live report de BEASTÖ BLANCÖ + DÄTCHA MANDALA + I YA TOYAH au O’Sullivans Backstage By The Mill
BEASTÖ BLANCÖ + DÄTCHA MANDALA + I YA TOYAH au O’Sullivans Backstage By The Mill le 5 novembre 2025 (BASE Productions)
Live report : David Dwidou Photography
Après son passage parisien en première partie de The Dead Daisies l’année passé, Beasto Blanco revient cette fois-ci en tête d’affiche. Le groupe a eu la bonne idée de prendre en tournée européenne l’excellent trio bordelais Dätcha Mandala. Mais avant ces deux groupes, une artiste solo va ouvrir la soirée.
I Ya Toyah
Il est 19h30 lorsque l’artiste américaine entre en scène. Malgré ce début de soirée à une heure pas trop tôt, I Ya Toyah va se produire devant une poignée de spectateurs, 3 dizaines seulement. Cela ne semble pas la perturber. L’artiste solo chante, joue de la guitare, un peu de claviers, le tout sur fond de bandes sonores et samples programmés. I Ya Toyah joue un maximum sur l’effet visuel de son show : court vétue, crête, collier clouté, et light show plongeant les spectateurs dans un univers sombre.
La musique tourne autour d’un electro-metal-indus. Quelques passages sont un peu moins denses, mais au final l’américaine tire son épingle du jeu et recueille les applaudissements du maigre public devant la scène du Backstage By The Mill après sa demi-heure de set.
Setlist
I am the Fire
Vast Spaces
Crashing Comet
Denial
Pray
No Good
Panic Room
Dätcha Mandala
Avec le trio aguerri Dâtcha mandala, on change de registre mais aussi de catégorie. Ces trois là connaissent leur job sur le bout des doigts et chaque fois qu’ils entrent en scène c’est pour délivrer une prestation haute en intensité et implication de chacun des membres.
Ce soir ne dérogera pas à cette habitude. Avec un set de 45mn, Dätcha Mandala entre dans le vif du sujet dès l’entame. Bien qu’on les associe régulièrement au revival Rock Seventies, leur répertoire est plus large que cela. Bien sûr on pense par moment à la légende Led Zeppelin en les écoutant, mais lorsque le trio fait parler la poudre, ils n’ont rien à envier aux mastodontes du Metal Moderne.
Ce soir devant une poignée de personne (on se demande si le public parisien va finir par arriver…) le groupe se livre sans retenue comme s’il jouait devant des milliers de personnes. Alors que JB à la batterie est un peu dans la pénombre en fond de scène, devant, Nicolas au chant et à la basse, et Jérémy à la guitare sont ultra mobiles donnant vie à leurs compositions qui font mouche auprès du public, par forcément venu pour eux .
On a droit à un nouveau morceau, 3you Make Me Feel », confirmant que Dätcha Mandala est toujours sur de bons rails. Au milieu de la furie bordelaise, quelques moments plus calme, où l’on savoure le chant délicat de Nicolas, avant que la tempête ne revienne.
En fin de set on a droit à un solo de batterie de JB. Ce solo qui fait partie du show depuis un moment déjà, est bien culotté sur un set de première partie limité en temps. Mais comme c’est souvent le cas le culot paie !
Avec un set solidement ficelé, Dätcha Mandala, a fait monter la température de plusieurs degrés dans ce Backstage By The Mill même peu garni.
Dätcha MandalaLine-up :
Nicolas Sauvey : chant, basse
Jérémy Saigne : guitare
JB Mallet : batterie
Dätcha Mandala Setlist :
Hit And Roll
Janis
You Make Me Feel
Koda
The Wanderer
Love Myself
She Said
Pavot
Beasto Blanco
Il est l’heure maintenant d’accueillir la tête d’affiche de la soirée: le groupe américain Beasto Blanco.
Fondé en 2013 par Chuck Garric (bassiste de longue date d’Alice Cooper, mais ayant joué notamment avec Dio et L.A. Guns entres autres), le groupe a sorti l’an dernier son quatrième album « Kinetica ». Le répertoire de Beasto Blanco sur scène navigue entre Alice Cooper évidemment, mais aussi Ministry ou Rob Zombie. L’ensemble étant fortement estampillé « Rock » plutôt que « Metal », comme le look de Chuck d’ailleurs.
Après une fort belle entrée en matière avec « Run For Your life », le show de Beasto Blanco prend toute son ampleur avec le phénomène « Calico » sur scène. Calico Cooper, fille d’Alice, joue un rôle de performeuse très mise en avant par le groupe. Et sa tenue de scène et ses accessoires sont là pour attirer le regard de chaque spectateur : body transparent moulant, énorme coiffe de dreadlocks, batte de base-ball cloutée, multiples accessoires laser jusque dans la bouche !
Le groupe mise clairement sur elle lors de ses shows, bien qu’elle ne se contente que d’une petite partie des vocaux, Chuck en assurant la majorité. Lorsque Calico sort de scène sur quelques morceaux, on peu se concentrer sur la musique et la prestation des musiciens. Rien à dire c’est sérieux et ça transpire le rock’n’roll à chaque note.
Chuck s’amuse, et amuse aussi la galerie, en montrant l’envers de ses guitares, l’une avec un marquage « Hell Yeah », une autre avec un « Loud ». Ça bastonne sévère avec des riffs acérés et des rythmiques écrasantes. La batterie se déchaine, mais malheureusement on aperçoit que très peu l’excellent Tim Husung, dans la pénombre et la fumée de fond de scène derrière son kit batterie.
On a droit à une unique reprise d’Alice Cooper, « Feed My Frankenstein », qui fait son effet. Le set de Beasto Blanco s’achève au bout d’une heure et cinq minutes approximativement.
Un seul regret, le manque de public, la salle n’était pas à moitié pleine. Dommage pour les absents, car c’est bien dans ce genre de petites salles obscures que le rock prend toute sa mesure. Ce soir l’a encore prouvé avec une affiche aussi hétéroclite qu’explosive sur scène.
Beasto Blanco Line-up :
Chuck Garric : chant, guitare
Chris Latham : guitare
Calico Cooper : chant
Jan LeGrow : basse
Tim Husung : batterie
Beasto Blanco Setlist :
Intro : Il Nostro Spirito
Run for Your Life
Freak
Beasto Blanco
Feed My Frankenstein (reprise d’Alice Cooper)
Machine Girl
Grind
Nobody Move
Motor Queen
Drum Solo
Beg to Differ
Honey
Blind Drive
Out of Darkness
Breakdown
https://www.facebook.com/BeastoBlanco
Merci à Base Productions pour l’accréditation photo.




































































