Live report de l’ALCATRAZ FESTIVAL : DIMANCHE 9 AOUT : jour 4
Alcatraz Festival 2026
Du 6 au 9 août 2026
Courtrai, Belgique
Texte et photos pas Martine Varago
Remerciements aux organisateurs de l’Alcatraz Festival

Bienvenue à Alcatraz pour ce dernier jour : enfermés en prison où tout metalhead veut y revenir
Alcatraz Open Air – Jour 4
Cette dernière journée s’annonce chaude aussi bien en température qu’en ambiance metal. De plus, comme tous les jours du festival Alcatraz, les animations battent le plein. Entre les décors situés en plein cœur du site, un archéoptéryx géant crache le feu pendant que les artistes enchaînent de surprenants numéros pyrotechniques.
Luna Kills est une belle découverte. Quatuor finlandais de metal moderne, il combine des vibrations alternatives et du nu metal avec de l’électronique inspirée par des bandes sonores de jeux. La chanteuse Lotta, avec sa formation en chant jazz et son incroyable chant fry scream, met le public à genoux et enflamme la fosse de la Prison Stage dès 11h20.
S’ensuit le set de Izegrim sur la Swamp Stage. Formé en 1996, Izegrim est un groupe néerlandais de death et thrash metal, originaire de Zutphen. Le guitariste Wechgelaer reste le seul musicien membre fondateur. Leur musique a su traverser les décennies sans prendre la moindre ride malgré les nombreux changements.
Changement total d’ambiance sur la Prison Stage avec Bloodbound, le bon groupe suédois qui nous offre un power metal époustouflant. De retour sur la Swamp Stage avec Blackbraid, un projet original puisque son black metal atmosphérique est teinté d’influences amérindiennes. Sur scène, le groupe dégage une atmosphère sombre et immersive, mêlant agressivité du black metal, éléments inspirés des traditions autochtones et une forte dimension visuelle.
L’après-midi se poursuit toujours sur la Swamp Stage à 14h25 avec le groupe suédois Firespawn et son de Death metal old school.
Puis, les Britanniques Creeper de Southampton montent sur les planches de la Prison Stage. Connus pour leur esthétique sombre inspirée du cinéma d’horreur et leurs maquillages, ils donnent un spectacle avec de véritables mises en scène, mêlant énergie punk et rock gothique.
Dix minutes plus tard, démarre le trio américain de rock prog Animals As Leaders. Formé en 2007 à Washington DC, les trois virtuoses donnent de belles performances techniques impressionnantes, mêlant rythmiques complexes, sonorités futuristes et une précision musicale spectaculaire, sans chanteur.
Changement d’ambiance avec le duo britannique Anaal Nathrakh qui joue un black metal industriel / grindcore extrême mélangeant violence, électronique et atmosphères apocalyptiques. Rose Tattoo annule malheureusement sa prestation scénique.
L’après-midi se poursuit donc par le retour de Warrior Soul sur la Prison Stage. Les New Yorkais assurent leur show sur la grande scène cette fois-ci.
Quasiment en même temps, sur la Helldorado Stage, s’exprime le groupe australien de metalcore Northlane. Formé en 2009, le groupe donne un set puissant et immersif, mélangeant gros riffs, ambiances électroniques et une forte énergie scénique avec une connexion intense au public.
Autre prestation intense : celle de Misþyrming & Nergal sous le chapiteau de la Swamp. Cette année, le groupe Behemoth célèbre les 30 ans de son premier album Sventevith. Pour l’occasion, le leader Nergal joue cet album de 1995 en intégralité, accompagné sur scène par le groupe de black metal islandais Misþyrming.Le chanteur habité se donne toujours à fond dans son black metal. Ses musiciens sont tout aussi fascinants.
Le début de soirée annonce une nuit grandiose avec des groupes cultes. Nevermore, de Seattle, États-Unis, formé en 1992, arrive avec son heavy metal progressif / power metal sombre.Sur la Prison Stage, la voix unique de Warrel Dane porte le groupe, accompagné de riffs complexes mêlant mélodie, agressivité et atmosphères sombres.
Mais si on veut s’exciter dans la fosse, on se dirige vers la Helldorado Stage pour Fit For An Autopsy. Ce quintet du New Jersey forme le groupe de metal extrême en 2008 et joue un mix de deathcore / metalcore moderne / death metal mélodique. Les riffs écrasants et l’énergie live très intense déchaînent le public. Le chanteur incite aux circle pits.
Retour sur la Swamp Stage avec les californiens Death Angel. Groupe légendaire formé en 1982, le quintette joue un thrash énergique. De plus, avec la vitesse des riffs et l’intensité du chanteur Mark Osegueda, Death Angel assure une grande proximité avec le public. On peut d’ailleurs apercevoir le bassiste faire des signes aux premiers rangs.
En parallèle, sur la Morgue Stage, un autre groupe culte américain se présente. Il s’agit de Deceased, connu pour son approche très énergique, ses influences heavy metal classiques et les performances théâtrales du chanteur King Fowley, membre fondateur.
Il est 19h30 lorsque démarre le set de Saxon. Légende britannique formée en 1977, issue de la NWOBHM, le chanteur Biff Byford conduit son groupe au sommet de son art. Ce soir, Il chante leurs principaux titres dont le morceau mythique des années 80 « Motorcycle ». Il aime rappeler l’époque sans Internet, mais avec l’existence des vinyles, des magazines, de la radio… La setlist est toujours au top, c’est encore un show phénoménal.
Un quart d’heure après le début de Saxon, se produit le groupe parisien Rise Of The NorthStar. Fidèle à sa réputation de performance explosive, le quintette mélange la puissance du hardcore, de gros riffs metal et une esthétique manga. L’interaction avec les fans et l’énergie permanente se communique entre eux.
On continue dans la brutalité avec Deicide et son death metal américain sur la Swamp Stage avant de retourner vers la Prison Stage.
Le très attendu combo américain ce soir, c’est Lamb of God. Encore un des grands noms du metal moderne, connu pour ses riffs massifs mêlant groove metal / metalcore. Il enflamme la fosse : slams et circle pits tout au long du set. C’est l’occasion de le dire car le show est accompagné de gerbes de flammes et de feux d’artifice.
A 22h30, à peine le dernier décibel sonne t-il sur la Prison Stage que s’enchaîne Satyricon. Après ce spectacle colossal, direction la Swamp Stage de nouveau. Satyricon, groupe emblématique de la scène norvégienne, évolue dans son black metal, allant parfois vers un style plus rock et majestueux.
On n’oublie pas Voivod sur la Morgue Stage, qui démarre cinq minutes plus tard. Pionniers du metal progressif québécois, mêlant thrash, science-fiction et expérimentations sonores depuis 1982, le groupe culte donne un spectacle à l’univers futuriste et unique.
Pour mettre une ambiance de fête, place au groupe allemand de power metal : Powerwolf. Avec ses chœurs puissants et son univers inspiré du folklore religieux et des légendes de loups-garous, le chanteur Karsten Brill, plus connu sous son nom de scène Attila Dorn, galvanise la foule avec brio et humour. De plus, Powerwolf est une expérience à part entière : des décors monumentaux, des costumes soignés et une interaction constante avec le public. Un spectacle digne d’un rituel païen.
Pendant ce temps, sur l’Helldorado Stage, The Ghost Inside délivre un hardcore mélodique / metalcore à couper le souffle. Cette formation californienne, connue pour son énergie positive et ses refrains fédérateurs, ses riffs mitraillés et ses breakdowns donne un show passionné. Ils transforment la fosse en véritable champ de bataille.
Kylesa et Gutalax viennent clôturer la soirée avec deux visions radicalement différentes de l’extrême. Originaire de Savannah, en Géorgie, Kylesa développe depuis 2001 un sludge metal psychédélique et massif, mêlant riffs hypnotiques, textures expérimentales et une énergie de scène intense. Avec son approche unique, notamment marquée par l’utilisation de deux batteurs, le groupe a construit un univers sombre et envoûtant à la croisée du sludge, du stoner et du post-metal.
Puis place au chaos festif avec Gutalax, formation tchèque de goregrind connue pour son humour déjanté, ses rythmiques explosives et ses concerts complètement débridés. Entre brutalité sonore et esprit de fête, le groupe transforme chaque apparition en un défouloir aussi absurde qu’efficace.
Cette quatrième journée de l’Alcatraz s’achève avec le sludge lourd de Kylesa et le goregrind festif de Gutalax, scellant une édition 2024 intense sous le signe de la diversité extrême. Entre les légendes du thrash et la modernité pyrotechnique de Lamb of God ou Powerwolf, le festival de Courtrai affirme une fois de plus sa suprématie.
Les portes de la prison Alcatraz se referment sur un sentiment de communion totale, les metalheads attendant déjà impatiemment l’ouverture des cellules l’an prochain.
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Alcatraz Festival : Jeudi 6 août : jour 1 : https://rockmetalmag.fr/alcatraz-festival-2026-jeudi-6-08-jour-1/
Alcatraz Festival : Vendredi 7 août : jour 2 : https://rockmetalmag.fr/alcatraz-festival-2026-vendredi-7-08-jour-2/
Alcatraz Festival : Samedi 8 août : jour 3 : https://rockmetalmag.fr/alcatraz-festival-samedi-8-aout-jour-3/


































































