Entretien avec I Don’t Know How But They Found Me

Entretien avec I Don’t Know How But They Found Me

Entretien au Hard Rock Café à Paris avec Dallon Weekes du duo I Don't Know But They Found Me

Entretien
au Hard Rock Café à Paris avec Dallon Weekes du duo I Don’t Know But They Found Me 

Rock Metal Mag a eu le plaisir de s’entretenir avec Dallon Weekes (chant basse) du duo I Don’t Know But They Found Me au Hard Rock Café à Paris.

Ryan Seaman (Batteur)  et Dallon Weekes (chant basse) 

Entre exploration archéologique et vision avant-gardiste, I Don’t Know How But They Found Me, est comme un « Day-Glo » (mélange coloré) nostalgique et optimiste pour l’avenir, comme « Retour vers le Futur », le film classique d’où est extrait leur nom de groupe.

 Et tout comme Marty a voyagé 30 ans dans le passé pour corriger les erreurs du présent, il en a été de même pour Dallon Weekes (chant, basse) et Ryan Seaman (batterie). ), ressuscitant les chansons et l’esprit novateur d’IDKHOW pour une nouvelle génération affamée d’une prise de risque créative et d’un plaisir sans limite.

La musique d’I DONT KNOW HOW BUT THEY FOUND ME date de l’époque où des pionniers iconoclastes de la pop ont réussi à percer sur le plan commercial sans faire de compromis artistique. Ceux qui n’ont pas réussi malgré la créativité mais plutôt à cause d’elle. IDKHOW canalise les esprits légendaires du garage rock des années soixante, du glam des années 70, de la new wave des années 80 et des débuts de Britpop, fusionnant les plus grandes puissances des époques révolues dans un son transcendant du futur. Imaginez une boîte de nuit animée par T. Rex, Bowie, Oingo Boingo et Tears For Fears, distillant des hymnes pop rock aussi mémorables qu’intemporels.

Le premier EP 6 titres  « 1981 « Extended Play » est sorti via Fearless Records le 9 novembre 2018.

« Introduction » 0:32

« Choke » 3:15

« Social Climb » 2:56

« Bleed Magic » 3:23

« Absinthe » 3:03

« Do It All the Time » 2:47

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 Rock Metal Mag  : C’est la première fois que vous faite une journée promo à Paris? 

Dallon : Oui et c’est génial . C’est très sympa de pouvoir faire quelque chose de nouveau .__________________________________________________________________

Rock Metal Mag : Avec Ryan Seaman vous étiez tous les deux dans The Brobecks BAND, pourquoi as-tu cessé de jouer dans ce groupe en 2013 ?

Dallon : J’ai joué dans The Brobecks pendant 6 ou 7 ans . C’était comme un pallier qui m’a permis de faire un grand pas en avant. Et puis on m’a demandé de me joindre à Panic At The Disco, en tant que musicien de tournée. Donc c’est devenu mon job, c’était le meilleur moyen de mettre ma famille à l’abri du besoin.. Même si j’aimais The Brobecks, cela devenait difficile de franchir une autre étape. Malgré le succès, le groupe n’évoluait pas.

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 Rock Metal Mag  : Avant IDK tu es resté 8 ans avec « Panic At The Disco », pourquoi as tu finalement quitté le groupe en 2017 ?

Dallon : Pendant que je jouais avec Panic, j’avais commencé à écrire mes propres compositions. J’ai écrit des chansons pendant le processus de composition et d’enregistrement du quatrième album de Panic, mais elles ne ne correspondaient pas à leur vision collective du nouvel album. J’ai senti que je n’étais plus assez créatif au sein de Panic et je savais que je devrais choisir entre Panic et IDK. Pour moi, la chose la plus importante étant d’écrire et de créer.

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Rock Metal Mag : Le concept d’ IDK date de 2009, qu’est ce qui t’as poussé à franchir le pas pour que ce projet devienne réel ?

Dallon :  L’idée de créer le projet IDK est vraiment née en 2016 avec Ryan. En 2009, j’avais trouvé le nom du groupe avec juste cette phrase I DONT KNOW HOW BUT THEY FOUND ME, que j’apprécie beaucoup.

Rock Metal Mag : Elle vient du film « Retour vers le futur » (1985)

Dallon : Oui, c’est un film que j’ai adoré quand j’étais plus jeune et cette phrase est restée . C’est à cause de sa sonorité et du sens qui se cache derrière . Cela implique une autre histoire qui ne fait pas partie du film et que l’on doit imaginer soi-même. En 2009, avec Ryan, on se connaissait déjà, puisque cela fait 10 ans. Il a joué de la batterie avec Brobecks pendant un moment et il faisait parti de Falling In Reverse quand je jouais avec Panic. Je voulais faire un disque de mon côté depuis pas mal de temps et nous étions dans une situation similaire, puisque nous étions chacun de notre coté engagé avec un autre groupe.
Quand je l’appelais, il arrivait du jour au lendemain . Je lui parlais de ce que je voulais faire avec ce projet et il était vraiment intéressé et voulait en faire partie. Finalement on passait toute la journée à parler musique et de nos situations respectives. Nous discutions du coté amusant de faire quelque chose ensemble et en secret. C’était juste pour nous, pour le plaisir, et pour raviver l’étincelle qui nous avait permis de commencer à jouer de la musique – parce que la musique est supposée être amusante.
C’était un cheminement logique, et nous avons rejoué ensemble très naturellement.
I DONT KNOW HOW BUT THEY FOUND ME a vraiment pris forme fin 2016 début 2017 et nous avons commencé à jouer en secret. Nous avons booké des dates et ce nom semblait parfaitement approprié pour un groupe incognito.
Nous avions chacun nos propres projets, mais il n’y avait rien de planifié entre nous et nous n’avions aucun enregistrement. Nous avons donc décidé de quitter chacun notre groupe pour nous concentrer davantage sur ce que nous allions faire avec IDK. Nous avons décidé de réaliser un EP et nous avions déjà quelques chansons. que j’avais écrites alors que j’étais avec Panic.

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Rock Metal Mag : C’est donc avec « Modern Day Cain » que tout a vraiment commencé en août 2017. Comment est née l’idée du clip de cette chanson ?

Dallon : Un soir, pendant que je composais les chansons de l’EP, je suis tombé par hasard sur une émission de YouTube, « Superstar Showcase » , un show qui datait d’une trentaine d’années. Cela m’a totalement fasciné et j’aurais vraiment adoré participer à ce genre d’émission. Et c’est de là qu’est venu l’idée de créer ce clip avec le concept d’ IDK , groupe des années 80, participant à ce show. C’est comme ça que tout a démarré.

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Rock Metal Mag : Avez-vous été surpris par l’énorme succès de la chanson « Modern Day Cain » l’année dernière?

Dallon : Terriblement surpris. Nous n’avions aucune attente et nous continuons toujours à n’avoir aucune attente. C’est vraiment très excitant de voir les gens aussi enthousiastes.

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Rock Metal Mag : D’où t’est venue l’inspiration pour les paroles de cette chanson?

Dallon : Je me suis inspiré d’une série TV de la chaîne BBC et plus particulièrement d’un personnage dans son rôle de prêtre. C’est une série que j’aime toujours et je suis vraiment entrée dedans . J’aime les émissions de la BBC en général.

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Rock Metal Mag : Quel a été le plus gros challenge pour ce projet d’IDK ?

Dallon : C’est surtout beaucoup de travail, puisque au début vous devez tout faire par vous-même. Mais quand vous voyez les gens aussi passionnés, répondre de façon aussi positive, cela parait incroyable. Je pense que c’est surtout la somme de travail qu’il a fallu dégager qui a été le plus gros challenge.

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Rock Metal Mag : Est ce que tu peux m’expliquer le titre de « 1981 « Extended Play » ? 1981 correspond à ton année de naissance ?

Dallon : oui je suis né en 1981, mais cela représente aussi le concept de I DONT KNOW HOW BUT THEY FOUND ME. C’est amusant de créer une histoire imaginaire sur le passé, en rapport avec la musique des années 80. Mais je n’ai pas l’impression que ce que j’ai composé est très « Revival ». Je ne voulais pas nécessairement une sonorité des années 80, mais je voulais ressentir cette époque. Quand j’ai découvert les groupes de ces années là et que j’ai grandis avec, c’était beaucoup plus spécial parce qu’il n’y avait pas internet. Il fallait partir à la chasse des nouveaux groupes pour faire de nouvelles découvertes. Et ces découvertess avaient beaucoup plus d’importance. Il y avait beaucoup plus de mystère à l’époque. Tous mes groupes préférés je les ai découverts par moi-même.
Dans ces années là, Il fallait vraiment travailler par soi-même pour trouver sa propre musique et se faire connaître. Ce n’est pas comme aujourd’hui où la musique surgit de partout et il est beaucoup plus simple de s’en inspirer.
Grâce à Internet et à la technologie moderne , un groupe a plus de chance de réussir aujourd’hui. C’est pour cette raison que lorsque nous avons commencé IDK, nous avons joué en secret en niant même l’existence du groupe. Je voulais recréer cette expérience et les conditions de l’époque avec notre groupe. Lorsque les fans ont commencé à nous découvrir, ils nous posaient des tas de questions et on leur répondait : « On ne sait pas de quoi ou de qui vous parlez». Et lorsqu’ils nous envoyaient des photos prises sur un de nos concerts secrets, on niait l’évidence en disant que cela pouvait être n’importe qui. Et c’est justement ce qui attirait les gens, cela a duré 7 mois. On ne leur a pas vendu quelque chose. Ils ont dû sortir et le trouver eux-mêmes . Et aujourd’hui ce concept n’existe plus. Nous on a voulu débuter notre histoire comme un jeu et à présent ce jeu se prolonge au grand jour avec cet EP.

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Rock Metal Mag : Est ce que l’Artwork de cet EP a une signification particulière?

Dallon : Oui, c’est comme une sorte de codes d’instructions pour l’homme. C’est quelque chose que j’ai vu lorsque j’étais plus jeune. C’est inspiré par le Pop Art et le design suisse des années 1950.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous projetez de faire un album studio prochainement?

Dallon : Oui nous avons déjà une collection de chansons et nous allons nous en servir pour notre premier album. C’est notre but et nous allons essayer de le sortir aussi vite que possible. Je compose tout le temps et quelquefois ce n’est pas très commode pour ma femme et mes enfants.

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Rock Metal Mag :  Comme pour « Modern Day Cain » tu vas t’inspirer de films, ou peut être aussi de livres ?

Dallon : Oui, les deux m’inspirent. Peut être plus les films et les émissions que je regardais lorsque j’étais enfant.
Les publicités de l’époque et aussi la musique de David Bowie, de T Rex, Oingo Boingo, Joe Jackson…

Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a des groupes français qui t’influencent?

Dallon : Je ne connais pas beaucoup de groupes français mais j’aime beaucoup le groupe Phoenix. Ils sont fantastiques. Ils avaient sorti un fameux album il y a peut être 5 ou 6 ans. (ndlr: Bankrupt 2013). Je sais que le groupe existe toujours.

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Rock Metal Mag : Est ce que tu as un processus de composition spécifique?

Dallon : Non pas vraiment. Je n’ai pas de méthode précise . j’écris comme cela me vient. Cela peut être le matin ou l’après midi.
J »écris en fonction de l’inspiration du moment et surtout le genre de musique que, moi-même j’aimerais écouter.

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Rock Metal Mag : Est ce que tu as une chanson préférée sur cet EP ?

Dallon : Oui je pense que c’est « Social Climb ». Elle signifie beaucoup pour moi. Elle parle de mes expériences à Los Angeles et « Social Climb » concerne notamment certains des aspects les plus toxiques de la culture de Los Angeles, basés sur la gloire et l’argent. Je suis resté 9 ans la-bas et tout cela a beaucoup affligé ma famille et moi même. Je ne peux pas dire que je n’aime pas LA, mais je ne pouvais plus continuer à y vivre.

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Rock Metal Mag : Et peux tu m’expliquer le titre « Do It All The Time »?


Dallon : C’est probablement la chanson la plus sarcastique que j’ai jamais écrite. Je voulais écrire une sorte de commentaire sur l’état de la pop musique actuelle. De nombreuses personnes semblent vouloir dire que l’on peut faire ce que l’on veut. C’est une philosophie très populaire, mais je ne suis pas tellement d’accord avec parce souvent ce que l’on veut n’est pas toujours bon. Cela peut être bon pour soi mais pas pour les autres et c’est une forme d’égoîsme. Et beaucoup de personnes ne l’admettent pas et c’est ce que je voulais dire dans cette chanson. Il y a beaucoup de paroles amusantes un peu comme des « clichés » mais ce n’est pas intentionnel. J’ai vraiment voulu que ce soit drôle mais de façon sarcastique.

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Rock Metal Mag : Tu aimes être sarcastique ?

Dallon : Oui. Elvis Costello était un de mes artistes préférés et il était très sarcastique. J’espère que je pourrais atteindre son niveau. J’en suis loin mais j’y travaille.

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Rock Metal Mag : Comment considères tu la musique Pop française par rapport à la musique Pop américaine?

Dallon : Je vais faire attention à ce que je dis car je pense que les français respectent beaucoup leurs artistes et de façon beaucoup plus sérieuse que nous autres américains. Je pense aussi que les artistes français sont beaucoup plus introspectifs que la majorité des artistes américains.

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Rock Metal Mag : Est ce que vous avez des dates de concerts prévues en France?

Dallon : Non, notre dernier concert pour 2018 à lieu
à l’Academy Brixton au Royaume-Uni , le 7 décembre avec Deaf Havan , et je suis très heureux d’ouvrir pour ce groupe.

Facebook :
https://www.facebook.com/IDKHOW/

Rock Metal Mag remercie Dallon Weekes du duo
I Don’t Know But They Found Me et Roger Replica de Replica Promotion.

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