Rencontre avec Ivan et Adrian de Disconnected

Rencontre avec Ivan et Adrian de Disconnected

Rencontre avec Ivan et Adrian chanteur et guitariste du groupe Disconnected au Hard Rock Café à Paris

Rencontre avec
Ivan et Adrian
chanteur et guitariste
du groupe
Disconnected
au Hard Rock Café à Paris

Tradition française oblige, il fallait une réponse rivale aux anglais et leur Metal Moderne incarné par Architects. Disconnected est cette contre-attaque.

Héritier du style français (Gojira, Hacride) et américain (Deftones, Alter Bridge) Disconnected livre avec « White Colossus » un album technique, riche et mélodique.
Un colosse de marbre, dirait-on, car leur musique est puissante, précise, et lumineuse. La production, signée François-Maxime Boutault (Behemoth, Dagoba), apporte une clarté à des compositions qui s’aventurent bien souvent dans les expérimentations électroniques, les alternances de chant propres au Metalcore et les riffs-tricotage de manche finement exécutés et diablement jouissifs.

Disconnected rappelle Hacride dans sa volonté de proposer des titres progressifs marqués par une diversité et une complexité qui ont la particularité d’happer et de revenir à la source du mot catchy. (Apathia)

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De gauche à droite :

Adrian Martinot (Melted Space), Romin ManogilIvan Pavlakovic (Heavy Duty), Ouzoulias Aurélien (Mörglbl, Ron Thal, Zuul Fx, Satan Jokers)

Adrian Martinot : Composer/Guitars
Ivan Pavlakovic : Singer/Songwriter
Aurélien Ouzoulias : Drums
Romin Manogil : Guitars

Né de l’imagination du guitariste Adrian Martinot (Melted Space), Disconnected est un groupe de Métal français originaire de l’aube (10).

Pochette de Chromatorium

TRACKLIST

Living Incomplete
Blind Faith
Wounded Heart
White Colossus
Feodora
Losing Yourself Again
Blame Shifter
For All Our Sakes
The Wish
Armageddon

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Groupe : Disconnected
Album : White Colossus
Genre : Modern / Progressive Metal
Date de sortie : 23 mars 2018
Maison de disques : Apathia Records

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https://www.facebook.com/DisconnectedMetal/

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Rock Metal Mag : Comment s’est formé le groupe Disconnected et comment s’est fait le choix du nom?

Ivan : Alors en ce qui concerne le choix du nom, c’est plus Adrian qui pourrait répondre à ta question. Sinon, par rapport à la formation de Disconnected, le projet est né de l’esprit de mon compère, Adrian Martinot, qui est donc le créateur et guitariste soliste et compositeur. Il pensait déjà à bosser sur ce projet là en 2012, donc cela fait vraiment longtemps. En fait il y a eu plusieurs line up et plusieurs essais mais il a eu du mal à trouver les bonnes personnes pour jouer la musique qu’il composait. Des fois il se trouvait avec des musiciens qui n’avaient pas forcément le niveau technique pour exécuter certaines choses, donc les titres étaient un petit peu simplifiés. Et il n’était pas satisfait à 100% de ce qui se passait et du coup il est passé par plusieurs line up avec lesquels il a fait, je crois,  plusieurs petites tournées. Moi, la première fois qu’Adrien m’a contacté, c’était à la fin de 2016 et à cette époque j’officiais encore dans mon ancien groupe Heavy Duty, en tant que chanteur. Et donc, nous avons été mis en relation par le biais de François Maxime Boutault notre ingé son, qui a mixé l’album, et qui m’a parlé d’un jeune qui avait le projet « Disconnected » en me disant : « c’est vachement bien, tu devrais l’écouter, il cherche un chanteur et je t’ai recommandé parce que c’est toi qu’il faut pour ce projet là ». Du coup, Adrian m’a écrit et ce qu’il m’a écrit m’a touché, et il était hyper motivé et vraiment passionné. J’ai donc écouté les tracks qu’il me proposait et qui étaient évidemment sans chant, et même si c’était assez éloigné de ce que je faisais à ce moment là, en terme métallique, cela m’a vraiment interpellé. Je me suis dit que j’allais essayer de mettre ma patte la-dedans et cela a super bien fonctionné. Du coup, à partir de ce moment là, on s’est retrouvé à avoir une formation quasi complète. Au fur et à mesure que l’année avançait, on a composé ensemble,  je lui ai envoyé des voix et des propositions de mélodies et des gens sont arrivés dans le groupe. Mais ils se désistaient au fur et à mesure et nous sommes passés par plein de galères. Il m’est arrivé de me déplacer pour répéter avec eux, et au moment où j’étais dans un TGV pour monter à Troyes, les mecs finalement ne venaient pas. Je ne citerais pas de noms car ce n’est pas très flatteur pour les personnes en question, qui pourtant sont de très bons musiciens.  Du coup, c’est moi qui ai ramené le batteur Aurélien Ouzoulias, qui est un pote avec lequel, par le passé j’ai enregistré 3 titres sur son album solo. Donc, je l’ai contacté et j’ai averti Adrian, qu’il s’agissait d’un mec très occupé car très talentueux. Et comme il bosse avec plein d’autres formations différentes, comme Mörglbl, et aussi avec Christophe Godin,  il ne sera peut être pas dispo mais je le vois bien avec nous, parce qu’il joue d’une façon monstrueuse et que c’est un mec super cool. Et pile au moment où j’ai contacté Aurélien,  il était en train de lâcher du lest dans sa carrière pour se consacrer de façon un peu plus pointue qu’à certaines choses et nous en faisions partie. Donc nous étions ravis de l’avoir avec nous., même si c’est un peu compliqué parfois au niveau de l’emploi du temps, parce qu’il joue dans d’autres groupes (ndlr: Satan Jokers) et qu’il est aussi batteur de sessions, mais  « when there’s a will, there’s a way » (ndlr: quand il y a de la volonté, il y a toujours moyen) comme disent les anglais.

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Rock Metal Mag : Vous avez signé chez Apathia Records comment s’est fait le choix de ce label ?

Ivan : On a demandé à plusieurs Labels français, et nous avons eu pas mal de réponses positives et en fait je connaissais déjà Apathia par rapport à un autre groupe du sud de la France, qui se nomme Heart Attack, et qui est signé depuis quelques années chez Apathia. Donc je sais qu’il travaille très bien et on a eu un feeling avec Jehan, et on s’est dit que ce qu’il nous proposait nous convenait pleinement et dans son discours il y avait un truc qui cadrait vraiment dans ce que nous voulions comme investissement. Et donc, on a dit feu! on  part avec Apathia.

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Adrian Martinot, ayant terminé une autre interview, vient alors nous rejoindre et la question du choix du nom Disconnected est alors relancée par Ivan.

Ivan : Par rapport à l’idée créatrice du nom du groupe je pense que tu es plus à même de répondre.

Adrian : C’est un projet que j’ai eu en 2012 et c’est par rapport au fait d’être déconnecté de tous les réseaux sociaux. Ce n’est pas facile de trouver un nom et du coup tu as plein d’idées et Disconnected sonnait très bien.

Ivan : Et du coup par la suite cela a déclenché une thématique, sur le 1er album. On est parti justement dans cette idée là de la déconnexion sous plein de formes, et chaque titre traite un petit peu de ça sous différents angles.

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Rock Metal Mag : Vous mélangez Metal, rock, Metal symphonique, prog , metalcore… cette fusion musicale est liée à vos différentes influences respectives ?

Adrian : Oui, lorsque j’écris les musiques il y a les influences de tous les groupes que j’écoute. Celui que j’écoute le plus est Alter Bridge, et musicalement parlant lorsque j’écris je ne m’impose pas de barrières de styles, car je n’aime pas entrer dans des cases. L’idée était de faire un mix de plein de choses et créer un univers propre au groupe. On a vraiment notre son.

Ivan : C’est une rencontre vraiment super intéressante et ce sont des échanges que nous avons fait tous les deux. En fait quand j’ai reçu ses premières tracks, je ne venais pas trop de cet univers là, un petit peu Prog avec des influences Djent et c’est un milieu que je ne connaissais pas bien. Par exemple, je n’avais jamais écouté un groupe comme Periphery et de choses comme ça et j’étais beaucoup plus dans le Stone Sour, toute cette veine un peu Metal alternatif américain, j’aime bien aussi Five Finger Death Punch, et aussi, beaucoup Staind. Par rapport aux chanteurs je suis plus influencé par Phil Anselmo, ou Mike Patton et Corey Taylor aussi. Voilà, donc c’est réussir à utiliser ce coté screamée de la voix avec beaucoup de mélodie qui m’intéresse dans la musique et aussi pratiquer ce genre de chant. En fait, j’avais une habitude de canevas de chansons un peu plus simples, avec moins de complexités harmoniques ou rythmiques. Quand Adrian est arrivé avec ça je me suis dit que ça pourrait être super car je lui apportais mon coté un  peu plus Rock ou Metal traditionnel et je devais réussir à le faire rentrer dans cet univers là et voir si on arriverait à trouver une osmose. Et je pense que l’on a vraiment réussi à la trouver sur cet album.

Adrian : Oui, cela a amené une patte avec la manière dont Ivan chante, et avec ses influences. Quand on compare ce qui se fait dans le Metal moderne ce n’est pas le genre de voix que l’on entend. C’est vraiment un truc différent.

Ivan : C’est ça. J’ai eu une réflexion d’un pote d’un groupe qui m’a dit que c’était vraiment « ouf » ce que nous avions réussi à faire, tout en restant les pieds sur terre. Il a eu l’impression d’avoir rencontré des mecs qui avaient réussi à mêler, Dagoba et Foo Fighters, par exemple, avec ce coté froid et technique parfois dans la musique, mais avec des timbres de voix, avec vraiment des textures très différentes. C’est à dire que moi je ne suis pas que dans du chant très clair ou du chant très crié, mais il y a toute une palette entre ces deux mondes là, que j’utilise et que j’aime utiliser, parce que c’est ma culture de chanteur et ma culture artistique, depuis l’age de 15 ans et comme j’en ai 41, ça commence à faire longtemps que je fais ça.

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Rock Metal Mag : Il y a de plus en plus de groupes qui fusionnent les styles aujourd’hui.

Ivan : Oui, il y a 10 ou 15 ans de ça, les mecs se contentaient soit de gueuler soit de chanter, mais c’est vrai que ces dernières années il y a une ribambelle de chanteurs qui arrivent et qui savent un petit peu tout faire aussi.

Adrian : C’est arrivé un peu avec la vague de Néo-Metal. Et quand j’ai commencé à faire ça il y a eu la vague de Djent qui ne fait que ça mais dans un autre délire et puis le Metalcore aussi. Après ce n’est pas facile de trouver sa patte la-dedans, parce qu’il faut trouver le bon équilibre.

Ivan : C’est comme des groupes comme Killswitch Engage, avec des mecs comme Howard Jones, ou Jesse Leach, le chanteur actuel, qui savent chanter de façon mélodique avec de belles mélodies et avec de gros refrains accrocheurs, et à d’autres moments c’est vraiment dans le style du scream Metalcore. Ils savent un peu tout faire. Après la difficulté est de réussir à l’exécuter sur scène, de manière parfaite parce que souvent en écoute sur Scud (disque) c’est monstrueux et sur scène c’est dur. Le live c’est beaucoup plus difficile, enfin moi, je trouve. Je suis allée voir Trivium il n’y a pas si longtemps quand ils sont passés à Marseille, et Matt Heafy s’est bien remis dans le bain, mais il a eu des problèmes à un moment où il ne voulait plus screamer parce qu’il s’était défoncé la voix sur une tournée et il ne chantait plus qu’en clair parce qu’il s’était vraiment abîmé et qu’il n’avait plus assez de technique dans les voix saturées et il a du retravailler pour retrouver ça sur leur dernier album.  Maintenant il est parfaitement apte à refaire toutes ces voix là, mais ce n’est pas facile.

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Rock Metal Mag :  La composition de cet album vous a pris combien de temps?

Adrian : Moi, j’ai pris le temps de le faire parce que je voulais le faire avec les bonnes personnes, c’est à dire les gens qui sont prêts à s’investir pour faire l’album et ensuite le défendre sur scène. Donc cela a demandé pas mal de temps et en même temps j’ai composé plusieurs titres donc ça m’a permis de bien le faire. Et c’était vraiment le but premier, le faire mais le faire bien. Après, lorsqu’on s’est rencontré avec Ivan, cela a pris 6 mois.

Ivan :Oui, pour concrétiser toutes les voix avec les textes.

Adrian : Ensuite avec les 6 mois qu’il restait, c’était pour planifier l’enregistrement. A partir du moment où on s’est rencontré il s’est passé un an à peu près.

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Photo Laurene Berchoteau

Rock Metal Mag :  Tout à l’heure avec Ivan on a parlé de  François-Maxime Boutault ( Dagoba, Behemoth, Loudblast) qui s’est occupé de la production, c’est avec Melted Space que tu l’as connu ?

Adrian : Oui , je l’ai rencontré avec Melted Space, parce qu’il est l’ingénieur du son live du groupe. On avait bien accroché et on est resté en contact. Lorsque j’ai voulu vraiment concrétisé le projet d’album de Disconnected, je l’ai contacté. Il a écouté et du coup il était très content de le faire car il adore les morceaux.

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Rock Metal Mag :  Pourquoi avoir choisi la chanson “WHITE COLOSSUS” comme titre de l’album?

Ivan : Disons que dans l’album cette chanson traite de la déconnexion par rapport à la drogue, donc il n’y a pas de mystère. C’est quelqu’un qui essaie de se défaire de cette addiction là, mais qui, a chaque fois, replonge dedans. Et il matérialise l’idée de son addiction par ce qu’il appelle le White Colossus.  A un moment donné il y a un pont où je parle et je déclame une partie de texte où je dis justement en substance, que ce White Colossus c’est cette espèce d’être qui me tient trop fort et dont je n’arrive pas à me défaire. Ensuite par rapport au titre de l’album, je trouve que le White Colossus était de manière plus large, une manière d’appeler et de matérialiser la déconnexion justement que l’on essaie de traiter sous toutes ses formes et on pourrait l’assimiler à cette sphère qui n’est pas seulement blanche mais noire avec des choses qui se passent à l’intérieur, et c’est ce coté oppressant que l’on a au dessus de la tête et qui symbolise la déconnexion de l’être humain dans la société actuelle sous plein de formes différentes. En plus le mot Colossus,  c’est quelque chose qui sonne vraiment bien. Cela véhicule une force et quelque chose de profond et du coup c’était une belle accroche pour un titre d’album aussi.

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Rock Metal Mag : C’est Flow Chromatorium qui a réalisé votre logo et la pochette, comment cela s’est passé ?

Adrian : A l’époque où je cherchais un graphiste, il m’a contacté pour m’informer qu’il était graphiste et qu’au besoin il était là. Et cela tombait bien.  Donc au début il m’a juste fait le logo Disconnected et une fois les démos faites je lui ai envoyées, pour qu’il commence à s’imprégner de la musique. Il a vraiment adoré lui aussi. Par mail on lui a expliqué en gros qu’on voulait quelque chose d’assez imagé avec un décor post apocalyptique et en fait tout s’est lié avec l’artwork. C’était très rapide et il a vraiment compris l’univers et en 3 dessins il nous a sorti la pochette.

Ivan : C’est très réussi et c’est vraiment quelqu’un de très talentueux.

 Adrian : Il a vraiment assuré et on lui a donné beaucoup de liberté vu qu’il avait tout compris à notre musique. C’était vraiment uns symbiose.

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Rock Metal Mag :vous avez dévoilé le premier titre “Blind Faith” ( La foi aveugle) ce morceau a une plus grosse importance ?

Adrian : C’est un morceau qui reflète bien tout ce qu’on fait dans l’album et qui regroupe toutes les parties de Disconnected. Il y a du Riff des morceaux assez ambiants. C’est un titre qui reflète bien l’ensemble.

Ivan : Moi j’aime beaucoup ce titre aussi, pour son refrain qui a une espèce de complexité harmonique qui choque un petit peu à l’oreille, certaines personnes. Et réussir à gratter un peu les gens du coté où ça va les perturber, je trouve ça intéressant en fait. Pour une première approche, leur dire qu’ il y a des choses assez évidentes dans le titre etqu’ il y en a d’autres qui le sont moins. Je sais que l’on a eu cette réflexion par rapport à ce titre là où les gens ne sont pas habitués à des changements de tonalité, comme ce qui peut s’opérer sur ce morceau dans les refrains où la voix frotte un petit peu et qui vont un peu lorgner sur du Alice In Chains et compagnie. Et je suis assez client de ces harmonies qui frottent et du coup je trouvais vraiment pertinent d’ouvrir par « Blind Faith ». Il y a de la mélodie, de la méchanceté.

Adrian : j’ai demandé à François Maxime, son avis et il m’a dit clairement que c’est ce titre là qui représente tout le panel de ce qu’on peut faire

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Rock Metal Mag : Vous avez réalisé un clip pour le morceau « Living Incomplete », ce morceau était le plus approprié pour une première vidéo?

Adrian : C’est un morceau assez transcendant, qui rentre dedans et qui représente pas mal le groupe aussi.

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Rock Metal Mag : Vous avez prévu d’en sortir un autre ?

Adrian : Oui c’est prévu. On devait sortir une vidéo mais le graphiste n’aura pas le temps de la finir .

Ivan :  On va repartir sur du clip, que l’on sortira après l’été. On va commencer à bosser là dessus et sans doute à la rentrée on aura fini.

Adrian : Alors peut être que le titre que l’on devait faire en lyric vidéo on le fera en clip sinon il y a un clip qui sera plus conceptuel sur Feodora.

Ivan : Il y a une histoire intéressante à raconter sur ce titre. Moi je suis très fan du Japon et de la culture japonaise et de la folie des japonais. et du coup cette chanson elle est directement tirée d’un épiphénomène au Japon où des gars qui se sentent délaissés par leur femme finissent par tomber amoureux de poupées siliconées qu’ils achètent une fortune. Du coup, les mecs partent en week-end avec, ils se prennent en photos avec, leur achètent des fringues et dépensent une fortune pour leur Love Doll, qui ne sont pas juste des poupées que l’on regardent mais avec lesquelles on peut faire autre chose. Et du coup, j’ai trouvé ce truc la complètement ouf, que plutôt que partir avec sa femme et ses enfant on part avec sa Love Doll en week end . Mais ça existe aussi dans d’autres pays. Et du coup en faisant des recherches la dessus, je suis tombé sur un mec qui avait appelé sa poupée Féodora, et j’ai trouvé que cela pouvait être un beau titre de chanson.

Adrian : En fait le mec se rend compte au fil de la chanson que c’est une poupée.

Ivan : Dans le texte en fait, on sent qu’au début il parle de quelqu’un et d’un amour un peu impossible mais on ne sait pas vraiment de quoi il parle et au fur et à mesure, on se rend compte qu’il parle d’une poupée et pas d’un être humain. En terme de déconnexion, là le mec il est bien.

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Rock Metal Mag : Ton inspiration tu la trouves partout en fait?

Ivan : Je suis quelqu’un qui a toujours aimé écrire des histoires et à 15 ans lorsque j’ai commencé la musique, j’ai d’abord joué de la guitare. Je n’étais pas intéressé par de la reprise et j’ai de suite eu l’envie de composer. Mon truc, c’était d’inventer des histoires et d’écrire. Donc c’est vrai que je suis percuté en permanence par des choses qui me viennent. Et en plus ce que m’a proposé Adrian, m’a vachement inspiré aussi. Donc mon inspiration me vient comme ça.

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Rock Metal Mag : Est ce qu’il y a un titre qui vous touche plus que les autres et pourquoi ?

Adrian: Oui, quand je compose ce sont des émotions que je ressens, mais le titre le plus fort pour moi, c’est « Wounded Heart », pour des questions personnelles et c’est une époque de ma vie. C’était assez dur et c’est la chanson que j’ai le mieux réussi à extérioriser.  Et les paroles qu’Ivan a ramené dessus  collaient parfaitement.

Ivan : Et je n’ai eu aucun Briefing de sa part la dessus. C’est à dire que lorsque j’ai écrit le texte et que je lui ai envoyé il m’a dit que, si il avait du écrire cette chanson, c’est exactement de ça dont il aurait voulu parler. Et c’est pour dire à quel point on est connecté tous les deux et on a un truc, émotionnellement parlant qui passe, une résonance. C’est vraiment une rencontre artistique très forte. Sinon par rapport au titre qui me touche plus qu’un autre, ça dépend des jours en fait. Moi je tourne vachement à la sensation du moment. Un jour je vais être plus porté par un morceau plus énergique, parce que je me projette sur scène et je me vois en train de l’interpréter et ça me touche à cet instant là et parce que je vis quelque chose à ce moment, alors que parfois je suis dans une plus grande sensibilité et dans quelque chose d’un peu plus doux, ou quelque chose d’un peu plus loufoque. Feodora par exemple a un coté très Main Stream (ndlr: courant dominant) avec son refrain qui fait très titre américain, un peu radiophonique dans le refrain, mais il y a une émotion forte et un thème, un peu bizarroîde qui amène un petit piment supplémentaire dans le titre. Mais pour moi « Wounded Heart », c’est un morceau un petit peu à part aussi.

Adrian: C’est un titre qui a une certaine évolution et qui a vraiment un truc spécial.

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Rock Metal Mag : Vous avez composé plus de de morceaux que prévus et certains n’ont pas abouti.?

Adrian: A la base je voulais faire un EP, donc j’avais composé plus de morceaux. Et finalement, cela a pris plus de temps que prévu et j’ai composé d’autres titres et puis j’ai choisi les morceaux de l’album.

Ivan : Moi j’ai bossé sur les 10 titres qui sont là et sur lesquels j’ai posé du chant.

Adrian: J’ai hésité avec certains et même avec le dernier morceau Armageddon qui j’ai finalement réussi à inclure dedans . C’est un peu l’OVNI de l’album et justement finir par celui la c’était assez artistique dans le sens où il n’a rien à voir avec l’idée complète.

Ivan : Il rentre dans le canevas de l’album mais il a un coté un petit peu plus éthéré au niveau du son général et du son des guitares aussi. C’est différent mais au final il termine d’une belle manière l’album. J’aime bien ce titre là aussi car il a une profondeur.

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Rock Metal Mag : Armageddon va peut être vous permettre de rebondir sur un un autre album?

Adrian: Oui, ça peut être un fil conducteur.

Ivan : Une ouverture sur autre chose, même si nous ne sommes pas encore là, mais oui c’est une idée.

Adrian: De toutes les façons, on reste toujours ouverts. Quand je cogite, peu importe le style à partir du moment où cela me fait kiffer d’écrire ce morceau là à ce moment là. Comme sur Feodora où il y a deux couplets électros, parce qu’il n’y a pas de limites, pas de barrières dans la composition.

Ivan : Voilà, c’est ce qui est agréable avec Adrian, car il n’est pas dans l’optique de se dire, on a fait des titres comme ça, donc on va peut être aiguiller celui la de la même manière. Donc il a fait les titres à sa façon et ensuite on a mis du liant avec des mélodies, des textes et tout a bien fonctionné.

Adrian: A la base, il n’y avait pas du tout d’ambiance clavier et de guitare ambiante et le fait de les rajouter a vraiment lié le tout.

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Rock Metal Mag : Le 23 mars vous êtes à Troyes pour la sortie de White Colossus, est ce que vous avez avez d’autres dates à annoncer.

Adrian: On travaille beaucoup là dessus pour avoir un maximum de dates. En principe on aura une date sur Paris en mai avec deux autres groupes parisiens et on devrait bientôt l’annoncer. C’est Base Prod qui va châpoter tout ça et une fois de pus on va s’entourer de gens sérieux. Et cela va être une très chouette soirée avec deux autres très bons groupes.

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Et depuis la date a été confirmée et nous aurons le plaisir de retrouver le très talentueux Disconnected aux cotés de deux autres groupes tout aussi admirables dont Malemort que nous adorons et que nous suivons depuis plusieurs années déjà et Molybaron , notre découverte et véritable coup de coeur 2017 et qui figure dans notre top album. Nous en profitons d’ailleurs pour remercier vivement Roger de Replica promotion qui nous a permis de rencontrer ces trois groupes, meilleurs espoirs du Metal français actuel.

Ce concert organisé par Base Productions sera surement mémorable ! Une date à ne surtout pas manquer

 https://rockmetalmag.fr/events/disconnected-malemort-molybaron/

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Ecoutez l’album « White Colossus »  du groupe Disconnected , et laissez vous emporter dans ce dédale de Metal moderne aux compositions parfaitement ciselées, aux mélodies accrocheuses et au chant époustouflant .

https://www.facebook.com/DisconnectedMetal/

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