Entretien avec Adeline de Funny Ugly Cute Karma.

Entretien avec Adeline de Funny Ugly Cute Karma.

Rencontre avec Adeline Bellart , aka « Chaos Heidi » chanteuse du groupe Funny Ugly Cute Karma. 

Rencontre avec
Adeline Bellart
 , aka « Chaos Heidi »
chanteuse du groupe
Funny Ugly Cute Karma. 

Funny Ugly Cute Karma est un nouveau projet metal formé en avril 2017 par la chanteuse et compositrice Adeline « Chaos Heidi » Bellart et le guitariste multi-instrumentiste et compositeur Dorian Gilbeau.

Un premier EP intitulé « Before It Was Cool » sort le 12 octobre 2018 via M&O Music (Season of Mist/Believe).

Tracklist

“On the Run”- 3’52
“Shelter” – 4’05
“Nuage de Maux” – 5’39
“Radio/Video (SOAD cover)” – 4’22

4 premiers titres, 3 compositions et une reprise réarrangée de « Radio/Video » de System Of A Down, produits, mixés et masterisés à Montpellier au Tower Studio par Brett Caldas-Lima (Devin TownsendSepticfleshCynicAyreonAdagio…).

Le projet de Funny Ugly Cute Karma est une musique libre, affranchie des codes de genres, qui met l’accent sur l’expression et la personnalité propre de chaque titre. Les influences sont larges. Les plus évidentes seront System of A DownGojiraEths ou Rage Against The Machine, mais on pourra aussi entendre çà et là des références pop ou jazzy, empruntées hors du monde du metal et de ses codes, amenant ainsi des couleurs inattendues.

Le lien ? Les voix parfois déjantées et presque schizophrènes d’Adeline et l’énergie instrumentale qui se dégage de l’ensemble. Energie, puissance, mais versatilité et dérision aussi. L’opposition et la dualité. Voilà tout ce que Funny Ugly Cute Karma est : un oxymore, comme Ugly/Cute, et drôle (funny) comme peut l’être le Karma quelquefois, qui vous amène hors de votre zone de confort.

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Rock Metal Mag : Pourquoi as tu décidé de quitter le groupe Asylum Pyre en 2016 ?

Adeline : Avec le groupe on avait fait plein de choses ensemble, dont deux albums. Donc, il y a eu une évolution et je suis arrivée à un moment où ça ne me convenait plus, tout simplement. Aussi bien au niveau musical qu’au niveau du projet, de la façon dont cela se passait et de la direction vers laquelle il allait. Je ne m’y retrouvais plus, vu que j’avais également évolué de mon coté. Ce n’est pas facile de partir d’un groupe avec lequel tu as partagé des tournées depuis 5 ans, mais cela faisait un moment que je me sentais mal et que je trouvais que je n’étais plus à ma place. Donc quand c’est comme ça il vaut mieux ne pas trop insister. Mais lorsque je suis partie je ne savais pas trop ce qui allait se passer derrière car je n’avais pas prévue de plan B. Finalement tout s’est enchaîné de façon assez fluide avec ce qui se passe aujourd’hui. Et en fait, c’est logique vu ce que j’avais déjà travaillé avec un groupe en formation depuis à peine 6 mois . Ils m’ont contacté, juste après que je sois partie d’Asylum. On a commencé à bosser un petit peu ensemble et cela n’a pas fonctionné et en fait ce qui est aujourd’hui sur l’ EP de FUCK, ce sont des idées qui étaient déjà dans ce que j’avais fait à cette époque là avec ce groupe. Donc, j’ai trouvé qu c’était dommage de mettre ça à la poubelle car il y avait des trucs qui me paraissaient sympas et j’avais bien envie d’en faire quelque chose. Et c’est de là qu’est venue la collaboration avec Dorian.

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Rock Metal Mag : Justement, comment est né ce projet avec Dorian  ?

Adeline : Avec Dorian, ce la fait longtemps que l’on se connait, depuis plus de trois ans, en fait. On habite au même endroit et il suivait déjà mes projets, de loin. Et lorsque le projet que j’ai eu juste après Asylum, a capoté et que je voulais faire quelque chose de mes idées, de mes lignes de chant et de mes compos, je lui en ai parlé. Et lui a eu la même idée au même moment, et il m’en a parlé en me disant que ça le brancherait bien de bosser avec moi. Et ça tombait bien puisque je voulais justement lui proposer, et on a commencé à bosser comme ça. Voilà, le duo est né comme ça et on a commencé à travailler sur les morceaux au printemps 2017.

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Rock Metal Mag : Pourquoi le nom Funny Ugly Cute Karma ( FUCK) ?

Adeline. On voulait un truc qui soit un peu « percussif », et vu que tout le monde se pose la question c’est que ça interpelle. Donc , ça c’est mission accomplie et c’est cool. Après il y a le coté acronyme qui est assez sympa, parce que Fuck, tout seul, c’est un peu facile. Il ne restait plus qu’à trouver des mots avec un peu de sens pour nous décrire et dire quelque chose sur nous. Donc Funny, c’est très bien, parce que la dérision humoristique est une chose qui colle très bien à notre image. Ensuite Ugly/ Cute mis l’un à coté de l’autre, c’est rigolo, parce que se sont des opposés. En plus avec l’araignée sur la pochette tu hésites entre, elle est mignonne ou elle est dégueulasse. Et puis, Karma, c’est un peu la notion de destin, c’est l’univers, la vie quelque part, et j’aime bien le sens que tu peux donner ou retrouver dans une association de mots comme ça.

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Rock Metal Mag : Quelles sont les groupes qui t’ont le plus influencé ?

Adeline : Alors ça, ce n’est pas facile . On en a choisi une toute petite poignée pour décrire notre musique parce qu’il faut le faire pour ceux qui ne nous connaissent pas et c’est bien de donner quelques points de références. Donc on avait cité System of A Down, Rage Against The Machine, un peu de Gojira ou un petit poil de Eths parce que ce sont des choses qui ressortaient de façon évidentes. Après sur les influences persos, la liste est interminable et surtout elle n’est pas que metal. J’écoute des choses super variées et Dorian aussi. On pioche nos influences sur des choses qui nous touchent quand on les écoute et qu’on les aime . Et à un moment donné, au milieu d’une compo, on va faire un truc avec un passage qui va sonner pop ou jazz et on ne l’a pas forcément calculé. On fait en fonction de ce qui sonne à ce moment là et forcément cela nous vient de notre culture musicale, de tout ce qui a été ingéré et digéré depuis le temps que l’on écoute de la musique.

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Rock Metal Mag : Tu baignes dans ce milieu depuis très longtemps puisque tu es prof de chant.

Adeline : Oui effectivement prof de chant de musiques actuelles et voix saturées (ndlr : cours de chant, au sein d’INSIDE THE SCREAM aux côtés de David Féron)

https://www.superprof.fr/vibrations-cours-chant-musiques-actuelles-piano-val-oise.html

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Rock Metal Mag : Comment est venue cette envie de chanter en voix saturée?

Adeline : Alors, c’est l’élan et l’intention, à un moment donné, qui créent cette envie de s’exprimer par des moyens un petit peu plus extrêmes. Déjà le coté rock/metal, c’est quelque chose d’assez énergique dans des moyens d’expression intenses, si je peux dire, mais des fois ça ne va pas assez loin. juste chanter fort avec la voix clair c’est bien, mais il manque encore un petit grain d’agressivité ou de puissance. Enfin, moi, je le ressens beaucoup comme ça. ce n’est pas forcément quelque chose de négatif ou d’uniquement agressif, mais plus de la puissance et de l’énergie. Donc j’ai voulu faire des sons saturés pour obtenir ça. Donc, avec le temps je me suis un peu spécialisée la dedans car il y a peu de gens qui l’enseignent. Là je me suis dit il y a quelque chose à faire et il faut que je creuse la question. C’est un sujet qui est super intéressant en plus. Et là c’est génial, car au fil de la journée je vois défiler des chanteurs plus ou moins avancés avec qui je travaille spécifiquement ce type de chant et c’est génial.

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Rock Metal Mag : Qui a réalisé la pochette de votre EP et pourquoi une araignée ?

Adeline : Alors pour la petite histoire de la pochette,  c’est moi qui a fait la photo de l’araignée. En fait je fais un petit peu de photo et beaucoup de macro photographie, et je suis assez fan des photos d’insectes. Et pour la petite anecdote, à la base , j’étais arachnophobe et je me suis mise à les prendre en photos , à m’intéresser à elles, et à les identifier. Celle-ci par exemple, est un mâle, un Saitis barbipes , et c’est une araignée sauteuse. En fait elle est posée sur l’enveloppe où il y a écrit, affranchir au tarif lettre, donc à l’emplacement du timbre. Cela donne une idée de l’échelle de l’araignée qui est minuscule. Et grâce à la macrophotographie je prends des trucs en très gros plan, et ça me permet de grossir vraiment énormément de choses minuscules. Et j’avais toujours eu envie d’utiliser, à un moment donné la photographie, pour une pochette d’album. J’aime bien les illustrations, et les dessins, c’est sympa et beaucoup de groupes font ça d’ailleurs, mais il n’y en a pas tant que ça qui utilisent la photo. Donc comme la photo est en lien direct avec moi et ma personnalité, cela a forcément un lien avec le groupe . En plus le symbole de l’araignée est très cool, car c’est souvent admis comme étant répugnant, comme étant négatif et mauvais, et là j’emmène une araignée colorée que tu as du mal à ne pas trouver mignonne, avec ses petits yeux ronds qui te regardent. J’aimais bien le fait de bousculer les codes en amenant sur une pochette de groupe de metal, quelque chose de clair et de coloré, avec une araignée en photo, pour faire passer le message comme quoi,  ce n’est pas toujours le truc noir dégueulasse, moche, et qui fait peur. Je trouve que ça bouscule un petit peu les images,  les préjugés, et l’instinct et je pense que l’on a un peu cette volonté la à travers ce que l’on fait artistiquement.

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Rock Metal Mag : Vous style musical est totalement atypique et mélange tous les genres, c’est une façon de vous démarquer sans vous donner de limites ? Comment ça se passe ?

Adeline : Alors dans l’élan de départ il y a toute une improvisation qui ensuite est très travaillée . Les morceaux évoluent beaucoup. On les travaille, on les écoute et on les ré-écoute et si quelque chose ne va pas et semble mal fonctionner, on vire et on change. Il y a quand même une certaine spontanéité dans le mode de composition, mais ce que l’on ne voulait surtout pas, c’était de se donner des limites, en se disant, nous on va faire du machin metal et si on a une idée qui sort du cadre , on ne peut plus la mettre. Donc c’est dommage et je trouve ça chiant.

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Rock Metal Mag : C’est un mélange un peu « fou » qui part dans tous les sens.

Adeline : Oui, c’est vrai. Là, c’est relativement court su un EP mais cela sera plus flagrant par la suite. On a déjà de nouveaux titres prêts que l’on jouera en Live, dès notre release party. On continue à travailler sur les compos pour avoir à terme un premier album. Mais je pense qu’il y aura toujours ce mélange de choses lourdes, rapides, péchues, calmes, claire et saturée, des choses qui s’opposent un peu et qui cohabitent toutes ensembles. Ce sera toujours notre marque de fabrique, un trait de personnalité chez nous. On va dans cette démarche de donner sans contraintes et sans limites et c’est sûr qu’il y a des personnes qui ne vont pas adhérer à notre style. Le Metal existe depuis un moment déjà et les styles ont été tellement découpés en genres en sous genres, qu’il y a trop de codes d’une manière générale et je les trouve souvent trop rigides. J’ai l’impression que lorsque tu es dans un style, tu n’a pas le droit d’en sortir et tu te sens obligé de faire 10 fois le même morceau ou 10 fois le même album.  Bon après il faut quand même une ligne de cohérence pour se rendre compte qu’il s’agit bien du même artiste, dans la façon de jouer, dans la sonorité, dans le chant, dans les types de solos. Donc, on joue quand même avec la ligne pour rester cohérent, mais tout en ratissant très large, et ça peu dérouter comme cela peut faire plaisir.

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Rock Metal Mag : Pourquoi le titre « Before It Was Cool » ?

Adeline : Alors c’est une petite pointe de Bluff et d’humour. Comme c’est une sortie d’un premier EP,  on veut, dire histoire de se la péter un peu : « Soyez fans de la première heure avant que cela ne devienne énorme ! « . Donc c’est un petit peu de provoc humoristique un peu couillue!

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Rock Metal Mag : Pourquoi une reprise de SOAD System of a Down ? C’est une sorte d’hommage ?

Adeline : Oui, il y a une part d’hommage, parce que c’est un groupe qui fait partie de nos influences, que l’on aime beaucoup et qui figure parmi nos groupes préférés. Après il y a une part de choix stratégique. Notre projet est nouveau, on débarque avec quelque chose dont il faut faire la promo, car ce n’est pas évident de se faire entendre. Mettre une cover , c’était un moyen de faire circuler notre musique par un biais différent de celui de nos compos. On va sortir un second clip en novembre qui portera sur “Radio/Video de SOAD. Et le fait de faire circuler une cover, comme beaucoup d’autres groupes l’ont déjà fait, permet d’avoir un public que tu n’aurais pas forcément touché, juste avec tes compos. Les fans de System vont peut être avoir envie de nous voir suite à cette reprise. Il y a donc une part de stratégie qui indique la direction musicale de FUCK.

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Rock Metal Mag : « On The Run »  s’est retrouvé sur le sampler du magazine Rock Hard de juillet/août 2018 , vous avez été surpris d’être parmi les découvertes du mois ?

Adeline : Surpris, non, car ce n’est pas arrivé par hasard, puisque c’est nous qui leur avons soumis. Donc, on espérait bien y être et on a été super heureux qu’il nous choisisse, ça fait super plaisir. Tu arrives avec ton nouveau projet, tu sors de nulle part,  donc être sur le sampler de rock hard dans l’album du mois, c’est vraiment génial et ça donne tout de suite une crédibilité vachement sympa pour le groupe. Donc on les remercie.

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Rock Metal Mag : Vous avez sorti une vidéo de « On The Run » comment s’est passé le tournage ?

Adeline : On s’est bien marré, comme tu peux l’imaginer. En fait on aime bien dire que l’on se prend pas au sérieux tout en faisant les choses sérieusement. Ce clip il a été très préparé, il y a deux jours de tournage complet et plusieurs jours de montage derrière, donc un gros boulot. On savait ce que l’on voulait, donc préparé très sérieusement mais de façon à ce que ce soit léger et que ça fasse marrer les gens. Donc, ça s’est super bien passé et ce sont deux journées intenses de plus de 12 heures et déjà à la fin du premier jour on était mort. En tout cas on est content du résultat il a super bien tourné en même pas une semaine et les réactions sont très positives . Et on a donc le second clip sur la cover de SOAD  qui est déjà prêt pour une sortie en novembre.

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Rock Metal Mag : Vous travaillez sur votre premier album, il devrait sortir vers quelle date ?

Adeline : Idéalement on aimerait être sur la première moitié de 2020, ce qui nous laisse 2019 pour faire vivre l’EP et surtout aller le faire découvrir su scène en allant jouer autant que possible sur des plateaux, des fests, etc……. Mais tout en continuant de composer l’album. Pour jouer sur scène, on a déjà des titres prêts. On va continuer à alimenter cette liste de nouveaux titres avec 10 morceaux ou peut être plus; Et lorsque l’on pense être bon on part au studio .

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Rock Metal Mag : L’EP est composé de 4 titres dont “Nuage de Maux” en français, est ce que votre album sera également composé de titres en français et en anglais ?

Adeline : Alors je sais pas trop encore, car je compose de façon assez instinctive et spontanée. Ce titre s’est retrouvé en français car l’ambiance m’a parlé. lorsque je l’ai écouté je me suis dit : « il faut du français la-dessus, ça va sonner, ça va le faire ». Alors que sur les autres titres c’est venu en anglais. Donc,sur des titres à venir cela peut se reproduire et on ne se l’interdit vraiment pas. Tout dépend du contexte et de l’ambiance. Du coup sur l’EP on a une majorité sur l’anglais, comme je chante majoritairement en anglais, c’est quelque chose de très naturel, mais je n’écarte absolument pas le français, bien que je trouve que ça ne colle pas facilement sur tout, tout le temps.

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Rock Metal Mag : Où trouves tu l’inspiration pour écrire les paroles ?

Adeline : je me sers beaucoup de ce que m’inspire la musique. Lorsque l’on commence à partir sur des idées, des débuts de structures de morceaux, ou des passages . Quelque fois c’est un peu le chantier ! En fait il faut qu’il se dégage quelque chose et que je ressente une atmosphère qui évoque une idée. Alors soit je pars sur un truc un peu délire ou un peu lourd, un peu plus dur et du coup ça me donne un thème, une direction. Et une fois que je chope ce dont j’ai envie de parler autour de ce thème, je creuse un peu en écrivant le pourtour pour que ça se précise au fur et à mesure. C’est rarement narratif ce que j’écris et il n’y a pas vraiment d’histoire avec un début, un milieu et une fin. C’est plus sur du ressenti, comme sur des morceaux tels que « Shelter » ou “Nuage de Maux” qui sont nettement plus lourds et pour l’anecdote ce sont des titres du mois de novembre. A cette époque, j’hiberne sous une couette, il fait pas beau et j’attends le printemps prochain. Du coup je suis plus encline à faire des choses un peu lourde. Alors qu’il y a des morceaux comme celui que l’on a fait il y a quelques jours sur scène et qui est typiquement du mois de juillet et qui part dans tous les sens.. Donc voilà,tout dépend de l’ambiance globale et une fois que j’ai trouvé le thème et la direction à suivre, les mots viennent. Je travaille beaucoup sur la musicalité aussi parce que si j’ai envie de dire un truc et qu’il y a un mot qui va faire moche et bien je vais mettre un autre mot qui va mieux sonner, quitte à ce que cela ne soit plus précisément l’idée que j’avais. Je préfère un texte très musical plutôt qu’un texte uniquement dans le sens et l’écriture.

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Rock Metal Mag : La release party de votre EP a lieu le 19 octobre au Klub , est ce que vous allez recruter des musiciens ?

Adeline : Alors c’est déjà fait. On a travaillé a deux sur cet EP mais pour la scène, cela nécessitait de mettre beaucoup de choses sur bandes, et l’énergie d’un vrai groupe avec une vraie batterie, ça envoie quand même un peu plus, donc on a décidé de recruter des gens et on a rencontré nos musiciens au printemps dernier et on est complet de puis avril/mai. On a déjà commencé à bosser tous ensemble, à répéter les morceaux, à travailler sur les nouveaux qui ont été composé entre temps . Donc là, on est un groupe complet à 5 avec batteur bassiste et second guitariste. Mais il y aura quand même quelques samplers car il y a des petits arrangements et des choses un peu orchestrale ou un peu électro que l’on ne peut pas refaire sur scène et qui manquerait un petit peu si on ne les avait pas. Donc on aura une formation « classique ». Par contre on a dans l’idée de retranscrire sur scène un peu l’esprit du groupe et avoir quelque chose qui ne soit pas un concert basique de 5 personnes qui se contentent de jouer et chanter. Je vais pas trop en dire mais on a dans la préparation de notre set, dans la façon d’ interpréter les morceaux, d’intéragir avec le public, on a plein de petites idées pour proposer quelque chose qui soit vraiment dans l’énergie du groupe, dans le décalage. On va pas vraiment jouer sur les décors ou ce genre de chose car on va jouer sur des scènes assez petites mais cela va plus être dans nos attitudes et notre manière de délivrer le concert. Après en fonction de l’évolution du groupe et de ce que l’on va pouvoir se permettre ou pas on fera plus dans le visuel à proprement parlé. On est toujours en train d’évoluer que ce soit sur les compos, sur le live, etc….on a tout le temps plein d’idées même trop quelquefois, donc on ajoute, on arrange, on améliore, et cela risque de pas mal bouger au fur et à mesure, et en fonction des dates et des possibilités que l’on aura. On ira toujours chercher le maximum de ce que l’on peut donner. Mais on a envie d’offrir aux gens plus que le simple concert.

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Rock Metal Mag : Vous allez rester officiellement un quintet ?

Adeline : Oui on espère. Lorsque l’on a recruté nos trois musiciens, on leur a laissé un peu la porte ouverte en leur disant que pour le moment on avait besoin d’eux pour la scène, mais on est pas du tout fermé à l’idée de devenir un groupe de travail à 5, donc qui compose ensemble. Mais il faut laisser le temps aux choses de se faire et ça évolue plutôt pas mal avec déjà une intéraction et des idées qui viennent et ça va dans le sens d’une collaboration à 5. Il y a des chances pour que l’on poursuive dans cet optique là, pour l’album à venir.

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Rock Metal Mag : Tu peux nous présenter tes 3 musiciens ?

Adeline : Alors il y a Mortek à la guitare,  qui a joué pour Mylidian pendant de longues années et groupe auquel j’ai participé et c’est de là que l’on se connait. J’avais fait quelques tournées avec eux aux alentours de 2014 et à l’époque ils avaient sorti leur 2ème album . Ensuite il y a Nacim Virieux à la basse et qui lui a fait des choses metal et moins metal. Il a joué dans le groupe Sideblast, du sud de la France et il était aussi sur des projets plus pop rock et il a une bonne expérience de la scène. Et enfin
Axel Thomas à la batterie, excellent batteur de la jeune génération qui a joue dans des groupes de la région parisienne qui se nomment , Elfika et Wreck Plus.  Donc voilà l’équipe !

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Rock Metal Mag : Votre planning 2019 est en préparation tu as quelques dates à annoncer pour la fin de l’année?

Adeline : On amorce les choses avec notre release party du 19 octobre. Il faut que ça démarre et on a plein de petits cailloux semés et plein de contacts, plein de choses en suspend, en travail, en discussion, et donc on espère avoir le planning le plus rempli possible pour 2019. Rien d’annoncé officiellement encore pour l’instant mais plusieurs choses en préparation et en prévision

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Rock Metal Mag remercie Adeline et Roger Wessier de Replica promotion

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