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AS LIONS: Interview


AS LIONS est un groupe originaire d’Angleterre, basé à Londres. La formation composée de Conor O’Keefe (guitare/claviers), Will Homer (guitare), Stefan Whiting (basse) et Dave Fee (batterie) est menée au chant par Austin Dickinson, fils de Bruce Dickinson. C’est en 2015 que né As Lions sur les cendres du groupe Rise To Remain, qui éclate la même année après 10 ans de bons et loyaux services. On retrouve ainsi Austin, Conor et Will dans un style très éloigné de Rise To Remain. Leur nouveau projet à peine éclos, les voilà déjà en tournée aux USA aux côtés de Five Finger Death Punch, Shinedown et Sixx:A.M fin 2016. Après un premier EP convainquant, As Lions revient avec un premier album sorti le 20 janvier 2017 « Selfish Age » chez Eleven Seven Music.

Rock Metal Mag a pu s’entretenir au téléphone avec Conor O’Keefe en février dernier.

Rock Metal Mag : Comment se passe ta journée ?
Conor O’Keefe: Ça va très bien merci. Je suis assez fatigué car on enchaîne les interviews depuis ce matin, mais ça va, ça se passe bien.

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Rock Metal Mag : Pourquoi avez-vous décidé de reformer un groupe, plutôt que de chercher de nouveaux membres ?
Conor O’Keefe: Et bien avant la séparation de Rise To Remain, nous écrivions une musique très différente de As Lions. Quand les gars sont partis, nous n’avions plus l’impression d’être le même groupe. Ce n’était plus pareil, il y avait comme un fossé. C’est dur à expliquer. Nous ne voulions simplement plus continuer sans eux. Nous avons donc trouvé intéressant de tout recommencer.

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Rock Metal Mag : Et pourquoi le nom « As Lions » ?
Conor O’Keefe: C’est un nom intéressant qui est venu quand nous avons commencé ce nouveau projet. Nous étions tous très passionnés et surtout très impliqués par rapport à la manière dont nous voyions le groupe. Nous savions ce que nous voulions, surtout après la séparation de Rise To Remain, qui nous a finalement rendue plus fort. Ça nous a vraiment uni. Nous sommes une bande de gars, un peu comme un gang, mais avec la hargne d’un lion. C’est comme ça que nous est venue l’idée de As Lions, car nous nous imaginons forts comme des lions.

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Rock Metal Mag : Donc vous voilà repartis à zéro avec ce groupe. Quel a été le plus gros challenge pendant l’enregistrement de l’album ?
Conor O’Keefe: En fait, l’enregistrement s’est fait dans une bonne ambiance. On s’est vraiment bien amusé. Nous n’avions pas l’impression qu’il y avait de gros challenges, ou même une quelconque pression. Il y avait deux producteurs différents, car c’était une coproduction entre David Bendeth et Kane Churko. Ils ont tous les deux des styles variés, mais ils se sont accordés et ils ont su trouver le meilleur de nous mêmes. Nous avions beaucoup de chansons qui nous plaisaient, mais le vrai challenge, ce qui a été difficile par la suite, a été d’essayer divers sons et d’explorer tout ça. En tant que nouveau groupe, nous avions une palette de sons toute fraîche à travailler. Nous étions libres d’avoir une sonorité complètement différente du précédent groupe.

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RMM : Oui et le résultat est plutôt bon puisque votre album a été très bien accueilli !
Conor : En effet, il a été bien reçu ! Nous sommes très chanceux et contents des retours positifs que nous avons. Etre un nouveau groupe et voir autant de gens venir nous voir, acheter notre album, plus particulièrement aux États-Unis, c’est vraiment génial. Nous sommes très reconnaissants.

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RMM : Qu’est que As Lions a de différent par rapport à Rise To Remain ?
Conor : Je pense que lorsque tu crois en ce que tu fais, tu éprouves encore plus de passion. Tu es davantage centré sur ce que tu crées . Évidemment, nous sommes musicalement différents de Rise To Remain. C’était un groupe de core ou ça criait beaucoup, avec de gros riffs. As Lions est dans une veine plus rock, avec des claviers et surtout un vrai chant ! Certes, nous sommes les mêmes gars mais pour nous, tout est différent, même en ce qui concerne la composition des morceaux… Nous voulons que les gens se rendent compte que nous sommes différents, plus mûrs. Ceux qui ont pu être déçu par Rise To Remain, aimeront peut être As Lions… et inversement. Rise To Remain a duré environ 10 ans tandis que As Lions n’existe que depuis deux ans. Nous avons encore beaucoup à montrer.

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RMM : Pour vous, que signifie le titre « Selfish Age » ?
Conor : C’est très intéressant. Toutes les chansons s’attardent sur différents sentiments et ont des messages variés. Nous vivons dans un univers où tout le monde est connecté, tu sais avec la technologie, les téléphones etc. Nous avons l’impression que les gens ne prennent plus soin les uns des autres. Ils ne se soucient plus vraiment de ce qui les entoure. Ce titre c’est juste un ensemble global de tous ces sentiments. Il y a beaucoup de négativité dans le monde ces temps-ci, avec le terrorisme et toutes ces mauvaises choses.

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RMM : Donc vous êtes assez affectés par tout ce qui se passe dans le monde et toute la violence qui nous entoure ?
Conor : Oui en effet et nous transposons tout ça sur le papier, dans notre musique. C’est Austin qui écrit les paroles mais on se reconnaît dedans. Ça parle d’événements vécus dans le passé, de la douleur mais aussi des mauvaises choses qui se passent maintenant, comme dans le titre «Pieces ». Ce morceau a été écrit après l’attaque du Bataclan. Nous étions très triste et très émus par ça. Nous voulions une chanson qui apporterait de l’espoir et qui sortirait les gens de la négativité. Nous avions besoin d’élever la voix, de nous faire entendre. On espère que les fans verront le message positif qui se dégage de l’album et qu’ils pourront s’y connecter, ou y voir la lumière dont ils pourraient avoir besoin.

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RMM : Au passage, j’adore la pochette !
Conor: Oh la pochette ! Nous sommes ravis du résultat. J’ai d’ailleurs les mêmes fleurs de tatouées sur moi. Je l’ai fait quelques années auparavant. L’image du crâne avec ces fleurs représente bien l’essence de l’album, l’espoir dans la noirceur.

as lions selfish age

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RMM : Est-ce que vous avez ressorti de vieux riffs des tiroirs ou retravaillé de vieilles chansons provenant de Rise To Remain ?
Conor : Non, nous voulions vraiment repartir de zéro. Il y avait quelques chansons que nous avions écrites bien avant la séparation de Rise To Remain, mais rien qui aurait pu finir sur l’album de As Lions. Donc on n’a pas touché à ces morceaux. Quand le groupe s’est séparé, nous nous sommes entièrement focalisé sur l’écriture de cet album. Je crois que nous avions besoin de nous délester du passé, donc nous avons écrit plein de nouvelles chansons. Nous étions très inspirés. Et puis, comme je l’ai dit, c’est une musique très différente de Rise To Remain.

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RMM : Comme tu l’as précédemment rappelé, votre album a été produit par David Bendeth et Kane Churko. Comment vous-êtes vous rencontrés ?
Conor : C’est une histoire assez drôle et très intéressante (rires). Les gars et moi-même, plus particulièrement Austin et moi, avons toujours été de grands fans de David depuis très longtemps. Nous aimons des groupes comme Breaking Benjamin, Paramore, Of Mice And Men, tous ces groupes que David a produit. Et c’est drôle parce qu’un jour, Austin a posté un tweet qui disait qu’il adorait le travail de David sur le dernier album de Breaking Benjamin. Quelques jours plus tard, nous avons reçu un message de David qui disait « Hey c’est David Bendeth, j’adorerais travailler avec vous ». Il est resté en contact avec Austin et c’est finalement arrivé ! Nous sommes très chanceux d’avoir pu collaborer avec lui dans les mois qui ont suivis. Nous étions dans un grand studio pendant environ deux mois et il nous a donné de grandes leçons sur la musique. Ça nous a vraiment inspiré et motivé à donner le meilleur de nous même. Nous avons travaillé quelques chansons et comme nous étions encore inspirés, nous sommes parti un petit moment en Californie. Nous avons effectuer des sessions d’écriture là-bas, juste nous cinq, et après nous avons décidé d’aller avec Kane Churko à Las Vegas. Il a produit Five Finger Death Punch, Ozzy Osbourne et Disturbed, il a travaillé avec de gros labels et c’était très instructif de l’avoir à nos côtés. Son travail était très différent de celui de David, mais il nous a aussi poussé à fond pour faire de cet album quelque chose d’excellent. Nous sommes vraiment contents de tout ça.

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RMM : L’industrie de la musique n’est pas toujours un monde facile. Quels enseignements avez-vous tiré de cette expérience ? Comment restez-vous motivés ?
Conor : Nous aimons énormément ce que nous faisons. C’est déjà un excellent moyen de rester motivé. A chaque fois que nous écrivons une chanson, nous nous disons que la prochaine devra être encore meilleure. Et puis, le fait de pourvoir jouer dans différents pays en face de personnes qui chantent tes paroles, qui ont une connexion avec toi, ça efface toutes les mauvaises choses. C’est une grande expérience et ça nous motive quotidiennement. Nous travaillons déjà sur de nouvelles idées pour le deuxième album. En fait, c’est une question d’inspiration. Il faut rester inspiré. Il faut aussi savoir s’entourer des bonnes personnes. Nous avons eu de la chance de ce côté là, j’espère que ça va durer !

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RMM : Et à quoi devons nous nous attendre avec un show de As Lions ?
Conor : Nous essayons de transmettre beaucoup d’émotions dans nos shows. Il y a une certaine intensité et une chaleur agréable. Tu sais, nous avons travaillé dur sur cet album et maintenant qu’il est fini, nous sommes ravis de pouvoir jouer partout. Nous nous sentons à nouveau comme des ados (rires) ! Nous donnons tout ce que nous pouvons et nous adorons ça. Donc si vous venez nous voir, amusez-vous et chantez avec nous !

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RMM : Prêtez-vous attention aux critiques ?
Cornor : Oui et non. Si tu aimes suffisamment ce que tu fais, ça va. En fait, ça nous fait nous sentir plus fort. Quelques critiques négatives ne représentent pas grands choses. Nous avons eu énormément d’avis positifs, mais bien sûr il y a aussi des gens qui nous comparaient à Rise To Remain… Ça ne nous affecte pas tellement car nous aimons ce que nous faisons.

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RMM : De quelle manière vous a affecté le Brexit ?
Conor : Pour être honnête avec toi, je ne suis pas trop branché politique. J’essaie d’éviter de parler de ça. Je m’inflige ça, mais je sais que le reste du groupe pense différemment et est plus ouvert sur le sujet. Nous étions en train d’enregistrer l’album à Las Vegas quand ce Brexit est arrivé. Quand nous sommes rentrés à la maison, nous n’avons pas vraiment ressenti d’effets par rapport à ça. Mais bon, comme on dit, tout peu arriver. Comme je l’ai dit, j’essaie de rester éloigné de la politique donc je n’ai pas trop de ressenti.

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RMM : Mais ne crains-tu pas que ça devienne plus compliqué pour vous de venir en Europe ?
Conor : Peut-être bien. Trump vient d’être élu aux États-Unis et c’est un peu le même problème. Je pense que ça va devenir difficile pour les groupes de voyager d’une manière générale. Nous avons beaucoup de projets pour l’Europe donc nous espérons que tout ça ne sera pas trop handicapant et que les choses seront gérées au mieux.

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RMM: On peut donc espérer vous voir en concert en France cette année ?
Conor : Nous devons régler quelques petits trucs avant mais oui, nous espérons vraiment venir ici cette année. Nous allons bientôt tourner en avril avec Shinedown aux USA, puis nous allons faire plein de festivals là-bas comme le Rock On The Range… Ensuite en juin et juillet nous enchaînerons sur les festivals en Europe. Nous voulons jouer en France et surtout à Paris, donc pourquoi pas au Download ou même au Hellfest. Ça serait super. Si ça ne se fait pas, vous pouvez être sûr que nous trouverons quand même le moyen de jouer chez vous ! Ça devrait être très amusant.

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RMM : Que dirais-tu à nos lecteurs pour conclure cet entretien ?
Conor : Je dirais… achetez notre album (rires) ! Nous sommes vraiment heureux que des gens écoutent notre musique et surtout qu’ils l’apprécient. Ça signifie beaucoup pour nous. Nous voulons que les gens aiment autant notre musique que nous ! Et puis, qu’ils viennent nous voir !

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Merci à Conor O’Keefe et à Replica Promotion.