Burning Waves Of Silence de Distortion Ride

Burning Waves Of Silence de Distortion Ride

Chronique Burning Waves Of Silence de Distortion Ride
Ce premier album est sublime. Chaque morceau exhale l’ADN Old School du trio. Un travail de longue haleine pour assembler et unifier toutes les structures truffées de mélodies accrocheuses et captivantes, de riffs groovy et bluesy et de tempos multicolores.

Burning Waves Of Silence de Distortion Ride

Date de sortie : 13 novembre 2020

1.Going Down 03:22
2.Bringer Of Night 06:55
3.Cold 04:16
4.Burning Waves Of Silence 09:28
5.Gimme One More Beer 06:00
6.Where the River Ends 08:24
7.Stardust 10:20
8.Night Of The Black Snow 07:16

Le trio toulousain, DISTORTION RIDE,  formé en 2014, nous avait déjà interpellé avec son EP éponyme, chargé d’émotions. Celui ci dévoilait un superbe potentiel musical qui laissait présager de belles chansons pour la suite. Et bien ce premier album complet  “Burning Waves Of Silence” perpétue le voyage amorcé avec l’EP.

DISTORTION RIDE livre un océan de Riffs intenses, massifs et entêtants. Les vagues old school de Hard/Blues/Rock se mêlent aux tourbillons progs et vont et viennent sur des rythmes variés, à la fois séduisants, surprenants et mélancoliques. Et dans ce dédale musical sans limites, s’élève le chant très émotionnel de Matt. Ses textes sombres se concentrent sur le chagrin, la mort, le sentiment d’insuffisance, la destruction de l’écosystème et la recherche d’une sorte de spiritualité. Une thématique forte et bien ancrée dans le contexte actuel.

C’est avec “Going Down” que le trio répand son premier flux vintage. Incroyable, on pense au Going Down écrit par Leon Russell pour un certain Freddie King et repris par de nombreux artistes ! Mais le trio se l’est approprié d’une superbe façon et le groove est intense. Il nous renvoie illico aux années Gallagher et à cette frénésie Blues Rock, au riff entraînant soutenu par une section rythmique des plus efficace.

Mais ce n’est qu’un début et après une intro avec effet vocoder, Bringer Of Night, libère son abyssal tempo psychédélique envoutant qui s’achève sur un solo de guitare imparable. Une chanson magnifique qui hérisse le poil de plaisir avec son vibrant tempo au Stoner Rock bien épais.

Cold fait alors son entrée avec un chant déchirant. La voix de Matt s’élève comme un long cri de détresse qui touche en plein coeur.  Ambiance froide et pathétique où la guitare se lâche généreusement avant d’introduire “Burning Waves Of Silence” sur une note orientale et un léger chant Hunnu rock .

Cette chanson titre fusionne une multitude de sonorités extraordinaires tout au long de ses 9.28 minutes. Un mélange inattendu qui vous entraîne dans les moindres recoins des inspirations des trois musiciens. La structure est d’une richesse enivrante et d’une précision impeccable. Une liberté totale d’expression sans aucune barrière stylistique qui crédibilise complètement le coté artistique de la composition.

Retour au rock avec “Gimme One More Beer”. Toute la magie old school des 70’s est distillée dans cette chanson . Un refrain d’antan où plane un soupçon de Suzie Quatro et remis au goût du jour avec brio. Tout comme Where the River Ends qui laisse même transparaître un reggae d’un autre âge mais tellement plaisant à écouter . Un mix renversant de Blues Rock US à la saveur jamaïcaine et au solo Hendrixien .

Difficile de reprendre pieds sur terre avec Stardust. Plus de 10 mn en apesanteur avec ce morceau à la fois atmosphérique et saisissant. Un voyage intergalactique et instrumental où l’on se laisse totalement porter par son flot émotionnel.

Telle une marche funeste et cadencée, Night Of The Black Snow résonne sous le poids de sa basse avec en toile de fond un riff floydien. La mélancolie écrasante et le chant bouleversant annonce la fin.  La vague brûlante s’éteint et laisse une neige noircie au milieu de la nuit et du silence.

Ce premier album est sublime. Chaque morceau exhale l’ADN Old School du trio. Un travail de longue haleine pour assembler et unifier toutes les structures truffées de mélodies accrocheuses et captivantes, de riffs groovy et bluesy et de tempos multicolores.  Quant à la production rigoureuse et prodigieuse c’est Andy Jackson, ingénieur de longue date de Pink Floyd & David Gilmour, qui d’une main de maître, a assuré le mastering .

Burning Waves Of Silence de Distortion Ride est sorti le 13 novembre 2020

Christiane.T

****

MEMBRES
Olivier Carrara : batterie, chœurs
Maurin Dica : basse, chœurs
Matt P : voix, guitare

HIGHLIGHTS
Sortie de leur EP éponyme – mars 2017
Nouveau bassiste – juin 2019

BANDCAMP

Photographe : Julien Bergeaud

facebook.com/distortionride