Live report de Anvil + Killer + Lady Ahnabel à l’Empreinte de Savigny Le Temple le 9 octobre 2026
Anvil + Killer + Lady Ahnabel vendredi 9 octobre 2026 à l’Empreinte
Live report : David Dwidou Photography
Seulement 48h après Gus G et Ronnie Romero, L’Empreinte de Savigny-le-Temple accueille à nouveau deux légendes du Metal, avec Anvil et Killer, certes d’une autre génération plus ancestrale. «Pour un Pounding The Past» tour célébrant les trois premiers albums de l’enclume (Anvil) canadienne.
LADY AHNABEL
Mais avant de retrouver ces vieux briscards, place à Lady Ahnabel, groupe français de Metal «atypique» formé en 2018. Le groupe venu du sud de la France s’est vu offrir l’opportunité d’ouvrir pour Anvil sur la partie française de ce tour.
Le groupe qui commence devant un public clairsemé ne se laisse pas intimider et fait preuve d’une bonne maîtrise technique. Les compos de Lady Ahnabel sont très diversifiées, offrant des passages rapides, lents, progressif, voir même quelques touches lyriques émanant de la voix de la chanteuse bariolée Cweety Trash.
A ses côtés on retrouve un redoutable six cordiste en la personne de Luke Skywam, ainsi qu’une rythmique de plomb avec les chevronnés Christian Grassart à la batterie (Patrick Rondat) et Pascal Bei à la basse. Ce côté atypique et loin des groupes qui vont suivre ne laisse pas indifférent le public qui afflue petit à petit tout au long du set et Lady Ahnabel quitte la scène sous une ovation méritée.
Line-up :
Cweety Trash : chant
Luke Skywam : guitare
Pascal Bei : basse
Christian Grassart : batterie
Setlist :
Geek
Bête de cirque
Metamorphosis etiom
Bionic
Dante (Ankou , le retour)
KILLER
Place maintenant aux belges de Killer et leur redoutables Heavy-Metal / Hard-Rock puissant. Le fondateur du groupe en 1980, Paul « Shorty » Van Camp, est toujours bien présent et il reste le seul membre originel. Il se charge de la voix et de la guitare. A ses côtés, l’intenable Jan « Jakke » Anthonis à la basse et le bûcheron Ivan « Vanne » Opdebeeck à la batteir.
Le set présente plusieurs morceaux du récent album «The Grand Finale», tous passant haut la main l’épreuve du live. Le Heavy Metal de Killer nous plonge radicalement 45 ans en arrière, à la grande époque de ce genre musical. Certains morceaux ont des résonances particulières, parfois blues, parfois très proches de Motörhead, et même un morceau que l’on aurait cru sorti du répertoire d’Anvil !
Le public qui est venu pour ce retour dans le passé est aux anges, headbang sans retenu et applaudit Killer entre chaque morceau.
Killer trouve ici toute sa place dans ce «Pounding The Past» tour et même sils jouaient dans une catégorie inférieure à Anvil, ils sont bel et bien toujours là et efficaces.
Line-up :
Paul « Shorty » Van Camp : chant, guitare
Jan « Jakke » Anthonis : basse
Ivan « Vanne » Opdebeeck : batterie
Setlist :
Shock Waves
Blinded
Argus Eyes
Making Magic
Secret Love / Battle Scars / Bodies and Bones / No Future
Welcome in the Real World
Guitar solo
Kleptomania
Back Shooter
The Grand Finale
Laws Are Made to Break
Wall of Sound
Ready for Hell
ANVIL
La scène se dégage alors entièrement pour laisser une vaste aire de jeu à Anvil.
C’est d’abord Rob Reinner (batterie) qui entre en scène en premier, très vite suivi de Chris Robertson (basse) et lorsque la guitare rugit au son de l’instrumental «March of the Crabs», on aperçoit nullement Lips sur scène. Et pour cause, le bougre commence le concert au milieu de la fosse pour le plus grand plaisir des fans qui ne l’attendaient pas si tôt !
Puis il rejoint ses compères sur scène et le show continue avec 666. Ce «Pounding The Past» tour célèbre les trois premiers albums d’Anvil et ce ne sont donc que des classiques qui vont se succéder ce soir. Le public peut s’époumoner sur les paroles qu’il connait par coeur, tel les morceaux «School LOve», «Ooh Baby», «Free As The Wind», «Forged In Fire» ou encore le finish «Metal On Metal».
Les amateurs de riffs simples et redoutablement efficaces en ont peur leur argent. L’intro de «Winged Assassins» nous offre une formidable démonstration basse-batterie. En prime de ce redoutable Heavy-Metal machine, Lips est tout sourire tout au long du concert. Le bonhomme montre et partage sa joie de vivre de la première à la dernière note du set. Il communique facilement et simplement avec le public qui lui répond dès qu’il peut.
En intro de «Free As The Wind» dédié à Lemmy, Lips nous conte une journée entière de débauche passée avec Lemmy dans sa chambre d’hôtel, avant que l’on vienne les chercher pour le show, ne s’étant pas aperçu des 24h passées à divers abus.
Sur le morceau suivant «Motha» un souci technique de guitare fait reprendre le morceau au début par le groupe sans que le show ne s’en trouve pertubé, au contraire. C’est sur ce morceau que Lips s’amuse avec un vibro-masseur depuis des décennies, et fait encore une fois le bonheur des fans. Rob Reinner nous gratifie ensuite d’un solo pendant «Swing thing».
Après «Jackhammer» dédié à Dave Allison (le fidèle compère de Lips dans Anvil de 1981 à 1989) décédé en 2024, vient le classique des classique d’Anvil pour clôturer la soirée : «Metal On Metal». Et pour bien refermer la boucle, Lips termine à nouveau dans la fosse, comme il avait commencé le show. Cerise sur le gâteau pour le public en délire.
Une fois que la dernière note a fini de raisonner, Lips reste une bonne demi-heure dans la salle se prêtant au jeux des selfies avec les nombreux fans qui n’en demandaient pas tant. Même si l’Empreinte n’affichait pas complet ce soir à quelques spectateurs près, la soirée à largement tenu ses promesses pour un public de connaisseurs ayant fait le déplacement.
Line-up :
Steve « Lips » Kudlow : guitare, chant
Rob Reinner : batterie
Chris Robertson : basse
Setlist :
March of the Crabs
666
School Love
Ooh Baby
Bedroom Game
Mad Dog
Motormount
Winged Assassins
Free as the Wind
Forged in Fire
Mothra
Swing Thing
Jackhammer
Metal on Metal
Merci à L’Empreinte pour l’accréditation Photo/Presse

















































































