Live report du Grand Paris Sludge Jour 2: Dimanche 23 avril avec Brusque , Mauvaise Foi, Rotor, Djiin, 1000mods
Première édition du Grand Paris Sludge à Savigny Le Temple les 22 et 23 avril 2023 présenté par Garmonbozia Inc et l’Empreinte
Live Report du dimanche 23 avril : jour 2
Par David Dwidou Photography

Grand Paris Sludge, Day #2
Après une première journée parfaite, Garmonbozia et l’Empreinte allaient remettre ça pour une deuxième fois et surement clôturer en beauté ce festival de débauche de décibels. On vous laisse juger en déroulant le fil de cette deuxième soirée groupe après groupe
BRUSQUE (19h20 – 20h00, Grande Salle)
Après un sample d’intro (Grand Paris Remix), le trio parisien, déboule sur scène sans complexe. Il donne déjà l’impression que la soirée s’annonce au top. BRUSQUE se compose de Jefferson Grégoire au chant et à la guitare, Benjamin Joaquina à la basse et choeurs ainsi que Clément Duboscq à la batterie.
Formé en 2017, sa carrière a commencé sous la forme d’un duo (Chant/Guitare et Batterie), pour devenir par la suite un trio avec l’apport du bassiste. Après un premier EP en 2020, le premier album « Boite Noire » est sorti l’an dernier. D’ailleurs la majorité de ses titres composeront la setlist ce soir.
On peut facilement dire que le trio porte bien son nom.
Son mélange de Post-Rock / Sludge et Doom ravit d’entrée le public de l’Empreinte qui les découvre. Les 3 gars sont appliqués dans le rendu de leurs compositions qui passent vraiment très bien en live, à tel point que l’on arrive à la fin du set sans avoir vu les 45mn s’écouler !
Setlist
Intro – Grand Paris remix
Most Don’t Break Free
Laid To Waste
Careless
On The Edge
Defiance
Death March
My Own Vision
Hell
Outro – Fuck le 17
MAUVAISE FOI (20h05 – 20-45, Le Club)
Tout comme samedi, on alterne entre la Grande Salle et Le Club avec sa petite scène. Et comme hier l’organisation est parfaite avec un timing millimétré et respecté, avec aussi une forte affluence du public (peut-être pas attendu par les organisateurs). Cela rend LE Club bien trop petit pour contenir tout le monde, mais sa terrasse et ses grandes baies vitrées feront que personne n’en perdra une miette malgré tout.
Donc, place à Mauvaise Foi, composé d’Angie (basse), Georges (Gtr), Guig (Chant), Marc (Batterie) et Schet (Guitare). Le groupe évolue dans un Doom / Sludge d’une lourdeur extrême qu’ils qualifient de « saloperie musicale parisienne ».
C’est lourd, c’est noir, si vous voulez de la musique joyeuse passez votre chemin !
Le groupe balance son doom à la face du public abasourdi par un chanteur littéralement possédé. J’ai du mal à comprendre les paroles, mais il est clair que cela ne respire pas la gaité. Le contraste entre la noirceur et le pessimisme de la musique contraste au plus haut point avec le light show aux couleurs acidulées. On a du mal à apercevoir le batteur derrière les 4 membres du groupe un peu à l’étriqué sur la petite scène et derrière un rideau de fumée. Mais il sait se faire entendre pour soutenir ses compères sur scène.
Setlist:
Tu danses comme margouillat
Mau
Culte du péremptoire
Vai
Banalité du mal
Se
Futile et plaintive
Foi
ROTOR (20h50 – 21h35 Grande Salle)
On revient dans la Grande Salle pour un peu plus de légèreté si j’ose dire, avec le trio allemand Rotor. Le groupe est un pionnier du stoner-rock instrumental. Il s’est formé en 1998 et compte 7 albums à son actif, tous d’excellente facture. Pas de chant, mais à la place des riffs hypnotiques sur lesquels la basse de Marco Baale peut justement chanter. Le batteur Milan Pfützenreuter placé très proche du public fait le show de manière très expressive. Il laisse ainsi Tim Mentzel nous hypnotiser avec ses riffs répétitifs mais dan le bon sens du terme.
Le public adhère bien à la séance d’hypnose collective.
On voit les têtes se secouer de manière lancinante au rythme du stoner du groupe qui fait forte impression. Une des découverte du WE pour bon nombre de festivaliers.
DJIIN (21h40 – 22h25 Le Club)
C’est avec plaisir que je retrouve Djiin découvert il y a quelques mois au O’Sullivans Backstage By The Mill. Ici , je les retrouve à nouveau sur une petite scène, mais le groupe sait exploiter au maximum ce genre d’endroit exiguë bien qu’ils soient 5 sur scène. Avec même la place de caser une harpe électrique en plein centre de la scène, et de sauter, se démener comme s’ils étaient sur la Main Stage d’un grand Festival.
Le groupe se compose de Chloé Panhaleux au chant et à la harpe électrique, Tom Penaguin à la guitare, Charlélie Pailhes à la basse et Allan Guyomard à la batterie. Djiin prend d’assaut le public avec son Fuzz-rock / Psyché teinté 70’s et livre un set alternant passages calmes et grosses montées en puissance. Chloé ira à plusieurs reprises dans le public qui est aux anges et apprécie la musique du groupe à sa juste valeur. Nous aurons droit à 2 nouveaux morceaux qui m’ont fait fortes impressions avec des breaks vraiment puissants ! Hâte d’entendre cela sur album.
Setlist :
Black Circus
Mirrors
The Void
Red Desert
Blind
White Valley
Wax Doll
1000Mods (22h30 – 23h35 Grande Salle)
Voilà, c’est déjà l’heure de savourer le dernier show de ce festival. Et pour conclure en beauté, les organisateurs nous ont programmé les grecs de 1000Mods et leur Stoner imparable. La Grèce est une mine de groupes Stoner de qualité et 1000Mods en fait parti.
Formé en 2006, 1000Mods est composé de Dani G. au chant et à la basse, George T. et Giannis S. aux guitares et Labros G. à la batterie. Les compositions du groupe sont très efficaces et le public est à fond. Quelques soucis de guitare visiblement, en début de set, ne viendront pas entacher la suite, mais la voix par contre semble un peu faiblarde. Je ne saurais dire si cela provient du son ou d’une mauvaise soirée pour Dani qui effectivement ne semble pas 100% à l’aise.
Le Stoner du groupe reste assez classique avec des morceaux dans le même ton général. Si on pourrait reprocher un manque d’originalité, on ne peut nier que l’ensemble reste très efficace et le public ne s’y trompe pas.
Setlist :
Above 179
Pearl
Electric carve
Warped
Low
Road to burn
El rollito
Vidage
Super Van Vacation
Grâce à leur musique et leur son, les 10 groupes, répartis sur les 2 jours, ont su briller au milieu de l’obscurité et de l’épaisse fumée quasi permanente et satisfaire ainsi les nombreux fans de Doom, de Sludge, de Stoner, de Rock Psyché, …
Le public aura été au rendez-vous en masse pour cette première édition.
Quelques points à revoir pour l’an prochain : hormis le trop plein de fumée et trop d’obscurité, la scène du club. Elle est réellement trop petite pour que les festivaliers puissent profiter du groupe sur scène. Sans doute que l’organisation ne s’attendait pas à une telle affluence pour cette première édition. Si cela s’avère techniquement possible peut-être remplacer cette petite scène par une plus adaptée en extérieur, devant les baies vitrées du club, la pente naturelle du terrain faisant office de tribune ?
Parmi tous les festivals que l’on voit fleurir ces dernières années, celui-ci possède déjà une âme dès sa première édition. Sans doute le savoir-faire combiné de Garmonbozia (25 ans au service du Live déjà) et de l’Empreinte qui sait accueillir aussi bien le public que les groupes. Les deux nous proposant une programmation de qualité toute l’année. Hormis la qualité de la programmation, on peut saluer l’organisation avec un respect du timing. Ce festival est déjà un incontournable, on notera dans nos agendas la date de la 2ème édition dès son annonce.
Vous pouvez voir ou revoir l’intégralité des concerts :
Grand Paris Sludge: Jour 1
Grand Paris Sludge : Jour 2
Live report Grand Paris Sludge jour 1 : ICI











































































