MOTOCULTOR 2026 : vendredi 14 août : jour 2

MOTOCULTOR 2026 : vendredi 14 août : jour 2

Live report du MOTOCULTOR 2026 : vendredi 14 août : jour 2

Motocultor Festival 17ème édition
13-16 août 2026 – Carhaix Plouguer

Texte et photos par Martine Varago

MOTOCULTOR

Vendredi 14 août : Jour 2 du MOTOCULTOR 2026 :
du metal sous toutes ses formes, avec le black metal en fil rouge

En tout début d’après-midi, l’honneur d’ouvrir cette deuxième journée du Motocultor sur la scène principale revient à Ice Sealed Eyes, jeune formation française de metalcore mêlant riffs percutants, mélodies modernes et chant puissant. Pendant ce temps, la Bruce Dickinscene accueille les Tunisiens de Nawather, pionniers du metal dans leur pays, qui présentent un folk metal oriental fusionnant metal et musiques traditionnelles du Maghreb.

On se retrouve ensuite sous le chapiteau de la Massey Ferguscene pour découvrir Gravity et son metal moderne oscillant entre metalcore, groove, puissance et refrains accrocheurs. La chanteuse Emilie en épate plus d’un.

Les amateurs de goregrind, de riffs ultra-puissants et de ronflements porcins se dirigent quant à eux vers les Italiens de Guineapig, dont l’univers s’inspire largement du cinéma d’horreur. Bien plus que du bruit, Guineapig appelle au circle pit et finit par enflammer la plaine de Kerampuih.

C’est ensuite au tour de la Dave Mustage d’accueillir Cage Fight. Les Britanniques délivrent un cocktail explosif mêlant l’agressivité du hardcore à la vitesse du thrash. Dans un concentré de colère, le groupe balance un thrash pur et dur, parfois adouci par la voix intense de l’impressionnante chanteuse française Rachel Aspe.

On poursuit sur la Supositor Stage avec Urne, autre formation britannique, qui propose un progressif sludge metal bien plus atmosphérique. Entre lourdeur, mélodies et influences progressives, le trio londonien enchaîne les riffs acérés.

Changement radical d’ambiance avec les Français de Skaphos. Inspiré par la mythologie et les profondeurs marines, leur blackened death metal entraîne le public dans les abysses.

Les amateurs de speed metal ne manquent pas Hellripper, projet du musicien écossais James McBain. Réputé pour son mélange fulgurant de black metal old school à la Venom et de thrash metal inspiré de Megadeth ou Metallica, Hellripper ensorcelle le public avec son univers résolument satanique. Véritable bombe sur les planches, le groupe ne conçoit pas un super show sans se donner à cent pour cent.

Les Français de Stille Volk apportent ensuite une touche médiévale et païenne au festival. La formation occitane fait revivre les légendes ancestrales grâce à un folk porté par de nombreux instruments traditionnels.

Le voyage se poursuit avec les Danois de Iotunn, dont le progressive melodic death metal conjugue puissance, atmosphères épiques et chant particulièrement expressif.

Les Suisses de Bölzer, duo devenu culte sur la scène extrême, imposent ensuite leur blackened death metal au son massif et à l’approche singulière.

La brutalité monte encore d’un cran avec les Américains de Chelsea Grin, référence incontournable du deathcore moderne, réputés pour leurs breakdowns dévastateurs et leur violence sonore. Les Français de Hraesvelgr plongent ensuite le public dans un black metal sombre, inspiré de la mythologie nordique.

Place ensuite aux Néerlandais de Textures, groupe influent du metal progressif et du djent, reconnu pour sa technique impressionnante et ses compositions particulièrement élaborées.

Les légendaires Suisses de Coroner, pionniers du thrash metal technique depuis les années 1980, démontrent pourquoi ils demeurent une référence du genre. En cette fin d’après-midi, de véritables nuages de poussière s’élèvent devant la Suppositor Stage et bien au-delà, témoins de l’agitation des métalleux passionnés du genre.

On trouve le groupe de Metalcore français Revnoir, formé en septembre 2023 par Maxime Rodriguez-Medallo (chant), Julien Ho-Tong (guitare, piano), Kaz Nakazawa (batterie) sur la Dave Mustane.

Derrière un décor représentant trois voûtes d’église, les Allemands de Lord of the Lost mêlent metal gothique, metal industriel, rock sombre et sonorités électroniques. Cela se marie bien avec le début de la soirée. Leur spectacle se révèle aussi visuel que musical., Le chanteur, Chris Harms, anime joyeusement la fosse en faisant sauter, danser et frapper des mains.

Le projet irlandais Miracle of Sound, porté par Gavin Dunne, enchaîne avec ses compositions inspirées des jeux vidéo, des films et des univers fantastiques, naviguant entre rock et metal.

Les Suédois de Soen, fondé par Martin Lopez (ex-Opeth), proposent ensuite un metal progressif mélodique et atmosphérique d’une grande finesse. Leur jeu subtil et intense résonne dans toutes les âmes venues se délecter de leur son.

Autre monument venu de Suède, Unleashed. Il perpétue la tradition du death metal scandinave avec une efficacité intacte, près de quarante ans après ses débuts.

Vingt et une heures retentissent : l’heure bleue va apparaître. Impossible de passer à côté de Mass Hysteria, véritable institution du metal français. Le groupe offre encore une nouvelle démonstration de puissance scénique portée par ses textes engagés et son énergie communicative. Avec cet unique festival de l’année 2026, Mass Hysteria retourne le champ sens dessus dessous. La folie dans l’audience et l’équipe de sécurité bien rincée.

Pendant ce temps, sur la Bruce Dickinscene, les Autrichiens de Visions of Atlantis invitent le public à prendre le large grâce à leur metal symphonique, mêlant voix féminine et masculine dans un univers inspiré de la mer et de l’aventure.

La nuit est tombée au moment où Paradise Lost, figure majeure du gothic doom metal britannique, rappelle pourquoi il compte parmi les groupes les plus influents de sa génération. Il délivre un grand spectacle avec virtuosité et professionnalisme.

En parallèle, l’un des moments les plus attendus de cette seconde journée du Motocultor est celui avec Emperor. Véritable légende du black metal symphonique norvégien, le quartet exerce une influence considérable sur toute la scène extrême.

Alors que le ciel se teinte d’encre noire, la violence reprend immédiatement ses droits avec la tête d’affiche Slaughter to Prevail. Menée par Alex Terrible, – Aleksander Shikolai de son vrai nom- la formation de deathcore américano-russe montre son intensité hors norme. Derrière leur masque qu’Alex finira par laisser tomber durant leur set, les musiciens offrent une heure d’impact scénique impressionnant.

L’Italien Master Boot Record offre ensuite une parenthèse atypique grâce à son synth metal instrumental, fusionnant riffs metal, musique électronique rétro et esthétique informatique.

Les Français d’Alcest, pionniers du blackgaze, proposent, quant à eux, un voyage plus contemplatif où black metal, shoegaze et post-metal se rencontrent dans une atmosphère aérienne.

Le black metal reprend toute sa place avec les Allemands de Darkened Nocturn Slaughtercult, groupe culte de la scène orthodoxe, actif depuis la fin des années 1990.

Les Américains de Filth enfoncent le clou avec un deathcore moderne mêlant violence extrême, groove et influences contemporaines.

Enfin, Eihwar conclut cette longue succession de groupes en proposant un univers singulier où musique nordique, percussions tribales, chants rituels et sonorités électroniques se mêlent dans une expérience immersive de viking electro folk. Mené par la chanteuse Asrunn et son compère Mark, Eihwar montre un spectacle grandiose.

Une seconde fin de journée du Motocultor aussi originale qu’envoûtante. A la vue de la prestation des bêtes de scène, la controverse sur le néonazisme de Slaughter to Prevail s’est éteinte.

Rendez-vous demain samedi 15 août pour le 3ème jour du Motocultor

https://www.facebook.com/MOTOCULTOR.FESTIVAL.OpenAir

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 Motocultor Festival : Jeudi 13 août 2026 : Jour 1 : https://rockmetalmag.fr/motocultor-2026-jeudi-13-aout-jour-1/