DROPKICK MURPHYS : 15 novembre 2025

DROPKICK MURPHYS : 15 novembre 2025

Live report du concert de HAYWIRE + FRANK TURNER & THE SLEEPING SOULS + DROPKICK MURPHYS à l’Adidas Arena le 15 novembre dernier

SOIRÉE PUNK XXL : HAYWIRE + FRANK TURNER & THE SLEEPING SOULS + DROPKICK MURPHYS
Adidas Arena, Paris, 15 novembre 2025

Remerciements à Olivier Garnier et AEG prod pour l’accréditation

Texte et photos : Martine Varago

DROPKICK MURPHYS

HAYWIRE, du punk hardcore de Boston

La soirée s’ouvre dans une ambiance punk débordante d’énergie avec le premier groupe : Haywire, un quintet américain de punk hardcore originaire de Boston. La scène, prolongée par une avancée plongeant dans la foule, permet au frontman Austin Sparkman d’aller chanter au plus près du public — ce qu’il ne manque pas de faire dès les premières minutes.

Torse nu, tatoué de couleurs vives, il parcourt la scène dans tous les sens, dégageant une énergie brute et continue.
Le groupe affiche une belle complicité avec le public, notamment lors d’un titre abordant alcool et cocaïne, interprété avec une intensité féroce. Deux reprises assez étonnantes, « Boys Don’t Cry » de The Cure et « Boot Party » de The Rival Mob, se révèlent d’une belle efficacité.
Une première partie parfaitement taillée pour chauffer l’arène avant les Dropkick Murphys.

Setlist

Haywire
Is What It Is Ain’t What It Ain’t
Summer Nights
Clocktower Place
Boys Don’t Cry
Boot Party
That’s Life
Love Song
Like a Train

FRANK TURNER & THE SLEEPING SOULS, du punk folk anglais

Line-up :

Frank Turner – chant, guitare
Ben Lloyd – guitare, mandoline
Tarrant Anderson – basse
Nigel Powell – batterie
Matt Nasir – claviers, orgue, harmonica
Cahir O’Doherty – guitare additionnelle

Le deuxième groupe, Frank Turner & The Sleeping Souls, fait son entrée. Sur le fond de scène s’affiche leur logo FTHC. Le sextet anglais, mélangeant rock et touches folk, enrichit sa palette sonore avec orgue et harmonica, en plus du trio guitare–basse–batterie.

L’âme rebelle et la rage au ventre, Frank a commencé sa carrière avec Million Dead, groupe de post-hardcore aux sonorités explosives. Avec sa voix criarde sur fond de guitares saturées, ses chansons donnent instantanément envie de le suivre. Et le public parisien le lui démontre : la fosse commence à s’échauffer.

Après vingt ans de carrière, ils célèbrent ce soir leur 3 102ᵉ concert.
Frank Turner tente de faire chanter le public parisien sur des « tou tou tou tou », mais tacle gentiment : « Paris, vous chantez faible ! Les Italiens chantent plus fort, les Allemands chantent plus fort… Il faut faire mieux que les Anglais ! ». Le public, piqué au vif, se met alors à entonner plus fort.

Le set alterne entre morceaux énergiques et passages folk plus intimistes, notamment « The Road », une reprise punk rock jouée en acoustique. Turner finit même par se jeter dans la fosse, porté par la foule sans cesser de chanter. En fin de concert, il demande au public de lever les mains, de les joindre, puis de danser : une sorte de grand ballet qui conclut cette deuxième partie avec brio.

Setlist

I Still Believe
Try This at Home
Never Mind the Back Problems
Photosynthesis
1933
No Thank You for the Music
The Road
If Ever I Stray
Do One
Non Serviam
Get Better
Four Simple Words

DROPKICK MURPHYS
Telle une horde de pirates celtiques prêts à raser l’Adidas Arena

Line-up :

Al Barr – chant
Ken Casey – chant, basse
Tim Brennan – guitare, bouzouki, accordéon
James Lynch – guitare
Jeff DaRosa – multi-instruments (banjo, mandoline, guitare)
Matt Kelly – batterie
Kevin Rheault – basse live (si Ken passe au chant)

Il est déjà 21 h lorsque les Dropkick Murphys, sept musiciens de la région de Boston dans le Massachusetts, lancent les premières notes d’un show survolté. « Hang ’Em High » et « Boys on the Docks » annoncent la couleur celte du groupe. Le chanteur Al Barr, véritable frontman incandescent, multiplie les incursions au contact du public. L’ambiance festive rappelle parfois l’énergie du power metal, voire celle de groupes comme Powerwolf. Le titre traditionnel celte «  Finnegan’s Wake » est joyeux et lance une ambiance frénétique dans le public.

Sur scène, pas moins de cinq micros pour cinq chanteurs, configuration rare et impressionnante. Les riffs percutants évoquent parfois l’héritage des Clash ou de Stiff Little Fingers. Le public se déchaîne : pogos, crowd surfers et énergie collective à son paroxysme.
Sur « Here We Go », les accords d’accordéon ajoutent une couleur irlandaise jubilatoire rappelant sans aucun doute The Pogues.

Lors du cultissime « Rose Tattoo », le chanteur encourage le public à lancer des gobelets, répondant à une fan qui avait construit une véritable colonne dans la fosse. Une pluie de verres s’abat alors sur la salle et sur les planches, transformant le moment en défouloir général. Puis c’est Austin, le chanteur de Haywire qui vient jammer sur le morceau «Citizen C.I.A.».

Le concert s’achève sur un « Big Thank You » écrit en lettres capitales noires sur fond blanc projeté sur l’écran. Un dernier slameur, parti de la scène dans une pirouette spectaculaire, termine sa course dans la foule — au grand désarroi de ceux chargés de le réceptionner. « The Big Man » issu du dernier album « For The people » sorti le 4 juillet 2025 aux riffs purement punk conclut le spectacle géant de Dropkick Murphys.

Entre folk irlandais façon Pogues, punk survitaminé, circle pits, crowd surfing et sueur à foison, la soirée se révèle époustouflante, intense et totalement cathartique.

 Setlist

Hang ’Em High
Boys on the Docks
The State of Massachusetts
Going Out in Style
First Class Loser
A Hero Among Many
Who’ll Stand With Us?
Finnegan’s Wake
Chesterfields & Aftershave
Johnny, I Hardly Knew Ya
Longshot
Kids Games
Caught in a Jar
The Boys Are Back
The Green Fields of France
(Eric Bogle cover)
Road of the Righteous
Walk Away
Out of Our Heads
School Days Over
(Ewan MacColl cover)
Rose Tattoo
Citizen C.I.A.
Worker’s Song
I’m Shipping Up to Boston
The Big Man

https://www.facebook.com/DropkickMurphys

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