Entretien avec DUSK OF DELUSION

Entretien avec DUSK OF DELUSION

Entretien avec Claude et Benoit, le guitariste et le chanteur de DUSK OF DELUSION au Black Dog à Paris

Entretien avec
Claude et Benoit,
le guitariste et le chanteur de
DUSK OF DELUSION
au Black Dog à Paris

Le groupe de Néo-Metal, DUSK OF DELUSION, fondé en 2016 en Lorraine annonce son premier  album (F)UNFAIR qui sort le 9 mars 2018 sur Fantai’Zic

 Cette magnifique couverture est l’oeuvre de Flôw R Yân Chrômâ

TRACKLIST
1. Insanity [5:05]
2. White word [4:24]
3. Strings on your arms [3:29]
4. The juggler [4:44]
5. All you can see [4:52]
6. Siamese versality [4:22]
7. Sharpest cards [4:03]
8. Fortune Teller [4:38]
9. Casanova [3:23]
10. The sideshow attraction [3:49]
11. Wooden horses [4:47]
12. Take me [5:58]

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BIOGRAPHIE

Influencé par des groupes tels que Korn, Slipknot, Dusk of Delusion est un groupe de Néo-Métal fondé officiellement en septembre 2016 en Meurthe-et-Moselle.
Né de la volonté de ses membres de faire une musique à la fois énergique, scénique et mélodique, les cinq musiciens comptent bien déferler sur toutes les scènes de France et d’ailleurs pour en découdre avec le public.

Les membres n’en sont pas pour autant à leur coup d’essai :
Julien SKORKA (Bassiste : Elvaron / Louka) et Matthieu MORAND (Guitariste : Elvaron / La Horde / Akroma / Louka) se connaissent bien pour avoir joué ensemble depuis longtemps et ont déjà sorti plusieurs albums. Ils décident en janvier 2016 de se lancer dans des compositions plus « rentre-dedans » et compatibles avec la scène.
Ils contactent Romu CARRE (Batterie : Redline / Echoes / Ghord) pour se lancer à l’aventure avec eux derrière les fûts puis Benoît GUILLOT (Chant : Redline / Echoes) au chant.
Le courant passe très vite entre les quatre comparses qui semblent partager la même vision du groupe. Décision est prise qu’un deuxième guitariste apporterait plus d’énergie et d’arrangement dans les compositions.
Et c’est Claude COLMARS (Forsaken World / Deadmen) qui intègre la formation.

Aujourd’hui leur premier album (F)unfair renferme 12 brûlots intenses à la fois poétiques et angoissants, oscillants entre mélodie et screams, violence et accalmies qui reflètent la folie de notre monde. Une fête foraine 1900 constitue le fil rouge conceptuel de ce méfait ; analogie entre ces personnages d’antan et les thèmes obsédants de nos vies. Quoi de plus effrayant qu’un banquier « jonglant » avec votre argent, un « dompteur » collectionnant les conquêtes, un « mime » enfermé dans sa dépression ou encore des frères « siamois » schizophrènes, un joueur invétéré lanceur de couteau, un manipulateur marionnettiste et encore bien d’autres… !

Dusk of Delusion est donc un mélange détonnant de savoir faire et d’énergie au service du metal.

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LINE-UP 
Benoit GUILLOT : lead vocals
Matthieu MORAND : lead guitars
Claude COLMARS : guitars & backing vocals
Julien SKORKA : bass & backing vocals
Romuald CARRE : drums

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https://www.facebook.com/Duskofdelusion/

https://duskofdelusion.bandcamp.com/releases

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Rock Metal Mag :  Qui a eu l’idée du nom « Dusk of Delusion » et quelle est sa signification exacte ?

Benoit : Le nom c’est Claude qui en a eu l’idée.

Claude : Alors Dusk of Delusion signifie  « Le crépuscule des illusions ». le choix du nom a été un long processus de Brainstorming avec tous les membres du groupe. Tout le monde proposait des noms différents, et nous sommes partis dans énormément de directions et par rapport au concept que l’on voulait donner à cet album, j’ai fait cette proposition qui a fini par être retenue.

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Rock Metal Mag : Le titre de l’album a une double signification (F)unfair : défaire et Fun Fair : fête foraine , vous pouvez  m’en dire un peu plus.?

Claude : Alors le titre est venu un peu comme le nom du groupe et c’était vraiment un désir de refléter l’ambiance générale de cet album. C’est une analogie que l’on voulait faire entre Fun Fair  et Unfair. D’un coté, le nom Fun Fair, signifie en anglais Fête Foraine, et les morceaux de l’album dépeignent, au premier abord l’histoire d’une personne qui se promène au coeur d’une fête foraine et arpente les divers univers des différents stands qui s’y trouvent. Et d’un autre coté, le message de nos textes dénonce en soi, les défauts de la société et les petits travers que l’on pourraient tous avoir. Donc,  on s’est dit que mettre le F en panne et le présenter éteint sur la pochette, permettrait de lire Unfair et cela soulignerait le coté injuste de la vie de tous les jours et de tout un chacun.

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Rock Metal Mag :  (F)unfair est donc un album concept et comment vous est venu l’idée de créer un fil conducteur à travers une fête foraine?

Benoit : Oui c’est un concept album à 200%. Alors le guitariste, Matthieu et le bassiste, Julien sont friands d’album concept.

Claude : Ils ne voient le Metal qu’à travers les albums concept. Ils viennent du Prog.

Benoit : C’est Julien qui a eu l’idée de cette fête foraine qui raconterait autant les stands que les vices de la société, mais parfois par des liens un petit peu tenus. Donc, je suis arrivé en tant que chanteur, quelques semaines après le commencement du groupe, et je me suis emparé du concept pour écrire tous les textes. Et nous avons 12 chansons qui racontent l’univers des stands, avec à la fois  comme pour le titre une double lecture possible et où chaque stand reprend un vice ou un problème lié à la société. Pour citer quelques exemples : Le jongleur qui est un banquier et qui jongle avec l’argent de ses clients, le mime qui est un dépressif et qui ne peut pas parler de sa dépression, le lanceur de couteaux qui est un joueur de cartes invétéré et qui met en danger sa vie et celle de sa famille…etc, etc…….

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Rock Metal Mag : Vous imaginez le monde comme un cirque en quelque sorte?

Benoit : Oui, après ce n’est pas moralisateur.

Claude : On n’a pas vocation à vouloir véhiculer notre propre vision. Le concept est un peu à l’image des films de fiction avec le texte du début qui dit :  » Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est purement fortuite « 

Benoit : Dans beaucoup de textes il y a beaucoup de second degré. C’est même presque humoristique sur certaines phrases. On a eu beaucoup de détachement mais le concept en lui-même est très intéressant. Faire une analogie entre ces personnages et une foire qui n’existe plus aujourd’hui, et puis des problèmes que l’on voit dans la vie de tous les jours.

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Rock Metal Mag : Mais vous représentez la folie du monde dans un lieu  festif, c’est un peu contradictoire ?

Benoit : Oui mais cette contradiction est voulue d’autant plus que l’on est dans une fête foraine typée 19ème siècle

Claude : C’est une ambiance très victorienne.

Benoit : Oui c’est une ambiance Sépia, très proche des Freak Shows. On m’a cité la série américaine American Horror Story, que je ne connaissais pas d’ailleurs, donc c’est un peu ce genre d’ambiance. C’est très froid, et ce n’est pas une fête foraine rigolote avec les chevaux de bois et le grand 8.

Claude : C’est très vieillot. C’est une fête foraine délabrée un peu à l’image du portique de l’entrée avec son F qui se décroche, l’ambiance est très surannée.

Benoit : Mais c’est aussi voulu pour être intemporel.

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Rock Metal Mag : Comment s’est déroulée la composition et l’enregistrement de (F)unfair . Combien de temps pour finaliser l’album?

Claude : Alors pour la composition, les embryons des morceaux ont été en grande partie composés soit par Julien, notre bassiste, qui est aussi guitariste à la base, soit par Matthieu, notre guitariste. Donc, ce sont des prototypes qui viennent d’idées personnelles et qui ensuite sont arrangés par tous les membres du groupe. C’est vraiment un travail commun.

Benoit : Il nous a fallu plus de 18 mois pour finir l’album. On a commencé à composer en septembre 2016. On commençait des morceaux puis on en rajoutait d’autres et puis est venu le moment où l’on avait une quinzaine de morceaux, qui marchaient bien et que l’on a voulu mettre sur scène. On voulait absolument éprouver nos morceaux sur scène avant toute chose. Ensuite nous sommes passés au processus de pré-production, avec l’enregistrement de tous les morceaux pour voir comment ils rendaient sur magnéto pour faire des maquettes. De là on a fait les enregistrements définitifs, le mixage, le mastering. Donc c’est un processus qui va aboutir le 9 mars mais qui a commencé en septembre 2016.

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Rock Metal Mag : Pourquoi avoir choisi de faire le mastering avec le bassiste du groupe Marduk,  Magnus « Devo » Andersson, au Endarker Studio Sweden.?

Claude : Alors c’est une initiative de ma part. Il se trouve qu’avec un de mes anciens groupes, Forsaken World on a fait la première partie de Marduk, sur  sa tournée européenne de Serpent Sermon en 2012. On a fait quelque chose comme 6 semaines, 43 dates avec le groupe et donc nous sommes  devenus très proches. Et il s’avère que le bassiste Devo est également ingénieur du son des albums de Marduk. Nous avions gardé de très bons contacts avec lui et à la base on avait bossé avec lui pour le mastering de l’album de Forsaken World. Magnus travaille vraiment très bien et il est très à l’écoute et contrairement à l’idée reçue que l’on a put avoir au début, il est très axé Metal un peu moderne et indus. Il a d’ailleurs un projet d’indus en parallèle de Marduk, et lorsque la question s’est posée avec Dusk, j’ai proposé Magnus, parce que déjà, premièrement je like son travail, deuxièmement c’est quelqu’un en qui j’ai confiance et en plus il proposait un tarif imbattable par rapport à d’autres moins prestigieux et qui étaient beaucoup plus chers.

Benoit : On a envoyé une chanson en test et elle est revenue en moins d’une semaine et on est tombé amoureux de ce qu’il avait produit. Il est tout de suite rentré dans l’ambiance que l’on voulait.

Claude : Cela s’est passé à l’ Endarker studio en Suède et tout s’est passé par internet. On lui envoyait les master en version numérique et il a travaillé dessus.

Benoit : On a fait les enregistrements dans le studio de Matthieu, notre guitariste, et aussi du label Fantai’Zic à Nancy. Le label est la propriété de notre guitariste, ce qui a été un gros avantage pour nous. Le travail du label c’est principalement la distribution et la promotion, c’est d’ailleurs grâce à lui que nous sommes là aujourd’hui, mais c’est nous qui avons payé la totalité de l’album.

Claude : C’est une chance et un coup de pouce mais ce n’est pas non plus un pont d’or ! Il y a quand même, derrière, beaucoup de travail de notre part.

Benoit : Donc on a tout enregistré et tout mixé à Nancy et ensuite on a envoyé les pistes mixées en Suède et Magnus nous les a renvoyées une fois le mastering effectué.

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Rock Metal Mag : Vous avez choisi  « Sharpest Cards » comme premier single , pourquoi ce morceau?

Benoit : C’était clairement le plus punchy et le plus facilement exploitable au vues des pré-productions.  Avec ce titre on rentre dans tout, dans l’univers, dans la musique, c’est un très beau résumé de tout l’album.

Claude : Et c’est intéressant ce que tu dis, parce que la première version qui a été mise en ligne avant que la lyric ne sorte, donc c’était la version maquette, et déjà elle rendait très bien.

Benoit : Très honnêtement, ce n’est pas un morceau difficile à jouer, mais plutôt très agréable à jouer et ça donne envie de bouger.

Claude : Et il marche hyper bien sur scène.

Rock Metal Mag : En ce qui concerne le premier clip vidéo  « White word » , était le morceau le plus approprié ?

Claude : Le choix était un peu plus compliqué et il y a eu un petit débat au sein des membres du groupe, pour savoir quel morceau serait le premier clip et le choix s’est porté sur « White word ».

Benoit : Alors il y a le concept qui plait beaucoup et ce qui est intéressant dans « White word » c’est que cela permet de voir autant le thème de l’album, que de donner un regard artistique, avec cette danseuse au milieu du groupe. Il y avait vraiment une volonté d’esthétique et d’artistique et cette chanson s’y prêtait parfaitement.

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Rock Metal Mag :  Maxime D Fournier qui a réalisé ce clip est un ami ?

Claude : C’est une connaissance, relativement de longue date de Matthieu et il a déjà bossé avec lui sur deux autres clips avec ses autres groupes. Il a fait un clip pour Akroma « Simon » et un autre pour Elvaron. Moi, je connaissais déjà son travail sur le clip d’Akroma, et quand Matthieu nous a proposé de bosser avec Maxime, j’ai dit oui direct, car esthétiquement son clip est très réussi.

Benoit : Effectivement ça fait longtemps qu’ils bossent ensembles et Maxime travaille très bien et dans des conditions vraiment professionnelles au SAE Institute à Aubervilliers où il est prof. Donc il avait créé un décor avec la bonne lumière et lorsque l’on est arrivé au studio il avait déjà tout préparé.  On a vraiment travaillé avec des gens très bons.

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Rock Metal Mag : Vous allez sortir un ou plusieurs autres clips?

Benoit : Oui, il y a d’autres morceaux qui seront clipés. Cela va demander du temps car on a principalement une idée sur un morceau mais je n’ai pas envie de tout dévoiler.

Claude : Cela demande un petit peu de logistique.

Benoit : Et le concept de la chanson en elle même va nous entraîner à faire des choses beaucoup plus poussées que le premier clip. Cela va être magnifique mais ça va être long à mettre en oeuvre.

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Rock Metal Mag : C’est Flow R Yan Chroma qui a réalisé la pochette, comment cela s’est passé ?

Benoit : C’est un très bon professionnel. Le Chromatorium réalise les affiches du Hellfest, donc on avait totalement confiance en lui et c’est aussi une connaissance du guitariste Matthieu, puisqu’il a déjà travaillé avec lui sur d’autres projets, pour La-Horde et pour Akroma. Alors il est tout de suite entré dans le concept et il nous a même demandé de lire les paroles pour bien s’imprégner de l’ambiance. Et on l’a fait avec grand plaisir. On lui a donné un cahier des charges sur des nuances de couleurs que l’on voulait voir apparaître. Il fallait aussi que sur la pochette on puisse repérer tous les personnages qui sont dans les paroles de l’album.

Claude : Quasiment tous les forains qui sont cités dans les différents morceaux, figurent sur l’Artwork .

Benoit : Et du coup avec toutes ces contraintes, il a eu besoin de 2 ou 3 jets, mais déjà avec le premier prototype que l’on a reçu on savait qu’il avait compris.

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Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a un morceau qui vous touche plus particulièrement ?

Benoit : Oui un morceau qui me touche précisément c’est le morceau « Take Me » qui termine l’album, parce qu’il est beaucoup plus mélodieux que le reste; En plus il sort de tout ce que l’on pourrait imaginer sur le Néo Metal classique. C’est ambiant, symphonique. Il n’ y a aucune fulgurance d’écriture au niveau des paroles et là je m’auto-flagelle car ce n’est vraiment pas les plus belles paroles que j’ai écrites. Mais il me colle encore des frissons à chaque fois que je l’écoute et pourtant cela fait plusieurs milliers de fois que je l’ai entendu.

Claude : Alors pour moi c’est une question assez épineuse car il y a vraiment beaucoup de titres pour lesquels j’ai des petits coups de coeur, mais si je devais vraiment en choisir un seul, je pense que ce serait « Wooden horses ». Ce qui est paradoxal, car au début lorsque j’ai écouté la première maquette proposée par notre bassiste, je le trouvais bien, mais cela ne m’avait pas transcendé non plus. Mais à force de le bosser pour les arrangements de guitare, j’ai du le réécouter plein de fois pour poser mes lignes dessus, lors de l’enregistrement, lors des mixages. Et plus le son final se peaufinait, plus je me suis rendue compte que j’aimais vraiment beaucoup l’ambiance véhiculée par ce morceau et je prends vraiment beaucoup de plaisir à le jouer.

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Rock Metal Mag : Benoit, où trouves tu toute ton inspiration pour écrire tes textes?

Benoit : C’est difficile à dire. Il y a forcément un peu d’inspiration personnelle mais je ne saurais pas la quantifier. C’est un processus pour lequel je m’imprègne de la chanson plusieurs fois et je trouve des lignes mélodiques sur lesquelles je vais chercher des rimes en anglais qui me parlent et me sortent un peu de l’ordinaire. Et à partir de là, je vais essayer de raconter mon histoire, qui est parfois décousue et si l’esthétique des phrase ne me plait pas je vais faire différemment. Alors, généralement je ne reprends pas mes paroles parce que si un mois après les avoir écrites et les avoir chantées elles ne me conviennent plus, je détruis le texte et j’en réécris un autre. Je n’aime pas reprendre. J’avais fait ça sur « Wooden horses » et j’ai même réécrit deux ou trois jets de paroles pour cette chanson.

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Rock Metal Mag : Les autres musiciens n’interviennent pas du tout dans les paroles?

Claude : Alors on a 1/5ème de pouvoir de décision sur les textes mais sur le processus d’écriture on est juste inspecteurs des travaux. Le gros du travail c’est Benoit et nous autres on valide ses paroles.

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Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a des titres qui n’ont pas abouti et que vous avez mis de coté ?

Benoit : Alors il y en a 4 ou 5 je crois qui n’ont pas abouti, mais qui se sont arrêtés à différents stades de la composition. Ils sont restés à l’état de musique, sans paroles et par contre, il y en a un particulièrement qui est enregistré, et je sais pas si cette chanson sortira un jour mais dans le concept elle parle d’un funambule qui n’arrive pas à prendre de décisions et qui penche toujours d’un coté ou de l’autre. Et cette chanson elle est finalisée, mais elle n’est pas extraordinaire. Donc pourquoi pas une réédition, un jour, ou bien une version longue de l’album.

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Rock Metal Mag : C’est la première fois que vous avez une aussi grosse journée promo ?

Benoit : Ah oui . Enfin moi, je suis le petit jeune du groupe et clairement c’est la première fois que j’ai autant de supports médiatiques. Avec Redline le groupe que j’avais avant, on commençait juste sur la scène régionale et les radios locales mais jamais plus haut que ça. Je découvre cette journée avec grand plaisir.

Claude : Même pour moi, qui a un petit peu plus de bouteille que Benoit dans le circuit, faire une grosse journée promo comme ça, aussi dense, c’est une première.

Benoit : Et c’est grâce à Matthieu si on a pu faire cette journée avec Replica promotion* car il a déjà travaillé avec pour Akroma. En fait, on avait pas prévu de faire une telle promo mais en toute modestie sur les premiers mois de pré-commandes, il y a quand même eu un engouement. Donc on a du re-presser  des albums et partant de ça on s’est dit que ce serait hyper intéressant d’aller au bout des choses en faisant de la promotion, afin de voir où ça nous mènera.

Claude : A un certain niveau il faut savoir ce dont on a vraiment envie et jusqu’où on veut aller. Car si nous ne sommes pas nous mêmes convaincus de ce que l’on fait, cela va être dur de convaincre les autres.

Benoit : Et puis c’est un plaisir de vendre notre bébé de 18 mois.

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*Notre interview avec Akroma en mai 2017 : https://rockmetalmag.fr/interview-akroma/

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Rock Metal Mag : Comment vous sentez vous à 3 jours de la sortie de (F)unfair?

Benoit : Moi j’ai peur, enfin c’est un petit peu d’appréhension.

Claude : Moi, ça me fait bizarre parce qu’après 18 mois de travail, avec des imprévus, des retards, des délais, là, on se dit, on y est et l’album sera officiellement en vente dans 3 jours.

Benoit : Et puis, le jour de la sortie, vendredi 9 mars,  on va se faire une petite Release Party à Nancy, dans un contexte très cosy, très sympa.

Claude : C’est même plus un Release Apéro, avec des dédicaces d’albums

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Rock Metal Mag : Est ce que vous avez des dates de concerts à annoncer?

Benoit : Oui parce qu’il va falloir le défendre cet album, donc on va avoir une tournée sur un gros quart Nord-Est de la France, un petit peu en Belgique et en Suisse aussi et elle va débuter le 21 avril par une date à Nancy et la tournée durera jusqu’au 28 avril, avec une date à Paris le 22 avril au Klub, Lille le 24 avril, en Belgique le 25, à Strasbourg le 26, à Lyon le 27 et on finit en Suisse le 28.

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Rock Metal Mag remercie Claude et Benoit et Roger de Replica Promotion.

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(F)unfair est dans les bacs depuis le 9 mars : https://www.facebook.com/Duskofdelusion/

https://www.deezer.com/en/album/55124132