Beyond The Styx : interview au Black Dog

Beyond The Styx : interview au Black Dog

Entretien avec Emile et Adrien du groupe Beyond The Styx au Black Dog à Paris

Rencontre avec Emile et Adrien du groupe Beyond The Styx grâce à la journée promotion organisée par Roger de Replica Promotion.

Le groupe a sorti son nouvel album Sentence  le 4 février 2022 via WTF records / Diorama records / distribution Season Of Mist.

Beyond The Styx Sentence

Tracklist

I. DC
II. Collateral
III. New World Disorder (feat. Luis Ifer / Teething)
IV. ESC XIX
V. Self Hatred
VI. Chain of life
VII. Overload
VIII. Scorch AD (feat. Guillaume D. / Final Shodown)
IX. Machination
X. Cyclops (feat. Vincent P-M. / The Butcher’s Rodeo )

L’album est disponible en commande : ICI

Beyond The Styx

Beyond The Styx Line Up

Emile: vocals
Adrien: Drums
Hardno: lead Guitar
David: rhythm Guitar
Yoann: Bass

BANDCAMP

https://www.facebook.com/BTSTYX

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Rock Metal Mag : On s’était rencontré en 2018 pour la promotion de Stiigma et depuis le line up a changé puisque Victor a été remplacé à la guitare par Hardno. Comment est née cette rencontre ?

Emile : On l’appelle Hardno mais en fait c’est Arnaud. C’est surtout pour le distinguer de tous les Arnaud que l’on rencontre. Sinon, on se connaissait déjà un petit peu. Il est guitariste dans un duo sur Tours, qui s’appelle DISRUPTORS.  Je l’avais déjà vu jouer,  je savais que humainement cela passait bien et il était aussi membre de notre association.

Et déjà à l’époque, Victor nous avait demandé de trouver de nouveaux guitaristes de sessions puisque notre ancien guitariste de session était moins disponible. C’est vrai que dans le groupe on essaie de doubler tous les postes pour ne pas devoir annuler de dates. Une date c’est suffisamment cher, alors on essaie de les maintenir et d’honorer nos engagements.

Donc, j’ai demandé à Arnaud si ça l’intéressait, car à l’époque on ne cherchait pas de remplaçant à Victor mais un guitariste de session. Il a accepté tout de duite. Je lui ai filé le nécessaire pour qu’il puisse s’entraîner et je l’ai mis en lien avec David, notre guitariste rythmique.

Et puis Victor nous a appris son choix de partir du groupe en novembre 2019.

Arnaud a eu envie de faire partie du casting et de postuler. Donc, soit dans le meilleur des cas, il avait le poste, soit dans le pire des cas il restait guitariste de session. Il n’avait donc rien à perdre.

Alors, bien sur, il y a eu des débats, et finalement il a remporté le casting. Et Jay sur lequel on hésitait est devenu guitariste de session. La particularité d’Arnaud est qu’il n’est pas guitariste lead à la base. Du coup c’est plutôt un challenge pour lui. Mais de notre coté, on a voulu aussi changer la donne et je pense que cela s’est entendu dans l’album.

Comme nous n’arrivions pas un trouver un line up stable, on s’est dit que, peut être, ce n’était pas un vrai guitariste lead qu’il fallait recruter. Et donc cela peut marcher comme ça. C’est vrai que l’on est conscient que dans Beyond, il n’ y a pas énormément de place pour un guitariste lead. Il y a de la place pour quelques solos mais pas des milles et des cents. Même si il y a toujours la possibilité de créer des nappes, du relief et des ajustements.

Mais je peux comprendre en terme de frustration,  et c’est notamment ce que nous a dit Victor, que l’on manque d’espace d’expression dans le groupe.

Et c’est vrai que l’on est un groupe plus rythmique que soliste.

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Rock Metal Mag : Comment s’est passée la composition de Sentence? Quand l’avez vous commencé et est ce que votre processus a changé avec l’arrivée d’Arnaud?

Emile : Alors cela s’est passé en trois temps. Le premier temps, on avait commencé à composer avec Victor. On avait réalisé la démo de trois titres et il y en a deux qui ont été retenu pour l’album :  New World Disorder et Machination

Il y a eu ensuite une phase de poursuite d’écriture à 4, suite au départ de Victor.

Là, on a du écrire deux/trois morceaux supplémentaires et Arnaud est arrivé. Donc, avant toute chose, on lui a demandé de maîtriser les morceaux. Nous, dans un autre temps, on a aussi lever le pieds sur la compo puisqu’il fallait que l’on reprenne notre set avec Arnaud afin de pouvoir l’intégrer pleinement dans le groupe.

Ensuite, s’en est suivi, une phase de tournée. On avait, de mémoire, 16 dates et Covid au bout de 4 dates. Donc, douche froide! Arnaud n’ayant fait que 2 dates avec nous. Alors on a continué à composer à 5, en demandant à Arnaud d’apporter ce qu’il pouvait. Et il a pris énormément sur lui, car, sans aucune prétention, nous ne sommes pas un groupe facilement interprétable.

Lui, arrivait avec des codes Metal Hardcore, qui ne correspondaient pas forcément à ce que nous attendions. Cela dit, il a quand même réussi à nous influencer sur certaines choses qui avaient vraiment de la valeur . Comme nous ont dit certaines personnes, il y a des mosh part qui sont très bas du front, qui sont simples et efficaces.

Donc, Arnaud est parvenu à se faire sa place et sur les derniers morceaux composés il avait davantage de possibilités d’expression que sur les premiers. Après, il sait pertinemment que le 4ème album sera un réel challenge pour nous. Ce sera vraiment appréciable de refaire pour la première fois de notre histoire un album ou un EP avec la même mouture.

On n’explique pas la malédiction du guitariste lead.

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Rock Metal Mag : Est ce que le confinement a retardé les compos ?

Emile : Il a retardé la fin de l’album. Collateral, la dernière et douzième chanson composée et que l’on a gardé, a été finalisée en Visio. Pour moi, il manquait un riff, mais on n’arrivait pas à le composer. Donc, Adrien et David, ont pris sur eux car en Visio c’est vraiment une charge complexe et laborieuse. Mais on s’en est finalement sorti, bien que j’ai très mal vécu la Visio. J’ai même séché, avec l’accord du groupe, quelques séances de Visio. J’avais l’impression d’être un poisson dans un bocal, c’était horrible.

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Rock Metal Mag : Et toi, Adrien, est ce que tu as mieux vécu cette période de confinement?

Adrien : Moi, je l’ai bien vécu parce que j’habite une maison en campagne. Clairement cela aide parce qu’entre les gens en appartement de 10m2 et moi avec une barraque et 4000m2 de terrain, je n’ai pas vécu le même confinement. Par contre musicalement cela a été très compliqué à vivre.

Et je m’étais posé la question, avec ma compagne, sur ce que serait ma vie si il n’y avait pas Beyond pour la remplir. C’est à dire avec les concerts les week-end quand on part le vendredi et que l’on rentre à pas d’heure le dimanche et qu’il faut reprendre le boulot le lendemain. Et bien il me manquerait une grande partie de moi-même et c’était flagrant. Donc, je l’ai mal vécu aussi musicalement.

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Christian du Studio Pôle Nord

Rock Metal Mag : Vous avez travaillé cette fois avec le studio Pôle Nord et Christian Donaldson, C’est une expérience enrichissante pour l’album?

Emile : Complètement. Pour la partie technique je laisserais Adrien s’exprimer, sinon pour la partie humaine je dirais que c’est quelqu’un d’exceptionnel. Il a vraiment un grand savoir faire et une vraie pédagogie. Et humainement c’est quelqu’un de très humble et d’entier. Mais je pense que tous les québécois sont comme ça, sauf en Gaspésie. C’est une blague entre nous et je pense que Christian comprendrait.

En fait, j’ai réussi à être moi-même car il a réussi à nous détendre, sans technique particulière mais simplement en restant lui-même. Il a su apporter une certaine sérénité. Il savait ce qu’il faisait et où il voulait nous emmener et il avait une pédagogie que je n’avais jamais connu jusque là.

C’est, comment tirer le meilleur de nous mêmes sans foutre de pression.

Moi, qui suis de nature stressée, j’ai, de loin, traversé ma meilleure expérience de studio. Sans dénigrer ce qui a été fait par le passé. Mais Christian avait des attentes très particulières avec mon instrument vocal et sur ma diction. Autant sur la technique, il ne me faisait pas trop chier, autant sur la diction il m’ennuyait vraiment. Et heureusement car c’est ce que j’attendais aussi. Mais des fois c’était un peu lourd quand même.

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Rock Metal Mag : je trouve que la voix est beaucoup en avant ce qui accentue la puissance, c’est Christian Donaldson qui a fait ce choix ?

Adrien : Alors ce n’est pas forcément qu’elle est plus mise en avant, c’est lié au placement des mots. C’est ce que disait Emile sur la diction, mais il y a aussi l’accent tonique anglais. Et enregistrer avec quelqu’un qui maîtrise cette langue permet de bien mettre l’accent sur tel mot ou telle syllabe en fonction de la musique.

Contrairement à nos albums précédents, c’est ce qui fait que le chant a pris une place de mise en avant.

Alors pas forcément au niveau du mixage, mais sachant que les mots sont plus précis et que les paroles fonctionnent plus avec la musique, en terme de rythmique, c’est ce qui fait que cela passe un peu plus devant.

Emile : Et puis la tonalité aussi. Je me suis exprimé sur un chant plus aigu medium, ce que je ne faisais quasiment pas ou avec parcimonie avant. C’est vrai que si l’on est plus sensible aux aigus, là, on mange. (rires)

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Rock Metal Mag : Vous avez changé de Label et signé avec WTF Records & Distro, mais tout en gardant un lien avec Klonosphere. Comment est née cette collaboration avec WTF?

Adrien : Alors oui, on a toujours un pieds chez Klono. Guillaume est quelqu’un qui finalement nous soutient depuis Leviathanima (ndlr: 2015). Et là, il nous permet encore d’accéder à la distribution chez Season, etc..

Donc, c’est bien What The Fuck Records, le label qui a produit cet album et la rencontre s’est faite simplement. On a envoyé la démo à Tim et il l’a adoré. Et de là, il a voulu signer notre album.

Emile : On a eu un retour vraiment très enthousiaste de la part de Tim et ce qui a pesé dans notre choix. En fait, on a eu trois retours de labels. Comme il s’agit de contrat, bien sur, cela s’épluche. Et la première question était de savoir si l’on signait complètement à l’étranger, c’est à dire hors Europe, ou bien si l’on restait en Europe. Ensuite, il y a eu tout un tas d’autres questions et finalement on a choisi de rester européen en signant avec ce label. On était même surpris de son intérêt pour ce que l’on faisait, puisqu’il est plus Punk Hardcore. Alors que nous, clairement, c’est plus Metal Hardcore.

Mais bon, il nous a fait confiance et voilà, c’est une affaire qui roule.

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Rock Metal Mag : Je présume que les textes sont liés à l’actualité et surtout aux évènements de ces deux dernières années puisque vous avez des textes engagés depuis toujours et le titre Sentence parle de lui-même.

Emile : Alors ils sont liés à l’actualité en partie. D’ailleurs le titre s’est trouvé en studio et c’était génial. En fait, on avait pas de titre pour l’album avant de rentrer en studio. On avait des idées mais ce ne sont pas celles qui ont été retenues.

Adrien : En fait ce nom là, il est tombé en soirée vers 1h 1/2 du mat. On s’est regardé et on a fait oui de la tête.

Emile : Oui, on était 4 sur 5 à choisir tout de suite celui là. Quand je l’ai entendu, j’ai dit oui sans hésiter. Les titres de l’album ont été influencé même si à l’origine je ne le souhaitais pas. Comme je le disais il y a eu 3 titres qui ont été écrit pour la démo. Ils ont été influencés par LA crise en général et avant même l’arrivée du Covid.

Après, idéalement j’aurais voulu m’en distancer mais c’était tout juste impossible.

Moi, je vivais en vase clos, en ville. Quand j’allumais internet ou la Télé, c’était Covidland. Je jouais même à Fallout et c’était aussi Covidland. (rires) J’ai fait le confinement en mode vraiment confiné !! Après au niveau des thématiques, c’est vrai qu’il y en a certaines qui sont directement liées comme ESC XIX. Alors c’est, Escape pour la touche d’un clavier et 2019. Mais c’est ça en fait, en 2019 on avait juste envie d’appuyer sur un bouton et de s’échapper. C’était juste impossible.

Et j’en ai plusieurs comme ça qui sont intimement liées. Comme celle d’Overload qui traite du Burnout, de tout ce poids que la société nous a foutu sur les épaules pou abuser de nous. Parce que j’estime que le Covid, c’est ni plus ni moins, qu’un viol institutionnel. A un moment donné, on a profité de nous, clairement pour que l’on soit des machines à produire chez nous.

Donc on nous a imposé de mêler notre vie privé et notre vie professionnelle et pour moi c’est du viol.

Adrien : J’avais discuté avec un patron qui me disait qu’il avait peur qu’une fois ce Covid passé en 2020, il ne devienne la boite de Pandore pour imposer plein de choses aux salariés. Il voyait bien ce que certains de ces collègues faisaient et il n’était pas du tout d’accord.  Mais c’est vrai que certains patrons en profitent et c’est vraiment la boite de Pandore pour eux, surtout que le Covid est toujours là.

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Rock Metal Mag : D’où le titre Machination?

Emile : Alors Machination est une chanson que j’ai écrite après avoir regardé Terminator 2. Je voulais une chanson qui traite du transhumanisme. Mais c’est un peu un clin d’oeil avec le Covid parce que l’on nous parlait sans cesse de conspirationnisme.

En fait ce n’est pas forcément une chanson qui parle de conspirationnisme.

Elle parle plus du pouvoir que les machines tendent à prendre sur nous et du pouvoir que nous laissons aussi aux machines. C’est ce qui est délicat à un moment donné et qu’il faut aussi entendre. Et le Covid est aussi là pour en parler avec des chiffres, des chiffres et encore des chiffres.. Mais que veulent dire ces chiffres ?

Quand on nous dit 400 personnes sont mortes du Covid, est ce qu’elles ont été testées positives au Covid, ou bien est ce qu’elles sont mortes des séquelles liées à la contraction du Covid? Ce n’est pas tout à fait la même chose. Voilà, nous avons été noyés de chiffres et on l’est encore. Donc, c’est plus une chanson dans ce sens là.

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Rock Metal Mag : Est ce que tu peux m’ expliquer le titre DC ?

Emile : Alors ce n’est pas un clin d’oeil à Washington. C’est juste la contraction de Desert Coffin qui signifie le sarcophage de sable. Parce que j’ai traversé cet épisode là comme un éternel présent. Et je pense que si l’on devait imager ce que cela peut être il faut imaginer un sablier et se voir marcher dedans. Tu as du sable qui te tombe sur la gueule tout le temps et tu traverses un désert éternel. Tu ne sais pas quand cela va s’arrêter. Et moi j’ai vécu le confinement comme ça. Comme une espèce de tombeau de sable qui nous oppressait et nous enfermait avec ce temps impalpable qui nous écrasait. Voilà ce que cela signifie.

Rock Metal Mag : D’accord . Tu cogites dur quand même !

Adrien : Il n’avait que ça à faire . (rires)

Emile : Alors que, et Adrien peut en attester, le passage à l’écrit est toujours hyper compliqué. C’est un passage que je redoute par peur de mal faire certainement. Mais après, avec du recul, il y a beaucoup de titres et notamment sur cet album, dont je suis grandement satisfait à l’écoute de ce qui a été réalisé avec Christian et les gars.

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New World Disorder single

Rock Metal Mag : Vous avez présenté en 1er single New World Disorder (feat. Luis Ifer / Teething).  Pourquoi avoir choisi ce titre en particulier?

Emile : Je ne voulais pas que l’on dévoile un titre qui aurait pu déjà être utilisé comme un clip. Un featuring en clip on en a déjà fait l’expérience et il faut que la personne soit là sinon cela n’a aucun sens. Mais ce titre a une histoire particulière car il fait partie des premiers morceaux écrits. Et je trouve que c’est un assez beau panoramique de ce que l’on pouvait faire dans d’autres morceaux de l’album.

Cela donnait un peu le ton sur la production de l’album.

Mais c’était quand même, un très beau panoramique thématique de ce que l’on traversait. Je pense que c’est pour ça et aussi pour être en accord avec Christian qui trouvait que ce titre envoyait. Donc c’est pour cela que l’on a fait ce choix, mais Adrien me contredira peut être.

Adrien : Non, je ne te contredis pas du tout. Comme tu l’a si bien dit, c’est le titre qui résumait bien l’avant et l’après, puisqu’il a été composé pour les démos. Et nous étions tous unanimes pour le garder sur cet album, même si la démo datait déjà de deux ans. Et finalement quand on voyait la liste des morceaux et en éliminant certains d’entre eux trop typés, celui là donnait le ton, la couleur, en guise d’amuse gueule.  Il était en balance avec Overload mais on savait que celui là serait clippé.

Donc voilà, le choix s’est porté sur ce morceau court, incisif et direct.

Emile : Fédérateur !

Adrien : Sans passer par quatre chemin, on y va et on avance.  Et comme disait Christian, quand il l’écoutait en roulant, le dernier riff lui donnait envie de rouler encore plus vite. (rires)

Emile : Il y a plusieurs personnes qui, suite à la sortie de l’album, m’ont dit je roule à fond avec. Alors on a un message préventif : « Allez y molo parce que l’on veut avoir du monde à nos concerts » (rires)

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Rock Metal Mag : Vous avez clippé Collateral aussi, expliquez moi ce morceau ?

Emile : Alors Collateral est la dernière chanson écrite et qui a été finalisée en visio . En fait elle traite de beaucoup de choses et notamment du fait que, à un moment donné, il faudrait que l’être humain se voit un peu comme un dommage collatéral. C’est à dire qu’il puisse avoir un impact sur notre avenir. Et beaucoup de personnes ne se voient pas comme ça. Ils se disent : « mais moi si je ne vote pas qu’est ce que ça change? »  ou « une personne de plus ou de moins à manifester ça change quoi? ». Mais là, bonhomme, ça change tout !!

C’est le principe du grain de sable, en fait. Quand on utilise dans notre dossier de presse, l’image du battement d’ailes du papillon, l’effet papillon, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas par humilité déplacée que l’on utilise cette image là. C’est juste pour que tout le monde prenne conscience que l’on a tous un rôle à jouer dans ce que l’on traverse. Et cette chanson là ce n’est ni plus ni moins que ça.

On a tous un rôle à jouer .

Et elle fait partie des rares chansons qui vont avoir un message positif dans cet album. Je n’ai pas écrit que des chansons à message négatif. L’avenir c’est toi, l’avenir c’est nous. Et c’est une chanson qui se finit sur ce coeur là : »Future is you »

Rock Metal Mag : C’est vrai qu’à un moment donné il faudrait que l’on soit un peu plus solidaires les uns des autres.

Emile : Mais il faudrait qu’il y en ait d’autres qui montrent l’exemple.

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Rock Metal Mag : Vous avez à nouveau des invités sur cet album, comment s’est fait le choix de ces trois artistes?

Emile : Et bien les gars me font un peu plus confiance pour ça donc la base est que se soit des gens que je connais. Ensuite deuxième base idéale, même si pour Luis, on n’a pas partagé la même scène mais des concerts communs, c’est avoir joué avec la personne. Et la troisième base est de pouvoir réaliser ce featuring mais sans que ce soit juste de la poudre aux yeux.

C’est quelque chose qui a vocation d’être réalisé et dont on se donne les moyens de le réaliser. Parce que les gens qui vont payer un featuring, outre atlantique, juste pour avoir un super nom sur l’album, tu ne le réaliseras jamais.

Donc, on a eu la chance de le faire avec Vincent de The Butcher’s Rodeo et avec Guillaume de Final Shodown.  Ils ont, pour leur part, respectivement pu venir sur le studio et l’enregistrer avec Christian. Ce qui donne une certaine plus-value.

Pour Luis, il a du l’enregistrer à Madrid, de par le contexte sanitaire et la distance mais c’était tout à fait réalisable. On partage les mêmes scènes donc il n’avait aucune raison que cela ne puisse pas se faire.

Adrien : Et il y a un choix aussi de timbre de voix.

Rock Metal Mag : Oui, mais ce n’est pas dit qu’ils soient présents sur les live.

Emile : Non, mais par contre, on sait qu’en tournée on va se retrouver avec Butcher’s Rodeo. Donc il n’y a pas de raison, à priori, pour que Vincent ne chante pas avec nous sur Cyclops. Quand tu as pris le train de Paris jusqu’à Blois, pour venir enregistrer un titre avec nous sur une demi journée, ce sont pas les 3mn40 sur scène qui vont lui couter grand chose.

Après Guillaume de Final Shodown, c’est un groupe local. C’est important aussi pour nous de pouvoir mettre en avant un groupe local. Et à travers nos albums , il y a plus de chance de pouvoir le partager à ce niveau là.

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Rock Metal Mag : Votre Release party a lieu le 12 mars à Tours, est ce que vous avez pu programmer de nouvelles dates ?

Emile : On va avoir une tournée à annoncer d’ici le début de semaine prochaine. Il y a un visuel à faire et puis on s’assure qu’il n’y ait pas d’annulation, ni de revirement du gouvernement. Parce qu’il y a des dates très prochaines, vu que l’on parle du mois de mars. Je crois qu’il y a rien de pire que d’annoncer une date et finalement de l’annuler derrière.

C’est comme si le matin de Noel, on était devant un cadeau que l’on déballe et que, finalement, on doit remballer et rendre au magasin. Et c’est l’impression que j’ai à chaque fois que l’on annule une date. C’est horrible. Donc, comme on dit, chat échaudé craint l’eau froide, et bien nous restons en mode prudents.

 les dates ont été annoncées :

04.03 🇫🇷 Orléans – le Dropkick Bar
05.03 🇧🇪 Arlon – l’Entrepôt
12.03 🇫🇷 Tours – le Bateau Ivre
25.03 🇫🇷 Blois – the Outbreak Fest
01.04 🇫🇷 Challans – le Cocoon Bar
02.04 🇫🇷 Querrien – BZH HxC Party
29.04 🇫🇷 Nantes – Noisy TrashStock Fest
14.05 🇫🇷 Lille – la Brat Cave
20.05 🇫🇷 le Gd Pressigny – Jurassic Fest
26.05 🇫🇷 Montaigu – Rhinos Féroces Fest
27.05 🇫🇷 Rouen – le Comptoir des Pirates
09.07 🇫🇷 Notre Dame d’Oé – RIIP Fest

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Rock Metal Mag remercie Emile et Adrien de Beyond The Styx, Roger Replica de Replica Promotion et le Black Dog

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