notre Festival car ils font partie de nos influences musicales . Ensuite les autres groupes étaient tous originaires des Pays-Bas et certains sont de très bons amis. La musique de tous ces groupes très cool vient vraiment du fond du coeur. Il y avait The Dawn Brothers, The Grand East, Mitch Rivers, Birth of Joy et tous ces groupes nous filent la chair de poule, en live !  C’était incroyable. Il y avait aussi d’autres animations à coté des concerts. Il y avait une boutique de vêtements vintage et nous avions aussi un stand de vinyles, un designer de pédales d’effets de guitares et bien sûr des stands alimentaires. Nous avons tenté de reconstituer notre studio et nous y avons organisé des sessions de jam avec les musiciens qui jouaient sur le festival. Nous avons fait 6 sessions je crois. Le batteur et moi nous jouions avec les gars de The Dawn Brothers. Pablo a aussi joué avec d’autres musiciens. Nous avons commencé à jammer et le truc cool c’est que ça n’a pas été enregistré sur un ordinateur mais directement sur un vinyle. C’était génial.

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Rock Metal Mag : Qui a réalisé la pochette et quelle est la signification de l’oeil ?

Robin : La pochette a été réalisée par l’artiste australien, Dan Lean. Nous avons découvert son Instagram « Merciful Stranger ». Il a de vieux livres sur les années 60’s, 70’s et des revues de cette époque et il s’en sert pour faire de magnifiques collages. Et l’on s’est dit qu’il pourrait faire quelque chose pour nous. Il a écouté l’album Thrust et il a voulu créer un paysage explosif qui correspond à la puissance de l’album et l’oeil qui regarde sert à capter l’attention, comme une invitation à écouter l’album. Au premier abord cela ressemble à un paysage tout çà fait normal mais il y a un coté irréel avec une signification que je ne sais pas trop comment expliquer . Mais il a vraiment fait quelque chose de bien. Il colle morceau après morceau chaque image différente découpée dans ses magazines et une fois le collage achevé, il fait une photo de l’ensemble. Et le résultat est génial. J’adore vraiment ce qu’il fait.

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Rock Metal Mag : Vous serez en France au festival Eco-Rockaldo’s en juillet est ce que vous prévoyez d’autres dates en France ?

Robin : Oui, nous allons faire quelques Festivals en France cet été, mais nous allons également faire une grosse tournée en Europe , qui débute le jour de la sortie de Thrust, avec un concert à l’ Amsterdam, Paradiso  le 4 mai. Et il y aura une date en octobre à Paris. ( https://rockmetalmag.fr/events/dewolff-a-la-maroquinerie/). On adore Paris et la nourriture est vraiment bonne et les gens sont vraiment chouettes. Le public français est un bon public. Ils aiment chanter et applaudir. En France le public est plus jeune qu’en Allemagne par exemple.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous pensez qu’aujourd’hui il y a vraiment un retour de la musique du passsé en Europe?

Robin : Oui, je pense. Quand nous avons commencé à jouer il y a 10 ans, en Hollande il n’y avait pas beaucoup de groupes qui faisaient ce genre de musique. Et nous avons eu du succès rapidement et nous avons réalisé de nombreux shows télévisés et très vite de jeunes gens se sont intéressés à notre style de musique et au son de l’orgue Hammond. Et au fur et à mesure de jeunes groupes ont commencé à intégrer l’orgue dans leur musique. C’était amusant de voir que lorsque nous avons débuté il n’y avait pas tant de groupes dans ce genre musical et ils ont commencé à nous suivre et à s’inspirer de notre musique. C’est vraiment très cool. Je ne sais pas si c’est vraiment un Come Back. C’est surtout une inspiration des années 60’s et 70’s mais avec une vraie touche moderne et personnelle. Par exemple les Black Keys, Wolf People ou  Alabama Shakes et Tame Impala. C’est un son moderne mais avec une atmosphère old school.

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 Robin PisoPablo Van de Poel et DeWolff à Kafe Antzokia.

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Rock Metal Mag remercie Robin du groupe Dewolff et Roger Replica de Replica Promotion.

Photo à la une par Satellite June

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